Les vieilles légendes et les mythes des Indiens Yahgan seront autant de pistes que nous suivrons en kayak dans le dédale des canaux patagons.

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Présentation détaillée du projet

Située entre les Quarantièmes hurlants et les Cinquantièmes rugissants, la Patagonie insulaire est un théâtre où trois immensités s’affrontent: la mer, les montagnes et le vent.

 

L'association Karukinka a besoin de vous pour réaliser son second projet dans les terres australes, l'expédition Acawaia. D'une durée de 6 mois, elle se déroulera en autonomie totale en kayak de mer et à pieds dans les îles de l'extrême sud de la Patagonie. Nos objectifs sont d'étudier les anciens territoires des Indiens canoeros appelés Yahgan, de faire l'expérience de conditions climatiques extrêmes, de réaliser quelques ascensions et de vous rapporter des images et des sons qui vous permettront de découvrir ce lieu mythique situé à seulement 1000km de la Péninsule Antarctique. 

 

 

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De janvier à avril 2013 et du cap Espiritu Santo à Imiwaia, Lauriane Lemasson, alors étudiante en Master 2 Recherche (Université Paris-Sorbonne), a suivi les traces des civilisations Selk'nam et Yahgan en Terre de Feu argentine. L’Homme n’était plus que de passage dans ces territoires mythiques. Après plusieurs millénaires d'occupation indienne, la dernière terre atteinte à pieds par l'Homme depuis le détroit de Béring a été dépossédée de ses premiers habitants, au profit de grandes exploitations agricoles. Durant cette expédition sans support logistique, Lauriane a parcouru des milliers de kilomètres en autonomie totale, évolué deux mois et demi dans une des dernières régions du monde où les cartes précises n’existent pas. Puis elle a son retour, elle a fondé l'association Karukinka et initié un second projet avec Sylvain Collomby pour approfondir ses recherches de doctorat sur les liens entre les cultures des Indiens patagons et les sons de l'environnement. Pour cela, ils doivent retourner dans cette région de sommets vierges balayés par les vents : les îles de l'extrême sud du Chili et de l'Argentine.

 

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L’objectif scientifique de ce second projet se situe donc dans la lignée de celle de 2013 et a cette fois pour vocation d’approfondir la compréhension de la relation qu’entretiennent les Indiens Yahgan avec leurs environnements. Comment peuplaient-ils cet espace ? Comment s'étaient-ils adaptés à ces conditions extrêmes pendant des millénaires ? Après leur sédentarisation progressive et la quasi-disparition de leur peuple dues à la colonisation (XIX-XXe siècle), que reste-t-il de leur mode de vie et de leur culture ancestrale ? Autant de questions fondamentales qui prennent place dans la thèse de doctorat de Lauriane (http://www.iremus.cnrs.fr/fr/doctorants/Lauriane-LEMASSON) et qui nous motivent à relever le défi sportif et scientifique de suivre leurs traces pendant plusieurs mois dans le dédale des canaux patagons pour comprendre, témoigner, partager et transmettre

 

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Pour cela, nous développons une approche scientifique, sportive, artistique et pédagogique. Notre démarche revêt plusieurs facettes: s’immerger dans des lieux autrefois habités par les indiens, en kayak de mer et par voie terrestre; gravir plusieurs sommets vierges; recenser, cartographier, filmer et photographier les territoires indiens et notre périple; et développer une approche sensible de l’environnement qui sera prolongée par des conférences, expositions artistiques, interventions en milieux scolaire et édition de supports qui permettront à un large public d’appréhender cet espace.

 

 

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Une dimension humaine fondamentale

Compte-tenu de la démesure du territoire concerné, aucun recensement des populations habitant ces terres n’a été mené de manière exhaustive. Aucune liste complète des territoires ancestraux des Indiens Yahgan n’a été établie à ce jour à cause des difficultés d’accès et du temps nécessaire pour l’élaborer. L’un de nos objectifs sera donc de remédier à ces manques en réalisant des recensements tout au long de l’expédition.

 

Une nécessité écologique

Faire l’expérience de conditions climatiques extrêmes sur terre et dans les canaux, c’est permettre la réalisation d’une base de données météorologiques et la réalisation de recherches sur des faunes et flores en partie inconnues.  C’est aussi une occasion de sensibiliser différents publics à l’interdépendance entre l’Homme et l’environnement, touchant ainsi les néophytes et les spécialistes.

 

Le souffle de l’aventure dans les traditions maritime et montagnarde

Ce projet d’expédition, en terres vierges de toute modification humaine, s’inscrit dans la tradition des explorations menées depuis le XVIIè siècle à l’extrême sud du continent américain. Ces explorateurs, en témoignant de diverses manières de leurs voyages et expériences, ont progressivement construit une riche source d’informations sur ces contrées sauvages. C’est en s’appuyant sur ce vécu que nous tenterons quelques premières en kayak et à pieds, à la recherche de l’âme des premiers habitants de ces terres.

 

Une démarche artistique et pédagogique

Liée à l’imaginaire de « bout du monde », à la dernière terre habitée par l’Homme avant l’Antarctique, nous témoignerons de la Patagonie insulaire en réalisant des créations sonores, photographiques et vidéos. Nous aurons à cœur de partager notre aventure, comme en 2013, avec les écoles et partenaires associés au projet.

 

 

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Le programme prévisionnel

Compte-tenu de la pluridisciplinarité du projet, nous avons établis un programme basé prioritairement sur les besoins spécifiques des recherches scientifiques qui seront menées pendant plusieurs années. Pour les deux premières années le déroulement prévu est le suivant :

 

· D’octobre à décembre 2016, prise de contact avec les institutions chiliennes (Marine et Université de Magallanes) et réalisation des tests du protocole scientifique.

 

· Deux fois trois mois d’exploration des canaux en kayak pour recenser les habitants et les anciens territoires Indiens au sud du canal de Beagle en autonomie totale, avec un premier départ prévu en janvier 2017.

 

Tout au long de ces périodes, des photographies, enregistrements sonores et vidéos seront collectés.  Le dialogue avec nos partenaires sera maintenu sur le terrain grâce au relais des informations assurés par notre équipe basée en France (Loire Atlantique et Haute Savoie). Et tous les KissBankeurs seront informés en direct via notre liste de diffusion interne. 

 

 

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Pour en savoir plus, écouter les paysages sonores de Terre de Feu collectés en 2013 et suivre nos actualités, rendez-vous sur le site internet de l'association Karukinka : http:karukinka.eu ou sur notre page facebook : https://www.facebook.com/Krukinka 

 

 

ILS NOUS SOUTIENNENT, NOUS ONT SOUTENU :

 

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À quoi servira la collecte ?

La collecte servira à financer le tiers restant du budget de l'expédition soit :

- Un kayak équipé (sur les deux Nautiraid Grand Narak 550 nécessaires - 6000€) 

- Une tente "tipi" avec poêle à bois pliable pour le camp de base (1200€)

- 2 combinaisons 3 couches pour rester au maximum au sec (1200€) et 2 gilets de sécurité (300€)

- La moitié des billets d'avion nécessaires et de nos frais de déplacements sur place (4500€)

- Un téléphone satellite supplémentaire (notre seul lien avec la France - 1500€)

- 2 panneaux solaires amorphes (sur les 3 requis - 1200€)

- 2 balises et 6 fusées de détresse (1200€)

- Du matériel manquant pour la pêche, couper du bois pour alimenter le poêle à bois et des outils multifonctions manquants (1000€)

- 3 GoPro Hero4 Black sur les 5 requises (1500€)

- La moitié de nos besoins en stockage de données (Disques durs et Cartes mémoire - 1000€)

- Une balise GPS (500€)

- La moitié des sacs étanches (300€)

- Le financement des contreparties et le pourcentage pris par KissKissBankBank 

 

Soit un total de 30000€ restants (sur 92000€ comprenant 22000€ d'apports personnels pour l'achat de matériel individuel et collectif, 33000€ de prêts de matériel audiovisuel et 7000€ de subventions).

 

Les fonds supplémentaires collectés serviront à financer un drône (1500€), les supports liés aux expositions (flyers, catalogues et tirages) et la production d'un documentaire.

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KARUKINKA

Officiellement fondée en janvier 2014, KARUKINKA se fonde sur un échange international pluridisciplinaire. Elle associe les recherches et les interventions auprès du public dans le but d'explorer les liens qui se tissent entre l’homme et son environnement. Notre économie, notre vie quotidienne, l’éducation de nos enfants, se déroulent pour... Voir la suite