"Entre peinture, sculpture, installation et performance théâtrale, ici c'est l'espace qui est à l'honneur". Aidez une exposition à exister!

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Présentation détaillée du projet

Trois jeunes artistes, sorties des Beaux Arts de Nantes en 2012 et 2014, se réunissent pour l'exposition « Espèces d'espaces ».   Image_005-1444214125

Noémie Chauvet, Marie Lépine et Marianne Pradier, aux approches plastiques distinctes, appréhendent la sculpture, l'installation, la peinture et la vidéo à leur façon, requérant une observation de chaque pièce selon leur singularité.

On notera que certains recoupements lient leurs choix esthétiques, leur vocabulaire formel, la géométrie et la couleur.

 

"Malgré des démarches différentes, nous cherchons à dialoguer avec l'espace, pictural et architectural. Nos pièces sont une invitation à déterminer un autre espace, une autre réalité. Nous mettons en place une interaction entre l'espace scénique - qu'il s'agisse de l’œuvre ou de l'espace d'exposition - et la perception de celui-ci en mettant l'accent sur les limites d'un « entre-deux ». Émerge alors un espace « non-agi », révélé par la présence et l'absence, le peint et le non-peint, et la circulation de l'un à l'autre. Un espace conçu comme un possible non-lieu. Une ouverture vers un espace de l'évasion du monde réel et de l'imaginaire."

 

 

«  Le problème n'est pas d'inventer l'espace, encore moins de le réinventer mais de l'interroger, ou, plus simplement encore, de le lire. »   George PEREC in Espèces d'espaces.

 

 

Les sculptures simplement posées au sol ou appuyées au mur happent le regard. Elles dégagent une présence singulière, énigmatique, qui tient à la fois de l'anthropomorphisme et de l'abstraction. Il faut plutôt considérer les enjeux de la pratique sculpturale en cernant les stratégies formelles et spatiales, les procédés d'exécution, leurs rapports au sol et au mur, les notions d'horizontalité, de verticalité et de frontalité, entre autres. L'attention portée au matériau et le traitement soigné de celui-ci sont exhibés. L'espace est ainsi peuplé d'éléments qui puisent leur force dans la perception qu'on en a, et ce qui s'en ressent.

 

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Au mur, les peintures fascinent : un fond intensément coloré où flottent plusieurs personnages de la culture populaire, tel des icônes. La notion de frontalité s'impose par la composition de chaque scène, le rapport entre ces figures peintes et la façon dont elles se détachent de la toile pour subjuguer le regardeur. Il est ici question de dessin, de mise en couleur et surtout d'aura.

 

 

Cette exposition est un moyen d'interroger l'espace. Sculptures, peintures, dessins et installations dialoguent, rebondissent les uns sur les autres, jouent entre eux, et créent ainsi un espace de lecture propre à cet événement.

 

 

Les sculptures et dessins de Noémie Chauvet et Marie Lépine font vibrer les lignes de et dans l'espace. Une tension et une harmonie s'installent entre les formes, les couleurs et les matières, jouant sur les écarts et la surprise. La mise en espace de ces plans et tranches induit un ordre, une certaine hiérarchie qui amène une dynamique forte. Ces sculptures jouent avec la géométrie, la perspective et la perception : les angles se tournent sur eux-mêmes, les lignes s'entremêlent, les diagonales introduisent une tension qui maintient le regard du spectateur dans un état d'attention constante. La couleur surgit comme un champ d'énergie qui active l'ensemble de l'espace.

 

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Le travail sur les plans, les jeux de matières et de couleurs, et cet étrange fascination crée une tension sensible que l'on retrouve dans les peintures de Marianne Pradier.

Des catcheurs mexicains et autres personnages issus de la culture hip-hop rayonnent sur des fonds tantôt rouge sang, jaune d'or, bleu roi. Ils sont élevés au rang d'icônes sacrées par le simple fait de ne pas les représenter dans leur « environnement de référence » : un ring, une arène, la rue... mais de les faire reposer sur des surfaces marquées et éclatantes de couleurs. Ils flottent et leur aura prend toute la place. Avec ses fonds composés, à la limite de l'abstraction, Marianne nous jette ses idoles à la figure.

 

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Au centre de ces sculptures, peintures et dessins s'impose une installation intrigante : une piste ronde séparée en deux espaces par un mur, avec une percée. D'un côté on pourrait identifier une chambre, de l'autre un intérieur comparable à un salon-salle à manger. C'est un dispositif scénographique pensé et construit par Marie Lépine, un espace à investir : « J'ai invité Anaïs Hunebelle, la metteur en scène du Collectif Petit Huit, dont je fais parti en tant que scénographe. Je lui ai dit : ''Raconte-moi cet espace''. Elle a accepté. ».

De cette invitation et ce partenariat est né une performance théâtrale en trois actes : « Chroniques d'espace », jouée par trois comédiens et une danseuse, visible en live lors du vernissage et du finissage de l'exposition. Une installation vidéo accompagne cet épisode performé, entre sculpture et spectacle vivant.

 

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À quoi servira la collecte ?

L'exposition étant à notre initiative, nous n'avons aucune subvention et finançons nous-même notre projet.

C'est pour cela que nous avons besoin de vous et de vos dons :)

 

La collecte servira à rembourser les frais que nous avons engagés afin que cette exposition ait lieu :

 

- Elliot Gaillardon le graphiste, qui s'occupe également de la captation et du montage vidéo de "Chronique d'espace" = 150€

- Impressions des affiches, flyers et dépliants = 150€

- Buffet d'accueil pour le vernissage et le finissage = 150€

- Transport des œuvres (Paris-Orléans-Nantes) = 100€

- L'édition de compensations (cartes postales, recueil de textes, DVD, etc...) = 100€

 

 

Si la collecte dépasse la somme demandée, vos dons nous serviront à dédommager les personnes qui ont participé au projet bénévolement, en donnant de leur temps et de leur énergie pour faire vivre et exister cette exposition :

 

- Les comédiens et la danseuse qui incarnent les personnages de "Chronique d'espace".

- Marie G. qui assure le gardiennage de l'exposition quand nous sommes absentes.

 

 

Nous comptons sur vous! :)

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NOEMIE CHAUVET (28 ans) --> Plasticienne Ecole supérieure des Beaux Arts de Nantes Métropole, DNAP 2010, DNSEP 2012. --> http://www.noemiechauvet.com/ ANAIS HUNEBELLE (28 ans) --> Réalisatrice et Metteur en scène Diplômée de sociologie et d'histoire à l'université de Nanterre. Laboratoire d'étude du mouvement de l'école internationale de... Voir la suite