REJOIGNEZ-NOUS DANS L'AVENTURE DE LA GRANDE EXPOSITION HOMMAGE À PATRICE CHEREAU: de Géricault, Goya, David à Picasso, Bacon, Richter...

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Présentation détaillée du projet

Après 18 mois de travaux, la Collection Lambert en Avignon s’apprête à rouvrir, autour d’une ambitieuse exposition sur Patrice Chéreau. 

 

Cette exposition inaugurale sera le premier hommage consacré à ce monstre sacré du monde du théâtre, de l’opéra et du cinéma, devenu une icône nationale depuis sa mort en octobre 2013. 

 

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Portrait de Patrice Chéreau par Richard Avedon

 

2015 marque une année importante pour la Collection Lambert. En 2012 Yvon Lambert donnait généreusement à l'État français 556 chefs-d’œuvre  de sa collection d'art contemporain pour dépôt permanent à Avignon dans un musée qui porte son nom. Cet ensemble constitue la plus importante donation depuis celle effectuée par Moreau-Nélaton au profit du Louvre en 1906.

 

L'ancien Hôtel de Caumont qui habritait les expositions de la Collection Lambert a ainsi été étendu à l'hôtel particulier mitoyen. Les travaux d'agrandissement ont été confiés aux architectes Berger & Berger et permettent aujourd'hui d'ouvrir un nouveau musée de 5 000 mètres carrés en plein coeur de la cité papale, avec ses espaces dédiés à la collection permanente, aux expositions temporaires, à la pédagogie, la restauration d'oeuvres, un nouvel auditorium, une librairie et un restaurant.

 

Le 3 juillet, avec Yvon Lambert, nous inaugurerons ce nouvel ensemble en présence du public et de nos partenaires. Une première grande présentation du fonds permanent partagera les espaces avec une grande exposition dédiée à Patrice Chéreau que j'ai rêvée il y a maintenant un an.

 

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A gauche, Photomatons de Patrice Chéreau conservés par l'IMEC

A droite, Portrait de Patrice Chéreau par Nicolas Guérin

 

 

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L’exposition a été pensée par Eric Mézil, Directeur de la Collection Lambert, comme un parcours mêlant archives inédites, entretiens, vidéos, chefs-d’oeuvre de l’histoire de l’art

 

 

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Un parcours inédit associant les archives de Patrice Chéreau (conservées à l’IMEC), ses notes, esquisses, des entretiens filmés et des œuvres d’art de toutes périodes avec une prédilection pour les grands maîtres du romantisme passionnés d’Histoire, tels Delacroix, Géricault, Ingres, Chassériau ou des maîtres du XXème siècle, de Giacometti à Anselm Kiefer pour évoquer Richard Wagner, de Francis Bacon à Cy Twombly qui comme Chéreau sut trouver l’essence de la tragédie grecque. 

 

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A gauche, Anselm Kiefer, Les Reines de France, 2001

A droite, Cy Twombly, Nimphidia, 1982

 

 

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Les trois thématiques associées à l’œuvre polymorphe de Chéreau seront bien entendu traitées dans l’exposition et le catalogue : le théâtre, le cinéma, l’opéra.

 

Mais le principe retenu sera davantage concentré sur des « plongées » dans son univers où chaque salle sera un condensé de ses obsessions, de ses passions, où ses trois domaines artistiques de prédilection seront traités en s’inspirant des écrits de l’homme de théâtre : l’engagement politique, les années sida, le rapport au corps et à l’amour, la passion de l’histoire classique et contemporaine…

 

 

 

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Cette exposition est très ambitieuse, de par sa taille, l’étendue du sujet, le nombre et l’importance des œuvres présentes. C’est une exposition qui nous tient à cœur, mais pour pouvoir lui donner vie nous avons besoin de l’aide de mécènes. Et parce que nous croyons que son public a été aussi touché que nous par Patrice Chéreau, nous voulons faire participer tous ceux qui le souhaiteront à la création de cette exposition. Devenir mécène avec 10€, c’est maintenant possible… et important. 

 

 

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La Collection Lambert a ouvert ses portes en juin 2000. C’est dans l’Hôtel de Caumont, un ancien hôtel particulier du XVIIIe siècle, qu’Yvon Lambert, galeriste et collectionneur, a décidé de mettre en dépôt sa collection personnelle, puis de la donner à l'Etat Français en 2012.

 

 

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A gauche, façade de l'hôtel de Caumont , au premier plan, oeuvre de Vincent Ganivet, Entrevous, 2010

A droite, oeuvre in situ de Sol LeWitt, Wall Drawing # 538, 1984-88

 

Constituée dès les années 60, la Collection Lambert représente les goûts du collectionneur, ses aspirations et ses passions : marchand depuis cette période, il a combattu les académismes pour se lancer aux avant postes, à la découverte de l’art Minimal, l’art Conceptuel, le Land art dans les années 60-70.

 

 

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A gauche, Jean-Michel Basquiat, She Installs Confidence and Picks Up his Brain Like a Salad, 1988

A droite, Cy Twombly, Pan II, 1980

 

La collection est constituée d’ensembles très cohérents pour chaque artiste, au point que pour certains, Avignon est le seul endroit en France où l’on peut admirer tant de chefs-d’oeuvre. : Jean-Michel Basquiat, (avec des peintures monumentales, des dessins, carnets et objets inédits), Andy WarholLouise BourgeoisCy Twombly (plus de 30 références), Robert Ryman (plus de 10 peintures sur toile), Andres Serrano (qui a offert au musée 120 photographies en 2006), Sol LeWitt (plus de 35 sculptures, oeuvres sur papier et wall drawings), Nan Goldin (70 photographies)…

Citons aussi Douglas GordonDonald Judd, Brice Marden, Daniel Buren, Vincent Ganivet, Christian Boltanski, Anselm Kiefer, Miquel Barcelo, Bertrand Lavier, Lawrence Weiner... et tant d'autres 

 

 

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A gauche, Claude Lévêque, J'ai rêvé d'un autre monde, 2001

A droite, Douglas Gordon, Never, Never (Black), 2000 

 

 

 

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L’idée d’ouvrir la nouvelle Collection Lambert avec une exposition hommage à Patrice Chéreau est née durant l’été 2014 autour de discussions avec des amis issus du monde de l'art et de la culture, presque un an après sa disparition. Très tôt elle s’est imposée à moi comme une nécessité.

 

La Collection Lambert avait dû fermer pendant 18 mois pour s’agrandir. Je ne voulais pas cesser de programmer pendant ce temps si long. Ni le public local si fidèle, ni les estivant et festivaliers toujours plus nombreux ne devaient trouver porte close.

 

Nous avons donc avec mes équipes décidé d’investir l’historique et inquiétante prison Sainte-Anne pour y convoquer les Lucioles si chères à Pasolini, dans une grande exposition d’art contemporain où les oeuvres, déjà issues de prestigieuses collections françaises et internationales, dialoguaient avec ce lieu chargé de mémoire dans un parcours poétique ouvert à tous les possibles. 

 

Le succès fut au rendez-vous avec plus de 80 000 visiteurs!

 

 

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A gauche, affiche de l'exposition La Disparition des lucioles, Prison Sainte Anne, Avignon, 2014

A droite, Miroslaw Balka, Heaven, 2010

 

Cela confirmait mon idée qu’un musée doit non seulement valoriser ses collections mais repenser la manière d’exposer l’art, en le confrontant notamment à d’autres champs culturels, en l’ouvrant à de nouveaux publics.

 

Ainsi est née l’envie puis la nécessité de convoquer l’univers de Patrice Chéreau pour inaugurer la Collection Lambert agrandie de son nouveau bâtiment.

 

 

 

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Patrice Chéreau a toujours fait parti de près ou de loin de l’univers de la Collection Lambert. Comme beaucoup, je connaissais son travail depuis longtemps, nous fréquentions des amis communs, certains collaborateurs, partenaires de travail, partagions certaines amours artistiques.

 

Avec Yvon Lambert nous avions passé du temps avec lui à la Villa Médicis en 2008. Richard Peduzzi son décorateur et ami fidèle dirigeait alors l’Académie de France à Rome et nous avait invités à y présenter une partie notre collection. Patrice Chéreau y séjournait pour des recherches. Très vite il s’était intéressé à notre projet, nous confiait venir régulièrement visiter les expositions d’Avignon. Il nous parlait de son amour pour le travail de Cy Twombly, les photos de  Nan Goldin ou encore les oeuvres monumentales de Anselm Kiefer dont il nous aidait à traduire avec la précision qu’on lui connait tel titre pour révéler les références que l’oeuvre portait en elle. 

 

 

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Photographie de Pénélope Chauvelot : Patrice Chéreau, Richard Peduzzi et Daniel Delannoy, repérages sur les docks à New York pour Quai Ouest de Bernard-Marie Koltès, 1985 © Pénélope Chauvelot

 

Nous le croisions plus tard lors de ses visites à Avignon, puis assistions à sa lecture de Guyotat dans la Cour d’honneur du Palais des Papes et enfin à son majestueux Elektra à Aix-en-Provence, peu de temps avant sa disparition.

 

Lorsqu’à l’été 2014, des amis communs me dirent qu’il avait souvent parlé de réaliser un projet à la Collection Lambert, Nathalie Léger, la Directrice de l’IMEC qui conserve ses archives, venait de me proposer de les présenter à la Collection Lambert.

Je pensais tout de suite à son exposition au Louvre — Les visages et les corps — organisée sous la Présidence d’Henri Loyrette, avec Marie-Laure Bernadac. Je pensais aux chefs-d’oeuvre classiques qu’il avait convoqués et montrés comme des sources d’inspiration pour ses projets de cinéma, de théâtre ou d’opéra.

 

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A gauche, Edouard Bernard Debat-Ponsan, Une porte du Louvre le matin de la Saint Barthélémy, 1880

A droite, Francesco Cairo, Saint Sébastien soigné par Irène, vers 1635

 

J’imaginais tout de suite les liens que l’on pouvait tisser :  les relations avec l’art classique, l’art contemporain. Je me plongeais donc dans les archives de l’Imec et recherchais dans ses moindres notes, les cartes postales d’oeuvres qu’il collectionnait, les coupures de presse, les correspondances pour confronter mes intuitions à la réalité des découvertes que je faisais, toutes plus réjouissantes les unes que les autres.

 

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Nan Goldin, Simon et Jessica dans la piscine, la nuit, 2001

 

Tels échanges avec Hervé Guibert ou Bernard-Marie Koltes, telle lettre de Bob Wilson, un scénario pour un film rêvé sur Napoléon, jamais réalisé. J’apprenais que Al Pacino aurait eu le rôle titre. Je repensais alors à Patrice Chéreau qui avait joué le rôle dans le film de Youssef Chahine, Adieu Bonaparte… et mille autres trésors à vous faire partager.

 

 

 

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A gauche, Patrice Chéreau dans le rôle de Napoléon pour le film de Youssef Chahine Adieu Bonaparte

A droite, Douglas Gordon, Blind Al (mirror), 2002

 

 

 

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Comme tous, en apprenant sa disparition nous savions que nous perdions un être unique, tant sur le plan humain que sur le plan artistique. Ses mises en scène de théâtre, d’opéra, ses films, ses engagements et prises de position en faisaient le fer de lance de la création en France depuis les années 60. un homme aux avant postes de la société et du monde de la création.

 

La liste de ses films est inscrite dans l’inconscient collectif : de Hotel de France à Ceux qui m’aiment prendront le train en passant par Gabrielle ou La Reine Margot pour ne citer qu’eux.

Les mises en scènes de Koltès, de Shakespeare, Marivaux, Duras, son engagement au théâtre de Nanterre. L’acte fondateur du Ring à Bayreuth avec Boulez et Peduzzi ou Elektra pour finir de la manière la plus sublime au festival lyrique d’Aix-en-Provence…

 

 

Parler de Chéreau c’est aussi convoquer une famille, une famille d’acteurs parmi les plus célèbres, découverts jeunes et restés fidèles : 

 

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Photographie de Pénélope Chauvelot : Thibault de Montalembert, Vincent Pérez, Valeria Bruni Tedeschi, Laurent Grévill, Théâtre des Amandiers, 1986 © Pénélope Chauvelot

 

Isabelle Huppert, Isabelle Adjani, Jean-Hugues Anglade, Daniel Auteuil, Charles Berling, Dominique Blanc, Valeria Bruni Tedeschi, Romain Duris, Charlotte Gainsbourg, Pascal Greggory, Vincent Perez, Michel Piccoli, Charlotte Rampling, Simone Signoret, Bruno Todeschini, Jean-Louis Trintignant, Jane Birkin, Maria Casares, Gerard Desarthe, Clotilde Hesme…

 

 

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A gauche, affiche du film réalisé par Patrice Chéreau L'Homme Blessé (1983)

A droite, affiche du film réalisé par patrice Chéreau La Reine Margot (1994)

 

Au cours de nos voyages à l’étranger pour préparer des expositions, rencontrer des artistes et des collectionneurs, nous nous rendions compte à quel point en dehors de nos frontières il pouvait aussi symboliser la création française.

 

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Roni Horn, Portrait of an image (with Isabelle Huppert) sequence MAC, 2005

 

 

 

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A gauche, Douglas Gordon, Self-portrait of You + Me (Jane Birkin), 2008

A droite, Douglas Gordon, Self-portrait of You + Me (Simone Signoret), 2008

 

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Nan Goldin, Yvon at Notre-Dame de la Garde, Marseille, 1996

 

Lorsque fut formalisée et signée la donation de 556 chefs-d’oeuvre de ma collection à l’Etat Français, en juillet 2012, j’émettais deux souhaits:

 

D’abord que cette collection soit déposée à Avignon, ville dans laquelle je l’avais installée en 2000. Ensuite que les espaces soient agrandis. Avec Eric Mézil, qui dirige le lieu depuis sa création et en assure avec succès la programmation artistique, nous souhaitions en effet que ce nouveau musée ne soit pas un mausolée replié sur ses oeuvres mais qu’il puisse à la fois abriter cette collection unique, aujourd’hui publique, que nous affectionnons particulièrement, et qu’il puisse rester le lieu dynamique qu’il a toujours été en produisant des expositions temporaires tout au long de l’année. J’ai dans l’idée qu’un musée d’art contemporain ne vit qu’en se renouvelant et en proposant à ses visiteurs un grand nombre de projets dont certains valorisent à la fois le patrimoine qui le fonde et d’autres des expositions transversales ou mettant en avant les scènes les plus innovantes. 

 

L’histoire nous l’a prouvé avec le succès de La Disparition des Lucioles l'été passé. Aussi consacrer l'exposition inaugurale de notre nouveau musée à Patrice Chéreau, cette icône du théatre, de l'opéra et du cinéma, s'est imposé comme une nécessité.

   

 

À quoi servira la collecte ?

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Pourquoi ce budget ? Comment va être répartie cette somme ? 

 

> Un musée qui ne renouvelle pas sa programmation est un musée qui ne vit pas. Les expositions sont ainsi au coeur de la relation entre une institution culturelle et ses visiteurs. Aujourd’hui, il n’est plus possible pour l’Etat ni pour les collectivités publiques de financer intégralement cette activité, ce qui implique que seuls les financements extérieurs permettent de porter ces projets. Aujourd’hui, ce soutien peut venir de vous. En effet, si la billetterie constitue une part importante des ressources du musée, elle ne sera garantie que si l’exposition est à la hauteur des attentes du public. C’est pour cette raison que nous voulons vous impliquer, pour vous offrir une grande exposition. 

 

> Le budget de cette exposition correspond à tout ce qui peut permettre de créer ce musée imaginaire, de l’amener et de l’offrir au public.

Il nous faut conditionner les œuvres pour les protéger, les transporter, les assurer et les accrocher. Plus encore, il faut faire vivre cette exposition en accompagnant le public afin que la visite soit une expérience réussie. Il faut mettre à disposition de tous un livret décrivant le parcours de l’exposition, une signalétique qui permette d’identifier l’œuvre dans le parcours intellectuel de Chéreau, des visites guidées, etc. 

 

Les 50 000 euros récoltés nous permettront de faire venir les derniers chefs-d’œuvre nécessaires à l'aboutissement de cette exposition!

 

Cette somme nous aidera à transporter, assurer et sécuriser les dernières œuvres essentielles à l’exposition. Des œuvres qui ont nourri le travail de Patrice Chéreau au cinéma, au théâtre et à l'opéra.

 

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Alberto Giacometti, « L’Homme qui marche II », 1960 

Cette œuvre iconique du XXe siècle est une des sources iconographiques utilisée par Patrice Chéreau pour développer son imagerie du corps : un corps en tension, en souffrance, un corps politique. Cette œuvre évoquera dans le parcours de l’exposition les corps nus mourant  des Protestants de la Reine Margot, ceux des événements du Métro Charonne qui inspireront Chéreau autant qu’ils le saisiront pour toujours, mais aussi L’homme Blessé, les années Sida…

L’œuvre sera disposée seule au centre de la Salle aux arcades, une des plus belles et plus lumineuses salles de la Collection Lambert.

 

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Francis Bacon, « Seated Figure », 1974

S’il est un maître de la peinture moderne qui représentât aussi le corps comme personne c’est bien Bacon. Dans l’entetient qu’il nous livre, Pascal Greggory explique à quel point ce corps soumis à la souffrance, à la passion tel qu’il l’est chez bacon, est une clef pour comprendre la manière qu’a Patrice Chéreau d’envisager la représentation humaine. Jusqu’à une de ses dernières pièces, Rêve d'automne, où les corps de Pascal Greggory et Valeria Bruni Tedschi « étaient des corps de Bacon ».

 

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Henri Fantin-Latour, « Scène première du Rheingold (L’Or du Rhin) », 1888

Dans mes recherches sur les références de Chéreau dans ses opéras et notamment dans la Tétralogie du Ring qu’il mit en scène à Bayreuth, associé à Pierre Boulez et Richard Peduzzi, avec lesquels il changea véritablement les codes de la mise en scène,  de la musique et du décor dans l’opéra, j’ai trouvé une œuvre qui plus que d’autres rassemble en elle les références à la culture germanique, terreau intellectuel wagnerien, celle de Fantin-Latour

Associée aux œuvres d’Anselm Kiefer elle permettra de parfaire l’imagerie Wagnérienne issue de l’esprit de Chéreau.

 

Au delà des premiers 50000 euros l’aventure continue et nous dépassons nos ambitions. Tous les chefs-d’œuvre sont réunis !

 

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Alberto Giacometti, « Portrait de Jean Genet », 1954-1955

Quand Patrice Chéreau met en scène Les Paravents, de Jean Genet, celui-ci s’implique physiquement dans l’aventure et assiste aux répétitions.

Il est avec Bernard-Marie Koltès un des auteurs d’avant-garde que Chéreau mettra en scène et en partage avec talent.

Une salle entière sera consacrée à Genet et Koltès, dans laquelle les œuvres de Basquiat photographié en esclave, Ingres, Géricault, Chasseriau, Rivière et Hopper raconteront le rapport visuel de Chéreau à ces textes.

 

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Edward Hopper, Étude pour « Sun In an Empty Room », vers 1963

Cette étude très rare d’architecture d’Edward Hopper sera confrontée à la mise en scène et aux décors de Quai Ouest, de Bernard-Marie Koltès, qui marque un tournant important chez Patrice Chéreau. Si Koltès n’a pas été découvert par Chéreau, celui-ci l’a réellement fait connaître du public, l’a propulsé au rang qu’il méritait d’auteur incontournable.

 

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Collection Lambert

En juin 2000, à l’occasion des célébrations « Avignon, capitale européenne de la culture » la Collection Lambert ouvre ses portes au sein de l’Hôtel de Caumont, ancien hôtel particulier du XVIIIe siècle. C’est dans cet écrin que le galeriste et collectionneur Yvon Lambert a décidé de mettre en dépôt sa collection personnelle, constituée au fil des années... Voir la suite

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Ce projet est essentiel et j'ose espérer qu'il y aura un grand tas d'Euros Ou autres pour le rendre réalisable xxxx Mpa
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Vivement la réouverture !