L’exposition « Sans Matières Ajoutées » présentée au Cneai par le collectif ABOUT : BLANK a besoin de votre générosité pour exister !

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The project

POURQUOI CETTE EXPOSITION ?

 

Avec : Armelle Aulestia, Ismaïl Bahri, Mohamed Bourouissa, Jean-Baptiste Caron, Anaïs de Chabaneix, Charlotte Charbonnel, Edith Dekyndt, Fleuryfontaine, Fabien Giraud et Raphaël Siboni, Christian Lebrat, Yann Leguay, Gaël Moissonnier, Samuel Moncharmont, Laurent Montaron, Melik Ohanian, Florian Pugnaire et David Raffini, Annelise Ragno, Volker Schreiner, João Vieira Torres.

 

A travers un programme au long cours et aux formats multiples – cycle vidéo, festival Island #4, exposition, éditions et événements transversaux –  notre collectif de curateurs ABOUT : BLANK, accompagné de Chantal Pontbriand, cherche à remettre en jeu les lieux communs touchant à la dématérialisation de l’art et du monde contemporains. A la lisière entre « rematérialisation » de l’œuvre d’art et captation d’expériences évanescentes, une trentaine d’intervenants déploie toute une gamme de pratiques artistiques qui ne peuvent se réduire à la stricte distinction entre matérialité et immatérialité.

 

Pas de « matières ajoutées » cependant car il s’agit moins ici de procéder par modelages et adjonctions que par rencontres et mises en tension : faire réagir la matière plutôt que la façonner. D’autant que la plupart des médiums convoqués – vidéo, performance, son, internet – sont liés paradoxalement à l’art le plus dématérialisé. Ceux-ci se révèlent pourtant aussi tangibles et malléables que les matériaux du sculpteur une fois mis à l’épreuve de protocoles rigoureux : jeux sur les potentialités du hasard et les accidents de la matière ; focalisation sur latrace, l’empreinte et l’enregistrement ; expériences à caractère scientifiques ou hybridations technologiques…

 

Ces pièces rendent par là-même sensibles des phénomènes qui échappent généralement à la perception ou à la conscience : gestes fugitifs (Anaïs de Chabaneix, Edith Dekyndt) et récits lointains (Mohamed Bourouissa, Charlotte Charbonnel, Laurent Montaron), pulsations organiques (Ismaïl Bahri, João Vieira Torres) et boucles mécaniques (Giraud et Siboni, Yann Leguay, Florian Pugnaire), bribes de réalité (Jean-Baptiste Caron, Annelise Ragno) et flux de données (Fleuryfontaine, Melik Ohanian). Les artistes tissent là des concordances inattendues entre des registres sensoriels disparates (de la matière au son, du son à l’image) et rendent poreuses les frontières entre les genres et les techniques.

 

De cette exposition à entrées multiples se dégage ainsi une atmosphère commune : fictions expérimentales, échappées rêveuses et suspension du sens – en écho à « about:blank », cette page blanche des navigateurs internet dont on ne sait jamais bien, à l’instar de l’époque contemporaine, s’il s’agit d’une fin ou d’un début.

 

 

UNE EXPOSITION EN QUATRE TEMPS

 

- Séquence 1 (du 22 juin au 1er septembre) : l’installation Pédiluve de Fleuryfontaine, à la fois prélude et emblème de « Sans matières ajoutées ».  Le duo d’artistes réinterprète le principe du moteur de recherche pour donner à voir un flux d’images continu.

 

 

- Séquence 2 (du 13 septembre au 10 novembre) : exposition collective, avec Ismaïl Bahri, Jean-Baptiste Caron, Anaïs de Chabaneix, Charlotte Charbonnel, Fabien Giraud et Raphaël Siboni, Laurent Montaron et Florent Pugnaire. Conçue comme le nœud du projet, elle donne à voir des artistes qui œuvrent sur la ligne de crête entre immatériel et rematérialisation.

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- Séquence 3 (19-20  octobre) : programmation vidéo, avec Armelle Aulestia, Mohamed Bourouissa, Edith Dekyndt, Christian Lebrat, Samuel Moncharmont, Laurent Montaron, Florian Pugnaire et David Raffini, Annelise Ragno, Volker Schreiner et João Vieira Torres. Dès son émergence et sa réappropriation dans le champ artistique, la vidéo a été identifiée comme un support dématérialisée ; cette programmation présente les renouvellements induits par les pratiques contemporaines dans cette conception de la vidéo.

 

- Séquence 4 : 19 octobre : concert de Yann Leguay et Gaël Moissonnier aux Instants Chavirés à Montreuil. 

 

Notre exposition détaillée sur le site du Cneai  

 

 

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Pendant le tournage de la vidéo 

 

 

 

 

 

 

Why fund it?

 

Il nous semble important de vous dire, en premier lieu, que nous avons déjà reçu le soutien de l’Université Paris Sorbonne et du Crous. Cette très bonne nouvelle est cependant relative : la somme obtenue ne couvre que les frais de fonctionnement, l’assurance et le transport des œuvres. Autrement dit, les premiers frais relatifs à la réalisation d’une exposition.

 

Nous vous sollicitons pour la production d’une pièce de Melik Ohanian, de Fleuryfontaine et de Jean-Baptiste Caron.  Très rapidement ces trois artistes ont montré un intérêt particulier pour notre projet et ont voulu produire une œuvre inédite pour mieux expérimenter la matière et la non matière.

 

 

 

 

 

 

 

Melik Ohanian, né en 1969, explore les notions de territoires, physiques et conceptuels, de temps et d'espace. Il a pour projet d’utiliser les presses du Cneai pour publier le premier numéro du journal du Datcha Project, un livre d’artiste. Ce projet, mené depuis 2005 est lié à une Datcha en Arménie qui est conçue comme une « zone de non production » dans laquelle des personnes d’horizons et de cultures différents sont invitées pour une durée précise à faire l'expérience du lieu et de sa temporalité particulière. Toute représentation directe ou document produit sur ce qui pourrait s’y dérouler sera révélé avec un retard volontaire de cinq ans. Les contenus produits au bout de ces cinq ans (photographies, textes, documents...) sont destinés à être publiés dans un journal à paraître deux fois par an. Le projet a pris du retard et Melik Ohanian voudrait éditer le premier numéro dans le cadre de notre exposition. Les frais de cette production sont liés à l’utilisation des presses : papier, encre, graveur professionnel. Plus nous aurons d’argent, plus nous pourrons éditer d’exemplaires de ce livre, à chaque fois unique et numéroté.

 

Jean-Baptiste Caron, né en 1983, diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, interroge avec des moyens restreints les passages entre les états antithétiques de la matière, le basculement entre la forme et sa destruction dans un équilibre compromis mais sans cesse renouvelé. L’artiste propose de réaliser une œuvre inédite questionnant les lois de la pesanteur et de la temporalité. Financer une telle œuvre revient à acheter les matériaux dont il a besoin, allant du béton au latex.

 

Fleuryfontaine est un duo de jeunes artistes, étudiants à l’Ecole d’Arts de Paris-Cergy. Ils font de l’entité fleuryfontaine leur cobaye pour éprouver la résistance des notions d’identité et d’unicité. L’installation Pédiluve, visible au Cneai jusqu’au 1er septembre, réinterprète le principe du moteur de recherche pour donner à voir un flux d’images continu. Pour cette production, les artistes ont du acheter une tour d’ordinateur qui soit suffisamment puissante pour accueillir leur moteur de recherche expérimental. Ils ont bien voulu avancer leurs frais mais nous aimerions pouvoir les rembourser.

 

Par ailleurs, désireux de soutenir les jeunes artistes et d’accompagner les expressions les plus variées de l’art contemporain, nous avons choisi d’organiser un concert aux Instants Chavirés à Montreuil. Afin de défrayer Yann Leguay et Gaël Moissonnier venant tous deux de Bruxelles, et de régler la mise à disposition de la salle de concert des Instants Chavirés, nous faisons appel à votre soutien.

 

Sachez que si nous arrivons à dépasser notre objectif de 3000 euros, nous pourrons financer une publication que nous considérerons moins comme un catalogue d’exposition que comme la séquence finale de notre projet. Nous réaliserons des entretiens avec les artistes interrogeant le format de notre exposition. Plus nous obtiendrons un financement supplémentaire, plus il nous sera possible d’éditer un livret conséquent avec plus de pages.

 

 

 

 

 

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ABOUT : BLANK

ABOUT : BLANK est un collectif international de treize jeunes commissaires d’exposition. Il réunit les étudiants du Master II professionnel « L’art contemporain et son exposition » de l’Université Paris Sorbonne. Depuis dix ans les élèves de la formation investissent chaque année un nouveau lieu sous la tutelle d’un curateur professionnel, actuellement... See more

Newest comments

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All the best ! Jt.
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Talent, imagination et convivialité de ces jeunes, déjà, professionnels qui compteront bientôt dans le domaine des arts plastiques.