Palmier à huile, menace écologique ou miracle de la nature? À travers l'amitié de deux hommes, le documentaire révèle une problématique actuelle.

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Présentation détaillée du projet

En avril 2014, nous sommes allés en Thaïlande pour rencontrer Mark Léger,

un français installé dans la région de Krabi (sud de la Thaïlande) depuis plus de 15 ans.

 

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> Mark et sa femme, Meow. Ils sont mariés depuis dix ans et ont deux enfants Teelee et Lia.

 

Mark a un projet environnemental. Krabi est une région dévastée par les plantations massives de palmeraies (palmiers à huiles) et d'hévéas (« arbres à caoutchouc »).

 

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> Les plantations de palmiers à huiles et d'hévéas à perte de vue dans la région de Krabi. En 15 ans Mark a vu les forêts se transformer en plantations de monocultures.

 

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> Les palmeraies sont plantés jusqu'aux pans de montagnes. En 2009, 76% de la superficie totale de la palmeraie mature appartenaient à de petites exploitations locales.

 

Il possède un verger riche d’une centaine de variétés d'arbres fruitiers qu’il plante depuis plus d’une dizaine d’années. Son verger est encerclé de monocultures qui, ces dernières années, grignotent les derniers morceaux de forêts tropicales, ultimes refuges pour la faune et la flore sauvages.

 

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Son projet consiste à accueillir des enfants de la région et d'ailleurs, afin qu’ils découvrent son verger et les environs. Il les émerveille par la beauté des arbres, les saveurs des fruits, leurs vertus. Mark pense que c'est de cette manière qu'il peut apporter un changement. Donner l’envie aux générations futures de trouver d’autres moyens de cultiver les sols, en les respectant et non en les épuisant.

Cette génération d’enfants ne connait pas ces variétés d’arbres fruitiers qui, autrefois, abondaient dans la région et la caractérisaient. 

Les monocultures sont en train d’appauvrir dangereusement les sols. Aujourd’hui, les cultivateurs sont dépendants des engrais issus de la pétrochimie. Le jour où le marché du palmier à huile s’effondre, le jour où le pétrole devient une ressource rare, qu’adviendra-t-il de ces populations aux terres devenues stériles? Comme chez nous, le garde-manger s’est déplacé du jardin au magasin. Le danger est considérable.

D’après Mark, seuls les enfants sensibilisés à la situation pourront, à l’avenir, changer le cours des choses.

 

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> Chaque enfant participant au projet de Mark plante son arbre.

 

Mark a un ami proche thaïlandais, Pi-Chat, ils se connaissent depuis une trentaine d’années. C’est Pi-Chat qui l’a accueilli dans le village, lorsqu’il s’y rendait pour la première fois.

Pi-Chat cultive le palmier à huile. Il est très dépendant du palmier et son train de vie s'est adapté à son revenu. C'est un personnage assez complexe, il est conscient de l'empreinte écologique du palmier et de sa responsabilité dans la destruction de la biodiversité dans la région, mais il est aveuglé par son avidité.

 

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> Pi-Chat

 

Il a eu les moyens de se marier, de fonder une famille, il vit dans une maison confortable avec son épouse.

La vente de fruits de palmiers à huile a permis à Pi-Chat de financer les études de ses enfants dans de bonnes écoles et de subvenir à leurs besoins, comme la plupart des locaux propriétaires de terres.

 

Pi-Chat a connu Krabi sans palmeraies. Il vivait dans la forêt, y chassait et dormait à même le sol. Un jour il a été embauché par une société, son travail consistait à raser des parcelles de forêts pour y planter des palmiers. Après quelques années, il a pu acheter son propre terrain et l’agrandir au fil du temps. C’est ainsi qu’a commencé sa petite production de palmier à huile. Aujourd’hui, il parle avec nostalgie de l’époque où il vivait dans la forêt de manière autonome. Il constate que la jeunesse actuelle ne connait plus les savoirs des générations précédentes : chasser, égorger un poulet, même planter du riz! Ils sont entièrement dépendants de la société de consommation. Pourtant il ne regrette en aucun cas ses choix, il est fier de sa situation et, paradoxalement, ne reviendrait pas en arrière.

 

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> Centre de dépôt des fruits de palmier à huile.

 

Les points de vues de nos deux amis divergent mais ils essaient de comprendre le choix de vie de l’autre.

C'est à travers leur relation d'amitié que nous racontons le paradoxe de l'huile de palme.

 

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> Pi-Chat et Mark.

 

Outre la relation entre les deux protagonistes qui met bien en scène la complexité du sujet, en mars 2015, nous avons appris par l’intermédiaire de Mark, qu’une grosse entreprise a décidé d'implanter une usine d'extraction d’huile de palme à moins d’un kilomètre du verger et du village, à deux pas d’une réserve naturelle protégée. Mark était effondré par cette nouvelle. Ces usines sont généralement très polluantes pour les environs.

 

En juin 2015, nous sommes retournés sur place d’urgence afin de constater par nous-mêmes ce qui s’y déroulait et poursuivre la réalisation de notre documentaire.

Nous avons suivi Mark dans ses activités et filmé ses craintes concernant l'usine.

Pour Pi-Chat, c'est une bonne nouvelle, il va pouvoir distribuer directement ses fruits du palmier à l'usine. Les fruits n’auront pas le temps de s’oxyder, ils seront donc de meilleure qualité et achetés à un meilleurs prix.

 

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> Travaux de l'usine en cours.

 

Il y a un grand silence sur la façon dont l'usine va être construite. Des rumeurs disent qu'elle sera non-polluante mais personne n'a de réelles informations. Il n’y a eu aucune déclaration officielle, personne dans le village n’a eu son mot à dire. Nous avons cherché à rencontrer des responsables de la construction de l’usine et le propriétaire des terres, mais en vain.

 

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Le village de Mark et Pi-Chat prospère et se développe sainement. Une route régulièrement fréquentée le traverse. En un an, nous avons constaté que de nouveaux petit restaurants locaux ont ouverts, une nouvelle école, un poste de police, un ATM (borne pour retirer de l’argent en liquide), une pompe à essence, le village se développe donc à grande vitesse. Et aujourd’hui, cette usine. Est-ce le fruit du développement? Sera-t-elle néfaste pour le village ou amènera-t-elle encore plus de prospérité?

 

Il y a quelques années, les habitants d’un village voisin ont été contraints de déménager suite aux odeurs nauséabondes et à la pollution que causait une usine similaire. Le village de Mark et Pi-Chat va-t-il subir le même dessein? Mark a-t-il consacré plus de dix ans de sa vie pour un projet qui ne pourra aboutir? Quelles sont ses possibilités d’actions, dans un pays qui n’est pas le sien? Ce sont les questions qui préoccupent Mark.

 

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En décembre 2016, Mark nous a contacté pour nous informer que l’usine a démarré ses activités. Ses craintes se sont révélées vraies, l’usine dégage une odeur nauséabonde.

 

En février 2017, nous retournons sur les lieux pour constater les impacts directs de l'activité de l’usine sur la vie de chacun. Il nous semble important d’être présents au moment où l’émotion est la plus vive et lorsque le quotidien de nos protagonistes bascule.

 

Dans ce film, Mark serait le regard européen sur la monoculture, très critique mais conscient de l'importance économique que représente le palmier. Pi-chat est le Thaïlandais dépendant de cette ressource miraculeuse, faisant fi des conséquences désastreuses sur l’environnement mais dépendant de son mode de vie.

 

C'est à travers les rapports humains que nous souhaitons développer notre sujet, sans se baser uniquement sur des données économiques et scientifiques. Notre ligne directrice est l'amitié entre ces deux personnages, leur relation avec leur environnement, leur famille et quotidien.

 

 

 

/ Diffusion /

 

Un documentaire sans spectateur est inutile. Nous souhaitons qu'il soit vu un maximum dans les salles (cinéma, festivals de films, conférences...) et à la télévision, en Belgique comme à l'international.

Pour cela, nous sommes à la recherche d'une boite de production qui soutiendra le film pour la post-production et la diffusion.

 

 

 

/ Présentation de l'équipe /

 

MORTIMER PETRE

 

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Mortimer commence par réaliser des clips vidéos pour des artistes plasticiens, des galeries d'arts, des musiciens. Aujourd’hui, il s'affirme en tant que réalisateur, directeur photo et caméraman autant dans le milieu de la télévision et de la publicité que dans le documentaire. Sa sensibilité et son expérience ont aiguisé une esthétique proche du réel. Un regard porté sur la nature et l'homme qui décèle une beauté où on ne l’attend pas.

 

CHARLOTTE PION

 

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Charlotte utilise sa sensibilité à travers la peinture, la photographie, la danse et la musique. Son envie de créer l’a amenée à expérimenter la composition par l’improvisation. Sa rencontre avec Mortimer l’ouvre au monde de la réalisation. Sensible à la force du documentaire, dans sa dimension réaliste, porteuse de message et proche d'autrui, elle commence son apprentissage sur le terrain. Elle met en application son sens de l'écoute, de l'analyse et de l'observation pour être au plus proche de l'émotion du moment présent. Un travail de complicité, de confiance et de partage se développe dès lors.  

 

 

 

/ Projets antérieurs /

 

> Showreel. Sélection d'images regroupant une partie des projets que Mortimer a réalisé et dont il a assuré la direction photo.

 

http://www.mortimerpetre.wix.com/info

> Site internet de Mortimer.

 

http://www.charlotte-pion.blogspot.com

> Blog de Charlotte

 

À quoi servira la collecte ?

Depuis presque trois ans, nous avons pris en charge les coûts de production de notre documentaire.

Aujourd'hui nous souhaitons faire appel à votre aide.

 

La collecte servira à différents niveaux de la production.

 

Tournage (28 jours à Krabi) :

 

- Deux billets d'avions Bruxelles-Krabi : 1500€

 

- Matériel caméra, son et drone : 1500€

 

- Traductions sur place : 300€

 

- Transport locaux (moto, voiture, train) : 200€

 

- Logement : 600€

 

- Repas :  1000€

 

Un total de 5100€ pour le tournage à Krabi.

 

Post-production :

 

Pour le bien du film, nous aimerions travailler avec un monteur professionnel, qui amènera un point de vue détaché du tournage.

Nous devrons faire appel à un traducteur pour les heures de rushes qui restent à traduire.

Nous voudrions créer une bande son musicale pour le film.

Ce montant servira intégralement à rémunérer les professionnels qui travailleront sur la post-production du film.

 

Le coût de la post-production est estimé à 12500€

 

Le montant total s'élèverait à 17600€.

 

C'est le montant minimum nécessaire pour réaliser le documentaire.

 

Nous espérons récolter grâce à nos contributeurs, la somme de 5500€.

 

Dans ce montant nous comptons les 8% prélevés par Kiss Kiss Bank Bank.

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Mortimer Petre & Charlotte Pion

Mortimer Petre et Charlotte Pion, couple et réalisateurs du film "Extraction". Mortimer (Tournai 1989), sort d'études de cinématographie à l'INRACI en 2011 dans l'intention de travailler dans le monde du documentaire. Il commence par être caméraman pour l'actualité de différentes télévisions. En 2012, il achète son propre matériel pour réaliser des... Voir la suite

Derniers commentaires

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Bravo pour la collecte plus que réussie!
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Super contente que vous ayez atteint les 100% de financement ! Hâte de voir le résultat. Go go go ! Nora
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C'est un très beau projet, nous avons aussi rencontré Mark lors d'un séjour à Krabi en 2011. Il nous a fait partagé sa passion pour cette région et nous en gardons un merveilleux souvenir... on vous souhaite une belle réussite Bien cordialement Delphine et Jean Patrice Fournier Lelouche