Zélid presents

FAçADES

FAçADES est un projet artistique participatif mené sur une année en création avec des habitants de Saint-Etienne. Notre objectif est la réalisation d'une performance qui se déroulera simultanément sur les balcons de 7 façades de la place Fourneyron, interprétée par les habitants et un groupe d'amateurs réunis pour cette création !

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The project

FAçADES, une co-création avec des habitants de Saint-Etienne.

Voici le blog !





Les FAçADES seront mises en jeu à 3 reprises, pendant les journées du samedi 30 juin et du dimanche 1er juillet 2012.


 



"J'aime marcher le nez en l'air dans les villes, le regard attiré vers les balcons des grandes façades d'immeubles. Ici, dans notre ville moitié au Nord, moitié au Sud, ces espaces intermédiaires, privés mais ouverts sur l'extérieur, ouverts aux vents, sont souvent désertés. Rares silhouettes aux fenêtres, peu d'amoureux, quelques plantes vertes. Les rez-de-chaussée sont aux marchands. Alors l'idée est venue : réunir un grand nombre de voisins habitant tous un appartement avec balcon, pour réaliser avec eux une suite chorégraphique d'actions simples, synchronisée, et changer pour un temps le visage d'une place, sans technologie, pas un son et lumière, seulement des corps, des visages, qui se mettent à l'unisson. L'aventure est en marche, nous sommes 5 artistes impliqués auprès d'une centaine de stéphanois engagés avec nous, pour que les 30 juin et 1er juillet 2012 la place Fourneyron de St Etienne se transforme et respire un air de place napolitaine."


 

 

Que se passera-t-il depuis la rue si les balcons se peuplent, si les corps répètent à l'unisson placements et déplacements, si les mêmes voilages soufflent aux fenêtres, si l'immeuble fait son cinéma, si l'on se parle d'un côté à l'autre de la rue ? Que se passera-t-il si d'un drap secoué à l'unisson, s'échappent des oiseaux de papier ? Que se passera-t-il si un automobiliste complice tombe en panne, bloque la circulation pour un moment, puis entonne un air de Verdi pour couvrir les klaxons, relayé par une chorale investissant l'ensemble des fenêtres et balcons d'une même façade ? Que se passera-t-il si des étendages coulissants circulent d'un étage à l'autre, si les mêmes jardinières remplies des mêmes fleurs deviennent l'objet d'une même attention démultipliée par cinquante voisins ? Que se passera-t-il si 35 couples s'enlacent à l'unisson ?


FAçADES s'inscrit dans une démarche citoyenne : il est question de contribuer à ce que des habitants d'un territoire donné s'approprient un espace urbain en transformation et d'utiliser le travail artistique pour créer/activer des liens de voisinage. C'est également un terrain concret pour éprouver les enjeux de l'art dans l'espace public, dans la volonté de montrer en filigrane que le geste artistique permet un déplacement de la perception de l'espace quotidien.


Il s'agit d'une co-création entre : une équipe d'artistes et un groupe d'habitants, des voisins. Ici sont concernés les habitants des 10, 12, 14, 16, 33 et 35 place Fourneyron et du 67 rue de la République dans le Centre-Ville de Saint-Etienne, soit 7 façades en jeu.



Les acteurs du projet :




 


- l'équipe artistique est composée de Florence Girardon (chorégraphe de la Cie Zélid), assistée de Cécile Laloy (chorégraphe de la Cie l'Als), de Catherine Ray, costumière et accessoiriste, et de Mickael Mottet et Flavien Girard, musiciens.


- interpètes / acteurs : nous sommes entrés en relation avec les habitants de 7 immeubles de la place Fourneyron, pour arriver à mobiliser une quarantaine de familles. Et nous avons réuni un groupe extérieur de 35 amateurs volontaires, qui investiront les balcons des habitants ne souhaitant pas se mettre eux-mêmes en jeu. A leurs côtés, une dizaine d'amis professionnels (danseurs et comédiens) s'engagent bénévolement dans cette action. Par ailleurs, 25 enfants d'une classe de CM2 de l'Ecole Rivière Dora seront aussi intégrés dans la performance.


 

 



Les partenaires :


- le Lycée Ste Marie : 2 classes de Bac Pro Option Photographie et Communication sont mobilisées pour travailler sur des outils de communication du projet (maquette affiche et flyers) et pour réaliser une série de portraits photographiques des habitants et participants. Le Lycée met son gymnase à disposition pour le déroulement des ateliers.


- L'Espace Boris Vian : ce Centre Social nous accompagne en mobilisant une dizaine de leurs adhérents pour que nous préparions avec eux la scénarisation d'un "faux public", en jeu les jours de performances.


- Radio Dio (radio locale stéphanoise) est partenaire par le biais de 2 de ses animateurs Mickael Mottet et Flavien Girard, musiciens, qui, compositeurs de la B.O la diffuseront sur les ondes les jours de performances, pour que chaque appartement puisse se connecter sur la même fréquence, permettant ainsi la synchronisation de tous.


- L'Ecole Rivière Dora : en lien avec la direction de l'école nous avons mis en place un projet pédagogique à destination d'une classe de CM2, et la mise en place de 15h d'ateliers de pratique artistique permettra d'intégrer la classe dans la performance.


- Partenaires institutionnels et collectivités territoriales : le projet a reçu le soutien de la Drac Rhône-Alpes (Action Artistique) de la Ville de St Etienne, du Conseil Général de la Loire et de l'Inspection Académique de la Loire.


 



Protocoles de travail / Calendrier


Janvier à septembre 2011 : travail de prospection, rencontres et consolidation des contacts établis avec les habitants. Finalisation des actions proposées au réseau de partenaires.


Novembre à décembre 2011 : mise en place des 2 premiers ateliers. Discussions : comment chacun vit-il son balcon ? Ce que l'on en fait, ce que l'on y fait. Ce que l'on souhaiterait y faire. Evoquer les clichés, notre imaginaire commun : Juliette et Roméo, Roxane et Cyrano, la publicité Egoïste par J.B Mondino... Est-ce-que l'on se parle de balcon à balcon ? Commencer par des choses simples. Proposer des jeux de placements, déplacements, s'exercer à reproduire.


Janvier à Juin 2012 : déroulement des ateliers dans le gymnase du Lycée Ste Marie avec les différents participants, selon une régularité de + en + rapprochée. Nous écrivons une partition très précise d'actions, situations, mises en espace et en musique, qui se répondront d'une façade à l'autre. Nous partons de situations quotidiennes pour les décoller du réel.


En parallèle : les étudiants du lycée Ste Marie ont réalisé les maquettes des affiches et flyers pour la communication du projet - nous en sommes au choix du projet retenu - les prises de vues des portraits s'organisent à partir de fin mars. Et, à côté des ateliers, nous réalisons des interviews audio auprès des participants qui le souhaitent.



Performances : samedi 30 juin (16h30 et 18h) et dimanche 1er juillet 2012 (17h).


Suites :
les performances vont être filmées, un DVD sera produit. Nous réaliserons également un livret restituant, à travers témoignages écrits et photographiques, le déroulement de cette Action.




 

Qui suis-je ?

Florence Girardon, chorégraphe de la Cie Zélid



                    

 



J’ai suivi une formation en danse classique auprès d’Alain Astié à Lyon et Elizabeth Schwartz à Paris, puis en danse contemporaine avec Michel Hallet Eghayan et Kilina Crémona à Lyon et Daniel Larrieu à Paris. Durant les années 80, je séjourne à New-York et étudie en 88/89 au Studio de Merce Cunningham, Westbeth.


À partir de 1990, je découvre la poétique des langages de Georges Appaix et de Christine Bastin et le mouvement de Trisha Brown au cours des stages d’Irène Hultman. Pendant trois ans, je suis interprète pour les compagnies d’Elisabeth Gimenez, Jean-Claude Carles, Daisy Fel, Davide Finelli (Lyon) et j’anime en parallèle des ateliers de danse contemporaine en Rhône-Alpes.


En 1994, je signe ma première chorégraphie, l’exil des anges un duo interprèté avec Alberto Hechevarria Rodriguez et crée la même année, la compagnie Zélid, installée à Saint-Étienne.


En lien avec mon travail de création ou mes collaborations sur des projets théâtraux, j’ai toujours mené un travail de sensibilisation à la danse, dans différents contextes (scolaires, amateurs, universitaires) dans le souci de rapprocher ces interventions pédagogiques au plus près de mon actualité de recherche.


Parallèlement, je suis impliquée dans plusieurs regroupements d'artistes, à différents titres. Membre des Soucieux depuis 2000 au sein de Ramdam, un collectif définissant le projet de ce lieu de résidence d’artistes à Ste Foy-les-Lyons, j’ai également initié le projet [Plain Pieds] en 2009/2010, l’expérience d'une cohabitation de 4 chorégraphes qui mènent leur propre projet de création tout en travaillant les notions de compagnonnage.


Au fil des années, la nécessité d’inscrire mon travail en alternance dans des théâtres et dans des espaces publics ou de proximité, se renforce. La professionnalisation de nos structures nous incite à suivre des modèles tracés de production et diffusion de nos spectacles, qui, paradoxalement, nous laissent éloignés de tous ceux qui ne fréquentent pas les salles de théâtre. C’est-à-dire de beaucoup de monde. Alors c’est compliqué de continuer à créer dans son coin, en faisant la sourde oreille.

 

 

 

Cécile Laloy, chorégraphe de la Cie Als

http://www.compagnieals.com





 



J'ai fait ma formation en danse contemporaine au Conservatoire National Supérieur de Lyon et j'ai rencontré dans ce contexte Andonis Foniadakis avec qui j'ai collaboré sur deux créations.


En parallèle, je me forme au Kung Fu et crée une première pièce pour Johanna Moaligou, Jane, lauréate du concours Solo Mio (2003). Puis je co-fonde la compagnie ALS (as, comme) avec deux danseurs : Clément Layes et Johanna Moaligou et un musicien : Damien Sabatier. Nous créons ensemble Histoires d'impressions, soutenue par le Centre Chorégraphique National de Rillieux-la-Pape/Cie Maguy Marin.


Plus tard, lauréate du programme européen Pépinières Européennes pour Jeunes Artistes, j'obtiens une résidence de trois mois au Tràfo, Maison des Arts contemporains de Budapest. (2005)


Juste après, je suis interprète dans la création d'Alice Laloy : Moderato (2006). La même année, je rencontre Annie Vigier et Franck Appertet (Cie Les Gens d'Uterpan) avec qui je collabore sur différents projets jusqu'à aujourd'hui. Avec eux, je participe à X-Event 2, une expérience sur la durée (4h de performance/5 jours par semaine/4 mois) pour la Biennale Internationale d'Art contemporain de Lyon (2007).


En 2006, l'ALS (as, comme) devient la Compagnie als. Je crée Il pleut, un duo avec Julien Lesuisse, chanteur, soutenue encore par le C.C.N de Rillieux-la-Pape. En même temps, je suis une formation de clown en 2008/2009, au Centre National des Arts du Cirque à Châlons-en-Champagne.


En 2009/2010, je suis invitée par Florence GIrardon (Zélid) pour activer en groupe le projet Plain Pieds en compagnie de Jean-Emmanuel Belot et Ennio Sammarco (Association Woo). Ce projet, soutenu par le C.C.N de Rillieux-la-Pape/Cie Maguy Marin pose l'expérience d'une cohabitation de 4 chorégraphes dans un même lieu, de septembre 2009 à novembre 2010. Dans ce contexte je crée Menteuse (octobre 2010), un solo invité par le collectif Loge 22 à participer au Festival itinérant Spider (Athènes/Slovénie/Lyon). 

 

 

 

Compagnie Zélid

http : //www.zelid.fr

                    

 

 

Zélid est une compagnie chorégraphique installée à Saint-Etienne depuis 1994, fondée par Florence Girardon, danseuse chorégraphe, Alberto Hechevarria Rodriguez, danseur, Cathy Ray costumière et Valérie Colas, éclairagiste.


Après une série de pièces construites à partir de la littérature, Florence Girardon entame en 1998, un cycle de cinq créations sous l’intitulé dont actes. Son propos est de confronter arts et écritures, pour traduire un état du monde, à travers la fragmentation et la superposition des signes. Pour ce projet, la compagnie est accueillie en résidence pour trois ans au Théâtre du Merlan /Scène Nationale de Marseille, et inaugure en 1999 l’Accueil-Studio du CCN de Rillieux-la-Pape / Cie Maguy Marin. Par ailleurs elle produit une pièce à destination du jeune public, mirabile pour L’Opéra-Théâtre de Saint-Etienne.


Après une parenthèse en solo avec désir_s 1 de révolution accueilli en résidence de création à l’Espace des Arts/Châlon-sur-Saône, la compagnie renoue entre 2003 et 2005 avec les projets au long cours pour paysages_mondes  [1], [2], [3] un cycle de trois pièces travaillant les interractions entre les corps et les paysages.


A côté de ce projet [paysages_mondes] Florence Girardon développe depuis 2004 des collaborations avec plusieurs metteurs en scène de théâtre de la région Rhône-Alpes. Elle a ainsi co-écrit avec Mourad Haraigue (Cie Le Dérailleur) Flux, une pièce déambulatoire pour 60 piétons dans le centre-ville de St Etienne en 2005 et participé au projet Une Orestie de Philippe Vincent (Cie Scènes) pour lequel elle chorégraphie décadrages en association avec Dominique Uber.


En 2007 elle co-signe avec Philippe Vincent Tout est au possible dans le meilleur des mondes, mieux ! et lance la création du projet Récréatives pour la saison 2007/2008, un diptyque de pièces courtes données à voir dans les cours d'écoles élémentaires, pendant les temps de récréations, par surprise, couplé à un travail pédagogique mené auprès des classes pendant une semaine entière. 


En 2009/2010, dans le cadre d’une résidence d’un an au Centre Chorégraphique National de Rillieux-la-Pape/Cie Maguy Marin, associant plusieurs chorégraphes de la région lyonnaise (Cécile Laloy, Jean-Emmanuel Belot, Ennio Sammarco) Florence Girardon crée L’inquiétant, Troisième Solo.


En 2011, parallèlement au lancement de l’aventure FAçADES, Florence Girardon collabore à nouveau avec le metteur en scène lyonnais Philippe Vincent pour le projet Un arabe dans mon miroir, créé en juin 2011 au Caire et repris ensuite en France et pendant un mois à l’Irondale Center à New-York.

Why fund it?

Les fonds collectés serviront à :


- l'embauche d'une personne à mi-temps pendant 2 mois, chargée d'assurer la coordination logistique de cet évènement. (1800 €)


- l'impression de 250 affiches et 1000 tracts (300 €) dont la maquette a été réalisée par les étudiants du Lycée professionnel Sainte-Marie, et au tirage papier sur un format 50cm X 50cm de 40 portraits des habitants qui seront utilisés pendant la performance. (400 €)

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Quoi qu'il advienne de ce projet, bravo à toi Cécile ma fille, d'avoir essayé. On ne regrette dans nos trop courtes vies, que ce qu'on n'a jamais osé entreprendre. Ton PAPA