Soutenez le film documentaire "Fahavalo" pour partager la mémoire de l'insurrection de 1947 à Madagascar.

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Présentation détaillée du projet

 

A Madagascar en 1947, les rebelles insurgés contre le système colonial sont appelés fahavalo, «ennemis» de la France. Les derniers témoins évoquent leurs longs mois de résistance dans la forêt, armés seulement de sagaies et de talismans.

 

"Fahavalo, Madagascar 1947" est un long métrage documentaire écrit et réalisé par Marie-Clémence Andriamonta-Paes. Le film est presque terminé. Nous sommes en post production, et nous avons besoin de votre soutien pour payer la restauration et les droits des archives, pour pouvoir lancer le film et avoir le droit de les diffuser pendant les 10 prochaines années.

 

DECOUVREZ LA BANDE-ANNONCE

 

 

Kely sisa dia ho vita ity sarimihetsika « FAHAVALO, MADAGASCAR 1947 » ity. Naka sary sy feo ireo vavolombelona izahay, nandavorary ny fanatontosàna mba ho afaka havoaka sy hojerena ao Frantsa, ao Madagasikara sy any amin’ireo karazana Donia (Festivals) isanisany manerana an’izao tontolo izao izy io. Ilaina vidiana anefa ny zo ahazoana mampiasa ireo tahirin-tsarimihetsika fahiny ao anatiny. Fananan’ny British Pathé any Londres na an’ny INA na an’ny Cinémémoires ao Frantsa ireo. Tsy fanananay ireo tahiry ireo ka mila aloa vola mba ho afaka aseho mandritra ny folo taona ho avy ny sarimihetsika « FAHAVALO, MADAGASCAR 1947 ».

 

POURQUOI CE FILM ?
 

La  rébellion malgache de 1947 est une histoire dont on ne parle pas ou si peu. C'est un sujet tabou et douloureux que l'on n'ose pas aborder, que l'on soit Malgache ou Français, on ne la trouve ni dans les livres scolaires, ni dans les conversations et encore moins dans les media. J’ai voulu donner à entendre le point de vue de ceux qui étaient présents au moment des faits, ceux qui ont pris le maquis, ceux qui ont résisté de long mois, ceux qui se sont battus pour la liberté, ceux qui étaient juste des enfants mais qui ont eu le temps de réfléchir depuis 71 ans. On ne peut pas « défaire » la rébellion et ses conséquences, mais ce film veut contribuer à transmettre la mémoire des anciens, le point de vue des malgaches sur cette lutte d’indépendance.

 

 

Ce film raconte un épisode méconnu de notre histoire. Il s’agit de l’histoire de Madagascar bien entendu mais elle concerne aussi la France et bien d'autres pays dans le monde : l'Allemagne, l'Angleterre, les pays d'Afrique de l'Ouest, d’Afrique du Nord et du Sud. Elle touche même l’Indochine et les États-Unis, car elle est liée à la seconde guerre mondiale... 

Filmer des témoins est une expérience très différente de lire une histoire dans un livre ou d'en entendre parler. Quand on fait face à leur regard qui en dit long. Plus que les mots, l'image filmée enregistre et restitue quelque chose d'intangible, qui provoque l'émotion. Plus qu'une histoire, c'est une expérience : la rencontre avec les témoins. Écouter ce qu'ils ont à nous dire, et surtout ce qu'ils n'ont pas réussi à oublier. 

 

 

 

POURQUOI MOI ?

 

Ma mère m'a raconté, un jour, presque par hasard, qu'elle apportait de la nourriture en prison à son père en 1947. Je lui ai demandé pourquoi. Elle m'a répondu qu'elle ne voulait pas en parler. Cela a déclenché mon besoin de savoir. Mais comment faire pour trouver une chose dont on ne parle pas ? Je n'ai pas connu mon grand-père, qui est mort en 1948. Mais je suis allée dans les archives et j'ai rencontré les historiens spécialistes de la question. Je n’ai rien trouvé de précis sur mon grand-père sauf que la prison de Fianarantsoa où il a été emprisonné avait un taux de mortalité comparable au camp de Buchenwald d’après Fremigacci. Mon grand-père était en effet mort d’une maladie contractée dans cette prison, mais je l’ai su par hasard, 60 ans après les faits. Comme si cette histoire avait été refoulée, rendue invisible. Le besoin de comprendre, l’envie de libérer les conversations familiales, le droit de savoir m’ont aidée à tenir le cap pendant ces longues années, malgré les obstacles, le refus des chaînes de TV françaises à soutenir ce projet notamment.

 

 

QUI SOMMES NOUS ?

 

Marie-Clémence Andriamonta-Paes, la réalisatrice

De nationalité malgache et française, Marie-Clémence Andriamonta Paes a passé son enfance à Madagascar. Elle est auteur et productrice de documentaires primés dans les festivals internationaux (Cinéma du Réel, Liepzig, Fribourg, Festival Jean Rouch...). Avec son mari Cesar Paes, ils ont signé notamment "l'Opéra du bout du monde", "Saudade do Futuro", "Le Bouillon d’Awara", "Aux guerriers du silence", "Angano… angano… Nouvelles de Madagascar""Fahavalo, Madagascar 1947" est son premier film en tant que réalisatrice, il a été motivé par la volonté de comprendre l'histoire de l'insurrection de 1947 à Madagascar.

 

Cesar Paes, le chef-opérateur 

Cesar Paes est un documentariste brésilien né à Rio de Janeiro. Avec Marie-Clémence, ils ont fondé Laterit productions en 1988 à Paris où ils résident et où leur trois garçons sont nés. Comme chef-opérateur, il a travaillé avec Raoul Peck, Jean-Henri Meunier, Sandra Kogut, Camille Mauduech...

 

"Leurs films laissent parler la poésie et font naître cette émotion qui procure de la joie et réveille les consciences. Marie-Clémence et Cesar Paes disent des choses engagées et sérieuses, mais ils le font en nous plaçant dans un état de rêve éveillé où il n'est pas essentiel de tout saisir d'un coup, puisque la présence des personnes, la couleur, le rythme et la pertinence de leurs discours vont rester en nous, puisque les traces du film font un travail en profondeur qui soudain nous interroge dans un sursaut sainement perturbateur. La démarche des Paes s'appuie sur le respect de l'autre; le temps de son approche, de son écoute." Martine Armand pour le Festival International de Fribourg.

 

 

Régis Gizavo, le compositeur

La musique de Régis Gizavo joue un rôle central dans la narration de ce film, parce qu’elle épouse si bien les images d’archives et qu’elle nous transporte telle une musique de transe.  

 

Régis Gizavo est né en 1959 dans le sud de Madagascar, ce musicien exceptionnel a réinventé l’usage de l’accordéon qui lui a valu un Prix découverte RFI en 1990. Il a accompagné Cesaria Evora, Christophe Maé et il avait même chanté avec i Muvrini. Régis a reçu une bourse SACEM /  brouillon d’un rêve SCAM pour composer la musique originale de  FAHAVALO. Après avoir vu des archives et quelques séquences tournées à Madagascar, il avait enregistré dans le studio de son ami Goraguer cinq morceaux interprétés par lui seul à l’accordéon ou à la guitare, et nous devions enregistrer les morceaux choisis avec d’autres instruments sur le film monté en aout 2017. Régis est malheureusement décédé soudainement le 17 juillet 2017 alors qu’il était sur scène en Corse et que nous étions en plein montage. Ses enregistrements maquette ont été intégrés tels quels dans la bande son et apportent une émotion rare au film. 

 


L'EQUIPE DE PRODUCTION

 


Au premier rang au centre : Agnès Contensou, productrice et directrice de post production du film FAHAVALO, elle a également travaillé sur "Ady Gasy" de Lova Nantenaina, et sur le montage et la post production des films de Marie Clémence et Cesar Paes depuis "Le Bouillon d'awara", et notamment "Saudade do Futuro" et "Mahaleo"
Au premier rang à droite, Viviane Dahan productrice associée à Les Films du Bosco. Elle est à l’initiative du film de Pierre-Oscar Lévy "Premier convoi", a produit plusieurs documentaires dont la collection de 4 films documentaires de Sylvaine Dampierre avec Bernard Gomez "D’un jardin, l'autre...", mais aussi "Le Réseau Marcel" de Maria Landau et Jacqueline Sigaar et Marcel Hanoun, "Jeanne, aujourd'hui". Elle a accompagné le projet FAHAVALO depuis le développement jusqu'à la direction de production.

A gauche : Les frères Paes, tous deux nés en région parisienne. A gauche Tiago, 25 ans, étudiant à l’école d’Arts St Luc en Belgique, photographe et assistant à la réalisation sur le tournage de "Fahavalo". A droite Gabriel, 28 ans, monteur, a restauré et monté toutes les archives film 16 mm du fonds Mémoires de Madagascar, il a également co signé le montage du film avec Paul Pirritano. 

Paul Pirritano (absent sur la photo) est monteur, âgé de 30 ans il a travaillé entre autres avec Jean Henri Meunier en fiction et en documentaire, Roshanak Kashan. Il a mis à contribution sa grande expérience du travail de montage de films parlés en langue étrangère, notamment l'arabe avec Karim Dridi ("Quatuor Gallilée"), le russe avec Anne Laure Bonnel pour "Donbass". Sa distance avec le sujet et la langue ont été très féconds pour le montage du film. "Fahavalo".

 

 

Laterit Productions

Laterit productions est un société de production, de distribution et d'édition indépendante fondée à Paris en 1988 par Marie-Clémence et Cesar Paes. Son objectif est de produire des films de qualité pour promouvoir une meilleure compréhension entre les cultures. 
Au catalogue, les films des Paes, et d'autres films de Madagascar, d'Afrique et des îles tels que "Ady gasy" de Lova Nantenaina, "Mahaleo" de Paes & Rajaonarivelo, "Batuque" de Julio Silvao Tavares...

Plus d'info sur nos films www.laterit.fr

 

 

 

FAHAVALO PRESSE

La critique du film "Fahavalo" de Marie-Clémence Andriamonta Paes par Tue Steen Muller

 

"Le film en tant que film est excellent, tout ce que je sais sur Madagascar, je l'ai appris par Marie Clémence et Cesar et à travers leurs films " Tue Steen Muller.

LIRE LA CRITIQUE DE FAHAVALO ICI (en anglais)

 

 

Article de l'Humanité

Marie-Clémence Paes parle du film "Madagascar 1947: Fahavalo"

 

Lire l'article de l'Humanité ICI

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

NOUS AVONS BESOIN DE VOUS POUR ALLER AU BOUT !
 

Pourquoi ce financement participatif: Nous en sommes aux dernières étapes de la production, et le film est presque terminé. Nous avons besoin de VOUS. Avec votre soutien, nous pourrons finaliser et lancer le film. Nous vous sollicitons pour payer les dernières dépenses de post-production. Le plus gros poste de dépenses est le règlement des droits des archives, pour pouvoir diffuser le film pendant les 10 prochaines années. Ensuite, si nous en avons les moyens, nous pourrons restaurer les archives (visuelles et sonores). Enfin, une partie du financement servira à inscrire le film dans les festivals du monde entier.

 

Droits d'archives filmées : 3, 506.14 € (44%) : la part la plus importante de la collecte servira à payer les droits des archives filmées (auprès de British Pathé et Cinémémoire). Ces droits acquittés, cela nous permettra de montrer le film pour les 10 prochaines années dans les festivals (et dans les cinémas en France et à Madagascar). 

Droits d'archives sonores : 1, 862 € (23%) : nous devons aussi régler à l'INA des droits pour utiliser 4 minutes d'archives sonores provenant de la radio des années 40. Également pour une durée de 10 ans.

Restauration du son : 1, 542 € (19%) : cette somme servira à nettoyer et restaurer le son d'époque pour le rapprocher des normes actuelles et le rendre acceptable à nos oreilles d'aujourd'hui !

Scan HD : 892.62 € (11%) : frais techniques de transfert en numérique HD des archives filmées à l'origine en pellicule 16mm.

Scan SD : 124.33 € (2%) : Frais techniques de transfert SD de contrôle

TOTAL:   7 927,10 €

Laterit productions percevra l'intégralité de la collecte.

 

Nous vous remercions d'avoir pris le temps d'en apprendre plus sur notre projet et cette campagne.

 

 

Si par bonheur nous dépassons l'objectif, il nous reste encore beaucoup de choses à financer... Les étapes suivantes :
Mastering  et harmonisation son à 24 images pour DCP : 2 500,00 €
Version sous titrée Anglais :  2500,00 €
DCP version anglaise : 1400,00 €
Affiches 120x160 pour les salles : 2 000,00 €  
Relations presse et communication : 4 539,56 €

Derniers commentaires

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Bon vent à Fahavalo, que j'espère bientôt voir sur nos écrans à Perpignan! Lanja (filleule de JClaude R.)
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Chers amis, petite participation, désolée de ne pouvoir faire plus, mais je vais faire circuler dans mon réseau la demande de financement participatif. Je croise les doigts pour que vous puissiez très bientôt débloquer les droits afin que ce film nécessaire sur un drame et une époque oubliée puisse être vu par un grand public. Vous y arriverez j'en suis sure.
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Beau projet, premier film d'un point de vue d'une femme réalisatrice malgache sur la rébellion de 1947. Chapeau et à très vite pour la sortie en salle !