Grâce à vos dons, même les plus minimes, vous pouvez aider la création du prochain spectacle de notre compagnie. Chaque don compte !

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Présentation détaillée du projet

Aux origines du projet

Après avoir fait se croiser Ribes, Dubillard et le poète Guillevic dans le spectacle « Monstres »après avoir suscité un dialogue entre La Fontaine, Anouilh, Hugo et quelques autres grands fabulistes dans « Fables et affabulations », après être allés, dans « Tardieu’s Comedies – un cabaret », à la rencontre d’un auteur, Jean Tardieu, dont l’œuvre théâtrale jette un pont entre ces deux rives du fleuve littérature que sont la poésie et le théâtre, nous avons eu envie d’une pièce, d’une histoire à raconter, tout en gardant présent dans notre travail tout ce qui a fondé et irrigué nos différentes créations. 

 

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En ne perdant pas de vue ces mots de Jean Tardieu qui avaient lancé notre précédente production : « S'intéresser à l'objet scénique plus encore qu'au sujet de la pièce, commencer chaque fois par un prétexte formel et s'efforcer ensuite, mais ensuite seulement, de faire entrer dans ce cadre les significations et les valeurs, bref de chercher l'humain par et à travers le rituel. », ces mots qui nous donnaient le sentiment que nous creusions au bon endroit, où se rejoignaient les précédentes créations et interrogations de notre troupe, qui à sa manière depuis ses débuts cherche aussi l’humain par et à travers le rituel en ne perdant pas de vue ces mots donc, nous nous sommes mis en quête d’une pièce pouvant satisfaire notre envie d’histoire, de fable, notre besoin de jouer en troupe ; une pièce qui nous permettrait d’assouvir nos envies de moments choraux, musicaux, quasi chorégraphiés, l’occasion d’un nouveau travail sur des choix esthétiques marqués.

C’est une pièce découverte au début des années 80 (clin d’œil à M.P. Bachelet) qui allait emporter les suffrages de la troupe, au cri de « On n’a rien compris mais qu’est-ce qu’on a ri ! »…

De nouveau « s'intéresser à l'objet scénique plus encore qu'au sujet de la pièce… ».

 

La pièce

Écrite dans la foulée des "zévénements" de mai 1968, cette pièce, Il faut que le Sycomore coule de Jean-Michel Ribes, fait écho à tous les espoirs de changements que ce mouvement sociétal a suscités, à la remise en cause de bon nombre des codes existants, même si on y voit bien que Jean-Miche Ribes ne se montre jamais dupe et qu’il teinte cette espérance d’ironie, de distance, voire d’un léger cynisme, qui n’est que le corollaire de sa lucidité.  

 

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Plus de quarante ans après son écriture, les enjeux traités (les choix politiques, la quête du pouvoir, la manipulation, le conspirationnisme, le rapport à la religion, au sacré) sont toujours d’actualité ; il suffit d’ouvrir son journal, d’allumer son ordinateur, la télévision ou n’importe quel poste de radio pour s’en convaincre. Certes les rapports de force géopolitiques ont évolué, le mur de Berlin est tombé, mais l’homme reste homme, "la chair est faible, hélas...", l’argent est roi et le bateau continue d’avancer vers un avenir de plus en plus sombre et incertain.

 

Tout à la fois « facétieuse revue d’étudiants dans le style des Branquignols, allégorie burlesque, pudique et impertinente, grosse farce pleine de symboles généreux et tristes, réflexion nullement frivole sur la vie qui s’en va », cette pièce est dédiée à Raymond Queneau, et ce n’est pas un hasard. « Les personnages sont, peinturlurés en farce énorme, les acteurs et les mystères de notre temps, tel qu’il coule » ; et les spectateurs sont confrontés, mine de rien, à notre époque angoissante, à ce monde qui semble courir à sa perte… en n’oubliant pas d’en rire pour ne pas avoir à en pleurer. Et tout cela avec une verve, une invention poétique et un goût du langage qui sont depuis ses débuts la signature du facétieux et talentueux Jean-Michel Ribes.

 

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Les choix esthétiques et scénographiques

Nourri de pop culture, Jean-Michel Ribes a fait de cette pièce le réceptacle de ce foisonnement si caractéristique de la fin des 60’s et du début des 70’s. On n’ira pas jusqu’à énumérer toutes les références présentes, ce name-dropping, pratique actuelle très en vogue, n’aurait pas grand intérêt. Cependant, impossible de ne pas voir dans nombre des personnages des sortes de doubles à la louche, dévoyés, floutés, issus des bandes dessinées d’Hergé. Les voilà embarqués sur le Sycomore, comme pour une croisière sur le Shéhérazade de l'album "Coke en stock", où Rastapopoulos, ennemi juré de Tintin, reçoit ses invités qui ignorent tout de ses activités criminelles car il y apparaît sous le masque du Marquis di Gorgonzola, lui-même déguisé en Méphisto de Faust. Clin d’œil des symboles et des mises en abyme. L’esprit de l’enfance dont Ribes se revendique est bien présent, mais il a du plomb dans l’aile…

La croisière s’amuse certes mais pour un temps seulement, le mal est en embuscade… le ver est déjà dans le fruit… le paradis est perdu.

 

Pour le choix des costumes et des décors, nous avons donc retenu la leçon du créateur de Tintin : aplats de couleurs vives, peu de détails, mais de la précision. Notre bateau ne sera que suggéré et s’inspirera d’éléments figurant dans certaines vignettes ou planches marines des albums de Tintin.

Comme cette fable joue dans la cour de l’hénaurme et du grotesque et qu’elle louche également du côté des revues de cabaret et de l’outrance, nous avons pris le parti de jouer masqués ou fortement maquillés. La présence des masques de catch mexicains au cours du prologue porte également cette volonté d’une esthétique marquée (les couleurs et les symboles) et du jeu dans le jeu, car, comme chacun le sait, le catch « c’est vrai et pas vrai ».

Comme le théâtre, ce « mensonge qui dit toujours la vérité ».

 

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La musique

Nous l’avons à nouveau voulue omniprésente, quasiment personnage du spectacle à part entière, incitant à la danse.

Au départ, c’est la présence de ces mots de Jean-Michel Ribes, dans les notes figurant en préface de la pièce dans l’édition de l’Avant-Scène Théâtre d’octobre 1976, qui nous a lancés sur cette voie : « Je l’ai donc écrite [cette pièce] en sautant, dansant, par bouffées de chaleur, trépignant, dégoulinant, hurlant, et rigolant. » ; cela relayé très vite par notre envie d’un spectacle musical pour continuer l’aventure commencée avec le groupe Ditto-Ditto.

 

 

Outre les créations originales, nous avons puisé dans un répertoire populaire en phase avec l’esprit, l’époque de la pièce et les recommandations de l’auteur. La plupart des morceaux présents sont créés et/ou arrangés par Philippe Senoyer, talentueux leader du groupe Ditto-Ditto, et chantés par les comédiens ou Ani Casals, subtile voix de Ditto-Ditto. En résumé, c’est donc une fois de plus dans une idée de cabaret, de revue, que la Compagnie Le Bout du Bout du Banc souhaite entraîner les spectateurs, pour une plongée en apnée vers l’univers déjanté, drôle, loufoque et poétique du early Jean-Michel Ribes, en croisant au passage les musiques et les mots de divers auteurs de la variété française et internationale de cette époque échevelée que fut la fin des années 60 et l’entrée dans les seventies.

 

Le public visé

Ce spectacle s’adresse à tout public à partir de 10 ans.

Un projet pédagogique associé visera essentiellement les élèves du nouveau Cycle 3 (CM1, CM2, 6e), du Cycle 4 (5e, 4e, 3e) et leurs parents.

 

Qui sommes-nous ?

La compagnie est dirigée par Pierre-Yves Refalo, conseiller pédagogique et professeur des écoles maître-formateur à Paris, également comédien et metteur en scène.  

 

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Depuis la création de cette compagnie, de par notre spécificité d’enseignants-comédiens, nous essayons de tisser des liens avec des enseignants de Cycle 3 et de Collège autour de nos projets. Ce spectacle se veut donc à nouveau l’occasion d’un travail au sein des classes inscrites dans le projet, en amont et en aval de la sortie au théâtre, autour de la pièce présentée, permettant ainsi aux élèves et à leurs parents, lors de la représentation, de reconnaître les différents éléments travaillés en classe mis en scène et donc d’assister au spectacle non en consommateurs de produits culturels mais en spectateurs avertis.

 

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À quoi servira la collecte ?

Il s’agit, grâce à vos dons, même les plus minimes, d’aider pour partie au financement de la création de notre prochain spectacle, Il faut que le Sycomore coule de Jean-Michel Ribes, qui s'inscrit dans la programmation officielle du Théâtre Douze à Paris, pour une série de 11 représentations, du 25 avril au 6 mai 2017.

Jusqu'à récemment, notre compagnie, Le Bout du Bout du Banc, composée essentiellement d’enseignants du premier degré, n’avait pas vocation à s’inscrire dans la programmation professionnelle d’une salle de spectacle quelle qu’elle soit. La proposition qui nous a été faite d’intégrer à nouveau la saison officielle de ce théâtre parisien fait suite au beau succès rencontré dans ce même lieu par notre précédent spectacle, Tardieu's comedies, en septembre 2014. C'est une occasion que nous ne pouvons pas laisser passer pour ce qu'elle représente de défi à relever, d'aventure humaine à vivre.

Et l'expérience enthousiasmante vécue en septembre 2014, encore présente dans tous les esprits et coeurs des comédiens de la compagnie, nous encourage à embrasser cette nouvelle aventure.

 

Cependant, intégrer la programmation professionnelle d'un théâtre parisien implique de s'acquitter d'un certain nombre de taxes et de frais incontournables :

- la location de la salle, incluant la présence d'un technicien (2100 euros)

- la taxe SACD (1200 euros)

- la taxe SACEM (500 euros)

- la communication : affiches, flyers, programmes (1000 euros)

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Dépenses auxquelles viennent s'ajouter les frais occasionnés par les choix esthétiques et scénographiques liés à la pièce elle-même et le grand nombre de personnages y figurant :

- la réalisation de petits films vidéos (900 euros)

- la fabrication de masques pour chacun des personnages (2300 euros)

- la création de maquillages en lien avec chacun des personnages et son suivi (800 euros)

- l'achat des différents costumes et accessoires (1500 euros)

- l'achat du matériel pour réaliser les décors (1300 euros)

 

La part de ce financement participatif dans notre budget global concernera principalement les différents postes suivants :

 

- création des maquillages et présence d'une maquilleuse (800 euros) ;

- réalisation des films vidéos (900 euros) ;

- achat du matériel pour réaliser les décors (1300 euros).

 

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Si par bonheur, la somme récoltée venait à dépasser le plancher fixé, le poste "communication" se verrait augmenté prioritairement. Donc des d'affiches en plus grande quantité, des programmes en couleur, des flyers cartonnés, etc. Donc de meilleures chances de rencontrer un public nombreux...

 

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Les contreparties promises en fonction de votre don vous seront adressées :

- pour ce qui est des invitations au spectacle lui-même : début avril 2017, et vous venez à la représentation de votre choix ;

- pour toutes les autres, en septembre 2017. Merci à toutes et à tous ! Que flotte le Sycomore !

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Le Bout du Bout du Banc

Créée en 2006 dans le cadre d’une association loi de 1901, la Compagnie Le Bout du Bout du Banc, dont le siège social se trouve dans le 19e arrondissement de Paris, a pour vocation : • de promouvoir la réalisation et la diffusion d’œuvres artistiques liées en particulier au spectacle vivant ; • de favoriser la diffusion des connaissances et techniques... Voir la suite

Derniers commentaires

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Bonne traversée
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Hâte d'embarquer !!!
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Bravo pour ce nouveau spectacle. Au plaisir de vous voir très bientôt. MCL