Troisième édition du festival Afropixel à Dakar ! du 11 au 20 mai, une programmation autour des biens communs en Afrique, à travers les nouvelles technologies et la création artistique. Artistes, informaticiens, penseurs partagerons leur vision comme autant d'expériences à multiplier.

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The project

AfroPixel # 3 "Création, cultures et savoirs en commun" se déroulera du 11 au 20 Mai 2012, dans le cadre OFF de la biennale de Dakar. Pour sa troisième édition, le festival Afropixel a choisit d’axer sa programmation autour de la question des Biens communs, sur le continent africain, et dans les contextes du Sud, via l’angle des nouvelles technologies et de la création artistique.



 

Les biens communs décrivent les biens qui sont à tous mais qui n’appartiennent à personne. L’eau, l’air, les forêts ainsi que les océans; une langue, un paysage, un code source informatique, des savoirs, un espace public, une création artistique, tous peuvent être traités comme des biens communs, à partir du moment où une communauté de personnes est unie par le même désir de prendre soin et partager cette ressource collective.

 

Il s’agit pourtant de biens au service de l’intérêt général, facteurs de transformation sociale, qui ont de plus en plus tendance à être considérés comme de simples produits de consommation.

 


Si l’Afrique, société avant tout “communautaire” tend à abandonner certaines de ses valeurs et richesses traditionnelles, elle est en même temps capable de retraduire et de “mixer” naturellement la modernité avec son passé. Il en ressort un cadre extrêmement riche et complexe, bien utile pour arriver à penser ensemble ce que nous pouvons partager et comment.

 

Depuis ses débuts en 2002, Kër Thiossane a toujours mis l’accent sur cette nécessité de partage autour de la création artistique et des nouvelles technologies. Une manière d’apporter des outils pour l’expression et la création de nouveaux imaginaires, ainsi que la ré-interprétation des anciens.


 

 

Dans ce cadre, les nouvelles technologies et leur approche artistique peuvent rendre visible et questionner les biens qui nous rassemblent, tout en donnant du sens au fait de constituer une communauté.

 

Afropixel invitera artistes, informaticiens, chercheurs, penseurs, acteurs de la société civile à échanger et à exprimer leur point de vue sur ce concept de biens communs à travers des expositions, ateliers, performances et débats.


Pour cette programmation Afropixel#3 présentera


--> Le travail d'installation“Intangibles”
de Trinity Session (Afrique du Sud) 


Après avoir été présentée pour la première fois dans sa globalité en mars 2012, à Johannesburg, la série d'oeuvres multimédias réalisées par Trinity Session au Sénégal, en Martinique et au Mali, en 2010 / 2011, tout au long du projet d'essaimage et de jumelage Rose des Vents Numériques, sera cette fois-ci présentée dans les rues de Dakar.


--> La proposition de Yassine BALBZIOUI artiste multi-facettes du Maroc avec sa «Jungle Box».


Après un mois de résidence l'artiste Yassine Balbzioui expose son projet d'installation Jungle Box inspiré par les fables animalières « Kalila Wa Dimna ». Un projet d'installation inspiré par les fables animalières « Kalila Wa Dimna ». Une manière de mélanger ces histoires « universelles » - accessibles à tous – avec des histoires contemporaines racontées par les gens de Dakar.


--> Ouakam Village de Dakar Installation de photographies d'Elise Fitte-Duval



Les portraits des habitants d'Ouakam réalisés par la photographe Elise Fitte-Duval exposés dans les rues de ce quartier de Dakar. L'artiste Elise Fitte-Duval a rencontré les habitants des premiers quartiers de Ouakam afin de faire leur portrait dans l’environnement du «village» et de prendre leur témoignages. Elle a été interpellé par ces espaces de vie et la façon dont le village a évolué en fonction des nouvelles réalités de la ville.

 

--> L'exposition virtuel AtWork avec les carnets Moleskine offerts par des artistes africains.

 

AtWork est un projet de lettera27 naissant de la collection de carnets de notes donnés par différents auteurs en soutenant les activités de lettera27 et se développant dans un premier temps sous forme d'exposition on-line. AtWork_Dakar ne se limite pas à placer les carnets de notes dans un espace virtuel mais conjugue deux différentes voies, mise en forme et enregistrement, puis archivage de l’expérience : technologies numériques et carnets de notes, manualité et ingénierie, passé et présent.

 


--> “Demodrama Faces”




Des performance réalissées avec des masques numériques par de jeunes artistes sénégalais en collaboration avec le collectif Démodramaface (Espagne).

 

Le festival proposera également des espaces de laboratoire pour la création et le partage des savoirs:


--> L'atelier de WebTV avec des participants, sénégalais, béninois, belge et français pour couvrir et accéder à tout moment au festival en live !


Une atelier qui vise à enrichir la mémoire des arts vivants de l’espace culturel francophone à travers la mise en ligne d’une base de données couvrant différents événements culturels, dans cas le festival Afropixel. L'atelier Webtele vont former 5 sénégalais, 1 béninois, 1 français et 4 Belges aux outils numériques, à la pratique de l’image, du son et de la vidéo numérique. En partenariat avec: Artisttik (BENIN); La Manufacture (FRANCE) TechnocIté (BELGIQUE)

 

--> L'atelier AtWork avec l'artiste KANSI et de jeunes dakarois pour travailler sur des carnets Moleskine autour de la questions des biens communs.


 

--> L'atelier de sérigraphie mobile Dakartypo pour imprimer et concevoir des slogans sur les "biens communs"



Dans la continuité du workshop du mois de mars, un atelier de sérigraphie mobile vas être mis en place, qui permettrait d'imprimer sur les différents lieux du festival les visuels de communication, et les slogans "biens communs", qui pourraient être conçus in situ. Le public aurait la possibilité d'imprimer sur des t-shirts amenés par ses soins ou sur des affiches, mais aussi de préparer graphiquement des visuels dont ils pourraient suivre ensuite le processus de fabrication sérigraphique.

 

--> L'Atelier Fablab DYR “Defko Yaw Rek” (“fais le toi même” en wolof)


Il s'agit de construire avec le Templab (France), des bidouilleurs, électroniciens populaires, informaticiens et autres curieux le une machine à recycler les déchets plastiques en un fil de 3 mm. Une expérience qui essaye construire collectivement le concept du fablab, en tenant en compte des savoirs faire locaux africaine dans le milieu urbaine.


--> Débats sur les Biens Communs

 


Des débats suite aux "Petit Dejenuers en Commun" qui ont eu lieu à Ker Thiossanes depuis janvier 2012. Des artistes, des intellectuels, des voisins du quartier vont discerner une série d'interrogations autour du concept “biens commun” en Afrique, et plus particulièrement dans le contexte urbain.

 

Sans oublier, une ballade dans Dakar, suivant la carte collaborative « 3D Fiction Dakar Deadrop ». Un parcours permettant de récupérer sur douze clés USB insérées dans les murs de la villes, les différents chapitres de l'ouvrage d'anticipation sur Dakar 2050, issus d'un atelier d'écriture collaborative à Kër Thiossane, en mars.


Et plus de surprises afin de rendre visibles les biens qui nous rassemblent, en donnant du sens au fait de vivre en communauté.

 

Qui suis-je ?

Kër Thiossane a débuté ses activités en 2002 à Dakar. En 2003, avec la participation de la fondation canadienne Daniel Langlois pour l’art, la science et les nouvelles technologies, l’association ouvre un espace public numérique, dans le but d’offrir des activités autres qu’une simple consommation d’Internet, diffusée par les nombreux cybers qui existent au Sénégal.



 

Lieu de recherche, de résidence, de création et expérimentation, Ker Thiossane encourage l’intégration du multimédia dans les pratiques artistiques et créatives traditionnelles et cherche à soutenir le croisement des disciplines.

 

Kër Thiossane axe ses activités autour des recherches sur l’art et les nouvelles technologies, et sur ce qu’elles impliquent dans nos sociétés, au cours de résidences, de formations, de rencontres et de workshop. En 2008 elle met en œuvre le premier festival Afropixel qui porte sur les logiciels libres en lien avec les pratiques citoyennes en Afrique et dans les pays du Sud.

 


Kër Thiossane cherche à développer les échanges et les collaborations avec des structures du continent africain mais aussi à tisser des liens avec d’autres continents, et en particulier avec des pays du Sud.

 

 

Why fund it?

Les fonds collectés serviront à

Réalisation et impression de documents de communication : 500 €

Realisation de l'Atelier Fablab DYR “Defko Yaw Rek” pour construire une machine à recycler les déchets plastiques en un fil de 3 mm: 1000 €

Location de matériel pour l'organisation et l'encadrement du festival: 700 €

Impression d'affiches pour l'exposition: 800 €


 

 

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Kër Thiossane a débuté ses activités en 2002 à Dakar. Lieu de recherche, de résidence, de création et de formation, Ker Thiossane encourage l’intégration du multimédia dans les pratiques artistiques et créatives traditionnelles et cherche à soutenir le croisement des disciplines. Ker Thiossane axe ses activités autour des recherches sur l’art et les... See more