Soutenir un festival dédié aux réalisatrices, c'est leur offrir un fauteuil d'orchestre plutôt qu'un strapontin et bousculer les statistiques H/F

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Présentation détaillée du projet

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Comment est né ce projet ?

 

La naissance de ce festival vient d'un constat. Les femmes ont moins accès aux carrières de réalisatrices, metteuses en scène, ont moins d'argent pour faire des films et sont peu sélectionnées dans les festivals prestigieux.

 

Cette première édition ne compte pas aborder tous ces chantiers mais proposera un espace de diffusion, qui serait le reflet des singularités multiples du féminin à travers une sélection exigeante, de films réalisés par des femmes ou sur des femmes avec des personnages forts, trop souvent absents dans les récits cinématographiques. Si le talent n'a pas de sexe ! Alors ouvrons grandes les portes à tous les talents !

 

Un conte de Fée... aux choux

 

La Grande Histoire du cinéma avait pourtant bien commencé. En 1893, une femme rebelle, battante et brillante, Alice Guy Blaché (première femme cinéaste 1873-1968) nous fera entrer dans son pays des merveilles, avec une caméra, un regard de pionnière et un premier film "La Fée aux choux".

 

Hélas très vite, cette femme exceptionnelle et bien d'autres après seront évincées.

 

Pourtant, dans les débuts du cinéma, à Hollywood, Frances Marion, scénariste, Mary Pickford, productrice, Lois Weber, réalisatrice et bien d'autres ont pleinement participé à cette grande histoire.

 

Aujourd'hui encore

 

Si nous ne pouvons changer des institutions très lourdes, il est possible d'intervenir au moins sur les mentalités, d'être une force de proposition en faveur d'une plus grande diversité.

 

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Et puis, le grand méchant loup.

 

En 2014, 21% des réalisateurs en France sont des femmes et la moyenne européenne est estimée à 16,3 %. (Observatoire Européen de L'Audiovisuel).

 

Sans même parler de chiffres, le cinéma, pour ne citer que lui, est un miroir déformant de notre société. Les femmes sont encore et toujours des faire-valoir de la gente masculine. Elles poussent des cris de détresse, sont soumises à des jugements esthétiques, plaisent aux vieux quand elles sont jeunes, beaucoup moins quand elles progressent en âge, elles baissent les yeux, ont une température du corps plus élevée que celle de leurs homologues qui, de fait, n'ont pas besoin de se déshabiller autant. (?)

 

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Un nouveau festival sur Paris, pour quoi ? Pour qui ?

 

L'inconscient joue très fort. C'est pourquoi il faut proposer des films réalisés par des femmes sur des dizaines d'écrans, ce qui se fait déjà à Londres, Santiago du Chili, Vancouver, Auckland, Raba, Salé, Los Angeles, Florence toutes ces villes ont un festival qui prend en compte cette diversité de points de vue, cette altérité dans le genre.

 

De la visibilité avant tout.

 

Et en France ? Nous avons Créteil, bien sûr, un festival pionnier et d'ampleur mais Paris est absent. Investissons la capitale avec un public mixte et de toutes les générations.

 

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Pour que vive Femmes en Capitales

 

Aider à financer Femmes en Capitales, c'est, comme le dit Reine Prat ; adopter une démarche volontariste et collective en faveur de l'égalité. Il y va du contenu artistique, de sa diversité, partant de son rayonnement.

Un festival est le lieu privilégié de reconnaissance par les pairs.

 

Où ? Quand ?

 

Femmes en Capitales se tiendra la première année sur 3 jours, pour s'allonger après nous l'espérons. L'ouverture aura lieu à l'Arlequin le 24 février et les jours suivants 25 et 26 au Reflet Médicis.

 

Le programme mettra à l'honneur des films peu ou pas distribués en salles. Des films documentaires et des films de fiction. Nous nous attacherons à l'excellence artistique; la qualité du scénario; la mise en scène, l’originalité du sujet et tout ce qui fait la qualité d'un film.

 

A l'honneur pour cette première édition, un focus sur Alice Guy. Nous vous présenterons des documentaires inédits sur son histoire accompagnés d'une conférence documentée en dialogue avec Emmanuelle Gaume. Un après-midi Matrimoine en partenariat avec le collectif H/F.

 

Nous présenterons également une séance de films d'animation avec l'Association Française du Cinéma d'Animation, Les Femmes s’animent. En clôture, une avant-première et un duo de slameuses autrices et interprètes"Futur Oublié". Un accompagnement guitare-basse/voix et vidéo.

 

Les réalisatrices nous ferons l’honneur de leur présence pour dialoguer.

 

Les films, vous les aimerez ou vous les détesterez. Vous rigolerez ou pas. En tout cas, ils vous feront sûrement réagir.

 

Le projet est soutenu à ce jour par la SACD, marraîné par Julie Bertucceli et Nicole Cornu Langlois. D'autres partenariats sont en cours.

 

Qui sommes-nous ?

 

Florence Bébon, formation littéraire.

Titulaire d'un Master d'Ingénierie des Echanges Interculturels.

Responsable de la communication, des relations Publiques, de l'organisation et de l'animation des débats en salle, au cinéma du Palais à Créteil, pendant 15 ans puis, collaboratrion au Festival de Films de Femmes. Initiatrice et organisatrice du premier colloque « Genre et Cinéma ».

Militante au sein du collectif H/F Ile-de-France

 

Sonja Jossifort,

Sociologue de formation, Sonja Jossifort travaille depuis plus de quinze ans au sein de structures culturelles liées au cinéma ; la Maison du Film Court, le Fid Marseille, le Mois du Film Documentaire, le Jour le Plus Court et récemment a été Directrice de la Programmation aux Rencontres Films Femmes Méditerranée en région PACA. 

Elle est membre active aujourd'hui du Collectif H/F Ile-de-France, et du Mouvement pour l'égalité femmes-hommes dans les arts et la culture.

 

Régis Lebon,

Titulaire d'une licence en Etudes Cinématographiques et Audiovisuelles.

Pendant 7 ans, Chargé de Développement Pôle Images pour les Rencontres Cinéma-Nature (03)

Coordinateur de plusieurs actions autour de la musique de films (émisson de radio, rencontres avec des

compositeurs, articles...)

Chargé de diffusion pour The Nunk & le 61Crew

 

Véronique Godé

Attachée de presse

À quoi servira la collecte ?

Nous recherchons actuellement 5000 € pour payer une partie des frais techniques incompressibles du festival :  

- le transport des copies depuis les différents pays jusqu'en France.

- les conversions des copies au format demandé par la salle de projection.

- la création de sous-titres en français

- l'incrustation des sous-titres

- des billets d'avion pour nos invitées

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FEMMES EN CAPITALES est née sous l'impulsion de Florence BEBON qui a été, pendant 15 ans, Responsable de la Communication et des Relations Publiques au Cinéma du Palais à Créteil, puis collaboratrice au Festival de Films de Femmes, et de Sonia JOSSIFORT, sociologue de formation qui, travaille depuis plus de quinze ans au sein de structures culturelles... Voir la suite