Une jeune cyborg réalise que sa persona a été hackée et revendue à un laboratoire. Avec son acolyte, elle retrouve le coupable et se venge.

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Présentation détaillée du projet

Synpopsis

 

Li est un Fixer ([fiksœr]). Elle vend des informations et des services au plus offrant.

 

Lorsqu'elle se rend compte qu'un hacker avec qui elle a fait affaire a copié et revendu l'intégralité de sa mémoire à une société de clonage, elle décide de lui rendre une petite visite à la clinique cybernétique clandestine où il a ses habitudes.

 

Elle est accompagnée de Cobalt, son ami de toujours et tueur à gages professionnel.

 

 

Séquence 1 Intérieur Nuit. Atelier de Chouf.

 

Dans une pièce très sombre, des néons clignotent de fatigue et de vieux moniteurs informatiques affichent terminaux en mode texte et défilement de données alpha-numériques. Dans un coin, une vieille télé expose fièrement une neige clignotante. La pièce est une espèce de capharnaüm, un entassement de pièces électroniques, de matériel médical à l'aspect douteux et d'outils de mécanique barbouillés de cambouis. Les murs lépreux tiennent grâce à la couche de graphs qui les recouvre et le sol est encombré de débris divers. Le poste de travail de Chouf, brillamment éclairé par une lampe de bloc opératoire, contraste avec le reste de l’endroit.

 

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Chouf est habillé d'un bleu de travail salopette, par-dessus lequel il a enfilé une blouse de chirurgien. Ses mains sont gantées de caoutchouc, mais il n'a pas de masque. Une clope mal roulée lui pend au coin de la bouche. Son oeil gauche est recouvert d’une protubérance en fibre de carbone, autour de laquelle la chair a enflé en bourrelet. Celle-ci sert de support à un objectif zoom, dont on voit la focale changer en fonction de ce qu’il regarde.

 

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Devant lui, sur ce qui fut peut-être un jour une table d'auscultation, ou un fauteuil de coiffeur, un homme est allongé, dans les vapes, mais conscient. Il est recouvert d'un champs stérile depuis le nombril jusqu'aux genoux. Il n’a de champs stérile que le nom car il est marqué de plusieurs empreintes digitales à base de cambouis et de ce qui est sûrement de la moutarde. D'ailleurs, le sandwich entamé, et présumé coupable, est posé sur la desserte, avec les scalpels, clefs à molette et écarteurs inhérents à l'activité de Chouf.

 

Photo

 

 

Le scénario intégral :

Le scénario

 

 

NOTE D'INTENTION

 

Dans ce monde, prenant son existence « en creux », par ses différences avec le nôtre, la question qui se pose est celle de l’humanité. Qu’est-ce qui fait l’Homme ? Car si l’Homme a accès à la cybernétique, s’il peut modifier à loisir son corps, dans son apparence comme dans ses capacités, que ce soit pour améliorer les siennes existantes (force, endurance, acuité des sens) ou pour en ajouter des nouvelles (connexion à un réseau informatique, à différentes interfaces ou accessoires), ne devient-il pas machine ? Et surtout, où est la limite ? Ce cerveau dans une bulle de verre, nourri artificiellement et connecté au Réseau, est-il encore humain ? Et cet androïde, capable de réflexion et implanté dans un « corps » artificiel mais humanoïde, est-il encore une machine ? Ces questions semblent n'être que pure rhétorique jusqu’à ce que l’on pousse le parallèle jusqu’à se les poser pour cet homme placé sous respirateur artificiel, ou cet autre qui court aux Jeux Olympiques avec des spatules en carbone à la place des tibias. Il est bien évident que ces deux derniers sont indubitablement humains. L’humanité n’est donc pas une question ni d’enveloppe ni de capacités. Elle tient son siège dans un ensemble de sensations, de couples stimuli-réponses, dans des caractéristiques à la fois si ténues et si complexes qu’il semble possible de s’approcher d’une réponse, de la sentir, mais pas de la saisir.  L’objet du film n’est pas de répondre à cette question, mais de la considérer à travers un prisme différent qui lui apportera un éclairage particulier. Et, bien entendu, une fois posée la question de l’humanité, sont immédiatement soulevées celles du rapport à l’autre, de la capacité de disposer de soi, de vivre, de jouir sans entraver les mêmes capacités chez l’Autre.      

 

MISE EN SCENE

Pour porter autant que faire se peut l’attention sur cette question de ce qui fait l’Homme, l’univers devra paraître dur et froid. Tout est demi-pénombre, le monde visible n’est qu’une minuscule part d’une réalité plus vaste, inquiétante, éclairée par intermittence d'éclairs, d’étincelles, de lumières crues et froides qui ne font que rendre plus impénétrables les ténèbres environnantes. Les bruits incessants, électroniques et industriels agressent l’oreille et participent de l’angoisse omniprésente. C’est la dureté du monde qui rend la question de l’humanité cruciale.  De la même façon, les personnages seront cloîtrés derrière les murs de leur propre forteresse, leur enveloppe extérieure rendue dure comme la corne par le frottement incessant de la peur de l’Autre, du Dehors. Les rares moments où l’on découvre leurs faiblesses, leur imperfections n’en seront que plus intenses.  C’est dans les situations limites, extrêmes, à l’approche du point de rupture que l’humain prend sens. C’est devant la menace de son absence, ou confronté à la douleur, que l’on ressent le plaisir de la façon la plus aiguë.  Le travail de la lumière devra aider à recréer au maximum une ambiance proche des Films Noirs. Les personnages sont durs et crus, la lumière devra l’être aussi. La bande son devra être composée spécifiquement pour le film. On ne devra faire une différence que très progressive entre ce qui est bruit, ambiance et musique. Les sonorités industrielles, électriques, s’agrégeront en une « mélodie », agressive, désagréable, mais prenante, pour souligner, encore, la difficulté pour l’Homme de prendre sa place, de vivre pleinement dans cet univers.   

 

DECOR

Il s'agit d'un lieu unique, découpé en deux niveaux reliés par un monte-charge. Le premier espace est un atelier/bloc opératoire. Il tient à la fois du repaire de geek, de l'atelier de mécano de fortune et du bloc opératoire de campagne. Le tout est établi dans un squat, comme en témoignent les graffs au mur, l'absence de porte et l'état de délabrement général de la pièce. Celle-ci mesure à peu près 30m2, mais vu la pénombre et le capharnaüm, elle pourrait être bien plus grande tout en donnant l'impression d'être bien plus petite. Le second espace est le toit du bâtiment, parking désaffecté. Comme le reste des lieux, il est jonché de tout un tas de résidus divers, qui, selon leurs densités respectives, volettent ou se désagrègent. Un bord du parking est garni d'un préau en vieille structure Eiffel délabrée. Sous celui-ci est abrité un mur d’amplis impressionnant. Au loin, les lumières de la ville sont rendues diffuses par un mélange de pollution et d'humidité ambiante. Aucune végétation, même pas une mauvaise herbe rampante, ne survit à la pollution tant chimico-industrielle que sonore.  

 

PERSONNAGES

Chouf : Bourru et concentré, Chouf est un « med-tech ». A une époque où les corps ne sont que rarement biologiques à 100 %, il s'occupe de leur maintenance. A de solides connaissances en anatomie et en diagnostic, il a dû ajouter l'électronique et la programmation, ainsi qu'un peu de soudure et métalleries diverses, pour les gros dépannages. Il vit de l'implantation et de la réparation de prothèses cybernétiques, mais surtout de la programmation de puces d'interfaces avec la Matrice, ainsi que de la synthétisation des drogues qui permettent une utilisation efficace des-dites puces. Les milliards de peta-bytes accessibles par seconde dépassent la capacité de traitement de la partie consciente du cerveau des « Dancers » (cf plus bas, la note sur « Rowan »). Ils doivent donc atteindre un état de transe qui leur permet de filtrer « naturellement » le bon grain de l'ivraie, le pertinent du reste. Pour valider ses compétences, il s'est posé lui-même son implant oculaire. Il lui sert de caméra, de microscope à large spectre et est équipé de l'infrarouge et d'un amplificateur de lumière. Depuis, il s'est greffé une main interchangeable, ce qui est quand même bien pratique dans son métier. Deux pouces opposables, un scalpel sur l'auriculaire, une canule dans l’annulaire, tout cela peut se déclipser en un tournemain, pour être remplacé par une disqueuse, ou étrangement, une main humanoïde parfaitement réaliste.  

 

Li : Elle est la « fixer » éponyme. Elle vit de son commerce d'informations confidentielles, de drogues diverses, synthétiques ou informatiques, et de services toujours à la limite de la légalité.   Elle est vêtue de noir, d'un noir mat qui semble aspirer la lumière. Si elle est équipée en cybernétique, ses implants sont particulièrement discrets. Et, comme tout le monde, elle est dotée d'un port de carte d'extension au creux de la nuque. Elle est née dans la rue, dans une rue où, pour survivre, il vaut mieux être un grand mec balèze qu'une jolie fille intelligente. Son rapport à l'autre en est relativement biaisé.  Néanmoins, elle n'éprouve aucun plaisir à tuer, ou à faire tuer, son prochain. En revanche, elle hésite entre faire subir à d'autres les épreuves qu'elle-même a traversées et s'infliger encore et encore la souffrance qu'elle a fini par trouver normale. Elle réussit, cas exceptionnel, à être à la fois sadique et masochiste.  

 

Cobalt : Il est énorme. Le rejeton dégénéré de Jaws (Moonraker) et Lenny (Of Mice and Men). Comme Li, ses implants cybernétiques sont discrets. Néanmoins, le fait qu’il ait doté son œil d’une visée laser peut laisser penser qu’il a la puissance de feu d'un croiseur et des flingues de concours. Son bras droit n'est probablement pas d'origine, et il est au moins doté d’une prise d'interface avec ses armes et ses véhicules, reconnaissable aux deux plaques de contact au bout de son majeur et de son index droit.   Comme tous ces types au physique impressionnant, il est doux comme un agneau, il n'a rien à prouver. Il y a deux personnes qu'il respecte, Li et Chouf. Une seule qu'il aime, Li. Il accède généralement aux demandes du premier et obéis aveuglément à la seconde, qu'il suit comme son ombre. Un sacré gros morceau d'ombre, quand même.  

 

Rowan : C’est l'archétype du Dancer. Il passe son temps à exploiter les failles dans les bases de données de gouvernements ou de multinationales. Depuis l'explosion de la quantité de donnée accessible dans la Matrice, il lui est nécessaire de se connecter directement par une interface corticale.    Il passe 80 % de son temps de veille connecté. Il est à peine humain et n'utilise son corps que comme mode d'alimentation en énergie pour son processeur biologique, son cerveau. Et ça se voit. Il est blafard, malingre, ses yeux peinent à accommoder.  

À quoi servira la collecte ?

Nous disposons déjà des deux caméras (DSLR Canon) et de leurs accessoires, de la lumière et de la machinerie (grue 7m avec tête 2D, traveling 12m, grue légère 2m, slider...)

 

Les fonds recoltés seront donc repartis ainsi :

 

1000 euros pour l'hébergement de l'équipe technique et artistique (3 jours d'installation de décor, 4 jours de tournage).

 

2000 euros pour la nourriture (3 repas par jour, 15 personnes, 7 jours).

 

1000 euros pour le lieu de tournage.

 

1000 euros pour les effets spéciaux (maquillage, prothèses cybernétiques, fumée...).

 

1000 euros pour construire et accessoiriser le décor.

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Pif_Larash

Après plusieurs clips, je passe enfin à la fiction dialoguée. J'ai hâte ! Merci à vous.

Derniers commentaires

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Hello Pf, quoi de neuf sur ce projet ? Pensez a ceux qui n'ont pas/plus facebook pour se tenir au jus ^^ Brice
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Merci à tous ! 101%, c'est plus que parfait, et c'est grâce à vous... Vous serez bien entendu tenus au courant des développements du projet au fur et à mesure. Première étape : trouver un décor où tourner ! A bientôt.
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Tutuluuuuuut !