Financez le premier film qui vous dévoilera la culture et la problématique des enfants mendiants du Sénégal.

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Présentation détaillée du projet

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Il y a deux ans, Lionel Croes, fondateur et président de l'association Ctalib, devenue S.B.S. (après sa fusion avec Africa2000) a voulu réaliser avec une troupe de théâtre sénégalaise un court-métrage qui traiterait de la différence de perception des noirs par les blancs et vice-versa. C'est une thématique que Lionel connaît bien puisque ce belge originaire de la région de Mons a décidé d'aller suivre ses études de sociologie au Sénégal, où il vit déjà depuis 8 ans.

Travaillant avec des jeunes sénégalais, ils ont décidé de traiter ce thème par l'humour, afin de donner à ce film une dimension humoristique et ludique, en plus de sa fonction de sensibilisation.

Ils se sont lancés en 2011 dans le tournage de ce court-métrage, mais se sont vite rendus compte que la qualité du matériel n'était pas suffisante pour leur permettre de diffuser leur film. 

Leur but est évidemment d'améliorer les aspects techniques pour pouvoir donner à ce film la dimension professionnelle qu'il mérite et de former ainsi les jeunes impliqués dans le projet à la réalisation de prises de vue de qualité ainsi qu'au post-travail de montage, bruitage, etc.

Nous avons donc formé un groupe, composé de quatre belges, quatre sénégalais et un français; chacun ayant un rôle spécifique pour la réalisation de ce film.

Les jeunes sénégalais ont rédigé le scénario avec Lionel Croes et commenceront les répétitions en avril. Le tournage aura lieu en juillet (du 1er au 31) 2016, en présence de l'équipe "nord".

 

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Synopsis :

Le scénario est le suivant : un jeune adolescent blanc de passage au Sénégal, est en pleine remise en question de son style de vie occidental. Il décide donc de partir en vacance dans l'hôtel de son oncle. Il rencontre alors Daouda, un enfant mendiant, battu qui, lui aussi, se demande où le mène son existence.

Tous deux sympathisent et comparent ce qu'ils ont dans leur vie : l'un a des moyens financiers et une éducation de qualité, et l'autre est abandonné par sa famille et mendie pour survivre. Par un procédé évidemment magique, ces deux individus vont se réveiller dans la vie, le corps de l'autre, et là commenceront leurs aventures interculturelles, qui risquent bien de les faire se retrouver dans des situations plutôt cocasses, pour le plus grand plaisir des spectateurs.

 

Thèmes abordés : Les enfants mendiants et la multiculturalité.

Ce film veut intégrer dans ses protagonistes un enfant talibé pour pouvoir mettre en lumière cette problématique, qui touche plus de 150 000 enfants au Sénégal. Les talibés sont des enfants des rues envoyés par leurs parents pour apprendre le Coran. Mais de nos jours, cette pratique tend à prendre des dimensions, plus axées sur la recherche personnelle de profits pour les marabouts (professeurs), que l'apprentissage du Coran pour les enfants. En effet, les Talibés sont devenus des boucs émissaires de ces soit disant hommes de Dieu. Depuis une quarantaine d’années, certains marabouts plus escrocs qu’hommes de dieu, profitent de cette coutume pour s’enrichir en exploitant les enfants. Ainsi des milliers de talibés en haillons courent les rues de Dakar et des grandes villes sénégalaises à la recherche des quelques francs qu’ils doivent remettre quotidiennement au marabout en échange de leur pseudo instruction au Coran, du couvert et du logis. En plus de trouver la somme demandée par le marabout, les enfants doivent se débrouiller pour se nourrir. Dès lors, ils sont obligés de faire le tour des maisons mais surtout les gargotes pour récupérer les restes.

Nous avons décidé d'aborder ce thème, car nous pensons qu'il est nécessaire de faire connaître aux communautés locales, aux autorités, ainsi qu'au public international, ce problème de société qui a déjà trop duré et qui touche malheureusement trop d'enfants. Cependant, ce n'est pas le thème principal, car nous avons avant tout la volonté de faire de "Sama Rak" un film tout public qui parle entr’autres de la richesse culturelle du Sénégal. Nous pensons qu'intégrer un enfant talibé dans le film fera réfléchir les spectateurs à ce problème, sans les moraliser ou les culpabiliser outrageusement.

L’autre thème de ce film est la multiculturalité; la façon dont une population appréhende une autre. Ce film a pour ambition de se jouer des stéréotypes envers les noirs autant qu'envers les blancs afin de démontrer leur absurdité. A la fin du film, les héros reconnaissent les avantages et inconvénients de chaque mode de vie pour en arriver à la conclusion qu'aucun n'est meilleur que l'autre, mais qu'ils font tous deux partie d'un système plus complexe qu'il ne leur paraissait avant leur aventure.

 

 

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Notre approche de la réalisation de ce film se base sur une collaboration entre européens et jeunes sénégalais, afin de travailler sur un pied d'égalité et en étroite complicité les uns avec les autres. Nous sommes composés d'une équipe de quatre belges, quatre sénégalais et un français.

Nos objectifs sont, durant le tournage :

D'une part, de renforcer nos capacités professionnelles et celles des jeunes sénégalais dans la réalisation d'un film de qualité, avec un matériel professionnel (cela concerne également les techniques de montage et de promotion du film). De plus, ce projet permettra aux jeunes sénégalais de renforcer leur confiance et leurs capacités techniques pour la réalisation de leurs propres projets. En effet, l’équipe du Nord apportera un savoir-faire dans les techniques filmiques (contraintes temporelles et logistiques) et sonores, afin de former les jeunes du Sud.

Cela permettra également aux jeunes de développer leur capacité créative et critique ainsi que de renforcer leur expérience théâtrale par la création d’un court-métrage de manière collective. Cette méthode aura surtout pour objectif de pérenniser le projet de manière permanente car nous sommes dans l’optique principale que l’équipe du Sud continuera d’autres projets de film.

D'autre part, de permettre aux jeunes sénégalais de perpétuer ce projet, initié par eux en 2016, en les formant à la réalisation de film et au montage. Ainsi ils pourront par la suite réaliser leurs propres projets et former d’autres personnes.

Notre but est également de participer à une démarche interculturelle qui mettra en relation des jeunes du nord et du sud, et leur permettra de mieux se comprendre. Cela permettra de développer un esprit d’initiative et d’équipe entre les participants du Nord et du Sud, leur permettant ainsi de renforcer leur engagement en prenant part à un projet international.

Après le tournage :

Nous avons pour ambition de sensibiliser un large public (adultes, enfants ou adolescents) à la thématique de la multiculturalité, en montrant que celle-ci est symbole de diversité culturelle et non de différence et qu'elle est parfois plus subtile que ce que l'on pourrait penser. Cela vise aussi à déconstruire certains stéréotypes qui freinent le dialogue et la complicité entre les peuples.

En intégrant dans le film un enfant talibé, nous espérons sensibiliser les autorités sénégalaises et le public à cette problématique. Le film sera aussi un support visuel que nous aimerions diffuser dans les écoles primaires de Wallonie.

Le but est de propager ce film au maximum et dans tous les milieux possibles, agissant ainsi comme un outil de communication. Pour pouvoir participer à un échange Nord/Sud, nous voulons diffuser ce film autant au Sénégal qu'en Europe. Des contacts avec des chaînes locales sénégalaises sont déjà pris qui permettront de diffuser le film à la population locale.

L’achat du matériel permettra aussi aux partenaires locaux d’en disposer pour leur propre réalisation. 

 

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Lionel Croes:

Belge, 28 ans, sociologue et président de l'association "S.B.S. "; Lionel a quitté la Belgique à ses 19 ans pour vivre et étudier au Sénégal. Avec son association, il participe à différents projets intervenant dans la santé, l’éducation et  l’accès à l’eau. Il a participé au projet de traduction de Tintin pour la première fois traduit en wolof. Après ses études, il a fait 7 mois de stage à la Délégation Wallonie Bruxelles de Dakar et y a réalisé des reportages vidéo. Aujourd’hui, il est chargé de communication et suivi évaluation des projets de l’ONG ADG.

  Pape Gora Fall: Après plusieurs années de recherches et d’essayages, d’abord musicien ensuite acteur Pape Gora Fall a trouvé son chemin dans la comédie. Ancien étudiant en droits, il a quitté les bancs au profit de la musique et du cinéma en jouant sur scène à Nancy. Dévoilé au public sénégalais par son rôle d’ « effaceur » dans la série populaire « un café avec », Pape Gora Fall est devenu en quelque temps la nouvelle coqueluche des jeunes sénégalais. Il s’occupera d’encadrer les acteurs et assistera la production.

 

Simon Hardenne:

Belge, 21 ans, diplôme de photographe et de gestion. Il a appris l'apprentissage de la vidéo sur le terrain avec des professionnelles (chef opérateur/ directeur photo sur des plateaux de cinéma, caméraman/ réalisateur de documentaire et émission Tv, cadreur et monteur australien et avec un photographe animalier).

 

Mohamed Kamal Mansare:

Sénégalais, 28 ans, cadreur ayant participé à différents spots publicitaires, réalisation de clip vidéo (Yakkal Sama Der de Canabass) et de la série « Mola gueunel » diffusée sur la RTS1.

 

Astou Ndiaye:

Sénégalaise, 24ans diplômée en Gestion Tourisme et Communication et formée en Audiovisuel en qualité de Script. Astou a participé à de nombreux tournages. Elle est aujourd’hui assistante de direction a NOVACOM et s’occupera de l’organisation au tournage et de la communication du projet au Sénégal. 

 

Mélissa Rosca:

Belge, 21 ans, diplômée d'un bachelier en communication à la HELHa à Tournai, Mélissa poursuit ses études à l'IHECS à Bruxelles pour atteindre un master en relations publiques. Elle a déjà réalisé plusieurs capsules vidéo pour ses cours et lors de ses stages. Dans le projet, elle sera chargé de la communication générale. 

 

Justine Cauwe:

Belge , 26 ans, l’Afrique la passionne depuis quelques années. Les projets de sensibilisation au développement également. Diplômée d’un Master en Gestion de l’Entreprise et volontaire dans plusieurs projets de sensibilisation au développement en Afrique, elle sera chargé de la coordination du projet en Belgique.

 

Henry Touré:

Sénégalais, 25 ans, jeune scénariste et réalisateur, il a participé à de nombreuses productions télévisées : écriture et la réalisation de troisième tiroir diffusée sur la 2s tv, scénariste et acteur principal dans la vidéo de Adiouza Borom Gaal, clip vidéo de Domou Dialaw « am ak niak », acteur dans la série Minena Ndakarou et animateur a la radio convergence fm. Actuellement, il est scénariste et réalisateur de la Série « Mola Guenel » diffusée sur la RTS1.

 

 

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Lionel Croes, le sociologue de notre groupe, se chargera de mettre en place et d'animer plusieurs processus d'évaluation permanents, qui nous permettront de contrôler et d'améliorer notre fonctionnement sur place. En effet, une évaluation collective aura lieu tous les jours, ainsi qu’une évaluation individuelle, permise par la distribution de questionnaires à tous les participants à la fin du projet. Cela permettra une meilleure intégration de tous les membres dans l'organisation du projet. De plus, le projet sera suivi sur le long terme grâce à un tableau de bord créé permettant son suivi-évaluation.

Après le tournage, nous avons l'ambition de diffuser ce film le plus largement possible. En effet, des contacts avec des chaînes locales sont déjà pris, qui permettront de diffuser le film plus facile à la population locale sénégalaise. Mais nous voulons également montrer ce film aux responsables politiques locaux, aux associations, ainsi qu'au public européen. Nous organiserons des projections privées suivies de débats.

Le photographe professionnel présent lors du tournage réalisera également un grand reportage sur la réalisation du film et le travail de l'association SBS. Avec ce matériel photographique, nous serons également en mesure d'organiser des expositions de photo, où nous pourrons faire la promotion du film et attirer un autre type de public.

Ces expositions et projections seront également soumises à des évaluations ayant pour but de déterminer l'impact de notre production sur les différents publics cibles.

 

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Nous avons décidé de faire un film destiné à un public très large, petit budget.

Le film devrait coûter aux alentours de 50 000 Euros soit 31 750 000 Francs Cfa.

 

Désignation

Coûts (€)

 

Préparation

28 750€

 

Transport Logement Tournage

6 350€

 

Matériels Tournage

12 650€

 

Exploitation et diffusion

2 250€

 

TOTAL

50 000

 

 

Notre page Facebook

À quoi servira la collecte ?

L'argent servira a payer les billets d'avion et frais liés au logement sur place.

 

Aller-retour Sénégal - Belgique

4 x 800€ = 3.200 €

 

Frais administratif – Passeport

4 x 60€ = 240 €

 

Logement de 25 personnes

1€ X 30 jours X 25 personnes = 750 €

 

Forfait : Nourriture Forfait

620 €

 

Trajets locaux

1.600 €

 

Frais Kisskissbankbank                                                                                    

513€

 

TOTAL: 6923 €

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Belge, 28 ans, sociologue et président de l'association "S.B.S. "; Lionel a quitté la Belgique à ses 19 ans pour vivre et étudier au Sénégal. Avec son association, il participe à différents projets intervenant dans la santé, l’éducation et l’accès à l’eau. Il a participé au projet de traduction de Tintin pour la première fois traduit en wolof. Après ses... Voir la suite