Pour nous permettre d'emmener cette création théâtrale au Festival d'Avigon, rêve de tout comédien!

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Présentation détaillée du projet

Innonsang, Pièce originale et humainement engagée d'une jeune étudiante en Art Dramatique

 

Naya Nicolas 

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Introduction

Innosang, c'est pour tout le monde. Il s'agit d'un huis clos relatant l'histoire d'une famille subissant la dure réalité de Vendetta sur les enfants, qui s'exerce encore aujourd'hui en Albanie, au su et au vu de tous. Pièce de théâtre aussi touchante que choquante, aussi dure que sensible, créera nous l’espérons, un électrochoc en chacun de nous. Car avant d'être une pièce engagée, c'est avant tout une oeuvre parcourant les grandes questions inhérente à tout être humain, notamment la problématique du bonheur.

Vacillant entre innocence, candeur et pureté de l'enfance, et entre la dure réalité de leur condamnation aussi violente qu'arbitraire, les trois frères d' Innosang vous feront vivre une réelle et profonde introspection... Enfin, ceci étant s'il nous est donné la chance d'emmener cette pièce sur les planches d'Avignon!

 

 

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Note d'intention

 

Il y a si longtemps que je voulais écrire… Bien que cette pièce m'ait été inspirée d'un cas précis, ou plutôt d'une situation précise et réelle, j'ai voulu la pièce non située dans le temps ni dans l'espace. Une sorte de bulle qui ne correspond à personne en particulier mais qui peut en même temps faire écho en chacun. On peut voir en l'espace scénique sa maison d'enfance, comme on peut y voir une cellule de prison. Je ne voulais en fait pas diriger le spectateur vers quelque chose de précis, et trouvais plus intéressant de laisser libre cours à l'imagination de chacun.

 

 

Les prémices 

 

 Ce qui m'a fait croire que je pouvais écrire et monter une pièce, c'est tout d'abord cette indispensable envie brulante de le faire qui était en moi depuis longtemps. J'ai beaucoup observé, lu et tendu l'oreille vers tout ce qui pouvait m'inspirer, me donner l'impulsion pour aller au bout du voyage, car quel voyage tumultueux que l'écriture d'une pièce. Je cherchais un sujet qui non seulement me passionnerait, mais qui pourrait également passionner de potentiels lecteurs et spectateurs, camarades ou inconnus. Si certains écrivent pour eux-mêmes, ce n'est pas mon cas. Un sujet qui serait certes captivant dès le début, mais qui tiendrait aussi sur la longueur, quelque chose qui "tiendrait la route", comme on dit, et qui surtout serait aussi intéressant une fois retranscrit au plateau. Là était bien-sûr toute la difficulté. Un huis clos, oui mais motivé par quoi ?  Il me fallait une situation exceptionnelle, puisque tout doit l'être au théâtre, puisque rien ne saurait y être banal.   

 

 

J'ai trouvé

 

Je cherchais donc, quand un jour je suis tombée sur un reportage sur l'Albanie. Ne connaissant rien à ce sujet, ou presque, je me suis laissée emmener dans ce pays de l'ex URSS, très fermé jusqu’à la chute de l'union en 1991. C'est donc seulement depuis quelques années que le pays s'est ouvert au reste du monde. Cependant, l'Albanie conserve ses traditions et ses mœurs. Des traditions ancestrales qui perdurent, et qui parfois font froid dans le dos. L'une de ces traditions m'a justement inspiré Innosang. Cela s'est même imposé à moi, comme une évidence. Je tenais enfin mon sujet : La Vendetta qui s'exerce en Albanie sur les enfants. En effet, si un homme de votre famille commet un crime de sang, la famille de la victime aura le droit de venger son défunt en assassinant un enfant mâle de la vôtre. Cette pratique innommable paraît tout droit sortie d'un polar ou d'un film d'angoisse, mais aussi fou que cela puisse paraître s'exerce toujours en Albanie aujourd'hui, et ce au vu et au su de tous. Certaines règles à respecter existent toutefois dans cette chasse à l'homme, ou plutôt à l'enfant. Il est interdit de viser les filles, les femmes ou les vieillards, et il est impossible d'éliminer l'enfant tant qu'il est à la maison, protégé par les murs de chez lui.  

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L'inspiration du titre

 

 Cette séquestration du corps et de l'esprit, tout de suite, m'inspira Innosang. Pour ce qui est du titre, je l'ai choisi non seulement pour le jeu de mot qu'il permet, mais aussi et surtout pour la façon dont il se décompose, sa binarité, quatre lettres de chaque coté, inno, peut faire écho à l'intérieur d'un espace, ici d'une maison, la leur, la seule qu'ils connaissent, mais aussi à l'intériorité des personnages, ce qu'ils vivent et ressentent en eux, comme une  introspection. Et puis, de l'intérieur jaillit aussi ce sang...  

 

 

Les personnages

 

 J'ai imaginé une famille qui vivait cette pression extérieure de l'intérieur, trois profils de garçons très différents, autant que la couleur de leurs crayons d'enfants, mais si complémentaires. Je leur ai donné des prénoms Albanais, mais c'est là la seule réelle référence à l'Albanie. La pièce est écrite en langage simple, quotidien, direct. Elle se veut être la plus vraie possible, dans la sincérité des mots, l'économie du verbe et l'utilisation des temps de silence.   

 

 

Les grands thèmes

 

Innosang, c'est aussi le contraste. Le contraste entre l'insouciance de l'enfance et le poids de la responsabilité, le contraste entre l'innocence et la culpabilité, entre les instants de joie, brefs mais intenses, et la pesanteur du temps qui n'en finit jamais, entre la liberté et la captivité, et puis il y a l'espoir, celui d'une existence meilleure s'opposant à l'inéluctable condition de tout mortel, ou plus simplement, entre la vie et la mort. Concernant ce dernier exemple, la distinction se veut moins nette dans Innosang : Quand se termine-t-elle, cette vie, quand commence-t-elle-même? Rester en vie entre quatre murs ou alors sortir, ne connaitre qu'un bref instant de bonheur, puis plus rien? Peut-on être en vie et mort à la fois, ou bien être juste avant sa mort, plus vivant que jamais? L'acceptation est-elle la réponse à tout cela? Faut-il se résigner? La mort inéluctable, cette fin inhérente à toute condition humaine donne matière à réfléchir.  

 

 

 Toute une ambiance 

 

 Dans la pièce; beaucoup d'importance est accordée au néant. En effet, plus le temps passe dans la maison, plus la parole, signe de vie par excellence, se fait rare. À mesure que l'on avance dans la pièce, les phrases et les mots s'amoindrissent, s'épuisent, jusqu’à laisser complètement place au silence, à ce néant déjà sous-jacent dès le début de la pièce.   

 

 

Libre à vous

 

Nous pouvons voir en ces trois frères une allégorie de la vie, ou des façons possibles de l'appréhender, cette vie. L'ainé par la fougue et la soif de vivre à tout prix, le benjamin par le rêve, sa candeur et son insouciance qui ne tardent pas à être abîmées, entachées, puis le cadet, qui bien qu'il survit, transforme peu à peu sa fatalité en cynisme, avant de sombrer dans la folie et de se faire attacher par ses parents, pour ne pas qu'il disparaisse englouti par les ombres, lui aussi. Les parents connaissent également un changement d'état au fil de la pièce. D'abord dans la crainte puis dans le chagrin, ils finissent par se résigner totalement face à la situation et font le choix de le priver totalement de mobilité pour le maintenir en vie.  

 

 

Les références culturelles 

 

 Non pas qu'il faille à tout prix étiqueter la pièce, mais je situerai Innosang quelque part entre le polar et l'absurde. J'ai essayé d'amener une patte Beckettienne dans l'utilisation des temps, des silences, et une touche Kafkaïenne dans l'incompréhension et l'arbitralité de la condamnation d'office des enfants (je pense bien-sûr au Procès). Dans sa violence aussi. On y trouve une touche de fantastique, de surnaturel, comme il plaira. Puis de la sensibilité, sans laquelle les personnages n'auraient pas la même saveur.  

 

Face au danger, à la menace de la mort, les trois frères connaissent tous une fin tragique en empruntant des chemins différents, en adoptant des visions différentes. Mais qu'ils soient morts ou vifs, aucun d'eux ne parviendra à être vraiment vivant, à être, tout simplement. 

 Alors peut-être que voilà, voilà ce qu'est la vie, réfléchir à la mort tant qu'on est sur terre, tant qu'on respire, et c'est tout. Est-il possible que ce soit vraiment tout? Je ne le crois pas. Sinon comment la vie pourrait-elle être si riche, si belle… Les enfants n’ont pas voulu le croire non plus, quoi qu’il en coutât. 

 

 

Pour tout ce travail cette passion et cette patience impliqués dans la réalisation de cette pièce, j'aimerai qu'on nous donne la chance de lui donner vie sur les planches d'Avignon.

 

Avec votre aide, tout devient possible, alors d'avance, mille mercis!

 

 

Les comédiens : Naya Nicolas, Thomas Ribière, Jonathan Imbault, Yugurthen Cherbi et Juliette de Ribaucourt

 

 

À quoi servira la collecte ?

La collecte servira principalement à louer une salle où jouer (peut-être, si elle est toujours libre à la fin de la collecte, celle proposée par le Laurette Théâtre d'Avignon, puisque nous aurons la chance de jouer la pièce du 13 janvier au 17 mars 2018 au Laurette théâtre de Paris, les samedis soirs à 20h). Si cette salle n'est plus libre, la collecte servira à trouver une autre salle qui voudra bien nous accueillir pour partager avec les spectateurs, passionnés de tous horizons, cette pièce qui nous prend déjà aux tripes. Le restant de la collecte servira à nous loger surplace pour la durée du Festival

Dans le détail 

Naya NICOLAS, chargée du projet, percevra l’intégralité de la collecte

-3000 euros de location de salle pour le théâtre

-1500 euros pour loger les comédiens surplace pour toute la durée du festival

 

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Naya Théâtre

~ NAYA NICOLAS ~ Le théâtre a toujours été pour moi l'art ultime. Le moyen d'exprimer ce qui brûle au fond de moi. D'origine Franco-libanaise, ayant grandi à l’étranger, en Arabie Saoudite, j'ai toujours su que l'art dramatique était ce qui me faisait vibrer. Après avoir pratiqué au sein de plusieurs ateliers en Arabie et en France, puis fait mes... Voir la suite

Derniers commentaires

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Bravo Naya!!!!! Gros bisous
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Une future grande pièce, qui va voyager.
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Je vous souhaite le meilleurs!! Ne lâchez pas ;D