Soutenez notre projet et aidez nous à réaliser notre documentaire de fin de cursus ... FLUCTUAT NEC MERGITUR !

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Présentation détaillée du projet

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Karl, Alex, William et Fred faisaient partie de l'un des plus gros groupes de motards de France, The Parisians.

Loin de l'image d'Epinal que l'on pourrait se faire des clubs de bikeurs ou des adeptes de sensations fortes, ils étaient avant tout un groupe de jeunes potes, au look soigné, passionnés de moto vintage et de balades nocturnes dans les rues parisiennes.

En quelques années, les Parisians sont passés de 10 à 400 membres.

Il y a quelques semaines, le groupe a fermé ses portes pour des raisons restées confidentielles.

Les liens qui unissent les membres sont tellement forts que presque rien n'a changé.

Les patchs n'ornent plus les blousons mais la famille est toujours autant soudée.

 

"Tout le monde pouvait rentrer dans le groupe, il suffisait d'être cool, d'avoir une jolie bécane, et d'habiter à Paris et ses environs."

 

Tous viennent d'horizons différents et la plupart des membres ne se seraient sans doute jamais rencontrés sans les Parisians.

Les bases libertaires sur lesquelles étaient fondées le club étaient-elles à l'origine de ces liens indestructibles ?

 

 

Extraits de la charte d'adhésion au club (informelle)

 

« Si tu lis ces lignes, c'est que tu veux entrer dans le groupe motorisé le plus cool d'Ile de France, et peut être de tout l'univers connu, félicitations ! »

 

« Ici, tant que tu roules en néo-vintage et que tu affiches ta bonne humeur, pas de sectarisme : quels que soient la marque de ton 2 roues, ton âge, ta couleur, ta religion, ton métier, ta coupe de cheveux, tu es le bienvenu.»

 

« Tu verras qu'il y a beaucoup de liberté ici, nous ne sommes ni une association ni un club, et chacun est responsable. »

 

« (...)tu vas découvrir un groupe vraiment sympa, dont les liens sont tout sauf superficiels, et se renforcent avec le temps.

Respecte cette maison, car ce sera peut-être bientôt la tienne.

Fluctuat nec mergitur !! » 

 

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Etienne Boisson, étudiant en dernière année de réalisation documentaire à l'ESRA, réalise son premier documentaire de 26 minutes. 

 

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" On nait dans une famille qu'on ne choisit pas.

J'ai grandi en observant. D'une nature silencieuse et plutôt solitaire, je me suis créé un univers propre.

A évoluer dans un environnement imposé, un caractère contestataire se forge.

J'ai grandi en mythifiant cette idée de la moto. Ce n'était pas simplement un accessoire, c'était devenu un monde, un univers inaccessible et mystérieux.

 

Il y a quelques années, mon meilleur pote a passé son permis et il s'est acheté une petite bécane. On passait nos après midis dans les bois.

Dès qu'on était sur des petites routes, certains de ne croiser aucun flic, il prenait la place du passager et me laissait conduire. C'est là que j'ai compris à quel point ce truc était fort.

C'est pas seulement un véhicule, c'est le vent contre le visage, c'est le sentiment d'être maître d'une machine qui prend corps avec le tien. C'est le fait d'avoir la maîtrise d'un symbole que tu as fantasmé toute ton enfance. C'est le moyen d'avoir accès ne serait-ce qu'un instant au fait d'être adulte et d'avoir le choix. D'avoir le choix d'aller vite ou de ralentir, de t'arrêter ou de reprendre la route, d'aller à gauche ou de suivre ce petit chemin de terre, d'être seul ou accompagné, tout en étant conscient du risque.

 

Ta bécane, c'est ta sensibilité tout en gardant ta pudeur. Quand on te regarde dans la rue, tu passes aussi bien pour le mec viril que pour le mec solitaire et mystérieux.

 

Un jour, mon pote m'a proposé de participer à un ride avec des gars passionnés de bécane qu'il avait rencontrés quelques jours auparavant sur internet.

Je me suis dis putain tu penses que ces mecs-là ressentent la même chose ?

 

On s'est retrouvé à Paris, j'étais à l'arrière de la bécane de mon pote. 50 motards étaient là. De tous âges. Ils se ressemblaient un peu, barbe de trois jours, un joli cuir, des boots et un joli casque vintage. Les meules aussi se ressemblaient... des triumph au style cafe racer, des vieilles BM et des Harleys.

Certains avaient un patch dans le dos, d'autres avaient l'air de se connaître depuis toujours.

Il y avait des codes, un respect de la hiérarchie et une putain de complicité qui se dégageait de ce groupe. Je me sentais dans ma bulle, impliqué, faisant partie d'un tout.

 

Et pourtant ce groupe était accessible, je n'y connaissais pas grand chose en bécane mais le simple fait d'être attiré suffisait pour être accepté. C'était la liberté de ce groupe qui le différenciait des autres clubs.

On ne se connaissait pas, on ne s'était jamais vus et pourtant je me sentais appartenir à une grande famille, une famille vers laquelle je m'étais dirigé.

 

Petit à petit j'ai appris les trucs du groupe, j'ai rencontré le président des Parisians, je me suis rapproché du vice président. J'ai filmé leurs évènements et même si je n'ai pas mon permis moto, je me suis intégré.

Le président m'a toujours dit qu'une place m'était réservée parmi eux.

 

J'ai mis beaucoup de temps avant de réussir à apprécier la ville dans laquelle j'ai grandi. J'ai toujours cru ne pas avoir ma place en plein Paris et qu'il était bon pour moi de me retirer dans un environnement plus calme dans lequel la nature a encore son mot à dire.

La sensation de liberté était pour moi inconcevable dans une si grande ville.

Mon amour pour Paris s'est développé il y a quelques années. Lorsque j'ai obtenu suffisamment de maturité pour avoir mon indépendance.

 

La devise des Parisians, c'est la devise de la ville de Paris « Fluctuat nec mergitur » ce qui signifie « Il est battu par les flots, mais ne sombre pas. »

 

Il y a quelques semaines, pendant que mon équipe et moi étions en pleine phase d'écriture, le groupe a fermé ses portes mystérieusement.

Les Parisians n'existaient en rien officiellement, ils n'étaient qu'une page facebook et pourtant les 400 membres étaient bien réels.

A sa fermeture, il y avait 500 autres demandes en attente.

 

Le groupe s'est fondé sur des bases libertaires, c'est ce qui le différenciait des gros clubs classiques de motards aux critères très stricts.

C'est sur ces fondements-là que se sont crées des liens presque familiaux entre des personnes venant d'horizons opposés. "

 

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Ce film raconte l'histoire de quatre anciens membres des Parisians.

William est flic, Karl joaillier, Fred journaliste et Alex, prothésiste dentaire.

On dirait le début d'une blague et pourtant grâce au club, ils se considèrent aujourd'hui comme des frères.

Semblable à une véritable famille, chaque frère est très différent.

Ils nous racontent leurs histoires sur le club, comment ils sont devenus membres, comment ils ont vécu la fermeture et la relation qu'ils ont aujourd'hui entre eux.

Nous découvrirons les lieux dans lesquels ils ont l'habitude de se retrouver, du bar parisien aux garages poussiéreux.

Nous voyagerons avec nos personnages entre souvenirs et reconstruction, sur des routes de ville et de campagne.

Nous vivrons avec eux la liberté qu'ils prônent et dont leur moto est le symbole.

 

 

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De gauche à droite : Fred, Alex, Karl et William, au Rivolux, le bar dans lequel ils ont l'habitude de se retrouver. 

 

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ALEX :

 

22 ans, prothésiste dentaire, il poursuit des études en BTS dentaire.

Ancien Vice président des Parisians depuis 1 an. Il représentait la figure sociale du groupe des Parisians.

 

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« Au départ on partage les valeurs de la moto mais après ça va beaucoup plus loin. D'abord c'est la culture moto qui nous unit. Le Parisians c'etait des belles motos mais qui ne roulaient pas vite. Ça m'a permis de rencontrer des gens que je n'aurais jamais rencontrés normalement. Par exemple avec Karl on est artisan tous les deux et ça a tout de suite accroché. »

 

 

KARL :

 

29 ans, artisan joaillier.

 

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« C'est comme la famille, c'est l'entraide, mais au sens large l'entraide pour tout.»

« Les Parisians c'était pas rouler vite c'était rouler bien.»

Il précise « Et ça n'a rien à voir avec du tuning ce qu'on fait hein ! »

 

 

WILLIAM :

 

28 ans, policier à la B.A.C.

 

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« Je suis rentré aux Parisians et une semaine après je retrouvais la bécane d'un des mecs du groupe. Il avait posté qu'il l'avait perdue, avec mon job je l'ai retrouvée, et j'ai posté une photo de moi sur la bécane. »

« Ma moto c'est mon univers. C'est elle qui possède mes plus grands secrets. »

« Le groupe c'est au même niveau que la religion en fait, même si je pense qu'on est presque tous athées ici. Dès que quelqu'un a besoin de quelque chose et que ça rentre dans le domaine de compétence de l'un des membres, on est là pour l'aider direct. On est comme des francs-maçons de la moto... Des francs-motards!»

« La moto c'est pas une fin en soit, avant tout c'est pour le groupe qu'on est là.»

 

 

FRED :

 

42 ans, journaliste en free lance.

 

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« La chose qui est inexplicable, c'est la sensation d'être sur une moto. Ceux qui ne connaissent pas la moto, il se disent qu'une bécane au final par rapport à une voiture c'est juste un moteur et un look en plus. Mais c'est beaucoup plus.

« Mon surnom c'est Maman Canard. Pendant un ride il faut que personne ne se perde, et qu'il n'y ait pas de bagnole qui s'intercale entre nous, je fais toujours attention sur les ronds-points pour que tout le monde passe.»

« On est un groupe, une famille, et quand on est en ride, on peut tous potentiellement se vautrer, donc forcément ça soude... »

« Moi j'ai fait partie d'autres groupes de motos avant, et la différence avec les Parisians c'est le côté sociétal en plus. Quand on pense à la moto, on pense à un look qui va avec, blouson en cuir, tatoué, percé... Ici on est tous différents. »

 

 

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"Lorsque je suis arrivé pour la première fois dans ce milieu de bikers, j'étais intimidé, je me tenais à distance, j'observais les gars évoluer dans un décor parisien.

J'étais à l'arrière de la bécane de mon pote lorsqu'on s'est mis à rouler.

J'avais le choix de regarder où je voulais. Pas de toit, pas de pare-brise, pas d’essuie-glaces pour me ramener à la réalité.

J'étais en contact avec la nature, le vent dans la gueule, la pluie dans les yeux, le soleil contre le visage, les odeurs... tout était question de sens et de liberté.

J'avais la possibilité de poser mon regard où je le souhaitais, que se soit sur les 50 bécanes qui m'entouraient, sur les personnes qui les conduisaient ou sur le paysage dans lequel on évoluait.

 

L'idée est de toujours respecter le décor dans lequel le personnage évolue en jouant avec un arrière plan perceptible par l'oeil du spectateur. Il pourra donc s'évader dans son imaginaire. Pour ce faire, je voudrais privilégier la caméra Sony PMW 400 qui respecte parfaitement ma volonté d'image en conservant une grande profondeur de champ contrairement à l'image standardisée du Canon 5D.

Cet amour de la moto, ces liens d'une force difficilement explicable unissant les membres du club, s'apparentent presque au divin. 

La meilleure façon de représenter cette liberté et de se placer du côté de l'inexplicable est d'utiliser un drone pour des plans vus du ciel."

 

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L'équipe de tournage est constituée d'un groupe d'étudiants motivés de l'ESRA :

 

Réalisateur : Etienne Boisson

Assistante réalisateur : Nina Cohen

 

Equipe de production : Pauline Follain et William Vuillez

 

Equipe image : Jules Faivre, Gabriel De Monsabert et Basil Pollet-Villard

Opérateur Drone : Xavier de Durat

Photographe de plateau : Zoé Mention 

 

Ingénieur du son : Arthur Guegan

Assistant chef opérateur son : Marc Eres

 

Monteur : Boris Bonnaure

Assistante Monteur : Aurore Ollevier

Etalonneur : Adrien Stiefel

Truquiste : Eliott Doyle 

 

 

 

Mise à jour 19/04/15

 

NOS PREMIERS TOURNAGES :

 

Ce 15 Avril 2015, nous étions à la soirée de lancement des Bolts, le nouveau groupe de motards passionnés, crée par Karl, Fred, Will et Alex.

 

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Les 4 leaders des Bolts !

 

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Mise à jour  27/04/15

 

Le week end dernier nous avons eu le plaisir d'assister à l'Iron Bikers, un festival organisé par Nicolas Sonina sur le circuit Carole en compagnie des Bolts

 

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Et les tournages ne font que commencer !

Un Ride et une week end à la campagne sont prévus pour début Mai. 

 

Votre soutien est très important pour nous, merci à touts ceux qui ont déjà participé au Kiss Kiss Bank Bank !  

À quoi servira la collecte ?

Nous avons 3 mois de tournage de prévus, de avril à juin. C'est une période assez vaste, dans laquelle nous allons être amenés à beaucoup tourner. Par la suite, un lourd travail de post production pendant un mois, à la fois en image (dérushage, montage, étalonnage et trucages) ainsi qu'en son (montage, compositions musicales et mixage).  

Les 1200 euros que nous souhaiterions obtenir nous servirons à :

 

- L'achat de matériel nécessaire au tournage comme :

    - 2 Disques Durs Externes pour effectuer nos back ups.

    - Des cartes SS2X et un lecteur de cartes.

- La location d'un drone et de ses 2 opérateurs (nacelle et drone) afin d'effectuer des plans aériens.

- La location d'un stabilisateur pour la caméra pour les plans embarqués à moto ou en voiture.

- La Régie tout au long des 3 mois de tournage, notamment pendant notre Week end à la campagne (nourriture, autorisations de tournage...)

- Les défraiements : nous avons prévu d'effectuer des sorties à moto, en région parisienne mais aussi en Normandie. Ce qui implique des coûts pour l'essence, et l’hébergement de l'équipe pendant plusieurs jours. 

 

 

 

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DocumentaireESRA

Nous sommes un groupe d'étudiants à l'ESRA Paris spécialisés en réalisation documentaire. Ce documentaire est notre projet de fin d'étude.

Derniers commentaires

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Ton projet est tellement bien présenté qu'on ne peut pas ne pas participer! Fonce Etienne t'as l'air doué! Bises
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merci pour tout, vous êtes fantastique !
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Salut Etienne, je t'avais dit que je participerai, c'est fait ! bon succès pour ce projet. et puis passe le permis ! Fanch Fagey