Baloji - Nouveau court métrage "Spotlight"

Court-métrage, Musique, Clip

Visuel du projet Baloji - Nouveau court métrage "Spotlight"
Cross circleÉchoué
Baloji
Bruxelles
4
Contributeurs
Thursday, August 09, 2018
Date de fin
530 €
Sur 15 000 €
3 %

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Baloji - Nouveau court métrage "Spotlight"

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Je suis Baloji, artiste musicien et réalisateur. Après 3 albums avec le groupe de rap belge Starflam, j’ai sorti en 2008 mon premier album « Hôtel Impala » : un album en réponse à la lettre de ma mère reçue après 25 ans d’absence, suivi en 2011 de Kinshasa Succursale (sa version congolaise) et en 2016 un EP « 64 Bits & Malachite » chez Bella Union (label de father John Misty, Beach House etc).

 

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C'est avec ce prestigieux label que je viens de sortir mon deuxième album solo « 137, Avenue Kaniama » unanimement salué par la critique (Télérama, Le Monde, Libération…), des titres sur la playlist de BBC ou encore France Inter, comme le morceau « Hiver Indien » présent sur le jeu FIFA 2018.

 

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Cet album est accompagné d'un premier court-métrage de fiction que j’ai réalisé qui s'intitule « Kaniama Show ». Il se présente comme une satire de la télé propagandiste en Afrique et le clip du premier single, « Soleil de Volt » en est un extrait.

 

 

Après avoir réalisé tous mes précédents clips, ces dernières années, dont récemment celui de « Peau de chagrin » et en parallèle travaillé sur la préparation de mon premier long-métrage prévu pour 2019, je travaille sur un projet de court métrage pour « Spotlight / Bipolaire » décrit ci-dessous.

 

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1.

J’ai eu l'idée de la chanson « Spotlight », un soir en club lorsqu'une amie a pris une photo de moi, les yeux rivés sur mon phone. Le visage absorbé et illuminé par la réflexion de l’écran LED de mon phone comme par un spotlight.

 

Mon phone étant comme une excroissance de ma main droite, j'ai trouvé que c'était un angle intéressant pour aborder des thèmes qui me passionnent : la dopamine, nos addictions passives, la peur de manquer une actualité, une tendance/trends (FOMO), le besoin viscéral de partager les événements, l’incapacité de choisir où l’on veut être en étant dans plusieurs lieux à la fois et au final dans aucun.

 

Une réflexion sur la mise en scène de notre vie choisie en temps réel et la déconnexion de l'entourage immédiat qu'entraîne cet "isolement partagé" dans ce lieu d’échange par excellence qu’est le club de nuit.

 

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« Excité le psyché / Juste à coup de Likes / L’instant est vécu parce qu’on le poste

stigmate sous le gloss / On vit avec la peur d’être mis de côté, de passer à coté / FOMO et anxiété »

 

J’ai pensé à cette photo de John Stanmeyer (voir ci-dessus), lauréat du World Press de 2014, représentant des migrants sur une rive de Djibouti : ils tendent les bras en l'air avec leurs phones en main tentant de capter un signal. Cette photo fait écho à notre rapport au téléphone mais aussi à la situation congolaise où, les jours précédant une manifestation anti-gouvernementale, l’accès à internet est mystérieusement défaillant quand il n’est pas simplement déconnecté pendant la durée du mouvement.

 

J’ai commencé à construire un scénario de court-métrage mélangeant scènes de clubbing, chorégraphies à une main, l’autre étant agrippée au phone, et des constructions visuelles comme des miroirs faits de plusieurs types d’écrans où se reflètent les visages, des jeux visuels qui isolent des protagonistes avec des installations, des masques 3D mêlant masques coutumiers et néo-futuristes comme j’ai pu le faire avec les Kongo Astronauts (clip « Capture ») - sauf que j’associe ici des œuvres d’artistes africains travaillant sur les questions de l’afro-tech et de la réalité augmentée.

 

 

Les personnages sont en club en extérieur nuit, le bras tendu avec leur phone au bout de la main (position FaceTime), ils filment des scènes sans réagir pour directement les partager – Il y a une déconnexion entre l’expérience partagée online en opposition à celle du corps « figé » dans un lieu qui devient secondaire.

Le film se construit avec un code couleur strict (jaune-cuivre et noir), une esthétique, un stylisme inhérent à cette ligne directrice, tout en apportant une attention particulière tant à la caméra, et avec une sélection d'objectifs qui permettent d’avoir un feel cinématographique, qu’à la façon d’éclairer, refléter les lumières sur peaux noires.

 

 

Une seconde partie du film se déroule en extérieur sur un changement de musique (le titre Bipolaire) et une série de portraits évoquant un Kinshasa désertique où les boulevards sont traversés par des chevaliers, des robots de circulation et des hommes d’affaires sur échasses que l’on découvre aux ordres d'un personnage de type européen inspiré de Vincent Bolloré (en référence aux paroles de la chanson), habillé comme le Maréchal Mobutu (couvre-chef et costume). Les mouvements sont entrecoupés de scènes de lipping et d’une chorégraphie absurde évoquant les danses du Minstrel Show.

 

 

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À quoi servira la collecte

2.

 

J’ai réalisé mes 7 derniers clips et géré la direction artistique et le stylisme, faute de budget pour avoir une équipe de production à disposition.

 

Je prends beaucoup de plaisir à concevoir les visuels et les clips de mes disques tels une extension de la chanson, comme l’illustre mon dernier clip en date « Peau de Chagrin / Bleu de nuit » qui est une extension de la pochette de l’album réalisé 6 mois auparavant. De l’envie de raconter des histoires, on compense le manque de moyens par une préparation conséquente : nous devons tourner vite, de façon efficace et structurée, pour pouvoir répondre aux impondérables inhérents au tournage dans un pays comme la RDC.

 

Le tournage de ce court-métrage devait se faire à Kinshasa dans un fantastique club au dancefloor en damier coloré, mais suite à son désistement de dernière minute, le sponsor central a fait tomber le projet à l’eau… J’étais déprimé, ayant tellement bossé sur cette prod, étant obsédé par les images que j’imagine et la pertinence du propos, je me suis dit : ok, ben tentons le truc ! Demandons de l’aide à vous qui me suivez sur les réseaux sociaux et qui seriez intéressés de faire exister ce projet qui était censé finir dans la corbeille de mon ordi.

 

Je suis en deal de licence sur le label Bella Union, un label indépendant qui contractuellement s’engage à financer un seul clip par album, voire plus en fonction des ventes, donc à ce stade je suis arrivé au bout du développement mais j’ai envie de croire que l’on mérite mieux !

 

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La production du court-métrage demande plusieurs coûts ...


- Vol Bruxelles / Kinshasa pour 7 personnes = 3 900 euros
- Salaires pour 5 personnes = 6 000 euros
- Location matériel caméra = 1 500 euros
- Assurance caméra = 900 euros
- Budget stylisme = 1 000 euros
- Budget décors = 1 500 euros
- Budget lumières = 700 euros
- Hôtel pour toute l’équipe = 500 euros
- Frais de séjour (40 x 7 personnes x 4 jours) = 1120 euros.
- Local Production = 1 000 euros
- Local Team = 1 200 euros
- Montage = 1500 euros
- Etalonnage = 700 euros
- Studio de post-production = 1500 euros


- Commission de KissKissBankBank (8 %) = 1 200 euros

 

- Total coûts = 24 220 euros 
- Apport Baloji/Bella Union = 9 220 euros

 

- Besoin KissKissBankBank = 15 000 euros.

 

Voilà pourquoi je demande aujourd'hui 15 000 euros.

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