Soutenir la suite d'un travail documentaire visant à faire connaitre la nouvelle réalité des réfugiés Rohingyas au Bangladesh.

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Présentation détaillée du projet

 

LE PROJET

 

Lien vers la série photo sur le site du Globe and Mail

 

 

Je me suis rendu par mes propres moyens au Bangladesh en janvier et février 2018. Photojournaliste indépendant et membre du collectif québécois KAHEM, je me concentre depuis 12 ans sur les thèmes de l’exclusion, de l’exil, sensible au drame vécu par ceux qui ont dû tout quitter, victimes de la guerre, de l’injustice ou de catastrophes naturelles.

 

Je suis collaborateur régulier au journal Le Devoir et au New York Times. Mon travail personnel a été aussi été distribué par le National Geographic, le Globe and Mail, The Atlantic, Days Japan, Le Monde Diplomatique, Canadian Geographic, MacLean’s.

 

 

 

Je souhaite y retourner bientôt, pendant la mousson qui approche, afin de poursuivre ma série photographique, mais cette fois je serai accompagné d'Olivier Higgins, cinéaste reconnu (Asiemut, Rencontre, Québékoisie), afin d'y réaliser aussi un court-métrage documentaire qui nous permettra de partager au plus grand nombre cette réalité peu documentée qu'est celle des Rohingyas.

 

 

 

Olivier et sa partenaire de vie et de cinéma, Mélanie Carrier, tous deux cinéastes et cofondateurs de MÖ FILMS, m'ont contacté en février dernier alors que j'avais publié, depuis le Bangladesh, un texte sur ma page Facebook dans lequel je m'indignais du peu d'attention médiatique accordée à la crise des Rohingyas. Dans l'indignation, et face à une certaine impuissance, nous avons pensé qu'en unissant nos forces, nos compétences respectives, nous pourrions peut-être contribuer à mieux faire connaître, de par le monde, la situation des Rohingyas.

 

Persécutés au Myanmar, indésirables au Bangladesh

Persécutés depuis des décennies au Myanmar, les Rohingyas ont émergé en 2015 sur la carte de la détresse en Occident. Ils apparaissent alors coincés sur des bateaux de fortune au large de la Malaisie, de l’Indonésie et de la Thaïlande. Détournés ou repoussés au large, ces boat people se voient refuser l’accès à tous les ports. Le ton est donné : parias chez eux, ils seront indésirables partout ailleurs.

 

 

Six mois ont passé depuis la flambée de violence qui a forcé l’exode, sur les routes et les rivières, de 700 000 personnes vers le Bangladesh. Le 25 août 2017, les forces de sécurité myanmaraises lançaient une vaste opération militaire simultanée dans plusieurs districts de l’État de Rakhine, où résidaient la majorité des Rohingyas du Myanmar.

 

Génocide ?

Depuis août, la violence déployée contre cette minorité musulmane a atteint des sommets, des violences sexuelles, de la torture et des incendies de villages entiers ayant été rapportés à grande échelle. Deux semaines après le début des assauts par les forces armées, le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme les qualifiait déjà d’« exemple classique de nettoyage ethnique ».

Anéantie, Alima Khatoom a vu 20 membres de sa famille se faire massacrer sous ses yeux quand son village a été investi par les militaires. Même son grand-père n’a pu échapper à la tuerie. «On lui a coupé la tête avec un couteau, comme à un poulet», raconte-t-elle. 

 

« Ces attaques contre les Rohingyas ont été étendues et systématiques et comportent tous les aspects des crimes contre l’humanité », décrit Matthew Wells, conseiller principal d’Amnesty International pour les situations de crise.

 

Des « éléments de génocide » sont pourtant présents, avançait l’ONU en décembre, sans avoir encore tous les éléments en main pour écrire à l’encre rouge ce mot lourd de sens.

 

 

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

Cette collecte de fonds nous permettra d'assumer les coûts du voyage entre le Québec et le camp de réfugiés Kutupalong, à Chittagong, au Bangladesh. Par coûts de voyage, nous entendons ici les billets d'avion, l'hébergement et les déplacements sur place, le strict minimum. 

 

Cette collecte nous permettra également de rémunérer notre fixer local, celui-là même avec qui j'ai travaillé en janvier et en février dernier. C'est lui qui nous donnera accès au camp et qui nous permettra d'y réaliser à la fois le photo-reportage et le court-métrage. Olivier et moi fourniront respectivement le matériel nécessaire à la réalisation du photo-reportage et du court-métrage.

 

Advenant le cas où notre campagne de financement excèderait le montant visé, ces fonds supplémentaires nous permettront d'assurer une post-production de qualité pour le court-métrage que nous souhaitons réaliser (montage image, montage sonore, musique, etc.).

 

Merci de croire en nous!

 

 

 

Derniers commentaires

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De tes voisins!
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Super beau projet Renaud! Continue ton bon travail! C'est inspirant.
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Bonne continuation Renaud!