DEHORS

Théâtre

Visuel du projet DEHORS
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Tuesday, May 15, 2018
date de fin
2 515 €
sur 2 500 €
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ENSEMBLE SéRAPHIN
Paris

Théâtre performatif, soutenez la jeune création !

Ils font avancer le projet
SEGARD-BERNARD a contribué à ce projet
NOIRCLERE-Gérald a contribué à ce projet
200 €
Caroline-Hoffstetter a contribué à ce projet
20 €

DEHORS

NOTRE HISTOIRE

 

… « Je marche dehors... ».

Dans un village de l'Est, un jeune homme en doudoune sort de chez lui le soir du 24, et marche vers la forêt, sur le lieu où sa mère ivre a percuté un saule en voiture il y a quelques jours.

En marchant, le jeune garçon se retrouve avec ses souvenirs, ses doutes, ses angoisses : tout ce qu’il croise est signe, fait corps avec la mort de sa mère. La nuit tombe totalement. Il écoute la forêt, qui semble jouer un jeu avec ses rêves, ses peurs... Il parle. Il ne raisonne pas mais résonne. Il sort du confort de la maison et entame une  quête  de  sens  vers  l’intérieur  de  lui-même, accompagné d’abord par les lumières fragiles du village, les chevaux et le silence du champ, ensuite la forêt et enfin le saule, comme la figure d’un dieu cruel, comme les cartes d’un tarot à grande dimension.

Dans notre société, où la mort est devenue taboue au fil des siècles – réservée aux hôpitaux, cachée des regards – la forêt est peut-être encore l’endroit  où  l’on  peut  s’exercer  face  à  l’inconnu,  où  l’on  peut  s’y perdre.  Écrire  DEHORS,  c’était  s’autoriser  à  se  perdre  et  à  oser  une éventualité : parler à la Mort… Le jeune homme en doudoune croit qu’il peut retrouver sa mère près du saule où elle est morte.  ​Il devient le champ de bataille silencieux d'une enfance perdue qui tente de ressusciter les morts, de dévoiler les sens de nos forêts intérieures...L’enfant, comme le meurtrier, revient sur le lieu de la mort, car c’est là que l’innocence tombera, mais aussi renaîtra.

Chemin initiatique et chamanique, atemporel, brèche entre la réalité et le rêve, ce spectacle tente de trouver la forêt qu'il y a en nos âmes, car au delà du simple sujet de la mort, se trouve en son cœur le feu de vivre.

« Dans l’imprécision des confins de ciel et terre,

Une heure où vie et mort se changent l’une en l’autre.

 

Je dus me laisser partir pour l’enténébré.

Mon esprit avait-il un lieu qu’il pût gagner ?

 

J’en réchappai, cherchant la source de ma vie,

Qu’une sombre profondeur rend inconnaissable. [...] »

Poèmes de Natsume Sôseki – éd. Le Bruit du Temps

 

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NOTRE DEMARCHE

 

"Quand on est enfant, on parle toujours d'aller dehors. De jouer dehors. Qu'y a-t-il dehors qui nous émerveillait autant, dans le froid de l'hiver, la chaleur de l'été, l'étonnement du printemps, ou la candeur de cet automne qui était déjà si autre à notre joie et en même temps si proche de cette prescience que nous avions du fait de grandir
Peut-être est-ce cela dehors. C'est un mot qu'on ne connaît pas encore que nous allons chercher en sortant. Un mot qui, à lui seul, pourrait consoler une vie à venir. Notre vie. Notre chagrin à venir. Nos pleurs à venir. Notre gravité à venir. Peut-être que l'enfance est cette fuite vers cet autre que nous serons, pour lui dire: "Délivrance! Délivrance aux âmes captives!"...Parole d'enfant." Charles Segard-Noirclère

 

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Lors de notre recherche, nous avons tenté de réessayer cette enfance qui découvre le monde, les objets, les choses, de nous délivrer des acquis culturels pour retrouver ce rapport premier aux éléments, à la langue pure des sens. C'est un travail étroit avec les lieux et le silence, avec notre intelligence animale et les diffractions et harmoniques de la lumière, que nous avons mené ; écoutant les dialogues souterrains entre le monde (le dehors), notre âme (notre intérieur) et ce texte qui prenait vie et qui nous invitait à cette approche. Il nous semblait important pour nous d'être avant tout à l'écoute , ne pas "forcer" le passage du monde des esprits, mais l'inviter à nous donner les clefs de son chant:

“Tout artiste qui aspire au vrai, au bien et au beau comme objet ultime de sa quête est fatalement hanté par le désir de forcer l'accès difficile du monde des démons, et cette pensée, qu'elle soit apparente ou dissimulée, hésite entre la peur et la prière.” Yasunari Kawabata - discours de réception du Prix Nobel de littérature.

Nous en avons fait l'expérience. Et ce n'est qu'un début! Nous sommes bien déterminés à accéder et faire percevoir toutes les couleurs et l'intensité qui existent dans chaque seconde de vie, dans la vie de chaque Être, au coeur de sa fragilité et de sa force. De son Feu. De sa métamorphose et de son innocence.

« […] Et ce Je est dans une forêt qui joue son jeu... Il est inconnu celui qui est dehors... Et un homme vient d'éteindre les réverbères dans le coin des yeux, il va se coucher sûrement... Il fait noir, soudain le vent souffle... Je ne parle pas pour le monde, mais pour ceux qui sont entre... Je suis entre. Je suis un étranger. [...] »  extrait de la pièce.

 

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« [...]Est-elle morte?.. Oui, elle est morte! Elle a bu! Elle est morte dans sa caisse sur une route forestière à deux pas de la maison, mais?... Et si?... La forêt joue son jeu, et je joue avec elle... Vous voyez ce que je veux dire?[...] » 

" [...] Je marche et je sens des pierres cassés dans mes chaussures. Ce ne sont pas des pierres de montagnes qui hachent impitoyablement la chair, mais qui se réduisent en miettes au fur et à mesure qu'on les écrase et qu'elles piquent, comme si elles ne faisaient pas vraiment du mal, comme si elles regardaient leur douleur tout en te la faisant sentir, sans te regarder dans les yeux quoi... La pluie les ronge... La neige éclate leurs os... Le soleil brunit leur peau granuleuse... Elles ont le malheur de s'effriter malgré leurs apparences. Comme... On a appris. On a l'électricité. On voit clair en ville. Mais depuis des millénaires, on n'a jamais vu clair dans une forêt. Ni dans son jeu... On fait le jeu de la forêt, son jeu... Tu vois? Tu vois? Tu vois ce que je veux dire? [...]" 

"Entre les arbres de longues plaines, je marchais, du villages à la voiture à l'arbre... Nous étions tous cet enfant... le même enfant... Qui était à la fois le chasseur et la proie, la proie et le chasseur de ce monde... Et notre chasse ne finira jamais... " 

extraits de la pièce. 

 

L'EQUIPE

 

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CHARLES SEGARD-NOIRCLERE, auteur/metteur en scène

Né en Bourgogne en 1994, Charles Segard-Noirclère intègre en 2012 le Cours Florent avant d'entrer en 2014 au Conservatoire Régional de Paris en art dramatique où il suivra les cours de Sophie Loucachevsky, Stéphanie Farison, Eric Frey, Pascal Lévêque et Alain Gintzburger en 2014.

Il est formé également sous la direction de Dan Artus (sur le théâtre de M. Maeterlinck), Emil Salimov (Biomécanique de Meyerhold), Brigitte Seth et Roser Montllo Guberna (danse), Pascal Lévêque (clown), Vera Ermakova (Analyse-Action). En 2016, il monte sa compagnie de théâtre, l'Ensemble SéRAPHIN, avec pour ambition l'expérimentation et la création d'un théâtre quantique et performatif.

Depuis, il a travaillé en tant que comédien avec notamment Damien Bigourdan (opéra Le Balcon de Jean Genet/ Peter Eötvös), Olivier Py, Marcus Borja (Théâtre et Les Bacchantes d'Euripide), François Rodinson (Une puce, épargnez-la de Naomi Wallace et Agamemnon d'Eschyle), Eric Lehembre (Avant-hier, Après demain de Gianina Carbunariu et Roumanie, va te faire foutre de Bogdan Georgescu) à la Mousson d'Eté, Bruno Blairet (Léonce et Léna de G. Büchner et La Servante d'Olivier Py), Mariana Dubeux De Campos (La Pyramide de Copi), Jean-Marc Musial (La Poule d'eau et autres textes de Stanislaw I. Witkiewicz), entre autres. En Mars/Avril 2018, il joue dans la création de Wajdi Mouawad au Théâtre National de la Colline, Notre Innocence. 

En mise en scène, il monte en 2016 Yoroboshi de Yukio Mishima à Metz, un de ses textes, Innocence en 2016 à Paris, et assiste Nazîm Boudjenah à la Comédie Française dans sa création d' Intérieur de Maurice Maeterlinck en 2017 au Studio-Théâtre. Il travaille parallèlement sur des textes d'Antonin Artaud, Stig Dagerman, Christian Gabriel Guez Ricord, Eschyle (qu'il traduit), Shabestarî, etc.

En tant que musicien, il joue et compose pour des films, pièces et performances. Formé par Torbjörn Näsbom et Eléonore Billy, il joue de la Harpe à Clés suédoise (Nyckelharpa). Il joue également de la flûte traversière et de la guitare.

 

PIERRE-MARIE BARRE, comédien

Il découvre la scène en compagnie de Steve Brohon et Lucie Thomas du Théâtre des Trois Clous à Tours. Élève de Philippe Lebas à Tours puis de Sandra Rebocho au conservatoire du dixième arrondissement de Paris, il intègre en 2014 le Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris sous la direction d'Eric Frey et de Sophie Loucachevsky en collaboration avec l'École Supérieure d'Art Dramatique de Paris.

Durant ces années d'études, il collabore notamment avec Yoann Blanc et Olivier Minne, Philippe Delaigue, Lancelot Hamelin, Pascal Lévêque, Catherine Marnas, Brigitte Seth et Roser Montlló ou encore Franck Vercruyssen et apparaît au cinéma dans les films de Yvan Attal, Michel Hazanavicius ou encore Vianney Lebasque. À l'opéra, il se produit dans les mises en scène de Paul-Émile Fourny et prête sa voix pour Radio France et La Revue XXI.

 

LISA GARCIA, comédienne

À dix-sept ans, Lisa fait ses premiers pas en tant que comédienne professionnelle dans La Zapatera prodigiosa et La Maison de Brenarda Alba de Federico Garcia Lorca mise en scène par Violette Campo et joué en espagnol. En 2008, elle intègre l’École Claude Mathieu (Paris) pour trois années de formation. En 2011, fraîchement diplômée elle continue son chemin théâtral et musical : elle joue, chante et danse dans la comédie musicale Redis-le-me de la Comédie Framboise mise en scène par Léonie Pingeot. Au cinéma, elle joue dans Eastern Boy de Robin Campillo et dans plusieurs courts-métrages. En 2013, avec Lou de Laâge, Lola Eliakim et Margaux Vallé, elle crée la compagnie Les Hamsa'llument et monte en collectif C’est tout pour cette nuit d’après l’œuvre « Princes et Princesses » de Michel Ocelot qui se joue encore aujourd’hui.

Bilingue, franco-espagnole, Lisa est diplômée traductrice et se spécialise dans la traduction d’œuvres théâtrales et cinématographiques et dans le sur-titrage (L'Arche Éditeur). En octobre 2013, elle travaille sur le sur-titrage du spectacle Instrucciones para abrazar el aire par la Cie Malayerba (Équateur) lors du Festival Les Translatines de Bayonne et intègre en 2015 la compagnie équatorienne le temps d’un stage sur la dramaturgie pendant lequel elle écrit El día en que caen las catañas (Le jour où tombent les châtaignes). Elle complète sa formation de clown avec Jacques Hadjaje et Karryl Elgrichi au TGP puis de mime avec Emmanuel Vacca (assistant du mime Marceau). Elle crée son premier spectacle de clown pour les tout-petitsChâtaigne et … Pic ! Châtaigne épique mis en scène par Isabelle Brochard.

Actuellement, elle joue une speakerine dans la comédie musicale Les Petites Rapporteuses d’après les textes de Pierre Dac avec la Comédie Framboise et Liliana, une révolutionnaire argentine, dans Luz adapté du roman « Luz ou le temps sauvage » d'Elsa Osorio.

 

JOSEPH SAINDERICHIN, musicien live, régisseur son

Joseph Sainderichin est né le 15 juin 1991 à Paris. Multi-instrumentiste, il pratique la basse, la guitare et les percussions. De 2011 à 2013, il joue en amateur dans divers groupes parisiens. En 2012, il s’initie au solfège classique avec le compositeur Jules Matton, et au sérialisme avec le compositeur Igor Micelli. En 2014, il suit des leçons de chant lyrique avec Georges Gautier, ce qui le conduira à entrer en 2015 dans la classe de chant et de solfège du conservatoire municipal Jean-Philippe Rameau. Dans le même temps il suivra les cours d’harmonie de la classe de Stéphane Delplace. En 2016, pour perfectionner sa technique, il travaille l’harmonie jazz avec un guitariste diplômé de l’EDIM. En juillet 2017, il fonde son projet solo « Amour Courtois », mêlant virelais médiévaux et pop gainsbourienne, seul ou parfois même accompagné de Charles Ségard Noirclère à la harpe à clef suédoise et aux percussions. Il a fait quatre concerts courant 2017, notamment au festival « le Maska » dans le Gers. En parallèle de son parcours musical, Joseph Sainderichin a publié deux nouvelles en 2017, l’une dans le premier numéro de la jeune revue d’expérimentation littéraire « Artichaut », parue en février, et l’autre au sein de la revue des éditions Grasset, « le Courage » dirigée par Charles Dantzig, parue en mai. Il œuvre actuellement à l’écriture de son premier roman.

À quoi servira la collecte

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En Avril 2018, nous sommes en résidence pendant deux semaines (dans deux lieux de résidence: l'Essieu du Batut en Aveyron, puis le Théâtre d'Aurillac qui nous aide à créer plus précisément la lumière en mettant à disposition leur salle.) durant lesquelles, notre recherche sera plus intense encore et nécessitera toute notre attention et notre passion. Lorsque nous avons commencé notre quête, nous assurions nous même le financement de ce projet un peu fou (mais pas tant que ça). Pour cet ultime effort de création et de recherche, nous appellons à votre contribution, aventuriers comme nous de l'indicible et de l'invisible, de l'enfance et des forêts. 

Ce financement servira notamment à défrayer le voyage de l'équipe (5 personnes pour Aurillac, comprenant à charge un véhicule transportant tout le matériel son et le dispositif scénographique), la construction d'un dispositif efficace et professionnel (structure metallique - aluminium -  soutenant les tulles, modulable pour des espaces de jeu différents), les frais d'hébergement pour deux semaines pour 5 personnes, les frais de communication entourant notre création, essentiels, afin que celle-ci puisse être créée et tournée de par la France (et le monde, on espère!). 

Nous tenons à préciser et à vous certifier que ce financement servira UNIQUEMENT à ce projet et à la compagnie.

Charles Segard-Noirclère percevra l’intégralité de la collecte

 

Nous vous remercions déjà profondément de votre intérêt et de votre attachement à faire croître les projets d'artistes. C'est pour nous un plaisir et une force ; car cette envie que nous avons de donner à voir ce que l'humain a de plus créatif, de plus beau, de plus fragile, de plus amoureux en lui, - et ce malgré le quotidien parfois triste, où la destruction a partout sa publicité - se trouve légitimée, honorée, véritable, et nécessaire de par votre action. Alors, encore une fois, merci à vous. 

 

L'équipe de DEHORS et l'Ensemble SéRAPHIN

 

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Un merci à vous de la part de toute l'équipe!

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UN IMMENSE IMMENSE MERCI! Nous sommes vraiment honoré de votre confiance! Toutes les contreparties précédentes, ainsi que l'affiche du spectacle et une invitation pour la représentation en Mai sur Paris.

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Disponibilité 18/20

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UN MERCI SIDERAL ET SYLVESTRE! Nous vous offrons toutes les contreparties précédentes, ainsi que 2 invitations à la représentation (et votre nom - ou logo si entreprise - sur les dossiers du spectacle, en tant que mécène.).

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