Dopo la Notte oscura

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Dopo la Notte oscura
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Tuesday, February 20, 2018
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sur 1 500 €
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Un film documentaire sur la poétesse mystique Ilaria Caputi. En phase de post-production… Aidez-nous à financer le bouclage du film !

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Dopo la Notte oscura

Résumé du film :

Allongée sur son divan, parée de ses plus beaux bijoux, Ilaria Caputi, 70 ans, mais encore belle, élégante, gracieuse, toute de rose et de satin blanc vêtue (prude Olympia…), s’apprête pour la dernière fois à paraître en scène.

C’est qu’en effet Ilaria va mourir. Et elle le sait. Mais celle qui fut actrice veut rester belle sous l’œil de la caméra. Vanità delle vanità, comme le laisserait suggérer le crâne près duquel s’abandonne Marie-Madeleine repentante sur l’un des tableaux de son salon ? Sans doute, mais l’essentiel n’est pas là.
 

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À la veille de sa mort, la poétesse mystique napolitaine nous reçoit chez elle et, en véritable diva, nous raconte l’histoire de sa vie ponctuée par la lecture, mise en fiction dans les rues de Naples, de quelques-uns de ses plus vibrants poèmes. Envoûtante, très théâtrale – imaginez Thérèse d’Avila dans le corps de Sophia Loren ! – elle évoque ainsi sur tous les tons (lyrique, pathétique, polémique, mais aussi comique, ironique) quel fut son parcours de femme : ses travaux intellectuels, ses élans poétiques, ses passions amoureuses et, véritable fil rouge de son récit testamentaire, ses tourments filiaux. Sa relation au père donc – à « Dieu » comme à « papa », puisque l’un l’autre se font depuis toujours écho chez Ilaria et que, pour elle, le sentiment religieux s’incarne au cœur même de son roman familial.

 

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Œdipienne, spirituelle, l’histoire de ce double rapport est bien sûr très équivoque et, tôt contrariée, alternera jusqu’à la fin les périodes de joies contemplatives et les moments d’abandons. Ces derniers, véritables situations d’absence de Dieu dans la vie du croyant, les mystiques, depuis Jean de la Croix, l’appellent Nuit obscure (Notte oscura). Ilaria aussi. Et, comme eux, dans le temps long de son histoire de vie, elle nous fait le récit de sa Nuit obscure jusqu’à sa réconciliation finale avec ce Dieu-le-père prodigue qui lui fera enfin retour à l’annonce, paradoxale mais providentielle, de son cancer. Un cancer qu’elle qualifie pour cela-même de « grâce » et de véritable « bénédiction ».    

 

 

Genèse du projet :

« Allo, Julien ?! C’est la fin… Ilaria entre en stade terminal. Alors, si tu souhaites toujours faire quelque chose, c’est le moment ». Au téléphone, de Naples où elle m’appelle, la nièce de celle qui se meurt m’informe de l’aggravation subite du cancer de sa tante, du pronostic alarmiste de l’oncologue et de l’urgence de me rendre là-bas sans attendre si je veux réaliser son interview.

 

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À cette époque, nous étions en octobre 2015, Ilaria Caputi n’était encore pour moi guère plus qu’une évocation : un personnage de légendes, une arlésienne – fantasque, baroque, toute entière faite d’histoires et d’anecdotes entendues ça et là à son propos. Un personnage de récits donc ; mais dont les récits proprement dits en faisaient une figure tout aussi impressionnante qu’hétéroclite.

Certes, le curriculum vitae était déconcertant : elle avait été actrice à ses débuts, sous la direction de nombreux réalisateurs, professeure de langue à Harvard (une véritable polyglotte, parlant près de quinze idiomes), traductrice attachée à la Commission européenne, journaliste d’investigation auprès du Corriere della Sera, documentariste pour le National Geographic ou le non moins prestigieux National Institutes of Health… Mais Ilaria était encore autre chose qu’un modèle de réussite professionnelle – ce qui, en tant que femme née dans les années 40, n’est toutefois pas si commun – et autre chose encore que la grande mondaine au sujet de laquelle se murmurait potins et autres excentricités de salon. (Ne la savait-on pas familière avec un tel, prix Nobel ? L’amante secrète d’un autre, président ?).

 

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Non, c’était autre chose encore : Ilaria Caputi avait la réputation d’être une mystique, et de cela j’étais particulièrement intéressé. En effet, si la piété transalpine est bien connue, le mouvement de sécularisation à l’œuvre depuis ces deux derniers siècles sur tout le continent européen opère comme une telle lame de fond que tout ce qui y résiste s’attache, pour le moins, une certaine curiosité. Or, il s’agissait là de bien plus que cela. Ilaria Caputi n’était pas croyante – comme il convient de désigner par cette expression le standard du sentiment religieux. Non. On disait Ilaria à tu et à toi avec Dieu lui-même ; poétesse de la transcendance ; on parlait d’elle comme d’une orante chez qui la poésie est prière, et véritable traduction d’une contemplation de Dieu !

 

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Alain et moi sommes donc partis ; navrés de notre impréparation mais convaincus de la nécessité d’enregistrer sur bande la dernière interview de cette femme qui, pour avoir été actrice et certainement nostalgique de l’ambiance des studios, serait, je supposais, non seulement à l’aise mais encore très flattée à l’idée d’un testament filmé.

L’intuition avait été bonne : préparée à l’imminence de sa mort, elle avait rodé sa prestation et, en ancienne habituée des caméras, elle avait encore soigneusement organisé la mise en scène de son spectacle. Maigre, le visage fatigué par les fièvres et la maladie, Ilaria, pour sa dernière, souhaitait pourtant paraître belle, comme elle l’avait été. Et elle le fut. Finement maquillée, parée de ses plus beaux bijoux et élégamment vêtue d’une robe de satin blanc, c’est en véritable diva qu’elle nous est apparue pour s’allonger – à la façon d’Olympia – sur son divan.

J’attendais une malade ; j’étais pris à contre-pied.

 

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Je me souviens lui avoir aussitôt dit la trouver très belle et, afin d’établir un rapport d’intimité entre nous, avant d’entrer dans le vif du sujet, je me rappelai à elle en mentionnant notre précédente – et unique – rencontre chez ses parents. « Oui, c’était il y a quelques années, en effet. Juste avant le décès de Papa », m’avait-elle répondu. Je ne le mesurais pas sur le coup mais, plus tard, je compris que ce détail de circonstance n’avait rien de fortuit : la relation au père étant non seulement pour elle l’entrée en matière qu’elle avait souhaitée pour débuter notre entretien mais encore le point de mire qu’elle s’appliquerait à garder pour se raconter : ses amours, ses ambitions professionnelles, ses effusions spirituelles… Et, partant, sa relation à Dieu. Dieu que l’on dit « Père » ! Car c’était tout un chez Ilaria : le sentiment religieux s’incarnant métaphoriquement chez elle dans le roman familial, son rapport à Dieu se calquait sur son rapport au père.

Pour elle, l’un comme l’autre pouvaient logiquement se comparer à « une histoire d’amour », tourmentée et, comme de juste, faites de moments de joie et de moments de peine, de périodes de ravissements et de grands désespoirs.

Ce sentiment d’abandon de Dieu, de désespérance, de déréliction, Ilaria, comme tous les mystiques à la suite du carmélite Jean de la Croix qui, le premier, le formula ainsi au XVIème siècle, l’appelle « Nuit obscure » ; Notte oscura comme elle le dit dans sa langue. Ce concept, véritable point de fixation de l’interview, opère comme un trait d’union pour discuter du double rapport d’Ilaria à Dieu et à son père.

Il nous servit aussi logiquement de guide pour l’écriture du montage.

 

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Plusieurs intentions guidaient donc nos choix. Nous espérons que le film s’en fera l’écho. En deçà (ou au-delà, c’est selon) de celles-ci demeurent, quoiqu’il en soit, le portrait d’une femme d’exception – battante, colérique, amoureuse, fatale, mystérieuse ! – et, par cela même aussi, le portrait d’une femme universelle : de la femme dans son rapport à l’homme et de la fille dans son rapport au père.

De la mère dans son rapport au fils ? Sans doute aussi. Ilaria mourant sans enfant d’un cancer de l’utérus, il me plaisait, à moi qui l’interview et qui apparaît momentanément dans le film en contrechamp, de se sentir un peu l’héritier.

Ilaria décédera près d’un mois seulement après le tournage. Elle n’aura donc pas vu le film. Nous gageons qu’il lui aurait plu.

 

L'équipe :

 

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Julien Grimaud                                                  Alain Boutarin

(écriture, montage)                                           (images, sons, montage)


 

Fiche technique :

- Titre : DOPO LA NOTTE OSCURA

- Genre : Documentaire

- Année : 2018

- Pays de production : France

- Durée : 31 minutes

- Langues : Français, italien

- Sous-titrage : Français

- Avec : Alessandra Caputi, Ilaria Caputi et Julien Grimaud

- Avec la participation de : Alain Boutarin et Anne Moyrand 

- Réalisation : Alain Boutarin et Julien Grimaud

- Écriture, montage : Julien Grimaud

- Images, son, montage : Alain Boutarin

- Musique originale, mixage : Marc d’Haussy

- Sous-titrage et bandes annonces : David Zard

- Traduction : Marianne Lebegge, Claude Moyrand, Anita Tatone et Giulia Boccato

 

À quoi servira la collecte

Indépendants et autonomes depuis le début de cette aventure, nous sommes aujourd’hui parvenus à un stade où, pour sa prochaine étape, notre projet de film nécessite un soutien de votre part. En effet, le film que nous réalisons est en passe de voir le jour mais si jusqu’ici le coût, en temps comme en argent (tournage, montage), a pu être assumé par nos propres moyens, ceux relatifs au sous-titrage et à l’accompagnement musical – l’un et l’autre nécessitant l’intervention de professionnels du genre – représentent, de fait, un coût incompressible que nous ne pouvons assurer seuls. Par ailleurs, l’inscription du film en festival et son inévitable promotion impliquent aussi un financement à anticiper, tout aussi déterminant.

Pour tout cela, nous comptons sur vous !

 

Budget (1500€) :

- 750€ : mixage et création d’un accompagnement musical
- 450€ : communication et distribution
- 300€ : sous-titrage (vostfr)
(Kisskissbankbank se réservant 8% – soit 120€ – du total récolté)

 

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Au nom de l'équipe, Julien Grimaud récoltera l'intégralité de la collecte qu'il ventilera selon les postes budgétaires mentionnés ci-dessus.

 

Rien ne vous empêche de cotiser si la somme est atteinte ! L'excédent servirait ainsi à financer la traduction et le sous-titrage du film en anglais (en vue d'une inscription dans les festivals internationaux).

 

Calendrier :

- mars / avril 2018 : finalisation des sous-titres et de la musique

- fin avril 2018 : présentation du film auprès des festivals

- septembre 2018 : sortie du film (envisagée)

 

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