Education Inuit: Autonomie et Solidarité

Projet de recherche sur le développement de l'autonomie et de la solidarité de l'enfant. Expérience chez les Inuit de l'Arctique Canadien.

Visuel du projet Education Inuit: Autonomie et Solidarité
Réussi
10
Contributeurs
29/11/2013
Date de fin
1 320 €
Sur 1 200 €
110 %

Talents GLAMOUR

GLAMOUR

Education Inuit: Autonomie et Solidarité

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Une succession de hasards, pas si hasardeux, a précédé la rencontre avec le peuple inuit de l'Arctique Canadien. Incertaine et obstinée, d'abord sur les bancs de la fac, cours d'ethnologie, puis cours de langue et culture inuit. Dix ans de partage du quotidien d'enfants des écoles maternelles du Val-de-Marne. Un mémoire consacré à l'étude de la culture inuit au sein du système éducatif canadien. L'an dernier un séjour à Kuujjuaraapik, village inuit de l'Arctique Québécois (Nunavik), un lieu unique, une nature déconcertante.

 

Ai-je répondu à la question si souvent formulée: Mais comment en es-tu venue à t'intéresser aux Inuit ("toi, femme antillaise", ce dernier point souvent  énoncé en sourdine)?

 

À la poser ainsi, une réponse me vient soudainement. Pour les ressources intarissables que contiennent leurs valeurs. Le sens du partage, l'autonomie, le consensus, le respect de la nature et de ses habitants, l'humilité ou encore la capacité d'adaptation. 

 

Autant de valeurs, transmises de génération en génération, qui leur ont permis de vivre au sein du cercle polaire et de braver, comme tous les êtres, les défis de la vie tout en profitant des bonnes circonstances. Seulement, la rencontre avec les Occidentaux est venue bouleverser tout un ordre social et a ainsi ébranlé jusqu'à l'intégrité physique et psychique des habitants du Grand Nord.

 

Résilience, toujours et encore. Revendications linguistiques et territoriales. Autonomie progressive des gouvernements inuit, contrôle relatif des services sociaux. Efforts pour proposer un programme scolaire adapté aux réalités géographique et culturelle inuit. 

 

Beaucoup reste à faire pour permettre aux enfants de se construire, forts des savoirs et valeurs inuit mais à la fois ancrés dans leur réalité sociale et pluriculturelle. Un éternel équilibre qui sollicite les efforts de tous les instants. 

 

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De ces sources découlent la formulation du projet:

 

 

qui espère apporter des éléments utiles à la construction d'interactions orales en faveur du développement de l'enfant inuit, et tout particulièrement du développement des normes sociales et des aptitudes chères aux familles inuit dont font partie l'autonomie et la solidarité.

 

Il a été choisi d'étudier les relations sociales entre les enfants et les adultes à travers l'usage de la parole car elle est d'une importance capitale pour les Inuit, peuple à tradition orale et car elle a la capacité de, non seulement transmettre la pensée, mais d'agir, comme outil éducatif, sur le développement de l'enfant. 

 

(Performance: berceuse inuit chantée au jeune enfant lorsqu'il se trouve dans l'amauti, manteau féminin doté d'une large capuche où placer le bébé qui entend les vibrations de la voix de sa mère. Selon la locutrice de la vidéo, cela aiderait l'enfant à s'endormir.)

 

 

Où?

 

 

Au Nunavik (Arctique québécois), dans le village de  Kuujjuaraapik. Village pluriculturel où cohabitent Québécois Inuit, Amérindiens Cri et Québécois francophone. 

Langues parlées: inuktitut (nom de la langue inuit) , cri , français et anglais

 

Et plus précisément dans trois lieux majeurs de socialisation: le milieu familial (langue d'usage l'inuktitut) et deux milieux institutionnels: la crèche (langues d'usage l'anglais et le cri) et la clinique (langues d'usage, l'inuktitut, le français et l'anglais). 

 

(courte vidéo présentant l'environnement arctique.)

 

Quand?

 

Le projet aura lieu du 3 décembre 2013 au 6 juin 2014.

 

Public concerné

 

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Les jeunes enfants inuit âgés de zéro à trois ans, leur famille, les puéricultrices inuit et cri de la crèche Saqliavik, les pédiatres et les infirmières franco-québécois de la clinique de Kuujjuaraapik.

 

Déroulement du projet

 

Le projet se déroule dans le cadre de recherches doctorales en ethnologie à l'Inalco (Institut National des Langues et Civilisations Orientales), Paris 13e. Durant ce séjour de six mois, les méthodes ethnographiques d'observation et de tenue d'entretiens seront employées afin d'étudier les effets de la parole sur le développement de l'enfant inuit . Ce dernier se trouve en présence d'éducateurs (famille, puéricultrices, pédiatres) de cultures différentes et qui de ce fait, communiquent et participent à sa socialisation de manière distincte. 

 

La majeure partie du temps sera partagée avec les familles inuit en prenant part à leurs activités et tâches quotidiennes.

Deux demi-journées par semaine seront consacrées à l'observation des activités de la crèche du village.

Deux demi-journées par semaine seront dédiées à l'observation des consultations entre les familles, leur enfant et le pédiatre. 

 

Des entretiens seront menés auprès des familles inuit, des puéricultrices et des pédiatres, ainsi qu'auprès des aînés, garants du savoir.

 

Méthodes d'évaluation

 

Plusieurs approches prises ensemble permettront l'évaluation du projet. L'analyse linguistique (formes nominales et grammaticales employées), l'analyse de la communication verbale (parole, intonation, rythme de la voix) et non verbale (gestes, silence, position dans l'espace). L'analyse des variantes culturelles à l'oeuvre dans la conversation, tout particulièrement lorsque l'enfant passe d'un lieu de socialisation à un autre, d'une langue à une autre, d'un partenaire communicatif à un autre.

 

À travers un regard ethnologique et un partage des expériences et des pratiques orales des familles inuit, dont la primauté sera assurée, l'ensemble de ces éléments sera éclairci et porté à signification.

 

Encadrement du projet

 

Ce projet respecte les règles d'ordre éthique concernant les recherches en sciences sociales au Canada et en France. Il est encadré par ma directrice de recherche et se déroule en accord avec les dispositions de la mairie, de la crèche  et de la clinique de Kuujjuaraapik. 

 

Qui seront les bénéficiaires des résultats du projet?

 

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Les enfants d'abord puisque ce projet vise à participer au dialogue continu entre les familles et les institutions sociales afin de travailler conjointement à assurer le bien-être de l'enfant. 

 

Les familles inuit puisque les données relatives aux pratiques professionnelles et aux objectifs des puéricultrices et des pédiatres permettront de mieux appréhender les méthodes institutionnelles. 

 

Les puéricultrices inuit et cri ainsi que l'organisme régional Kativik gérant les crèches dans l'Arctique canadien puisqu'ils ont eux-même constaté que des actions supplémentaires devaient être menées pour faire vivre davantage la culture inuit dans les institutions scolaires. 

 

Les pédiatres franco-québécois de l'Hôpital de Montréal pour Enfants  qui, lors d'entretiens, ont émis le constat que la méconnaissance de la langue et de la culture inuit pouvait nuire à l'efficacité de leurs pratiques médicales. Le 23 septembre, les pédiatres et les infirmières franco-québécois travaillant auprès des Inuit ont débuté, par visioconférence, des cours de langue et culture inuit au sein de l'Inalco. Ce projet aspire à mettre des données relatives aux modes d'interaction orales pratiquées dans les familles à la disposition du personnel médical.

 

La région du Nunavik: le Plan Parnasimautik ou Plan Nunavik, écrit en réponse au Plan Nord formulé par le gouvernement québécois, place l'éducation au coeur de ses préoccupations.

 

Pour info, le Plan Nord vise à développer la région de l'Arctique canadien, notamment par l'exploitation des ressources minérales et hydroélectriques présentes. C'est un projet d'envergure qui attire des investisseurs du monde entier et qui suscite de nombreuses polémiques, notamment en ce qui concerne la protection de l'environnement. 

 

Le domaine universitaire ainsi que les institutions françaises et canadiennes intéressées par les méthodes d'éducation alternatives, par la place de la parole dans l'éducation et par le développement de l'enfant en milieu pluriculturel.

 

 

 

Petite spécificité du projet:

 

Il ne pourra se faire sans un précieux collaborateur,qui, par son dynamisme, sa joie de vivre, son enclin à danser, sauter, jouer, rigoler, ne manquera pas de faire de cette expérience, une aventure riche en partage et en découverte. Je nomme Monsieur Ilhan, petit garçon de bientôt deux ans, qui a grandi avec ce projet (il est né le lendemain de l'entrée en première année de doctorat de sa maman).

 

 

 

 

 

 

À quoi servira la collecte

Les moyens financiers sont faibles mais la persévérance est une source intarissable!

 

Détail du budget pour un séjour de six mois au Nunavik (deux personnes, Ilhan et Ariane)

 

Billet d'avion aller-retour Paris-Kuujjuaraapik: 2 500 €

 

Equipements vestimentaires d'hiver (température moyenne - 25°C): 1 500 €

 

Logement chez l'habitant: 2 400 €

 

Frais alimentaire: 1 800 €

 

Rémunération de l'interprète: 1 800 €

 

Total: 10 000 €

 

Informations utiles:

 

Le prix élevé des billets d'avion s'explique par le fait que seuls deux compagnies inuit desservent les villages de l'Arctique Québécois et que l'avion est le seul moyen de transport des personnes, des vivres et de toutes les autres sortes de commodités. Le montant dédié à l'équipement vestimentaire est également élevé car il faut bien bien se couvrir pour ne pas cailler!

 

Jusqu'à présent, j'ai réuni la somme de 6 000 €. La moitié m'a été accordée par le Centre d'Etudes et de Recherche des Langues et des Oralités du Monde, CERLOM (500 €), le centre de recherche "Mutations Polaires"  du CNRS (1 000 €), centres auxquels je suis rattachée et l'école doctorale  "Langues, Littératures et Sociétés du Monde" de l'Inalco (1 500 €). L'autre moitié (3 000 €) provient d'un financement personnel.

 

Il manque 4 000 € pour la mise en oeuvre du projet et l'objectif est de 1200 €?

Il vaut mieux avoir peu que point du tout, et qui sait, les surprises de dernières minutes sourient à celui qui y croit :-)

 

Alors s'il vous est possible non seulement d'imaginer la concrétisation du projet mais de pouvoir y contribuer, à vos souris! Pianotez, cliquez! Et hop! Le tour est joué!

 

Merci :-)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Choisissez votre contrepartie

Pour 5 €

Merci. Une profonde reconnaissance pour le soutien apporté. Des quelques pièces semées ici et là, espérons chacun une récolte heureuse.

Pour 15 €

Une profonde reconnaissance. Et une carte postale envoyée de Kuujjuaraapik donnant des nouvelles bien fraîches!
  • Contributeurs : 2

Pour 30 €

Un grand merci, une carte postale envoyée de Kuujjuaraapik ainsi qu'une photo du paysage nordique encadrée, détail de la photo inclus.
  • Contributeur : 1

Pour 60 €

Merci, merci! Organisation d'une rencontre relative au projet de recherche et au séjour à Kuujjuaraapik avec les KissBankers professionnels et/ou parents désireux de partager leurs expériences et d'échanger sur le thème de l'éducation et de sa mission de préparation à la vie.
  • Disponibilité : 5/5

Pour 100 €

Un grand remerciement pour le soutien apporté. Une paire de boucles d'oreilles fabriquée à la main par un artisan inuit issu du village de Kuujjuaraapik. La photo donne un aperçu des modèles mais d'autres sont disponibles et pourront être sélectionnés sur place. Elle représente le "ulu", couteau féminin traditionnel, devenu symbole artistique mais toujours d'usage quotidien.
  • Disponibilité : 10/10

Pour 200 €

Un grand remerciement et une sculpture inuit fabriquée par un artiste du village de Kuujjuaraapik. D'autres modèles sont également disponibles et à sélectionner sur place, selon votre convenance.
  • Contributeur : 1
  • Disponibilité : 2/3

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