Fantaisies poétiques (recueil de poésies)

Livres, Illustration

Visuel du projet Fantaisies poétiques (recueil de poésies)
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Eaubonne
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Wednesday, August 22, 2018
Date de fin
540 €
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33 %

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Fantaisies poétiques (recueil de poésies)

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Photo du Journal Le Parisien / Marjorie Lenhardt (article dans la rubrique Actualités)

 

Monsieur Bernard BENEDETTI est un jeune auteur de 99 ans passionné de littérature, de théâtre et d'opéra.

Doté d'une mémoire exceptionnelle et intacte, il surprend par son humilité.

Sa générosité n'a pas de limite, il a toujours fait les choses par envie et sans jamais en tirer profit, ni gloire.

Le recueil, intitulé "Fantaisies poétiques" est composé de 70 poésies, qu'il a écrit au fur et à mesure des années, par plaisir, et sans jamais songer à l'envoyer à des éditeurs.

Lors d'une conversation, il m'a fait découvrir son recueil de poésies qui m'a littéralement enthousiasmée.

Ses poèmes sont divertissants, rythmés et dynamiques. 

De l'humour, du touchant et du talent, c'est certain !

Après l'avoir convaincu d'envoyer son manuscrit, il a reçu une réponse favorable d'un éditeur qui est prêt à le publier dans un délai de 5 mois maximum.

Quelques jours plus tard...un deuxième éditeur s'est proposé de l'éditer, puis un troisième. 

 

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Bio :  Né à BASTIA en 1919. Il a exercé la profession de secrétaire dans l'enseignement privé dans une école de dessin industriel. Passionné de littérature, de musique classique, d'opéra et de théâtre. Il a fondé le FIAD ( Foyer d'Initiation à l'Art Dramatique) en 1980, à Eaubonne, où pendant plusieurs années il a enseigné des cours d'art dramatique et monté des pièces de théâtre gratuites au public. Après avoir arrêté cette activité qui lui a apporté beaucoup de bonheur, il s'est mis à l'écriture par plaisir.

 

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Extrait inédit : LA FACTURE

Pour le comptable, assis

face aux papiers noircis,

une facture, qu’est-ce ?

une pièce de caisse…

Pour l’œil non prévenu,

pour l’esprit ingénu

ignorant les formules,

les schémas, les modules

d’un monde compliqué,

réglé, sophistiqué,

qu’est-ce qu’une facture ?

un papelard sans allure,

un banal prospectus

dont on donne quitus

sans autrement le craindre,

ni songer à s’en plaindre ;

dans la forme un chiffon

et pas plus dans le fond…

Mais pour moi, quel problème !

C’est un signe, un emblème,

un témoin obsédant,

pressant, et cependant

de changeante figure…

d’abord, cette facture,

carte d’identité

de l’objet convoité,

en revêtait la grâce…

Un animal de race

possède un pedigree

au C.V. intégré.

De même, la facture

fût d’abord la figure

de ce qui m’avait plu

tant que je l’ai voulu

sans songer à la suite.

Mais le moment vint vite

Où, l’esprit dégrisé,

je dus réaliser

la fin de l’aventure :

c’est que, cette facture,

il fallait la payer,

où du moins essayer !

Dès lors, ce papier rose

m’apparut tout morose.

Il devint promptement

l’image du tourment.

Son aspect peu amène

me donna la migraine ;

Son nom seul rend un son

à donner le frisson

et provoque une ronde

qui se soulève et gronde,

agitant – menaçants –

cent démons grimaçants :

Recouvrement, Créance,

Règlement, Echéance,

Protêt, Pénalités,

Insolvabilité !

Le seul mot de facture

devient une torture…

Mais qu’il arrive un jour

par un juste retour

des choses, que la braise

dans mes poches se plaise,

que dans mes mains le blé

vienne à s’amonceler,

que d’innombrables pièces

s’entassent dans mes caisses,

qu’un étonnant déclic

me submerge de fric,

qu’une grasse pécune

chasse mon infortune,

que des flots de grisbi

s’écoulent sur bibi,

qu’un tourbillon d’oseille

un matin me réveille,

que le seigneur Pognon

cesse de dire non,

et qu’enfin l’opulence

succède à l’indigence…

Alors, le cœur léger,

d’un geste dégagé,

sans plainte ni murmure,

je payerais la facture.

Et la facture alors

reprendra ses dehors

bénins, son teint de rose,

n’étant plus autre chose

qu’un rappel apaisant

d’un shopping séduisant.

Et lorsque cette emplète,

devenue obsolète,

objet désaffecté,

usé, foutu, jeté,

n’aura plus de substance,

sa seule survivance

restera dans les plis

de ce papier vieilli,

espèce de relique

quelque peu nostalgique,

rangé comme un secret

au fond d’un vieux coffret.

 

Trois extraits de son recueil qui comporte 70 poésies :

Anniversaire

On en fait tout un plat parce que j'ai cent ans

Pour en arriver là, il a fallu du temps...

Il y a les fourmis, il y a les cigales.

Les fourmis qui jamais n'ont de trêve ni repos

se fatiguent plus vite et rentrent au dépôt

plus promptement (pardonnez la cheville!)

La cigale se rit du temps, elle en gaspille :

or le temps gaspillé n'est pas très fatiguant

et la cigale ainsi conserve un air fringuant

dans un âge avancé. Ce n'est qu'une hypothèse.

Il faut bien soutenir une sorte de thèse

à qui demande aux vieux : "quel est votre secret ?"

Hélas ! je n'en ai pas, je l'avoue à regret.

Le destin de chacun, sur notre pauvre terre,

demeure à tout jamais de l'ordre du mystère.

 

Manger

C'était dans le métro. J'étais assis près d'elle.

On la remarquait car elle était jeune et belle

et mordillait dans un sandwich allègrement.

Son geste me semblait admirable et charmant.

On a souvent chanté la gaieté des festins,

de même qu'on a dit la louange des vins,

mais ces chansons ne célébraient que des ripailles

et ce qu'elles chantaient c'était la boustifaille.

Mais manger simplement pour apaiser sa faim,

manger pour être en somme, humblement dans son coin,

c'est autre chose et c'est très beau; j'avais plaisir

à voir cette femme manger et à me dire :

ce pain et ce jambon vont devenir sa chair ;

pour qu'elle soit demain telle que je la vois

(à quelque chose près), cet acte est nécessaire...

Et, ne devant la voir que cette unique fois,

je crus pouvoir lui souhaiter bon appétit...

Tout aussi simplement elle me dit merci...

J'eus la candeur de croire, en voyant son sourire,

qu'elle avait compris ce que je voulais dire.

 

La page blanche

Apprenez moi, de grâce, à faire une bafouille :

J'y suis très maladroit, et de plus je gribouille...

C'est très fâcheux, car en oral je me débrouille,

Mais devant cette feuille blanche, j'ai la trouille...

J'écris deux ou trois mots, et puis, crac ! tout s'embrouille...

Dans mon crâne infécond vainement je farfouille...

Dans la chasse aux idées, je suis  toujours bredouille...

Ma missive n 'est qu'une indigne ratatouille...

C'est très incommodant, car j'ai l'air d'une andouille.

 

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B. Benedetti et Gérard Cohen Zardi

À quoi servira la collecte


L'intégralité des fonds reviendra à Monsieur Bernard BENEDETTI


La collecte servira à couvrir les frais d'édition de son recueil de poésies : la composition de la maquette et du graphisme de la couverture, un livre papier et Ebook, des actions auprès des libraires et une gestion de référencement et de distribution.

Si la collecte dépasse l'objectif, elle permettra de promouvoir le recueil via un service presse.

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