Film documentaire INSTAGIRLS

Participez à la collecte du Film documentaire INSTAGIRLS de Marguerite Bourgoin !

Visuel du projet Film documentaire INSTAGIRLS
Réussi
51
Contributeurs
19/01/2020
Date de fin
4 340 €
Sur 3 000 €
145 %
Féminisme
Autoproduction
culturelle
Média
indépendant

Film documentaire INSTAGIRLS

🧜🏾‍♀️


 MON HISTOIRE

Je m'appelle Marguerite Bourgoin, j'ai 24 ans et suis comédienne de formation. Je me suis penchée pour la première fois sur le sujet des images que représentent les influençeuses d'instagram il y a trois ans dans le cadre d'une carte blanche que je mettais en scène dans mon conservatoire de théâtre. Soutenue par une précieuse équipe de femmes et d'amis, j'ai décidé de poursuivre et d'aboutir ce travail en réalisant un film documentaire. Nous y avons mis tout notre coeur et notre engagement. Aujourd'hui j'ai besoin de votre aide pour permettre à ce film de se réaliser!


à ma petite soeur Héloïse, 13 ans

La question existentielle de l’homme s’est déplacée. Ce n’est plus «Qui je suis ?» mais «À QUI JE RESSEMBLE ?». Est-ce que je ressemble bien à ma voisine, la It-girl du 5ème étage?


SYNOPSIS

INSTAGIRLS est un documentaire sur ma « Génération Instagram » tourné entre Paris et Marseille. Il sera constitué d'interviews documentaires et de tableaux oniriques. Il traitera de l’influence de la « It-girl » d’internet sur les jeunes femmes d’aujourd’hui. Comment ce phénomène nouveau façonne notre manière d’être et de penser, détermine notre féminité, asphyxie et normalise les identités de chacune d’entre nous ? Comment nous n'arrivons plus à nous sentir désirable, aux yeux de la société et aux yeux de notre intimité, si nous sommes en contradiction avec la norme de communication imposée et celle physique établie ?
Dans une transmission de soeur à soeur, le film trace l’histoire de la vie à la mort de sirènes représentations mythologiques des It-girls. Une sirène est aussi un signal d’alarme. Elle a dans INSTAGIRLS ces deux rôles à jouer.


Photo du tournage d'été 2019


 NOTE D’INTENTION

Je voudrais faire un film sur ma génération. Une génération de femmes qui étouffent sous la tyrannie des réseaux : le culte du soi idéal. Une génération de femmes condamnées à se ressembler.
J’ai 24 ans et je désire à travers la réalisation de ce film prendre la parole sur un mode de vie virtuel banalisé et complexe qui nous divisent toutes entre fantasme et désir d’être. Ce qui aurait dû être un instrument d’émancipation devient un instrument d’aliénation.

J’aimerais filmer et entendre des femmes de mon âge qui sont parfois dépassées ou intimidées par leur propre utilisation, qu’elles soient concernées directement ou indirectement, qu’elles construisent ou non leur vie et leurs corps autour de ces réseaux.
J’axe mon film sur le phénomène de la « It-girl ». Elle se présente comme objet n°1 de désir et de fantasme mondial selon une morphologie unique établie et une représentation identique permanente narcissique de soi sans être. En 2019, elle agit directement sur la construction de nos féminités puisqu’elle est un des nouveaux modèles d’éducation de notre époque (Kim Kardashian, Emrata, Cara Delevingne, Kendall Jenner, Bella et Gigi Hadid, etc). Elle apparait comme un modèle de perfection indiscutable et inaccessible qui nous plonge dans la dépression si on n’y accède pas.

La seule attitude possible est l’acceptation passive qu’elle a obtenue grâce au monopole de l’apparence, notamment sur Instagram. Cette plateforme propose une vision du monde et de la femme qui s’est objectivée. C’est un instrument d’uniformisation. Un pseudo « monde à part » où l’on se ment à soi-même, où l’on contemple le « non-vivant » : le virtuel.

Au fond, ce film est né d’un désir de redonner vie à l’altérité et à la différence.

J’écris ce film pour ma petite soeur Héloïse, 13 ans, qui grandit dans cette société, elle aussi victime de harcèlement moral et physique lié à ce phénomène. Je suis apeurée par l’ampleur que prennent ces nouvelles dictatures virtuelles sur nos vies.

Le film s’attachera à montrer comment le piège est d’autant plus dangereux qu’il est attractif et réside dans le désir de céder. C’est facile de céder à une uniformisation du corps. Des âges. Des visages retouchés. Des bouches pulpeuses et muettes. De la pensée sans effort de penser.

Ce film est aussi né de mon angoisse de céder. Lorsque j’écris ce film je traverse une quête identitaire. Quelle femme je veux être? Comment m’inscrire en tant que cinéaste et actrice dans ce contexte 2.0 et surtout comment exister sans en faire partie, sans le nourrir? Est-ce encore possible? Suis-je transparente aux yeux du monde si je n’ouvre pas cette fenêtre? Comment trouver la confiance en moi nécessaire pour vivre dans un corps non admis par les critères de sélection du net? Où est ma bouche pulpeuse, où sont mes fesses qui devraient être là pour m’aider à faire l’unanimité?  Et si je veux résister contre la norme établie? Décider d’agir contre le non-vivant des réseaux sociaux et me construire en dehors de ce cadre, est-ce que ce sera pris comme de la provocation? Si je me fiche du « vouloir plaire », comment exister dans une époque qui se façonne avec les apparences et l’hypocrisie? Je pense avoir besoin d’espace et besoin de déserter le virtuel pour me rencontrer dans mes propres images. Savoir son désir intime, le sien, son imaginaire.

Ce qui est paradoxal avec le mouvement actuel de libération des femmes dans le fait de prendre la parole, de manifester, de défendre de plus en plus nos droits, c’est qu’en parallèle, il y a un mouvement régressif et schizophrénique de femme-objet de désir.
J’observe qu’il n’est plus un seul moment de vie quotidienne qui ne soit pas figé par l’obsession de la représentation. Les filles prennent des photos, acte d’exister et de faire sans exister ni faire. « Il n’y a plus de mémoire » apparaît quand la limite maximale de photos stockées a été atteinte dans le téléphone. On tue la vie et la mémoire réelle. Dans le nouveau monde que nous construisons et renversons, le vrai est un moment du faux.

Je voudrais parler non pas de la domination masculine mais de la domination de l’image au sein d’un réseau où les femmes détiennent le monopole.
Un matin je tombe sur le profil d’Emily Ratajkowski, une influenceuse de plus de 21 millions de followers, et en haut de sa page, sous son nom, comme titre d’elle même est inscrit : « Model, Féminist, Activist ». Son compte est un espace de pornographie en libre accès. Là j’ai dit STOP.

Les filles perdent la conscience de ce qu’elles sont et des effets de cette représentation. Sur ces profils de nouvelles mannequins du net, Instagram devient le lieu du regard abusé et de la fausse conscience. Cette nouvelle définition du «féminisme» est celle que des filles comme ma petite soeur apprennent et exécutent. Il est hors de question de passer une journée de plus à cautionner silencieusement cette perte totale de la conscience d’être femme et du féminisme politiquement correct. J’ai commencé en interrogeant simplement mes amies. Est-ce que tu trouves tout ça normal? Est-ce que tu es heureuse? Est- ce que tu te sens bien dans ta peau? Est-ce que tu sais qui tu es? Tu veux ressembler à ça? Être ça? Ou être toi?

Je me suis rendue compte que beaucoup étaient dans le déni. Notre utilisation nous apparait plus simple, pas aussi dangereuse. J’ai beaucoup reçu de premiers retours comme : « tu es parano Marguerite» « tu ne vis pas avec ton temps , il faut évoluer», « toi aussi tu postes des photos en maillot! ».

Je n’ai rien contre la nudité, rien contre la sensualité. 

Ce qui m’angoisse c’est que nous ayons toutes la même nudité et la même sensualité par exemple.

Nous sommes victimes de la société du spectacle, de la société de consommation. La société de consommation s’est infiltrée de façon maligne via les réseaux sociaux pour nous dire, nous ordonner, sous le couvert de la tendance : qui être, qui suivre, où manger, comment faire du sport, quoi porter, comment occuper son temps, où aller en vacances, comment s’habiller, se maquiller, qui fréquenter, où sortir, quoi faire, quoi dire, comment séduire, comment faire l’amour, qui aimer ou mépriser!

Dans ce contexte, la It-girl d’Instagram est le mauvais rêve de la société moderne enchainée, qui n’exprime finalement que son désir de dormir. Et j’ai peur, peur qu’on deviennent toutes les gardiennes de ce sommeil. WAKE UP GIRLS !


Photo du tournage d'été 2019


 NOTE DE RÉALISATION

Le film se tourne entre Paris et les alentours de Marseille. Les lieux exploités pour le film sont des paysages de mon enfance qui m’ont amenés d’une façon ou d’une autre à faire du cinéma. J’ai donc un rapport particulièrement intime à l’ensemble des décors choisis.

Le film sera filmé avec un I-phone 8 (4K). Je décide d’utiliser le format vidéo de l’i-phone pour rentrer profondément dans la vision du monde proposé par les réseaux sociaux, gardant ainsi le cadre défini et les options possibles de celui-ci.
Mais aussi au Caméscope pour les interviews documentaires. 

Je filme et réalise ce film avec ma soeur Bérénice Bourgoin

Nous avons un rapport visuel et une vision du monde qui nous rapproche, une relation de frangine sanguine. Filmer ce film avec elle est à la fois une évidence et une source inépuisable de confiance.


Photo du tournage d'été 2019


​CASTING & ÉQUIPE 

Scénario et Réalisation : Marguerite BOURGOIN

1ère Assistante Réalisation et Image : Bérénice BOURGOIN

Ingénieur Son : Albertine DE FOUCHÉCOUR

Musique : JOE QUARTZ Jeanne SUSIN et Olivier SCHLEGELMILCH

Chorégraphie : Ornella PIACENTILE sous le nom de scène de Bamby Slipsh Splash danseuse au Crazy Horse

Montage : Laura PARADE 

Merci à Marilyne CANTO et Thomas ELLIS pour l'aide à l'écriture et à Ferdinand RÉGENT-CHAPPEY pour l'aide à la production. 

Toutes les actrices participant au projet sont des proches pour qui il est aussi essentiel que moi de faire ce film. Nous avons entre 13 et 29 ans, et bien que françaises, nous venons toutes d’horizons ou nationalités différentes. 

PORTRAITS DES ACTRICES © Photos Marguerite et Bérénice Bourgoin

+ Gabrielle PASSERA

 

À quoi servira la collecte

Photo du tournage d'été 2019


Une première partie du film a déjà été tournée cet été dans les Calanques aux alentours de Marseille. Toute l'équipe du tournage d'été a travaillé bénévolement, en accord avec leur engagement artistique et humain. J'ai reçu un immense soutient de mes proches (actrices professionnelles et amis intimes), qui une fois réunis ont assurés tous les postes sur le tournage.  

La collecte servira à financer la fin du tournage des interviews à Paris, la scène finale du film ainsi que la Post-Production

Pour cela il nous faut :

+ Le matériel Caméra 

+ Le matériel Son 

+ Le matériel Lumière

+ Les ingénieurs/régisseurs pour la scène finale du film (son - lumière - image - costume - maquillage - nourriture - défraiement des 15 actrices - et toutes autres dépenses de tournage) 

+ Le droit des lieux

+ Les scènes à tourner de nouveau si nous n'en sommes pas satisfaites avec ma monteuse Laura Parade pendant le montage

+ Le temps de montage 

+ La synchronisation, le mixage son et l'étalonnage

+ Les inscriptions dans des festivals en 2020

Mais si on dépasse les 3000€, cela me laissera une plus grande marge de création!

J'aimerais une fois le montage terminé, trouver une production qui m'accompagne pour la diffusion du film.

Mon objectif est qu'il puisse vivre un peu partout en France et peut-être en Europe dans des festivals de documentaires. Pour cela, j'ai besoin de votre soutient. 

Aidez-nous à financer ce court-métrage documentaire! Je vous serez infiniment reconnaissante. 

Même un petit geste de votre part est une immense aide pour nous. Et une grande énergie de réalisation pour moi. 

Avec tout mon coeur et mon désir. 

Marguerite Bourgoin

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