Une recherche ouverte et dynamique existe, HackYourPhd vous la fait découvrir et vous montre que nous avons tous un rôle à jouer !


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Bonjour à tous 

Je souhaitais vous faire partager un très bon moment en compagnie de l'équipe de Podcast Science jeudi dernier à Lausanne. 

Je reviens très vite vers vous avec un petit bilan du voyage de cet été. Mais j'ai pensé que cette émission aiderait certain à mieux comprendre ce que signifiait l'Open Science. 

Bonne journée

 

Célya

 

 

Jeudi 19 septembre, 20h30, un doux murmure d’Open Science se propage sur les ondes “numériques”. Et oui! L’équipe de Podcast Science accueillait HackYourPhD pour leur 144ème émission ( #ps144 sur twitter)

Présents ce soir, pour l’équipe HackYourPhD

- Clara, fervente auditrice des Podcast Science, étudiante en sciences cognitives et membre de HackYourPhD

- Célya, co-fondatrice de HackYourPhD

- Guillaume, co-fondateur de HackYourPhD, présent virtuellement sur la chat room, pour répondre aux questions

Pour l’équipe de Podcast Science :

-Alan, nous accueillait dans son studio de radio lausannois

-Nicolas, Robin et David, le reste de l’équipe, étaient 100% avec nous via skype

Et sans oublier, Yann Heurtaux, le barman officiel mais qui  s’est aussi très bien improvisé en community manager. Voici son storify ( résumé de tweets)

 

podcast science

Podcast Science by @shalf

L’émission a duré plus de deux heures avec une bonne humeur assurée, quelques petits couacs ( le téléphone qui sonne). Mais Alan sait poser les bonnes questions et revenir sur le charabia des habitués d’un vocabulaire bien précis. David, Nicolas et Robin ont su titiller un peu le sujet de l’Open Science, formuler des critiques constructives et faire partager leur expérience d’ancien doctorants.  Les dessins de @NicoTupe illustrent parfaitement les propos échangés.

super trombone HYPhD

Podcast Science 144 par @NicoTupe

Maintenant, il n’ y a plus qu’à  écouter cette émission et vous laisser bercer par la voix d’Alan.

“L’une des forces de la science, c’est de pouvoir s’appuyer sur des travaux antérieurs sans devoir les revérifier systématiquement. Tout est en effet tracé: on sait qui a fait quoi, dit quoi, pourquoi, quand, dans quelles conditions et on a tous les éléments pour reconduire n’importe quelle expérience si on le souhaite.

Enfin… Ça c’est la théorie…”

Merci en tout cas à toute l’équipe de Podcast Science pour ce moment de partage :)

Et pour avoir l’ensemble du contenu de l’émission ( citations du jour, chat room etc), c’est ici.

Disponible

3 heures de route de Boston et me voici à New York. C’est parti pour 7 jours dans cette cité cosmopolite avec des rendez-vous aux 4 coins de la ville. La Grande Pomme m’a montré une autre facette de l’Open Science. L’Open Science dans cette ville semble se trouver à la jonction de différents mouvements citoyens, artistiques, technologiques. Voici quelques projets que je souhaitais vous faire partager. Qu’on les rattache aux termes de science citoyenne, science participative ou citizen science, l’importance est qu’ils facilitent l’ouverture et l’interaction de la Science avec d’autres sphères.

Mozilla Science Lab : Quand les communautés Open Science et Open Web se rencontrent..

Premier rendez vous de la semaine : j’ai la chance de rencontrer l’une des femmes les plus charmantes et actives dans le domaine de l’Open Science : Kaitlin Thaney. Cette jeune femme, a déjà travaillé, entre autres, pour le Science Project de Creative Commons et se retrouve aujourd’hui à la tête du Mozilla Science Lab. Ce projet permet à Kaitlin et son équipe de faire se rencontrer l’Open Science et l’Open Web dont la Fondation Mozilla est un acteur majeur.

Le Mozilla Science Lab reflète les valeurs de cette communauté et par essence celle de l’OpenWeb : ouverture, éthique open source, et importance de la coopération. En ayant comme porte d’entrée les technologies open, le Mozilla Science Lab souhaite aider à la coordination, la fédération des initiatives et outils développés en Open Science. Kaitlin, dans un de ses derniers articles,  dont je reprends certaines parties dans ce texte, explique clairement le bien-fondé de cette mission. Le manque de coordination, et de communication avec d’autres initiatives, amène souvent à la duplication de projets. Il est donc nécessaire de favoriser de nouvelles collaborations et une plus grande interopérabilité. Cela peut, par exemple, permettre d’adapter un outil existant dans un champ scientifique pour un autre domaine sans devoir repartir de zéro.

Donner les clefs de compréhension de tels outils est aussi un but majeur du Mozilla Science Lab. La Science devient de plus en plus computationnelle, la recherche dépend de plus en plus de l’analyse de jeux de données. Les scientifiques doivent avoir toutes les cartes en main pour comprendre ce qu’ils produisent, analysent. Et cela passe par une formation sur les outils et les technologies sous-jacentes.

Kaitlin Thaney avec ce projet aide la recherche en général à s’adapter aux enjeux technologiques de son temps. Mais mieux encore, elle place l’Open Science comme une brique essentielle de ces nouvelles pratiques de recherche.

 ”Il est clair qu’il existe un besoin majeur de coordination, d’interopérabilité et d’une meilleure communication pour ce nouvel espace, que l’on construise des infrastructures digitales relevant d’une approche computationnelle performante, ou que l’on cherche de nouveaux outils (open source) pour la visualisation ou encore que l’on cherche de nouvelles pratiques (plus ouvertes) en recherche.”

Extrait traduit de l’article de Kaitlin Thaney : Our plan for the Science Lab : version 1.0 

Interaction Sciences et Société : quelques projets inspirants

Après cette première rencontre, Mozilla a recroisé plusieurs fois ma route à New York. Bien que les « quartiers généraux » de Mozilla soient à San Francisco, la communauté new yorkaise semble très active. J’ai ainsi découvert le projet OpenArt soutenu par Mozilla lors de ma visite au centre technologique et artistique EyeBeam. Cette espace offre des résidences et des bourses à des artistes mêlant dans leurs travaux art et technologies. Eyebeam se décrit comme un incubateur de créativité, un accélérateur de rencontres mais aussi un lieu d’expérimentation et de recherche avec comme toile de fond une culture « Open ». Le projet « Open Art » lancé par EyeBeam et Mozilla se trouve à l’intersection de l’art et de l’OpenWeb. Deux sphères qui se rencontrent et créent des étincelles.

eyebeam

Eyebeam : art and technology center

Public Lab : du DIY au service de l’environnement

Le partage et le regroupement de personnes autour d’un centre d’intérêt m’a semblé être un point majeur à New York. Le mouvement « Occupy Wall Street » qui a pris racine ici, il y a maintenant presque 2 ans, y est sûrement pour quelque chose. Concernant  l’Open Science, j’ai notamment rencontré la cofondatrice de Public Lab : Liz Barry. Avec 6 autres co-fondateurs, Liz a décidé après la marée noire de mai 2010 à La Nouvelle-Orléans de fédérer une communauté autour de questions environnementales. En effet, Public Lab prototype de nouveaux outils et kits DIY pour donner à chaque citoyen la possibilité de collecter des données concernant leur environnement. La plateforme offre aussi la possibilité de partager ses données et de les analyser collaborativement. La façon dont Public Lab s’organise est bien rôdée : une liste de diffusion pour les questions, un wikinode pour poser les premières pierres d’un projet, et la page wiki pour les descriptions détaillées du prototype etc. Tout est open hardware et open source. Le but de ce projet pour Liz Barry est de donner les moyens et outils à tous les citoyens pour faire valoir leur expertise et leur connaissance pointue sur leur environnement. Ce qui fait la force d’un tel mouvement, c’est la mise en commun des compétences de chacun et l’engagement de tous face à un intérêt commun.

Project Noah : retrouver le goût et la curiosité pour les sciences

D’autres rencontres lors de la semaine ont illustré la création de communauté en lien avec la science, que cela soit pour la recherche ou sa communication. C’est le cas par exemple de Project Noah. Cette plateforme permet à tous les curieux de partager des photos, prises près de chez eux, d’animaux ou de plantes. Le réseau est international et l’on découvre ainsi sur le site la diversité phénoménale de la faune et de la flore de notre planète.

En plus des férus de photos, des amateurs de zoologie s’amusent sur le site à reconnaître précisément chaque espèce. Yasser Ansari a crée ce projet il y a quelques années. Pour lui, nous sommes tous nés avec l’âme d’un chercheur. La curiosité et la soif de comprendre sont présentes chez bien des enfants. Son but avec Project Noah est de redonner goût aux sciences et créer un engagement fort autour de la science. Je vous invite à écouter son interview qui est des plus rafraîchissantes..

Genspace : Biohacking à New York

Pour découvrir d’autres projets liant science et société, voici l’interview de Oliver Medvedik de GenSpace un des premiers biohackserpaces ( décembre 2010).

Et pour connaître ce qui se passe en France en terme de biohacking, voici le TED de Thomas Landrain co-fondateur de La Paillasse.

Wikipedia : un levier majeur pour l’OpenScience

A noter les propos de Lane Rasberry sur Wikipédia. Il considère cette plateforme connue de tous comme un formidable levier de communication sur la santé et la médecine.

A ce sujet, un wikisprint, évènement spécial d’une journée pour contribuer à enrichir le contenu de wikipedia se mettra en place prochainement.. Le projet a été proposé dans le cadre de la conférence OKcon ( Open Knowledge Conference) le jeudi 19 septembre. Si cela vous intéresse de participer, vous pouvez voter ici pour le projet.

Citizen Science : Richesse et diversité des initiatives

Quel terme peut-on utiliser pour définir ces initiatives ? Science citoyennes, participatives, collaborative ou bien l’équivalent anglais citizen science ? Il est difficile de catégoriser ce type de projets. Les formes et les formats varient. De même que le degré d’implication et d’interaction avec le monde de la recherche. Il est tout aussi difficile de classer les différents espaces innovants et ouverts : hackerspaces, makerspaces, etc. Je l’avais évoqué dans le billet Semaine Open Science à San Francisco : un cocktail impressionnant de rencontres et de lieux.

Cette caractéristique s’explique peut-être par l’essence même de tels projets. Ils se basent sur l’engagement de personnes formant ainsi une communauté autour d’un sujet d’intérêt. Chaque regroupement est différent et fournit une identité propre et spécifique à chaque projet. Le point de départ commun à cette myriade d’initiatives est la notion de mission et de valeurs communes. Puis, c’est le travail collaboratif et les interactions entre des acteurs aux compétences diverses qui façonnent ces projets et leur donnent vie.

Avec ces initiatives, la frontière entre Science et Société devient ainsi plus poreuse. Cela ne revient pas à dire que tout citoyen est un chercheur ! Le but est plutôt de créer un dialogue et une compréhension. Aux chercheurs d’accepter l’expertise de sphères non scientifiques sur certains sujets. A nous tous d’avoir la curiosité de prendre part à de telle initiatives (il y en a pour tous les goûts !) et lever le voile qui sépare les processus de recherche du reste de la société.

 

Merci à Guillaume Dumas et Matthieu Lechanjour pour les relectures.

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Après la Californie et l’Oregon, Montréal puis Boston ont été les premières étapes sur la côte Est. Montréal fut un passage éclair mais riche en remarques pertinentes sur le mouvement Open Science. Pour Boston, c’est surtout la ville mitoyenne, Cambridge, qui a été le terrain d’investigation. En effet, les allers-retours ont été nombreux entre les deux fameuses universités de la ville : le MIT et Harvard. Lors de ces deux étapes, j’ai eu l’impression de naviguer entre des bulles très différentes. Certaines d’entres elles, étaient certes innovantes mais semblaient très éloignées des problématiques de l’Open Science. D’autres en revanche font naître des initiatives des plus rafraîchissantes tant du point de vue des contenus que de leurs formes.

Montréal : Sortir de sa bulle de confort 

HackYourPhD aux States a fait un court détour par le Québec. 4 jours éclairs à Montréal, 2 présentations et de nombreux questionnements soulevés.

Le Libre Accès avec Jean-Claude Guédon

A peine sortie de l’avion, je passais ma première après-midi à discuter de Libre Accès (Open Access) avec Jean-Claude Guédon, historien des sciences à l’université de Montréal. Pour lui, la visibilité et l’évaluation du travail de recherche devraient s’inscrire dans un flux et non pas se limiter aux publications scientifiques. Lors de notre entretien, il rappelait également l’importance et l’espoir qu’apporte le développement de plateformes Open Access dans les pays du Sud notamment avec ScieELO (Brésil) etRedalyc (Mexique).

HEC Montréal :

Montréal a été un passage éclair mais cependant riche en apprentissage. Pour la première fois, depuis le début de HackYourPhD, nous avons eu la chance, Guillaume Dumas et moi même, co-fondateurs du projet, d’être réunis pour les réunions et les présentations. Deux profils complémentaires qui ont permis de répondre à des questions de personnes sceptiques face au mouvement de l’Open Science.

En effet, la présentation à HEC Montréal face à des étudiants et chercheurs orientés business et économie a été des plus enrichissantes. Nous avons rencontrés des profils différents de ceux des chercheurs sensibilisés aux problèmes du système de la recherche actuelle (financement, pression pour la publication etc…) ou bien déjà familiarisés à l’Open Science. Ici, notre audience découvrait pour une grande partie ce concept et demandait des précisions sur chaque terme. D’autres chercheurs ne comprenaient pas la notion d’Open Science. Selon eux, d’ici à peine 6 mois, la troisième guerre mondiale sera annoncée et le monde sera séparé entre 6 grandes puissances hermétiques les unes des autres… Des questionnements intéressants ont été fait notamment sur la définition même de Science et de Recherche et de la durabilité du mouvement de l’Open Science. « Le mouvement des communs, de l’Open Science n’est il pas juste un sujet à la mode qui sera balayé dans quelques années ? »

Faire face à ces questions a été une étape importante, car elles ont rappelé la nécessité de faire des recherches sur l’Open Science mais aussi sur d’autres mouvements tels que l’économie collaborative. Il s’agit de les étudier, les comparer, pouvoir puiser dans l’histoire des sciences pour comprendre les mécanismes de collaboration à travers les siècles. Une autre piste serait de modéliser de telles organisations. Cela apporterait un éclairage sur ce que nous vivons et aiderait certainement à leur durabilité.

L’expérience de Montréal nous a donc offert la capacité de s’aventurer dans des mondes de pensées et de réflexions différentes. S’adresser à des personnes qui ne sont pas déjà convaincues d’un tel mouvement, et sortir de sa bulle de confort, permet toujours d’avancer tant que les critiques restent constructives.

MIT et Harvard : des bulles toujours des bulles

Une petite dizaine d’heures de bus, la frontière américaine franchie à 1h du matin, me voici arrivée à Boston. Cette ville et ces alentours possèdent une concentration impressionnante de College et Universités. Notamment à Cambridge, avec l’université d’Harvard et le MIT (Massachussetts Institute for Technology)

MIT et Medialab : de l’innovation dans un univers bien particulier

Questions de bulles ? Une jolie bulle découverte est celle du MIT et du Medialab.

J’ai passé deux après-midi au Medialab. Une doctorante du Tangible Media Group,XiaoXiao a été une guide hors pair. Du 3ème étage jusqu’au sous-sol, j’ai découvert une caverne d’Ali Baba, mêlant imprimante 3D, robots, lego piano et objets non identifiés. Voici ici le résumé en son et en image dans ce storify.

Medialab celyagd

Medialab : changing places

Les lieux et les projets découverts ont été des plus inspirants mais j’ai été surprise des discussions que j’ai eues avec quelques chercheurs. Cela reste un ressenti personnel, mais l’Open Science semble pour eux un sujet très lointain. L’innovation est bien présente dans les projets présentés mais pas dans les processus de recherche en eux mêmes. Les préoccupations de financement et de sponsors communs à tous les laboratoires de recherche sont aussi ceux du Medialab. Les chercheurs interviewés ne seraient pas contre partager leurs données et leurs articles. Mais à ce jour, cela leur prendrait trop de temps ou impliquerait trop de risques vis-à-vis de leur financement.

Dans un autre laboratoire du MIT, je découvrais l’équipe de the Little Devices  dont le cœur de métier est le Do It Yourself. Il mette au point un ensemble de kit pour construire un matériel technologique à bas prix dans le domaine de la santé : le solar clave pour désinfecter des outils de chirurgie, le test de grossesse DIY, un vaporisateur marchant avec une pompe à vélo…

Quantified self ECG

Ces kits sont ainsi distribués dans des pays en voie de développement. J’ai posé la question de l’Open Hardware :

Pourquoi ne pas partager les plans du matériel utilisé pour que les personnes puissent construire elle-même ces kit ?

Pour ce laboratoire, l’Open Hardware n’est pas d’actualité. Cela affaiblirait les facteurs de compétitivité  avec  d’autres labos et diminuerait les possibilités de financements.

Après quelques rencontres au MIT, j’ai eu l’impression d’être dans une bulle, où des idées et des projets innovants germent tout en restant dans un système de recherche traditionnel et ultra compétitif.

L’université d’Harvard, quelques stations de métro plus loin, a été l’occasion de faire une rencontre bien différente.

Harvard : the Dataverse Network Project et la question des licences en Open Data

Au sein de l’Institute for Quantitative Science, une équipe est dédiée à un projet 100% Open Science : The DataverseNetwork Project. Il s’agit d’une plateforme qui permet à n’importe quel chercheur de partager, archiver ses données mais aussi de les citer et réutiliser. Elle intègre différentes fonctionnalités créant de judicieuses interconnexions avec d’autres champs de l’Open Science.

Mercè Crosas, la directrice du projet travaille sur les questions d’Open Data depuis une dizaine d’année. Notre discussion a notamment porté sur la question des licences.

Lors du voyage, j’ai été en effet surprise de voir que la question des licences pour données était un sacré casse–tête.  Pour l’instant, la plupart des instituts, des universités sont en tâtonnement pour savoir quelles licences utiliser.  Les avis divergent et la situation reste floue notamment sur les données en lien avec des humains. Le projet Privacy tools dont Merce fait partie apportera sûrement différentes pistes dans les prochains mois.

Boston et ses alentours sont un espace privilégié pour poser ces questions mais aussi expérimenter de nouvelles solutions. Différents projets alliant médecine et biologie se développent dans ce sens.

L’écosystème de Boston et ses environs : une bulle orientée médecine et Sciences de la Vie

Lors de ces quelques jours, j’ai rencontré de nombreuses personnes impliquées dans des projets en lien avec la santé et la médecine. Différentes approches mettant en jeu des données de patients sont développées.

C’est le cas par exemple du Personal Genome Project (PGP), lancé en 2005, au sein de l’école de médecine de Harvard. Le PGP propose à des volontaires de séquencer leur génome et de rendre ouvert ces données à toutes et à tous. Les 3 « O » Open Source, Open Access and Open Consent font la base du projet selon Jason Bobe. Ces données appartiennent ensuite au domaine public sans être anonymisées. Le parti pris de PGP est résumé dans cette phrase :

« Privacy, confidentiality and anonymity are impossible to guarantee in a context like the PGP where public sharing of genetic data is an explicit goal. Therefore, the PGP collaborates with participants willing to waive expectations of privacy. »

A savoir;

« La vie privée, la confidentialité et l’anonymisation ne sont pas garanties dans un contexte tel que le Personal Genome Projet, où le partage des données est la mission première. C’est pour cela que le PGP travaille avec des volontaires acceptant de renoncer à ces paramètres. »

 

Open Research exchange est  un autre projet dans le domaine de la médecine. Développé par la startup « Patients like me », cette initiative instaure un véritable travail d’équipe entre chercheurs et patients. Des questionnaires de santé sont proposés par des chercheurs. Les patients y répondent en apportant leurs retours pour que les versions successives soient les plus adaptées possibles. Elles peuvent ainsi être utilisées par la suite à plus grande échelle grâce à une licence creative commons. Partager ces questionnaires et pouvoir les réutiliser est un point crucial du projet comme le rappelle Shimon Rura dans cette interview.

 

Avec H@cking Medecine,  ce travail mêlant différents acteurs va encore plus loin. Cette initiative organise des hackathons dont le but est d’inventer des solutions innovantes dans le domaine de la santé.  Ils mêlent à la fois des médecins, des data scientists, (chercheurs spécialisés dans la gestion et l’analyse des données), des designers, des étudiants, et des entrepreneurs. Les hôpitaux de Boston participent notamment à ce projet pour mettre à disposition de manière sécurisée des jeux de données.

 

Les hôpitaux de la ville semblent jouer un rôle majeur dans le développement d’initiatives Open Science. Par exemple Domeo ou Cell Stem commons d’autres projets que j’ai découverts sont soutenus par le Massachussets General Hospital.

 

Cette semaine à Boston m’a fait découvrir un écosystème d’une grande richesse regroupant des hôpitaux, des  instituts de Biologie tels que le Wyss Institute, des universités, des start-ups. Le potentiel créé est énorme et souvent porté par des étudiants, des doctorants, de jeunes chercheurs ou encore des entrepreneurs.  Cet écosystème donne, dès aujourd’hui, et donnera dans le futur des initiatives hybrides où les barrières entre milieux académiques et privés deviendront de plus en plus poreuses. Ce qu’il manque peut être c’est une articulation entre ces différents projets, qui vivent aussi dans leur bulle et oublient parfois que la fédération de différentes initiatives aux valeurs communes est une clef pour l’Open Science.

Suite des réjouissances : NewYork, avant dernière étape de cette grande boucle des Etats-Unis…

 Merci à Matthieu LeChanjour pour sa précieuse relecture. :)

 

 

 

Disponible

Chers tous,

 

Je suis désolée de n'avoir pas donné plus de nouvelles ces derniers temps.Quelques uns d'entre vous pensaient même que j'étais déjà rentrée! Plusieurs billets sont en préparation. Notamment sur Montréal et Boston...Le rythme a été assez intense et une bonne crève à Boston n'a pas arrangé les choses..

 

Vous pouvez tout de même écouter de nombreux interviews sur le site HackYourPhD grâce au Soundwall développé par Manuel Lemaire et mis à jour par Guillaume Dumas.

 

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Des billets vont être également publiés régulièrement sur EducPros. Voici le dernier en date

Comment définir l'Open Science?

http://www.letudiant.fr/educpros/opinions/hackyourphd-comment-definir-l-open-science-entretien-eclairant-avec-puneet-kishor-creative-commons.html

 

Et si vous voulez avoir des nouvelles toutes fraîches du voyage, le mieux serait de vous connecter à votre ordinateur vendredi 30 aout au soir à 19h ou bien de venir faire un tour à Paris à l'Espace Pierre Gilles de Gennes.

 

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Depuis plus de deux semaines maintenant, j'organise avec le Centre OpenScience à Charlottesville ( Virginie) mais aussi avec Knowtex et l'Espace Pierre Gilles de Gennes un évènement spécial pour la dernière étape du voyage "HackYourPhD aux States". 

 

Il s'agira d'un "Google Hangout" (conversation à plusieurs sur internet) qui pourra être suivi en direct!

Plus de 9 personnes que j'ai croisées sur "les routes" cet été ont répondu sans hésiter présents pour se joindre à la conversation.. Ce sont 8 villes qui seront représentées ce soir là. Nous discuterons de l'Open Science et imaginerons ensemble son futur!

 

 

J'espère que vous serez des nôtres. 

 

Plus d'informations dans ce billet.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me contacter : celyagd@hackyourphd.org 

 

Après la Californie, la dernière étape sur la côte ouest m’amenait à Seattle. Lors de cette semaine, j’ai eu la chance d’avoir un guide hors-pair : Brian Glanz, co-fondateur de l’Open Science Federation. A Seattle, j’ai pu explorer une facette de l’Open Science différente de celle de San Francisco. En effet, les directions prises par de grandes compagnies de logiciels et de services, comme Microsoft ou Amazon, orientent fortement les thématiques traitées en Open Science. Open Data, gestion et management des Big Data, notamment en Sciences de la vie, ont été les sujets récurrents des différentes rencontres et interviews.

 

Si San Francisco a été une immersion dans le monde des startups et des hackerspaces, Seattle quant à elle a été une plongée dans un monde académique innovant. 9 rencontres, 13 interviews, 1 évènement. La semaine a été bien remplie grâce à Brian Glanz qui avait planifié l’ensemble du programme et a pris le temps de m’accompagner à chaque rencontre. Brian Glanz est une des personnes les plus actives que je connaisse dans le monde de l’Open Science. Il est co-fondateur de l’Open Science Federation (@openscience sur Twitter), organisateur des ScienceOnline à Seattle, fondateur du chapitre OKFN aux Etats-Unis.  Il est aussi très présent dans des actions citoyennes (open government, open food…) et souhaite voir la recherche s’implanter un peu plus dans chacune de ses actions.

L’Université de Washington : une mine d’acteurs et de projets pour l’Open Science

Premier jour à Seattle, je découvre l’institut de pêche et d’aquaculture faisant partie du College pour l’environnement. C’est un laboratoire classique en apparence, mais avec des pratiques de recherche innovantes. Nous y rencontrons Steven Roberts, qui dirige un des laboratoires de recherche. Derrière son ordinateur, il commence par nous expliquer la façon dont il gère son cahier de recherche : il partage toutes ses données ainsi que l’avancée de son travail sur Ipy. L’implication des étudiants participe beaucoup à l’image dynamique du laboratoire: ils communiquent sur l’avancée de leurs travaux notamment sur les réseaux sociaux mais aussi avec un wiki. Steven Roberts est un « openscientist » dans l’âme; pour lui, c’est tout à fait normal de mettre en place ces pratiques et essayer et tester de nouveaux outils tels que Github (une plateforme collaborative d’écriture de code de plus en plus utilisée en recherche).

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Steven Robert : Open Scientist en action..

 

 

Quelques mètres plus loin, nous avions rendez vous au Research Commons. Cette ancienne bibliothèque a été complètement remaniée pour favoriser la créativité et la collaboration entre chercheurs et étudiants. Espaces modulables, tables et murs en tableaux blancs, ouverture 7j/7… Tout est fait pour faciliter l’émergence de nouvelles idées. Les responsables de ce centre s’intéressent aussi à la formation des chercheurs en gestion des données. Comment les organiser et les étiqueter? Comment les standardiser ? Récemment, ils ont organisé un atelier sur la reproductibilité des données en recherche. L’université de Washington évolue dans une culture des Data. Cela s’explique notamment par le tissu particulier d’entreprises et d’instituts de recherche de la région de Seattle.

 

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Research commons by OpenScienceFederation

Une forte culture OpenData à Seattle

En effet, à Seattle, j’ai été marquée par une très forte orientation des problématiques OpenScience autour de l’Open Data. La toile de fond constituée par de grandes compagnies de logiciels et de services comme Microsoft ou Amazon y joue un grand rôle.

J’en ai notamment discuté avec Sally James, journaliste scientifique à Seattle. Elle donne quelques explications dans cette interview :

« Il y a un mélange intéressant à Seattle. Beaucoup de personnes regardent le rapport signal/bruit. Certains créent des applications pour des téléphones, d’autres observent comment des protéines s’expriment dans une cellule. Cette ville est le lieu ou ces différents domaines se chevauchent. »

 

Ces idées sont reprises dans un livre publié par Microsoft The Fourth Paradigm: Data-Intensive Scientific Discovery. Ce livre postule que nous rentrons dans une nouvelle ère de la recherche: aux études expérimentales, théoriques et informatiques se rajoutent la quatrième notion-clef de l’exploration des données.

Eugene Kolker cofondateur de DELSA s’en inspire fortement. Le projet DELSAData Enabled Life Science -cherche à placer la question des données, leur analyse, leur partage et leur reproductibilité au cœur de la recherche en Sciences de la Vie.

 

 

La quantité phénoménale de données générées – ce qu’on appelle le BigData - par l’étude de systèmes de plus en plus complexes en Sciences amène certes à cette nouvelle ère pour la recherche, mais accélère par là même le développement de nouvelles pratiques.

Big Data et Open Data : une nécessité pour une approche de la complexité en Science 

Beaucoup de groupes de recherche à Seattle, notamment ceux liés aux Sciences de la Vie ou à l’Environnement, adoptent une approche multidisciplinaire et multi-échelle. L’ISB « l’Institute for Systems Biology » est l’un de ces organismes. Créé il y’a de plus de 13 ans, c’est l’un des premiers à étudier les Sciences de la Vie en tant que système complexe. On y essaye ainsi de comprendre comment différentes parties d’un organisme, d’une cellule, d’un gène interagissent les uns les autres. Selon le contexte, les chercheurs y étudient l’émergence de propriétés nouvelles dans ces systèmes. L’ISB mène depuis longtemps une politique Open Science, il publie l’ensemble des articles en Open Access, partage les données mais aussi les codes des logiciels.

Laboratoire de l'ISB

Laboratoire de l’ISB

 

L’Open Science semble fondamentale pour analyser ces BigData en particulier dans le cadre d’une approche complexe du vivant. En effet, de tels objectifs de recherche nécessite la collaboration d’un grand nombre de chercheurs issus de différents domaines. Une telle collaboration étant justement permise par des modèles de publications ouvertes et des approches du type OpenScience… Trente ans auparavant, l’ISB était un des seuls instituts de ce genre. Aujourd’hui des centaines d’organismes se créent sur le même principe. Leur utilisation de l’OpenScience est certainement en avance sur notre temps mais constitue néanmoins  une des réponses les plus adaptées aux enjeux des sciences de la vie et de la santé.

 

Départ pour la côte Ouest : Bidouille ton Doc à Montréal

Après une semaine bien remplie à Seattle,  le « redeye flight » m’amenait à Montréal pour quelques jours. L’expression décrit bien les passagers de ces vols, arrivant avec 3 heures de sommeil confisquées par le décalage horaire. HackYourPhD devenait alors Bidouille ton Doc pour quelques jours.

Pour plus d’images et d’interviews, voici le storify de la semaine à Seattle

 

 

Merci à Guillaume Dumas et Matthieu LeChanjour pour leur précieuse relecture.

Disponible

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur la genèse de HackYourPhD, voici le TEDx que j'ai donné le 6 juin 2013 à la Cité des Sciences et de l'Industrie.

J'y explique notamment comment un simple post sur Facebook à donner la première étincelle à ce projet. Je reviens également sur la grande source d'inspiration qu'est le mouvement de l'économie collaborative avec OuiShare. Je cite bien entendu Joel de Rosnay dont le bouquin Surfer la vie : Sur-Vivre dans une société fluide m'a beaucoup aidé à comprendre ce monde en transformation. Tout cela m'a donné cette envie de voir ces évolutions se développer en recherche avec l'Open Science.

Quel sens derrière le mot Hacker?

Dans le TEDx, j'explique notamment ce que j'entends par "Hacker son PhD". En effet, certains sont parfois sceptiques face à ce terme de hacking. Hacker son PhD pour moi n'est pas devenir un pirate ou un terroriste de la recherche. Il s'agit de trouver des solutions à des problèmes existants. Et parfois, c'est en cherchant d'autres voies en parallèle que l'on peut atteindre son but. Je me suis beaucoup inspiré des propos de la contre histoire des internets pour expliquer la signification du mot "hacking". Notamment des propos de Jérémie ZImmerman et de Jeff Jarvis.

 

Jeff_jarvis

Un regard critique sur la recherche ?

Après ce TEDx, quelqu'un m'a reproché de donner une image très négative de la recherche. Certes, en faisant part de mon expérience personnelle, je pointe du doigt certaines difficultés en recherche actuellement. Pour ceux qui ne sont pas famillier avec les TEDx, il s'agit souvent lors de son talk de raconter son histoire (storytelling) et ce qui a donné  vie au projet. Il ne s'agit donc pas de faire des généralités à partir de ce TED. Chaque chercheur a sa propre histoire et ressenti.

Ceux qui connaissent un peu plus HackYourPhD savent que le but n'est pas de détruire la recherche actuelle. La volonté est plutôt de montrer ces nouvelles initiatives qui émergent avec l'OpenScience.

Le sous titre de la campagne de crowdfunding "HackYourPhD au States"  résume bien ce que cherche à faire HackYourPhD.

"Une recherche ouverte et dynamique existe, HackYourPhd vous la fait découvrir et vous montre que nous avons tous un rôle à jouer !"

Les critiques sont toujours les bienvenues lorsque leur but est d'améliorer ce projet. Alors n'hésitez pas.

 

 

 

Merci à Estrella Chang, Eugenio Battaglia et Guillaume Dumas pour la réalisation des sous-titres en anglais et français

Disponible

Quelques réflexions qui émergent lors du voyage “HackYourPhD aux States“. Article publié également sur  hackyourphd.org.

 

L’Open se matérialise de plus en plus dans des lieux, qui offrent la possibilité de catalyser des projets. Voici deux exemples inspirants portés par des personnes visionnaires.

Le projet mené par Thanh Nghien : Open Economy Education & Entrepreneurship (OpEEE)

Thanh Nghiem joue un rôle majeur dans l’accompagnement de projets incarnant les valeurs de l’Open dans toutes ses dimensions. Elle sait structurer les idées, connecter les bons acteurs pour qu’un premier prototype prenne vie. Mais de plus, elle sait accélérer de tels projets, les faire passer à l’échelle et assurer leur durabilité.  Son secret : savoir reconnaître les acteurs clefs qui apportent la brique complémentaire pour construire des initiatives multi-facettes aux impacts  sociétaux majeurs

Cette butineuse pollinisatrice accompagne OuiShare, un collectif regroupé autour de l’économie collaborative. Elle suit HackYourPhD depuis ses débuts et a apporté le coup d’accélérateur  à la campagne HackYourPhD aux States.  Elle s’implique aussi dans le Centre de Recherche Interdisciplinaire au côté de Francois Taddéi qui propose une vision innovante de l’éducation. Elle a aussi exploré ses derniers mois en allant au Vietnam, l’importance de la culture comme élément essentiel de transmission.

Aujourd’hui, elle monte un projet d’envergure alliant intelligemment l’ensemble de ces projets.

OpEEE pour Open Economy Education Entrepreneurship est une aventure croisée entre le Vietnam et le CRI. Elle souhaite créer ainsi des échanges entre étudiants d’école de commerce, des chercheurs de France et du Vietnam pour favoriser l’innovation et ses impacts sociétaux. Son idée : Vietnam = @ccélérateur du CRI et CRI = @ccélérateur du Vietnam.

Son projet donnera bientôt lieu à un espace innovant au Vietnam où l’Open Science aura toute sa place. En attendant, n’hésitez pas à regarder son TED sur le partage du savoir.

Pour un renouveau dans le champ des neurosciences : le Green Neuroscience Lab 

Lors de mon séjour à San Diego, j’ai eu la chance de rencontrer deux chercheurs qui savent penser out of the box. Il s’agit d’Ann Lam et Elan Ohayon. Tous deux originaires de Toronto ont effectué des post- docs à San Diego. (Salk institute). Ils ont décidé de quitter leur laboratoire pour créer leur propre équipe de recherche : Le Green Neuroscience Lab. Ann et Elan ne voulaient plus faire de concessions . Passer plus de temps à rédiger des demande de financements ( grant) plutôt que de faire de la recherche leur devenait insupportable.

«  Nous voulons faire de la Science car nous aimons cela. Nous souhaitons faire quelque chose de différent, nous souhaitons montrer qu’il y’ a d’autres façons de faire ».

Ils ont fait le choix de n’accepter aucun partenariat de recherche avec des entreprises. Ils voient le champ académique comme un domaine nécessairement autonome pour ne pas dépendre d’entreprise pharmaceutique, de projets militaires.  En revanche, ils ne sont pas fermés aux projets développés par des startup. En effet, ils ont crée leur laboratoire grâce à l’aide du Neurolinx Institute dans un centre d’innovation/espace de coworking à San Diego.

 Ces deux projets ont deux façons différentes d’aborder le rapport entre monde académique et entrepreneuriat. Le projet de Thanh crée des synergies entre la recherche et l’entreprenariat social. Le green neuroscience Lab a lui plutôt décidé de travailler en parallèle des entreprises et startups. Toutefois, le green neuroscience lab ou les futures espaces de OpEEE savent s’intégrer localement dans un écosystème. Ils jouent un rôle majeur dans l’innovation d’usage et donnent ainsi l’exemple et surtout l’envie de répliquer de tels lieux aux quatre coins de notre planète.

Disponible

English translation will come soon. For now, please use google translate or an other translation tool.

Article publié également sur hackyoruphd

 

Le planning de la semaine était chargé : 2 ou 3 rendez-vous par jour, une présentation de HackYourPhD à Sudoroom (hackerspace à Oakland), une journée à Berkeley et deux à Palo Alto et ses environs. J’ai rencontré de nombreuses personnes aux profils variés : des chercheurs, des étudiants, des entrepreneurs, des artistes, des hackers. San Francisco est une ville où on expérimente, on essaye sans avoir peur de l’échec. Cette ville m’avait conquise trois ans auparavant, et aujourd’hui elle tient toujours ses promesses. J’ai découvert les coulisses d’un San Francisco aux espaces hybrides inspirants. Les rencontres se sont faites un peu partout dans la ville: bars, cafés, parcs, hackerspaces et lieux indéfinissables… Le fond sonore des différentes interviews vous donnera l’ambiance. Voici quelques éléments forts de ces 10 jours, les articles de fond viendront dans un second temps.

 

Réflexion sur le futur de la recherche académique et hors académique

 

Cameron Neylon : Quelques pistes de réflexion sur l’Open Access

 

J’ai rencontré trois acteurs majeurs en Open Science, parmi de nombreux rendez-vous. J’ai été ravie de pouvoir les questionner souvent plus de deux heures sur de nombreux thèmes concernant l’avenir de la recherche. 

Malgré un long voyage outre-Atlantique, Cameron Neylon a bien voulu consacrer deux heures à HackYourPhD. Cameron est le responsable de la communication Open Access à PLOS, éditeur Open Access non-profit créé en 2001. Nous avons discuté du futur du modèle de l’Open Access. Pour vous familiariser avec l’Open Access : voici un court article que j’ai écrit sur EducPros à ce sujet.

Selon lui, les modèles actuels « green » et « gold » fonctionneront sur le court terme. Pour le long terme, ce sont de nouvelles infrastructures innovantes qui verront le jour. Un point qui m’intéressait particulièrement était celui de l’arrivée des éditeurs traditionnels sur « le marché » de l’Open Access. S’agit il d’« Open washing », c’est à dire la promotion de l’Open Access dans un but commercial ? Selon Cameron Neylon, c’est certainement le cas. Ils s’adaptent aux nouveaux usages pour garder leur marché. Mais cela signifie également que l’Open Access est en train de devenir la norme en termes de publication scientifique.

Retrouvez l’interview de Cameron Neylon réalisée à Union Square avec les bruits de corne muse en fond sonore.

 

Ethan Perlstein : A quoi ressemblera le chercheur de demain ?

Quelques semaines auparavant, j’avais rencontré Ethan Perlstein lors de l’ouverture du nouveau centre BioTechAndBeyond. Nous avions convenu de nous recroiser à SF. Ethan est un chercheur indépendant qui travaille également comme consultant sur une plateforme de crowdfunding scientifique «  microryza ». La discussion a porté entre autre sur l’apparition d’un nouveau type de chercheurs en dehors du monde académique.

A quoi ressemblera ce chercheur de demain ? Selon Ethan, il construira une communauté autour de ses recherches, en écrivant sur un blog, en échangeant aussi sur twitter. Le système de « consulting » mais aussi de micropaiement sera certainement son modèle économique. Pour lui, ce chercheur n’est pas seulement un scientifique indépendant, il doit avant tout être porté par une mission (un but social) « mission driven scientist ».

William Gunn : Mendeley une jonction entre deux mondes ?

Rencontre avec William Gunn dans un parc pas très loin de Embarcadero. William travaille depuis plus de 4 ans avec Mendeley. Cette startup a développé un outil de gestion bibliographique pour les chercheurs avec un espace de collaboration. Une partie de leur mission consiste notamment à apporter des mesures supplémentaires d’évaluation de la recherche et à les analyser.L’OpenScience souhaite en effet rendre plus transparent l’ensemble des processus de la recherche avec l’ouverture des données mais aussi avec la mise en place de nouvelles métriques appelés altmetrics pour évaluer la qualité du travail des chercheurs. Aujourd’hui, les scientifiques sont surtout jugés sur le nombre de citation de leurs articles. Pourquoi ne pas prendre en compte d’autres critères ? Mendeley travaille avec des universités pour leur apporter de nouveaux critères tels que le nombre d’article lus par les utilisateurs de Mendeley (ce qui représente 1,9 millions de personnes).

Ceux qui suivent plus en détails les actualités de l’OpenScience, sont certainement au courant d’une mini tempête en lien avec Mendeley. La startup a été rachetée par Elsevier, un des grands éditeurs, vu par beaucoup comme un grand méchant loup (Evil Publisher). J’ai bien entendu soulevé la question d’un tel rachat à William Gunn. Ce ne serait pas l’aspect financier mais plutôt un choix stratégique qui aurait motivé la startup Elsevier les aurait convaincus de leur sincérité à vouloir développer l’Open Access. Mendeley essaye de faire la jonction entre deux mondes : celui de l’OpenScience et du système traditionnel de recherche ce qui en rend sceptiques plus d’un..

Hackerspaces, Makerspaces, freespaces : des lieux et des ambiances reflétant la diversité des communautés présentes

Depuis le début du voyage, j’ai visité de nombreux espaces portant le nom de hackerspaces,  makerspaces et freespaces. Tous ont leur identité propre construite par leur communauté mais on y retrouve certaines caractéristiques : espaces communs, ouverture souvent 24/7, une imprimante 3D dans un coin, wifi gratuit. Chacun peut mener son propre projet ou bien se joindre et/ou créer un groupe travaillant sur un sujet particulier. J’ai rencontré par exemple Kevin de la dream team du Noisebridge. A ses caractéristiques communes se rajoutent différents éléments qui confèrent à chaque lieu sa propre ambiance et le rapproche de la définition de makerspace ou de hackerspace. Ces espaces se construisent et se modèlent petit à petit par les personnes qui s’en emparent.

Techshop : le royaume des Makers

Techshop est un espace impressionnant de par la qualité et la quantité du matériel mis à disposition. Il donne à chacun la possibilité de créer ses propres objets (« Do It Yourself » DIY): de son propre vélo à des boites en chocolat. Un grand effort d’intégration est fait pour toucher un public large notamment via de nombreuses classes pour apprendre à se servir des outils.

techshop : Boites pour chocolat DIY spéciale dédicace à Gayané Adourian

techshop : Boites à chocolats DIY (spéciale dédicace à Gayané Adourian)

 Une diversité d’hackerspaces dans la baie de SF

 D’autres espaces comme Noisebridge ou Sudoroom laissent plus de liberté, ils ont un côté plus brouillon et « bidouille ». Ils amènent chacun à expérimenter à tester, dans la droite ligne de l’idéologie hacker. Sudoroom est basé dans la cité d’Oakland au sein d’un lieu de vie et d’action citoyenne, ce qui permet d’y croiser un public très varié.

sudoroom

Sudoroom : un espace familier pour une fille de Radio Amateur (spéciale dédicace à F6AJW et F6AYK)

Hackerdojo quant à lui rassemble un public plus spécialisé. Il se situe à Mountains View près de Google. Le lieu ressemble à un espace de coworking géant et est plus orienté software.

Espaces Non identifiés

J’ai visité d’autres lieux assez surprenants tels que le Freespace. En plein cœur de San Francisco, un local a été loué à un collectif pour un dollar symbolique correspondant dans un premier temps à un mois. Les membres s’y sont installés et ont créé un véritable espace de vie. Le lieu temporaire a pu se prolonger pendant un mois grâce à la contribution de chacun au loyer qui cette fois-ci était exorbitant.

freespace  (spéciale dédicace à PhotonQuantique ;) )

 freespace (spéciale dédicace à PhotonQuantique ;)

J’ai aussi pu vivre pendant 5 jours dans un lieu bien particulier: le MI7. Les locaux hébergent à la fois 3 startups mais aussi leurs membres. C’est assez surréaliste de vivre à coté d’un microscope scanner 3D.

Pour plus de photos de ces différents lieux, voici le storify que j’ai réalisé.

hackyourphd storify

Parler d’OpenScience

Cette semaine encore grâce à Matthew Senate, un des 23 cofondateurs de Sudoroom, j’ai pu présenter HackYourPhD. Un public varié était présent, des chercheurs mais aussi des « hackers » et des étudiants. L’OpenScience suscite l’attention car elle ouvre une porte d’entrée dans le monde de la recherche Au fil des discussions, je découvrais qu’un tel  était un ancien post doc de Berkeley ayant quitté la recherche pour bosser chez Facebook…  D’autres doctorants encore  avaient décidé de monter leur propre startup.

Pour ces dropouts, la recherche est comme un passage éclair qu’on n’a pas forcément envie de mettre en avant. Mes échanges avec Todd Huffman, fondateurs de 3 Scan mais aussi William Gunn indiquent pourtant que la porosité des barrières entre différents mondes et celui de la recherche est primordiale. Notamment pour apporter de nouvelles compétences, de nouvelles façon de penser qui peuvent dynamiser la recherche.

Suite du Voyage : Seattle, dernière étape de la côte Ouest

Après plus de 17 heures de route de San Franciso à Portland, la prochaine étape est Seattle. Brian Glanz avec qui je suis en contact depuis plusieurs mois a prévu un planning Open Science pour la semaine. Jeudi 7 août, aura lieu l’OpenScience HackNight avec de nombreuses présentations notamment celle de HackYourPhD.

 

Merci à Guillaume Dumas et Matthieu LeChanjour pour les relectures. Si certains sont motivés pour traduire en anglais, nous avons toujours besoin de votre aide. N’hésitez pas à commenter le texte, faire part des fautes d’orthographe et diffuser l’article :)

 

Disponible

Déjà plus de 14 initiatives répertoriées sur la carte OpenScience (lieux ou personnes rencontrées lors du voyage) ! Et il en manque encore quelquesunes que nous n'avons pas rajoutées...

Merci à Ubimix d'avoir développé cette carte.

http://maps.ubimix.com/hyphdus/

 

Une très bonne fin de week-end à tous

 

PS : Départ pour Portland Mardi avant une semaine bien remplie à Seattle du 2 au 7 aout..

 

 

Hyphdus http://maps.ubimix.com/hyphdus/

 

Disponible

Article publié également sur HackYourPhD.org

 

Los Angeles : ses bouchons, ses universités et une ville pour les Makers

Après 4 jours à San Diego,  notre voiture se dirigeait vers Los Angeles remplie de 3 doctorants en neuroscience et d’un ingénieur de recherche (Sylvain Charron). La vue de l’avion quelques jours auparavant était bien conforme à l’étendue sans fin de Los Angeles et de ses « suburbs ». Les deux journées passées à Los Angeles ont été ponctuées par de long trajets en voiture dans les bouchons.  Les “highways” s’entrecoupent de partout chargées de longues files de voiture à l’arrêt.

Maker city

Le premier jour accompagné de Sylvain Charron, (membre de HackYourPhD), j’ai visité  un espace assez époustouflant. Au 11ème étage d’un magasin proposant du mobilier kitsch avec des gouts plus ou moins douteux, se trouve un espace de plus de 5000m2 dédiés aux Makers. Ce lieu  “MakercityLA” n’ouvrira qu’en octobre prochain. Pour l’instant peu d’espace sont encore occupés mais on n’y trouve déjà le LA Makerspace, un institut d’art et d’olfaction, ainsi qu’une troupe de théâtre. Bientôt ouvriront un Fablab, une cuisine commune, et un atelier de design. Le but d’un tel espace est d’accompagner les créatifs » et les « Makers » dans leur projet. L’ambition de ce projet est à la hauteur de l’ « American dream » comme en témoigne cette citation.

« Nous commencons avec un espace de 60 000 pieds mais nous voyons grand. Nous souhaitons créer une cité de makers, un centre pour les artistes et les artisans, une dream factory »

makercity

 

Visite des universités UCLA et USC et premier openscience meetup.

Le second jour a été consacré aux visites de deux universités de la ville UCLA et USC.

Deux campus à l’américaine : de nombreux bâtiments à brique rouge, mélangeant style espagnol et britannique, de grands espaces verts où les étudiant se posent dans l’herbe. Bref le cliché de l’université américaine par excellence..

A UCLA, j’ai rencontré Chris Lee professeur de chimie. Il s’intéresse énormément à l’éducation et expérimente de nouvelles méthodes d’enseignement appelées «  active learning ». Pour lui, le système d’éducation classique est inadapté et inefficace. Il base son enseignement sur l’apprentissage des erreurs les plus fréquentes en lien avec un concept. Chris a également crée un site selectedpapers.net . Il s’agit d’une plateforme qui permet de partager et taguer des articles en Open Access sur le réseau social Google+. Pour lui, des outils simples et largement utilisés tels que Google+ permettront aux chercheurs de se mettre plus facilement aux nouvelles pratiques  de l’Open Science.

chrislee

Après cette rencontre, la deuxième université visitée était USC. J’organisais avec Victor Barres, doctorant en neurosciences, le premier Open Science Meetup du voyage. Une dizaine d’étudiants étaient présents, la plupart des doctorants mais aussi des undergraduate. J’avais aussi invité deux personnes impliquées dans les citizen science, Scott Lewis et Liz Krane. Les échanges ont été très intéressants et ma première présentation avec mon anglais bancal a tout de même été comprise. Victor va continuer à animer ce groupe et créer ainsi le premier groupe local aux USA  HackYourPhD. Nous avons discuté pendant plus de 3 heures. Scott Lewis a fait un résumé très sympa de nos échanges.

USC OpenScience Meetup 18 juillet 2013

USC OpenScience Meetup 18 juillet 2013

Route pour San Francisco : un arrêt à Santa Barbara pour dicsuter d’Open Science et de crowdfunding

Départ à 7h du matin de Pasadena (proche de Los Angeles) pour Santa Barbara. Je rencontre Jai Ranganathan, chercheur en écologie mais aussi Cofondateur du Scifundchallenge. Il est largement impliqué dans le « Science outreach »; c’est à dire la communication scientifique menée par les chercheurs eux-mêmes. Pour lui Open Science et engagement des chercheurs à communiquer sur leur recherche sont intimement liés. SciFundChallenge est à la fois une plateforme de crowdfunding fonctionnant par session. Un point très intéressant, qui se démarque d’autres projets de crowdfunding est la collaboration entre les différents porteurs de projets. Pour lui, la communauté autour de ces chercheurs est le cœur du succès de scifundchallenge. En plus du crowdfunding, il propose des cours pour aider les chercheurs à mieux communiquer ( Comment faire un bon podcast ? une bonne vidéo ? ) Jai est d’un dynamisme impressionnant avec un grand optimisme sur le futur de l’Open Science.

Jai Ranganatahan SciFundChallenge

Jai Ranganatahan SciFundChallenge

 

Arrivée à San Fransisco : Weekend Noisebridge and Langton Labs

Les premiers nuages au loin indiquent que nous approchons de San Francisco. C’est une ville assez fascinante avec une ambiance très particulière. La ville la plus européenne des Etats-Unis a bien gardé son côté hippie.

Noisebridge : un hackerspace surprenant

Samedi soir, je me suis rendue à Noisebridge. Cet espace a été crée 4 ans auparavant par Mitch Altman. Au cœur de Mission, cet hackerspace est assez surprenant et très orienté hardware. Le matériel électronique à disposition en ferait rêver plus d’un, il y a bien sur une imprimante 3D dans un des coins de l’espace, mais aussi une ébenisterie. Le lieu est ouvert 24h sur 24h, 7j/7j. J’ai discuté avec trois hackers, Kassie construisait sa propre radio selon un plan de la première guerre mondiale, Johnny transforme n’importe quel matériel électronique en instrument de musique, et Dan quant à lui fait parti de la “team” des neurohackers. J’en ai recruté quelques un pour événement Open Science que j’organise jeudi à Sudoroom.

Noisebridge

Noisebrige un samedi soir.

Langton Labs : lieu de vie et de création

Le lendemain, en fin de journée, Todd Huffmann nous accueillait dans un espace immense : une collocation géante proposant différents espaces, des chambres mais aussi des ateliers, et des cuisines communes. L’occasion de partager un repas cuisiné à plusieurs en discutant avec un post-doc ayant monté sa propre startup. Le weekend se finissait juste et promettait bien des aventures pour le reste de la semaine..

Au programme Palo Alto, Science Exchange, hackerdojo, PLOS et bien d’autres rencontres et visites à vous partager…

Disponible

A week has passed since I landed in the United States of America. I’ve already traveled around 8000 kms and swiched time zone 3 times. I will here describe the key moments of my firsts stops at Boca Raton, Florida and then in San Diego, California. It’s quite difficult to deal with organizing the many interviews and to add material online. But people I meet are amazing!

The many joys of air travel…

My air travels didn’t all go as smooth as planned.

After more than 18 hours in transit, 2 air travels (with a nice stop in NYC), I arrived in Miami at 8.30pm where Guillaume Dumas (cofounder of HYPhD) kindly picked me up. My suitcase was less lucky and stayed in NYC. Hopefully I stayed a few days in Miami and could wait for it and had enough with me to survive, namely my passport and my computer.

 

Miami

Ambiance biologie végétale sur le sol de l’aéroport de Miami

 

The last preparations before the official beginning of HackYourPhD in the US

Thanks to the 3 days I spent in Roca Raton (1h from Miami), I had time to finalize the preparation before the official start in San Diego. I spent 3 days non stop to organize meetings, couchsurfing, to write down the interviews etc. Guillaume helped me a lot with setting up the different parts of the website.
It is no easy task to organize a two months long trip. Long life to multitasking!

A dive into the research world.

This stay in Miami was an occassion to get back into the world of research, that of Cognitive Science. I spent my days working in the Center for Complex Systems and Brain Sciences where Guillaume works.
I rediscovered those sexy wide poster filled scientific corridors…
For a deeper dive, I took part in an EEG experiment and ended up with 120 electrodes on my head. While signing consent form, I insisted that the experimenter should open my data.

Célya EEG

Departure to San Diego

The departure to San Diego was quite a rush. I woke up one hour before take off. I still can’t believe we managed to get into that plane after a 30min car drive and a sprint in the airport passing everybody at the security gate. This travel and the two following ones went fine. I particularly enjoyed the last one in a small propeller aircraft.

Carlsbad Los Angeles

Vol Los Angeles Carlsbad

First event: the official opening of BioTechAndBeyond

Just after I arrived in Carlsbad (1h North from San Diego), I attended the official opening of BioTechAndBeyond.

It is 550m2 space that defines itself as both a biohackerspace and a startup incubator. Its business model is based upon a subscription fee to get access to the space. BioTechAndBeyond was created by Joseph Jackson, co-founder of BioCurious and organizer of the OpenSience Summit who clearly states during my interview (available here) that this is BioTechAndBeyond is not a classical biohackerspace. Rather, he wants this space to be used by biotech experts to turn their ideas into a prototype with the aim to present it to investors.

I discussed with other guests and many were suprised by the fact that the material was quite old. As for me, I did find the place was very business oriented.

However it does remain an initiative that tries to bring biotech companies and researchers together, which is probably needed in California. But I’m not sure such an initiative would work in France where it is rather unusual to find private biotech investors. But who knows!

More information can be found in the storify.

Joseph Jackson

Joseph Jackson lors de l’ouverture officielle de BioTechAndBeyond

The Green Neuroscience Lab : Open Neuroscience in all its splendor!

I attended to the celebration of the first year of one of the more innovative lab in neuroscience: the Green Neuroscience Lab.

It was co-created by Ann Lam and Elan L.Ohayon. This lab is hosted in the amazing « ansir innovation center ». It is both a coworking space, and startup incubator and a research lab. It diffuses an extremely soothing and relaxing atmosphere. Have you ever seen a lab in which people remove their shoes before entering the lab as if they were entering a dojo.

This event was really intense. I discussed with Jai S. Coggan, director of the  Neurolinx Institute, the institute which hosts the green neuroscience lab (interview can be found here). His view of neurosciences is very innovative. He wants to bring researchers to think out of the box and to engage in unexplored paths that normally wouldn’t get any funding.

I was also very impressed by the maturity of the young students of the lab. They are often only undergrad but already present their early work in prestigious neuroscience conferences such as SFN 2013. See the interviews of Laura and of Hailey

We went back to the place two days later to discuss with Ann and Elan for more than 2 hours. (Interview here)

green neuroscience lab

The Green Neuroscience Lab

This place was highly inspiring and I hope that a Green Neuroscience lab will open in France as well someday.

I’ll soon co-write a post on this project with  Thanh Nghiem (OpEEE)

Attending an international conference and hacking it a bit… check

I attended a neuroscience conference in San Diego ( ASSC17) and lived it from the inside. Poster sessions, conferences, the student social events. I discussed about OpenScience with the participants who often don’t know much about it but always show enthusiasm and feel that things have to evolve. Here are two interviews. Axel Cleeremans (research director at l’université Libre de Bruxelles) and Thomas Strandberg Phd student in Sweden. More to come soon!

Next Stop: Los Angeles and San Francisco..

In LA, I plan to visit a hackerspace and to organize an openscience meetup at USC. The following week in SF will be intense! Don’t hesitate to consult the mini web site where I add all the interviews and some news regularly.

See ya!

Thanks a lot to Vincent Adam for the translation from french to english

Disponible

Bonjour à tous

 

Pour ceux qui souhaitent recevoir un justificatif de participation à la campagne "HackYourPhD aux States", je peux vous envoyer un reçu de don. Il me faudrait dans ce cas là le numéro d'immatriculation et l'adresse de la société. 

 

Concernant les contreparties, vous recevrez toutes vos contreparties pendant ou après le voyage. Je vous demande un peu de patience car étant en itinérance pendant plus de deux mois. Je pourrais régler cela beaucoup plus facilement à mon retour. Je préfère m'occuper des interviews et des articles pour que vous suivez ce voyage au jour le jour. 

SI vous n'avez pas encore découvert le mini site le voici : HackYourPhD aux States

 

 

A très bientôt 

 

Célya

Disponible

Nous y sommes! Après trois jours, pour les dernières mises au point et s’habituer au décalage horaire, le voyage au cœur de l’ OpenScience commence ! (fin de rédaction du billet à l’aéroport de LA  )

 

Voici un billet pour vous faire découvrir les différentes ressources que je vous proposerai, tout au long du voyage. Il y’en aura, je l’espère, pour tous les goûts.

HackYourPhD aux States : petit manuel à l’usage des explorateurs de l’OpenScience

L’emploi du temps de ces 2 mois s’annonce très chargé. C’est le but me direz vous… J’ai déjà plus d’une vingtaine de rendez-vous, de visites de lieux et 7 évènements prévus. Je n’aurai donc pas beaucoup de temps pour de longs articles lors du voyage mais ils viendront dans un second temps.

Voici les différentes façons de suivre l’aventure “HackYourPhD aux States” tout au long de l’été :

Le voyage en un coup d’œil :

Pour ceux qui veulent avoir une idée globale du voyage. Où? Quand ? Avec Qui ?

- Une porte d’entrée facile est le mini-site strikingly :  HackYourPhD aux States

- Voici également la carte des différentes étapes :

carte voyage HYPhDUS_rev2
Le Voyage au fil des jours : 

- L’agenda sur le site HackYourPhD (onglet à droite) ou je vais marquer mes différents rendez-vous au fur et à mesure.

- Les interviews des personnes rencontrées sur le mini-site et sur soundcloud

-Les posts sur la page Facebook “HackYourPhD aux States”  et Google+

-Les tweets avec @celyagd et @hackyourphd #HyPhDUS

Les moments forts de la semaine :

- Un billet hebdomadaire dans le carnet de bord pour vous faire vivre les temps forts de la semaine.

- Une carte postale numérique avec EducPros mettant en lumière un  lieux/un concept en lien avec l’OpenScience.

L’OpenScience et ses enjeux à la loupe :

- Une carte des acteurs de l’openscience développée par Ubimix. Cette carte collaborative donnera une  visibilité aux actions OpenScience de part le monde en commençant par les lieux visités cet été.

A mon retour :

- Des articles, des présentations des formations pour vous faire découvrir ces thématiques et continuer à creuser le sujet pour adapter cela en France

-Un rapport sur « Startups et OpenScience » avec Shazino

-Un ebook portrait de jeunes chercheurs (Doctorants, Post docs) avec Docteo. Je vais essayer d’interviewer 5 chercheurs/chercheuses francais(e)s et 5 américain(e)s.

N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires. Je n’aurais certainement pas le temps de traduire en anglais donc si il y’a des personnes qui veulent mettre la main à la pâte, votre aide est la bienvenue.

Bonne découverte à tous !

Disponible

Post initalement publié sur HackYourPhD.org

 

Ce voyage n’aurait pas été possible sans le soutien financier de partenaires lors de la campagne de crowdfunding HackYourPhD aux States. Derrière des media, entreprises, startups, ce sont avant tout des personnes qui ont fait confiance à ce projet et m’ont apporté leur encouragement.

Ces personnes voient loin et n’imaginent pas le futur sans plus d’ouverture de transparence et de collaboration. Chacune à leur manière accompagne, facilite, donne de la visibilité au mouvement OpenScience.

Je suis heureuse de les avoir rencontrées, depuis quelques semaines, parfois, ou depuis quelques années. Nos échanges ont été très intéressants et ouvrent de belles perspectives.

Ne les oubliez pas, c’est grâce à eux que l’ OpensSience prend vie petit à petit en France.

Les KissBankers : partenaires officiels 

Pour une aide de 500 euros

 

L’Ecole des Doctorants ( ED2) : 

J-C Caillez est le fondateur de l’école des Doctorants. Nous avons une vision commune des liens à tisser entre recherche, entreprise et société. L’université catholique de Lille offre un écosystème des plus innovants pour ses étudiants, chercheurs mais aussi entrepreneurs qui travaillent avec eux. Un véritable vent d’air frais et d’OpenScience semble souffler sur cette université.  Je suis pressée de découvrir ce lieu dès mon retour et pouvoir rencontrer et travailler avec l’école des doctorants.

 

Shazino :

Shazino est une des seules startups OpenScience en France. Elle est l’exemple pour moi de la nouvelle ère d’entreprise nécessaire à nos société d’aujourd’hui et de demain. Ces entreprises réfléchissent pour créer un “business model” qui soit au maximum proche de leur valeurs et permettent de les développer.

Shazino et notamment Julien Thérier a une réflexion très pertinente sur la recherche, son écosystème et ses nouvelles pratiques. Je suis heureuse de pouvoir creuser cette été la question des entreprises et de l’ OpenScience pour Shazino.

 

Pour une aide 400 euros

 

Thanh Nghiem a apporté le coup d'accélérateur pour terminer la campagne HackYourPhD. Elle sait toujours créer des synergies entre différentes projets pour créer des initiatives à fort impacts sociétaux. C'est le cas de son nouveau projet Open Economy Education and Entrepreneurship entre le Vietnam et la France ( le CRI : Centre de Recherche Interdisciplinaire).

 

Pour une aide de 300 euros

 

Prémices :

Ce magasine se veut le porte parole et le conseiller des profondes mutations de nos sociétés. Ils souhaitent aborder différentes thématiques clefs notamment les évolution actuelles dans le domaine de la biologie ou les questions éthiques tels que la numérisation de l’identité. J’espère pouvoir leur apporter mes conseils en lien avec les découvertes de cet été pout avancer dans nos réflexions mutuelles.

 

Pour une aide de 100 euros

 

Deuxième Labo :

Mon ancien lieu de stage : Elifsu et Antoine manient parfaitement leur double casquette : chercheurs et entrepreneurs à la fois. Ils savent être à l’interface entre le monde de la recherche et de la société. Ils questionnent interrogent les transformations actuelles avec un sérieux et une rigueur dans leur travail impressionnante.

Mon année de stage avec eux a été très enrichissante. C’est avec eux que j’ai entendu parlé pour la première fois de sociologie des Sciences  (Bruno Latour si tu nous entends..) C’est aussi avec eux que je découvrais OWNI, les PICRIs, la notion de curation. Je suis heureuse de leur confiance et les remercie de leur coup de pouce à ce projet.

 

Lab Davanac : 

Je suis le travail de Damien depuis quelques mois. J’ai assisté à son “talk” au TEDxParisUniversités qui était d’une profonde humanité et ouverture. Il prend sous son aile de nombreux étudiants avec son Lab Davanac ( masterclass et retraites numériques).  C’est une sacré expérience numérique pour ses jeunes mais avant tout une belle aventure humaine. Pour suivre ces nouvelles aventures, ce sera à bord d’un Van amenant avec lui une petite équipe de rédacteurs itinérants et connectés.

 

Grand Angle :

Je suis ravie d’avoir rencontré l’équipe de production Grand Angle. Connaître ceux qui ont réalisé des épisodes de Thalassa (rendez-vous familial obligé du vendredi soir), ça n’a pas de prix. C’est une maison de production qui a su faire sa place petit à petit. Il laisse la chance à des jeunes de montrer de quoi ils sont capables. J’espère pouvoir continuer à travailler avec eux dans le futur.

 

Espace Pierre Gilles de Gennes (ESPGG) :

L’Espace Pierre Gilles de Gennes est un espace incroyable au cœur du 5ème arrondissement de Paris. J’ai la chance d’avoir rencontré Richard Emmanuel , Matteo Merzagora, Meriem et Laurène. L’ ESPGG suit le projet HackYourPhD depuis ses premiers pas et est toujours près à accueillir un nouvel atelier.

SI vous ne connaissez pas ce lieu, allez-y au plus vite. C’est un espace accueillant lumineux et convivial. Vous pouvez être déjà certains que  les temps forts de ce voyage seront partagés à mon retour à l’ESPGG.

 

FidusWriter :

A suivre à tout prix! cette start-up implantée en Allemagne, n’a pas hésité une seconde à participer à ce projet. Startup oui, mais valeur de l’open science avant tout!

 

Pour une aide de 70 euros

Laurence Bianchini, journaliste scientifique à MyScienceWork, suit HackYourPhD depuis ses débuts. Elle mène un travail de grande qualité au sein de MyScienceWork afin d’informer et de sensibiliser sur les thématiques de l’OpenAccess et des Sciences 2.0.

Mentors :

 

Emmanuel Davidenkoff, directeur de la Rédaction de l’ Etudiant, soutient ce projet. Chaque semaine, sortira une “carte postale numérique” sur EducPros. Ce format sera un formidable moyen d’emmener les lecteurs à la découverte de l’OpenScience et des nouveaux lieux et concepts qui en émergent.

 

Joel de Rosnay, scientifique, prospectiviste et président de la société BIOTICS, suit et accompagne le projet HackYourPhD depuis ses débuts. La question des nouvelles pratiques et usages dans l’éducation est au coeur de ses préoccupation notamment avec la question des MOOCs.

Autres soutiens majeurs de cette campagne :

Le trio Knowtex, BlueNod et Ondine :  Nicolas, Gayané, Clio ont toujours été présents pour suivre les évènements “irl” ou sur les réseaux. Ils apportent toujours leurs précieux conseils sur le traitement numérique et me fond toujours découvrir de nouveaux formats.

Docteo qui a réalisé la vidéo pour la campagne de crowdfunding et avec qui nous allons mettre en place un ebook.

Ubimix qui a tout de suite répondu positivement pour créer un outils de cartographie collaborative des acteurs de l’OpenScience.

Et encore :

Geoffrey Dorme pour le design,

Matthieu LeChanjour (le premier Kissbanker qui commence à me connaître sous le bout des doigts. Nous formons un duo de choc pour bosser.

Sylvain Charron, Lucie Gobin, Elyane Daniel, Clément et surtout..

Guillaume Dumas : co-fondateur de HackYourPhD. Malgré les 6000kms de distance, Il participe activement à la veille. Sans lui, pas de site HackYourPhD.  Il ne manque pas un évènement HackYourPhD grâce aux réseaux sociaux.. C’est le chercheur qui me fait partager la situation de la recherche actuelle de l’intérieur. Il réfléchit au futur de la recherche avec l’ OpenScience notamment avec son analyse des interactions humaines en Sciences Cognitives.

Disponible

La "campagne HackYourPhD aux States" s'est finie hier. C'est un joli succès puisque nous avons dépassé l'objectif fixé!

Ce mois de campagne a été assez intense et ce n'est que le début avec le voyage de deux mois d'enquête qui va suivre!  Un grand merci à tous pour votre participation et encouragement.

Campagne réussie : l'Open Science a bel et bien une communauté soudée autour d'elle en France !

La réussite de ce projet montre que quelque chose est bel et bien entrain de se passer. La Recherche évolue. D'autres pratiques se mettent en place, plus ouvertes et transparentes pour répondre aux enjeux globaux sociétaux, économiques et environnementaux. Et ce projet va permettre de les montrer et donner une voie à ceux qui agissent pour!

Brian Nosek, le directeur du Centre Open Science qui s'est ouvert récemment, m'écrivait :
 
"Great to hear that you are pursuing this. It is a great time to do a documentary on the topic - the community is growing, there is passion and action, and we are close to an inflection point where the changes happening on a small scale are going to blossom on a large scale.  It would be great to document how this is all coming together."
 
Traduction :
"Super d’entendre que vous poursuivez ce projet C'est le moment de faire un documentaire sur le sujet -. La communauté se développe, la passion et l'action dans ce domaine grandit  et nous sommes proches d'un point d'inflexion où les changements qui se produisent à petite échelle vont se développer à plus large échelle. C’est une formidable période pour analyser la façon dont tout cela est entrain de se développer  ".
 
Cela fait écho au sujet de thèse que j'aimerais étudier si je "hackais" cette dernière."Piste de recherche sur l’émergence et les caractéristiques des communautés open science et leur impact sur les pratiques actuelles de la recherche et des relations science-société" Reste à trouver un labo français assez ouvert ;)
 

Prototypage d'interview en anglais effectué à Helsinki!

La semaine dernière, j'ai suivi une conférence à Helsinki sur le journalisme scientifique. Une conférence de la commission européenne sur le projet Horizon 2020, me fait tout dire que nous allons dans le bon sens. L'appui de telle institution va se faire sentir..J'ai été impressionnée par le discours d'ouverture de la Ministre de la Recherche Riita Maijale. Elle a rappelé la nécessité de l'open Science pour le futur de la recherche. Souhaitons que notre chère ministre de la Recherche puisse devenir porteuse elle-aussi d'autant d'ouverture d'esprit, de dynamisme et de conviction.

 
ministre recherche
 
Cette conférence a aussi été l'occasion de prototyper mes interviews en anglais. Mon anglais est loin d'être parfait et mon accent est si "frenchy" qu'il va sûrement bien vous faire rire. Mais le ridicule ne tue pas et ces deux mois vont être aussi l'occasion de faire d'immenses progrès et d'ancrer plus fortement HackYourPhD à l'international !
 
Je vous tiens au courant très vite sur le programme. La partie côte ouest est à peu près bouclée.La première étape sera à San Diego le 12 juillet avec l'ouverture du BioTech and Beyond center.Voici quelques scoops : je vais pouvoir rencontrer l’équipe de PLOS à SF mais aussi de PeerJ ;) Mais je garde encore un peu de suspens sur la suite du programme.

Analyse de la campagne et contreparties

J'enverrai aussi prochainement un email concernant les contreparties que vous recevrez pendant ou après le voyage.. Je voulais souhaiter aussi un grand merci à nos sponsors officiels pour leur soutien et confiance :

 
Pour 300 euros : - Prémices
Pour 500 euros : - ShazinoL'école des doctorants
 
Un grand merci aussi à tous ceux qui ont participé. Je n’ai pas pu m’empêcher d’analyser les résultats de la campagne.
Sur 91 kissbankers:
Les partenaires au nombre de 8 représentent 36 % de la somme totale.
Le cercle le plus proche famille/belle famile représentent 7 % de la somme totale.
La communauté HYPhD représentent plus de 26 personnes et 27 % de la somme totale.
Le cercle des amis représentent 34 personnes et 22 % de la somme totale.
Ensuite cette campagne a permis de rencontrer de nouvelles personnes qui se sont montrées intéressées par le projet soir 16 personnes et 7% de la somme totale.
 
stats kissbankers
 
Le bilan que je peux faire est :
 
-La famille et belle famille est toujours là pour vous soutenir. J'ai la chance d'avoir une mère qui sait partager avec enthousiasime à ses amis les nouvelles qui lui tiennent à coeur, tout le monde y est passé : anciennce collègue de travail, amis radioamateurs ;)
-La communauté HackYourPhD était bien présente pour soutenir ce projet de A à Z : de la relecture du projet, à la diffusion sur twitter facebook, et au coup de pouce financier!
-Les personnes me connaissant ont aussi été un soutien majeur. Merci OuiShare entre autre ;) J'espère qu'ils comprennent un peu mieux ce que je manigance et ce qui me prend tant de temps et d'énergie!
-De nouvelles personnes que je ne connaissais pas ont soutenu le projet et découvert aussi une communauté regroupée autour de l'open science. J'espère pouvoir discuter plus longuement avec eux et leur présenter HackYourPhD en détail..
 
Je vous partagerai prochainement un article sur ce que vous allez pouvoir découvrir tout au long de HackYourPhD aux States!
 
A très vite
 
Célya

Disponible

Hier, 21 juin vers 20h... 

 

Alors que les rues parisiennes commencent à s'animer pour la fête de la musique. Je reçois une notification KissKissBankBank, qui fait TRES plaisir. 

 

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Les 100% ont été atteints 7 jours avant la fin de la campagne! 

 

Merci à tous pour avoir soutenu ce projet. Depuis le 31 mai, vous avez été nombreux à m'envoyer des messages d'encouragement. Sentir votre motivation a toujours décuplé mon énergie et je compte bien vous faire vivre un voyage au coeur de l'openscience inoubliable. 

 

Merci aussi à ceux qui se sont tant impliqués pour m'aider à monter cette campagne : Charlotte, Matthieu, Nicolas, Guillaume, Vincent. Et oui, si vous vous lancez dans l'aventure du crowdfunding, je vous souhaite de trouver une si belle équipe :)

 

Et un grand merci à Thanh et à ses amis qui ont filé le dernier coup de pouce. 

 

Alors si vous n'avez pas participé et souhaitez le faire, n'hésitez pas c'est toujours possible! Cela aidera à acheter un peu plus de matériel et à couvrir des frais supplémentaires que je pensais prendre à ma charge. J'indiquerai le budget durant le voyage.

 

Je vous envoie plus de nouvelles très prochainement. 

 

 

Célya

 

 

 

 

Disponible

Nous sommes sur la dernière ligne droite pour la campagne. 

Les 76% ont été atteints grâce à 59 Kissbankers. Merci à vous tous!

 

Je voulais vous faire part des dernières actualités de HackYourPhD et de l'organisation du voyage. 

Ces dix derniers jours ont été riches en évènements et en partage! 

 

TEDxParisUniversités : samedi 8 juin 2013

 

Le "storytelling", secret des conférences TED  est un art bien difficile. Comment faire passer en 10 minutes des idées clefs en partageant son expérience personelle? Je m'y suis aventurée samedi 8 juin dernier lors de TEDxParisUniversités. (session 2 vers 12')

Je souhaitais faire passer un message principal. La recherche actuelle rencontre des blocages, des difficultés. Il faut certes en parler et essayer de les comprendre. Mais le plus important,n'est pas de rester sur des critiques mais plutôt d'essayer d'expérimenter, de tester, d'autres pratiques de recherche qui émergent avec l'openscience. Et c'est le but de HackYourPhD :) 

 

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Futur en Seine : Agora "Les enjeux de la recherche sur le Numérique" organisée par la FING

 

Futur en Seine est un évènement majeur dans le monde de l'innovation et du numérique. Il se tient à Paris chaque année, notamment au 104, un grand d'espace de programmation culturelle innovante et artistique. 

La FING (Fondation Internet Nouvelle Génération) propose pour la deuxième année les "connecteurs recherche". Ces ateliers sont des moments d'échange entre chercheurs et "praticiens" sur des thématiques émergentes. De forme participative et contributive, chacun partage ses idées, les initiatives et projets qu'il connaît, afin de trouver ensemble des nouvelles pistes ou des nouveaux formats de recherche à explorer.

J'ai été invité cette année à présenter hackYourPhD, lors d'une Agora sur les enjeux de la recherche sur le numérique. Nous étions plusieurs chercheurs et doctorants à partager nos expériences sur la recherche et les transformations qui s'y opèrent. De ces échanges, j'en ai retenu plusieurs points marquants : 

- Certains doctorants sont bien loin de rentrer et de s'adapter au moule de la recherche académique. Je suis un "chercheur hybride", "un doctorant contrarié". Voici, ce que j'ai entendu lors des échanges. L' étude des domaines de recherche émergents demande souvent de se documenter au fil de l'eau. Il s'agit alors de créer et d'expérimenter de nouveaux cadres de recherche tout en contournant les plus traditionnels. C'est le cas par exemple d'une doctorante étudiant les FabLabs qui a dû s'inscrire en Esthétique! 

- De nombreux doctorants en CIFRE, notamment en SHS, ne savent parfois pas trop sur quel pied danser. Ils sont souvent considérés comme des chercheurs "avertis" en entreprise et comme des doctorants "au rabais" en recherche. Dur de trouver sa place. "Comment faire vivre une communauté scientifique en SHS qui englobe et dépasse l'académie?" La question, posée lors de cet atelier, reste ouverte..

- "Etre chercheur aujourd'hui, c'est aussi se construire en tant que sujet". Le chercheur doit retrouver et/ou accepter son implication dans la société. Au risque de rester un post colloquium animal triste.

"La question de la recherche comme pratique collective est entrain de se rénover". Les pratiques, les rapports évoluent notamment grâce au numérique et à l'open science. Maintenant, il est important de s'en saisir et de franchir le pas! 

 

Voici deux interviews de chercheurs de cette table ronde, que j'ai fait au pied levé!   

 

 

 
 

 

 
 

Soirée/ Atelier "comment monter une campagne de crowdfunding en Science? "

 

Dernier évènement en date, une soirée sur le crowdfunding en science pour soutenir le projetHackYourPhD aux States.

Retrouvez le compte-rendu en tweets, images et son réalisé lors de cette soirée du 18 juin 2013. 

 

 
Twitter / NicolasLoubet: [Pic] #HyphdUS @CharlottRichard ...

                                                Charlotte Richard de KissKissBankBank

 

Pour finir, voici quelques nouvelles de l'organisation du voyage. Le planning des villes est bouclé. Nous sommes désormais en pleine phase de contact et connection avec les nombreuses initiatives open science aux USA.

 

12 au 16 juillet : San Diego

16 au 19 juillet : Los Angeles

19 au 26 juillet : Baie de San Francisco

26 juillet au 2 aout : en route vers Seattle

2 au 8 aout : Seattle

8 au 13 aout : Montréal

13 au 20 aout : Boston

20 au 26 aout : NewYork

26 au 29 aout : Charlottesville

29 aout à début septembre : Boca Raton (Floride)

 

Les mails et les tweets commencent souvent comme cela 

" HackYourPHD sounds like a really interesting and promising effort." Karthik from rOpenSci.

"Hi there! Sounds like a wonderful project - would be thrilled to be involved." Kat from Mozilla Science Lab.

 

Ca fait plaisir à entendre et donne du coeur à l'ouvrage! 

 

Un petit coup de pouce est encore nécessaire pour donner vie à ce projet..

A très vite!

 

Célya

Disponible

Le crowdfunding aujourd'hui en France propose surtout un mode de financement alternatif pour soutenir des projets entrepreneuriaux, innovants et créatifs.
Mais qu'en est il des projets de recherche ou de culture scientifique et technique?

A l'occasion de la campagne de crowdfunding "HackYourPhD aux States", projet d'enquête et web documentaire sur l'"openscience" aux Etats-Unis cet été, nous vous invitons à participer à une soirée dédiée au crowdfunding en science le mardi 18 juin de 19h30 à 22h.

 

 

Cette soirée aura lieu à l'Espace Pierre Gilles de Genes, espace d'animation grand public et laboratoire d'innovation pour la médiation et la communication des sciences.
Nos intervenants principaux seront Charlotte Richard de KissKissBankBank, Célya Gruson-Daniel de HackYourPhD  Nicolas Loubet de 
Bluenod (application de visualisation de communauté et Julien Hering (Tree of Science).

Nous vous inviterons tout d'abord à en connaître plus sur le crowdfunding (principe, chiffres clefs.)
Nous vous proposerons ensuite un panel de projets de crowdfunding en science proposés sur des plateformes généralistes ou spécialisées ( à l'étranger principalement).
Quel projets ont bien fonctionnés? Quels sont les "flops"? Pourquoi?

Suivra ensuite un atelier "Comment monter une campagne de crowdfunding en Science?".
De la structuration du projet à la gestion des différentes phases de la campagne, vous aurez les éléments clefs pour construire une campagne grâce aux conseils des différents intervenants

La restitution de l'atelier permettra d'avancer dans nos réflexions communes et mettre en évidence quelques questions clefs, qui pourront être posées cet été à des acteurs spécialisés dans le crowdfunding en science aux Etats-Unis.

La soirée se terminera par un buffet offert à tous les participants.

Cette soirée organisée par HackYourPhD permet de soutenir la campagne de crowdfunding "HackYourPhD aux States" en participant à hauteur de 40 euros ou plus.

Si ce tarif est trop élevé au vue de votre situation. N'hésitez pas à nous contacter afin de voir comment vous aider. celyagd@hackyourphd.org

 

Lien vers l'évènement Facebook.

Disponible

Une semaine s'est déroulée depuis le lancement de la campagne.. 

 

Tout d'abord un grand merci pour le cercle n°1 (famille et entourage en langage KissKissBankBank) qui nous a soutenu! (explication ici)

 

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KissKissBankBank : article bien utile pour aider les lanceurs de projet.

 

Vous êtes plus de 32 kissbankers à avoir backé le projet. (Les québecois me tueraient d’autant d’anglicismes).

Nous sommes à plus de 33% collectés. Il reste 20 jours pour atteindre les 100%. Date limite le 28 juin !

Nous avons donc encore besoin de vous pour faire connaître le projet et participer!

 

Voici quelques news et avancée du projet « HackYourPhD aux States »:

 

Un bel écho sur les réseaux !

 

Tout d’abord, la page « HackYourPhD aux States » a vu le jour sur Facebook. Pour ceux qui ne sont pas des « anti-facebook », vous pourrez ainsi suivre l’avancée de la campagne, puis, le voyage étape par étape.

Ensuite, un grand merci à tous ceux qui ont partagé le lien de la campagne via Facebook, Twitter aussi bien en anglais et en français.

Et si vous vous posez encore des questions sur le crowdfunding : "Comment ça marche? Ca sert à quoi?".

Lisez l'article de Jade " La manière la plus simple de soutenir les projets qu'on aime", avec sa phrase mythique :

"Au final, le crowdfunding, c’est comme le chocolat – une fois qu’on a commencé, il est très difficile d’arrêter."

Merci à Jade d'avoir écrit quelques mots sur "HackYourPhD aux States".

 

 

Un voyage qui s’organise étape par étape :

 

L’étape à Los Angeles se monte petit à petit grâce à Victor Barres (doctorant à USC) notre "HackYourPhD-connecteur" là bas. Une rencontre « HackYourPhD » s'organise pour faire connaître l’openscience et présenter HackYourPhD.

 

Jean-Charles Caillez, Directeur de l’Ecole des Doctorants m’a donné de nombreux contacts pour m’aider à organiser le voyage dans la Baie de San Francisco. La D school, Institute for the future, Techshop se dessine comme des étapes cruciales du périple en plus des universités de la Baie.

 

L’étape Montréal s’impose de nouveau après un premier voyage d'exploration en mai dernier. Un projet en "open neuroscience"se met en place! La visite de HEC Montréal, qui travaille sur la créativité en mélangeant chercheurs et non-chercheurs, sera aussi une belle source d'inspiration pour les ateliers HackYourPhD.

 

Je suis aussi en contact avec l’openscience federation (@openscience sur Twitter). Ils mènent un travail génial pour répertorier les actualiés open science. Ils proposent volontiers de l'aide pour organiser le voyage "HackYourPhD aux States". Je les rencontrerai également à Seattle.

 

Des idées pour des restitutions encore plus vivantes :

 

En plus des billets de blog au fur et à mesure du voyage, des interviews audio et des portraits de chercheurs ( ebook).

Je suis entrain de réfléchir aux outils de cartographie pour visualiser d’un seul coup d’œil les lieux qui seront visités, et les personnes rencontrées.

La liste de la Fonderie Dataviz est une mine d’or. D'autres pistes s'ouvrent notamment avec vos suggestions sur Facebook et Twitter (Ubimix grâce à Christelle Fritz et CartoDB et mapbox suggérés par @openscience)

 

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N’hésitez pas si vous avez d'autres idées !

 

 

Des supers retours sur la nécessité de l’open science :

 

J’ai participé à une table ronde lors du forum changer d’ère. Le sujet de l’open science a interpellé et ce n’est que le début. Comme preuve un petit message privé que je viens de recevoir.

Vous pouvez retrouvez les échanges (vidéo) de cette super journée ici. Je parle de HackYourPhD lors de la table ronde "manager la complexité pour "sur-vivre".

 

Et mon petit doigt me dit que l'openscience et l'open education seront à l'honneur à TEDxParisUniversités cette après-midi :)

 

Faut écouter jusquà la fin l'interview de Matthieu ;)
 
Bonne semaine à vous et n'oubliez pas de partager et "backer"

 

 

Disponible

Le projet a débuté depuis 3 petits jours maintenant.

Il a été lancé vendredi dernier à Mutinerie (espace de coworking à Paris).

25 personnes étaient réunies pour fêter le départ de Célya de MyScienceWork qui se lance à 100% dans l'aventure HackYourPhD !

 

 

Hackyourphd

                                     HackYourPhD aux States : le projet est dévoilé! (photo par @FloreBerlin)

 

Et voici la prise de son réalisée par Gayané Adourian lors de la présentation de Célya :

-retour sur les 6 mois intenses de HackYourPhD depuis sa naissance en décembre dernier jusqu'à cette soirée!

 

 

Merci à tous ceux qui partagent ce projet sur Facebook, Twitter, par email etc..

Merci à ceux et celles qui nous encouragent et qui ont d'ores et déjà participés !

Nous sommes à 15%, il reste encore 25 jours pour atteindre notre objectif.

Glass15

We can do it!

 

Et en attendant pour suivre les aventures de HackYourPhD, c'est sur :

-la page Facebook "HackYourPhD aux States"

-le groupe Facebook pour partager votre veille et rencontrer les autres fervents défenseurs de l'open science

-le site HackYourPhD.

 

Plus de nouvelles, très prochainement!