Aidez à la création du nouveau court métrage de Pascal Leroueil !

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Présentation détaillée du projet

              « En amour, il n'y a que la conquête et la rupture qui soient intéressantes; le reste n’est que remplissage » A. Capus

 

       Conquête.

 

   Le concours Nikon a pour sujet cette année, je suis un cadeau. Ça a été la source d’inspiration de mon prochain court métrage « J’suis pas un cadeau » pour lequel je vous sollicite, chers investisseurs !

 

   « Cadeau ». En bon élève j’ai ouvert un dictionnaire. C’est très bête on se dit toujours qu’on connaît très bien la définition de ce genre de mot… Qu’on en a une idée très concrète. En la lisant je me suis rendu rapidement compte que ce n’était pas si évident : « chose que l’on offre à quelqu’un pour lui faire plaisir sans rien en attendre en retour, dans l’intention de le surprendre ou de lui être agréable. En général le cadeau est agrémenté d’un emballage festif »… Les dictionnaires proposent dans l’immédiat : « C’est pas un cadeau : chose déplaisante ou personne difficile à supporter ou qui ne convient pas ».

 

   Moi-même un peu misanthrope, je me suis senti alors plus intéressé par je sujet. Je me demande quelles horreurs a été mettre l’humanité, sur l’une des choses les plus jolies et innocentes qu’il soit… Les cadeaux font parties intégrantes de nos souvenirs d’enfance. Je suis ensuite tombé sur le cadeau publicitaire… : « C’est un objet de valeur (…) offert à des clients (…), dans le but d'assurer la promotion d'un produit dans le cadre d'une campagne publicitaire, ceci dans le but de les séduire ou de les fidéliser ». On est loin de l'objet offert sans rien en attendre en retour. Ce qui pose d'ailleurs la question : est-ce qu'on offre vraiment quelque chose innocemment ?

 

   Le DON…  Je suis parti de ça. A ceux qui aiment le cinéma, j’aimerais leur faire un cadeau. Un bout de ‘pelloch’ original, des trucs qu'on n'a pas encore vu...

 

        Cadeau – Non cadeau : le paradoxe.

 

   Le film n’est pas vraiment un cadeau dans son propos, ou plutôt dans son discours. Ce que les personnages disent peut heurter. Ils parlent avec crudité, et selon un point de vue qui n’a pas de limite d’ouverture. Ils ne s’occupent pas de savoir si leur propos peut choquer. Ils sont entre eux, se connaissent.

   C’est le film lui-même qui doit être un cadeau. Par sa forme, sa façon de donner un regard sur ces personnages là. Je pense que c’est la clef pour faire un bon film. Avoir avant tout un point de vue et de le traduire par mes placements de caméras ; mes effets sonores.

 

 

        Les Grands Boulevards mornes d’un dimanche soir pluvieux… Une terrasse de bar.

 

   Un homme marié depuis 25 ans, Pascal, raconte à son ami Alex qu’il n’a pas fait l’amour avec sa femme depuis longtemps et qu’elle vient de lui offrir un cadeau dont l’interprétation lui échappe.

 

   A l’autre bout de la terrasse, un groupe de 5 amis, solidement joyeux et bruyant, s’offrent des verres comme tous les dimanches soirs. Ils refont le monde, en passant d’un sujet à l’autre avec un humour cynique, moqueur, sans illusion et sans tabou…

Entre ces deux groupes, un barman…

 

 

   Ce que j’ai remarqué dans les nombreuses soirées que j’ai passées sur les grands boulevards, c’est que vraiment personne ne les vit de la même manière. Le lendemain, un point commun : mal aux cheveux. Et cette même pensée qui habite chacun: « merde, ça m’a coûté une blinde ! Combien de verres j’ai payés ? Combien m’en ont été offerts ? » C’est lorsque l’on rediscute de la soirée avec les copains que l’on on se rend compte que l’on a pas passé la même soirée.

 

   Jean Renoir précise que « tout est dans la manière »… De quelle manière traduire cette idée là en une forme particulière ?

 

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     TIME CODE de Mike Figgis : Faire vivre un seul point de vue sur plusieurs personnages qui vivent des choses différemment au même instant à des endroits différents. Son idée a été l’écran divisé en 4 écrans.

 

   Pour « J’suis pas un cadeau » c’est la même idée. Sauf que les personnages vivent finalement des choses différentes, au même instant et au même endroit.

 

   Par ailleurs, avec une idée similaire, nombre de films sont construits autrement. Ils jouent avec la même séquence revenant sous le point de vue d’un personnage différent…Snake Eyes de De Palma, La Comtesse aux pieds nus de Mankiewicz ou encore Jackie Brown de Tarantino, pour ne citer que ceux qui m’ont marqué suffisamment pour que j’y repense pendant la préparation.

 

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Mais ce sont des scènes qui nous sont présentées les unes après les autres…

 

    « J’suis pas un cadeau » imposait cette idée de simultanéité. Assis à la même table, tous ensemble, chacun ne vit pas ce moment de la même manière. Comme dans cette idée philosophique de Deleuze : si l’on prend deux points distincts d’une nappe que l’on met en boule, il y a une chance qu’ils viennent se toucher mais restent distincts. Si l’on remue à nouveau cette nappe en chiffonnade, les points se séparent et vont en toucher un autre. Leur connexion est éphémère et aucun point de fusionne. Il y a là une vérité dans les rapports humains. Chacun à un point, une poignée de main, une relation sexuelle, un travail commun, et chacun repart dans son coin… C’est peut-être là le majeur problème de toutes les relations humaines…

 

   Comment mettre ça en scène ? Comment le film m’impose sa vision d’être ensemble et d’être distinct. Surtout dans un groupe : l'intimité semble impossible. Dans un groupe, on est normal par rapport à la norme de ce groupe. On peut oser être intime entre quatre yeux, mais c'est chose complexe quand il y a plus de regards. C’est la peur d'être rejeté, d'être jugé je pense. Et si quelqu’un ose, on le remet à distance en usant d'humour ou d'insultes de peur qu’il vienne, par sa proximité, nous fragiliser ou nous blesser.

 

 

     L’écran divisé : « Le split-screen », anglicisme traduit en français par écran divisé ou écran séparé, est un effet consistant à diviser l'écran en plusieurs parties. Chacune de ces parties présentant des images différentes : plusieurs scènes différentes, ou bien plusieurs perspectives différentes d'une même scène. C'est une manière de saturer le cadre pour accentuer la difficulté de percevoir et ainsi augmenter le suspens ou le décalage entre deux scènes. »

 

   Pour ma part, je ne connais aucun film où il y a  une vraie exploitation de plusieurs perspectives différentes d’une même scène.

 

   Un split screen de plusieurs écrans pour un même moment au même endroit… C’est ce qui m’a rendu amoureux du film…. C’est là qu’il m’a montré ce qu’il allait être.

 

 

    Aussi le choix de 4 carrés de mêmes tailles a été évident.

 

   Pourquoi pas 2, 3, 5, 7 ou 9 cadres ?

 

   L’intérêt de mon split screen est d’avoir une simultanéité de la situation mais une distinction des personnages. Ce qui me semble très original dans l’approche de mon film c’est que je n’ai jamais vu que des split screen qui servent à tenter de rapprocher deux personnages distincts. En général les deux écrans sont dans deux lieux différents. Moi je veux que tous les écrans soient dans le même espace : le bar. Ce qui impose au film d’être tourné par autant de caméras qu’il va y avoir d’écrans au final. En effet, le problème de synchronisation des images entre elles et d’une seule bande son pour toutes ces images fera que le film fonctionne. Deux écrans me semblent trop peu et pas original, et plus que quatre me semble ingérable. Financièrement d’abord, et il faut le reconnaître… je manque d’ingéniosité pour créer plus de cadres !

 

   Imaginez maintenant les possibilités de mise en scène originales que cela offre ! J’imagine par exemple jouer avec la règle des 180°, entre les personnages mais aussi avec deux écrans juxtaposés. Avec des effets panoramiques, deux personnages pourront sembler ne plus se parler, alors qu’ils sont au milieu d’une conversation.

   On pourra aussi jouer avec la notion de temps au montage en déréglant la synchronisation du son par exemple.

 

Mieux encore… Imaginez un portrait de Picasso.

 

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Vertige des possibilités d’exploitation de l’écran divisé en 4, pour rendre au mieux le texte qui rassemble et divise des amis qui ont un échange vif, vivant et détonnant. Pour augmenter cet effet de vitesse, de bagout et d’ivresse, le choix des caméras se porte vers des appareils photos (flous possibles, mouvements rapides) et de téléphones dont les capacités à filmer aujourd’hui sont incroyables, dans la limite de tremblements, ce qui paradoxalement offre la possibilité de « zeuzeutement ».

 

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                                  Good Time de Ben Safdie et Joshua Safdie 

                                              Festen de Thomas Vinterberg

  Ces deux films sont deux sources d'inspirations énormes pour ma mise en scène.

 

 

   Dans les répétitions, on a dirigé jusque là avec les comédiens ; un jeu où l’on bafouille aussi, où l’on confond un mot avec un autre, où l’on ne dit pas ce que l’on veut, on parle en même qu’un autre. Nous sommes rarement de grands orateurs et l’autre profite de cette erreur de formulation pour tuer le contenu de ce que vous dîtes. La caméra collera à ces erreurs et bafouilles pour donner sur les quatres écrans, un effet de limite dans l’échange, dans sa lisibilité.

 

   Voili voilou

 

RUPTURE

 

   Si je n'ai pas été clair c'est encore mieux, comme ça vous me donnez un peu de sous et vous verrez ces originalités de mise en scène directement sur grand écran !!!

 

                                                                                                Pascal Leroueil

 

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À quoi servira la collecte ?

          PRESENTATION DU BUDGET :

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Si nous dépassons le budget, l'argent nous aidera à financer la location d'une salle, afin de vous offrir la meilleure projection possible de "J'suis pas un cadeau" !

 

 

En tant que productrice, c'est Elise Dubreuil qui percevra l'intégralité de la collecte.

A l'heure actuelle, et le casting étant terminé, nous préparons un maximum de répétitions avec les comédiens. Le tournage aura lieu début décembre,  Il se déroulera dans un bar des Grands Boulevards. Le mois de décembre sera ensuite dédié à la post-production du film (long travail de montage qui nous attends au vu de l'ambition de Pascal!). Une présentation en salle sera prévue dans le courant du mois de janvier. Et bien sûr, nous espérons vous y voir nombreux !

 

                                                                                     Elise Dubreuil

 

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Elise D.

Je me présente : je m’appelle Elise Dubreuil, j’ai 24 ans. Durant mes études en audiovisuel à l’ESRA en section « écriture et réalisation de séries télé » (où j'ai obtenu mon diplôme en 2015 avec mention bien,) j’ai participé à la réalisation de court-métrages comme Belladone de J. Saulière et M. Trovato en tant que Assistante Réalisatrices et Chambre... Voir la suite

Derniers commentaires

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Bon courage à Elise pour la présentation de son film Bises de Véro et Chris
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Bonne chance pour ce court . amitié.