Soutenez l'élaboration d'un documentaire photographique au Burkina Faso qui fera l'objet d'un livre et d'une exposition!

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Présentation détaillée du projet

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                                   // ENGLISH VERSION BELOW //

 

 

La carrière de Pissy se situe dans le secteur 17 de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso. 

 

 

Qu'est-ce que la carrière de Pissy?

 

Il s'agit d'un site occupé par des personnes n'ayant pas d'autres solutions pour gagner dignement leur vie. Elles ont donc créé de toutes pièces un système économique et social avec sa hiérarchie, ses règles, ses différents corps de métier, ses espaces réservés à la croyance de chacun, ses rituels et son propre rythme. C'est pourquoi, il est primordial d'en garder une trace. Ce microcosme met le doigt sur un fossé qui se creuse de plus en plus entre une partie de la société ayant la possibilité de suivre des études  à l’étranger et de mettre leurs connaissances au service de l’avancée de leur pays d’une part. Et d’autre part, une grande partie de la population n'ayant pas cette possibilité et trouvant refuge dans des activités extrêmement précaires, dégradantes et en anachronisme total avec notre époque.

 

 

Origine du projet

 

C’est en collectant différents points de vue provenant de photographies amateurs, de divers petits reportages vidéos ou encore du travail photographique réalisé par Sophie Garcia, que l’univers de la carrière de Pissy n’a fait qu’attiser en moi le désir de passer de l’autre côté de l’écran. D’aller voir de mes propres yeux.

 

En mars 2016, j’ai donc pris la direction de Ouagadougou avec la conviction qu’il restait encore énormément à apprendre sur les personnes de la carrière et ce, malgré la saturation d’images et d’informations qui offraient un balayage rapide de l’endroit et un intérêt pour l’humain qui, selon moi, restait en surface.

 

Ces quelques mots ci-dessous ont tenté de poser un cadre de lecture autour d’une série de photographies argentiques construite durant ce séjour d’une durée de un mois.

 

«  N’ayant pas d’autres alternatives, les occupants de la carrière de Pissy sont contraints de se battre à mains nues avec la terre. Et comme si cela n’était pas encore assez dur, il leur faut faire appel au feu, à sa chaleur et à ses flammes léchant goulûment la pierre à chaque pneu offert. Sous un soleil de plomb, ces hommes, ces femmes, ces enfants, ces vieillards, s’épuisent à extraire le granit petit morceau par petit morceau. De même, comme un commun accord, le granit prend lui aussi chaque jour un peu de leur brillance. C’est en partant à la recherche de cette lueur qui reste encore en eux qu’un autre fossé apparaît, celui entre eux et nous. »

 

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Ces images constituent en quelque sorte un repérage ou un chapitre 0.  

 

 

Objectifs

 

Aujourd’hui, le besoin d'y retourner ne cesse de s'amplifier. Y aller, mais avec un nouveau regard qui suivra trois grands axes:

 

Le premier touche à la fragilité du lien qu’il est possible de tisser entre la réalité d’un « attrapeur d’âme » venu d’Europe et celle d’un concasseur de granit travaillant de nos jours à Ouagadougou. Les personnes de la carrière ayant une vision assez pragmatique, il leur est difficile de concevoir le but d’un déplacement jusque chez elles, l’appareil photo au poing, sans une idée de lucre. Beaucoup de méfiance accompagne le flou lié à mon statut dans cet endroit où la reconnaissance du rôle de chacun est primordiale.  

 

Le deuxième axe s’orientera vers la sphère économique mise en place par les occupants de la carrière eux-mêmes; les différents intervenants dans la chaine de transformation du granit, l’évolution de sa valeur et son périple depuis le lieu de son extraction jusqu’à celui de son utilisation finale; les conditions de vie que génère une telle activité;  les visions de vie qui en découlent. 

 

Le troisième axe sera consacré au son, l’un des rares éléments qui contribue à la beauté de cet enfer. Le tintement des multiples coups de pioches et des tubes en métal pour concasser la roche crée une enveloppe sonore qui nous projette dans un tout autre espace, immense et intemporel.

 

 

Méthodologie

 

La méthode de la première incursion sur le terrain sera à nouveau utilisée : (re)trouver une personne qui m' introduira auprès des anciens qui gèrent le fonctionnement de la carrière. Je leur exposerai mes intentions et leur demanderai à nouveau l' autorisation d'y accéder.

Les premières semaines seront consacrées à la création de nouveaux liens et au renouement de ceux créés précédemment. Ensuite, le travail photographique se calquera sur le périple du granit en atteignant progressivement la périphérie de la carrière pour en dépasser ses limites géographiques. Car l’univers de la carrière de Pissy, lui, s’étend bien au-delà, notamment dans les quartiers des « non-lotis », lieux d’habitations précaires non reconnus par l’état mais plus ou moins tolérés, où de nombreuses familles travaillant à la carrière ont pu créé leur nid.

 

Ce projet se concrétisera à mon retour par une exposition et plus tard la confection d'un livre.

 

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Pour plus d'images, clic!

 

 

Qui suis-je ?

 

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Né à Liège, Numa Kouassi vit, travaille et étudie à Bruxelles. Après quatre années d'étude à l'ENSAV La Cambre au sein de l'atelier sculpture, il intègre l'option photographie à l'ESA le 75. Ce parcours lui permet de piocher à la fois dans le vocabulaire sculptural et dans celui du champs photographique pour tenter d'articuler un langage poétique autour du monde.

 

 

 

 

 

 

"Pour retrouver et garder nos raisons de vivre, nous devons pouvoir faire la balance entre ces deux temporalités-là, le temps des urgences; économiques, sociales. Et le temps de la culture, qui est un temps de la durée, la durée vitale." Souleymane Bachir Diagne

 

 

                                                 // ENGLISH VERSION //

 

 

What is the quarry of Pissy?

 

An area which is occupied by people who have no other choice than to work there to earn their living with dignity. They have created an economical and social system with its own hierarchy, rules and different roles. A place with its spaces reserved to everyone's beliefs, rituals and rhythms. This is why it is essential to keep a track of this place. This microcosm points to a gap that is being dug deeper and deeper between one part of the society having the possibility to study abroad and to put their knowledge at the service of the progress of their country, and another part - a bigger part of the population - not having that possibility and finding refuge in extremely precarious activities, which are degrading and in total anachronism with our era.

 

 

Origin of the project

 

It is by collecting different points of view coming from amateur photographies, video reportages and, among others, a photographic work by Sophie Garcia, that the atmosphere of the quarry of Pissy attracted me. I wanted to be there, at the other side of the screen. To feel and see from my own eyes.

 

In march 2016, I went to Ouagadougou with the conviction in mind that there was still a lot to learn about the quarry's people despite of the excessive amount of images that already exist of this place. Those images show us a quick overview of the place and present an interest of the humans that, in my opinion, remains on the surface.

 

The photographs I made last year put together a sort of chapter 0 of my project. The base to what will continue in a few months.

Today, the need to go back urges. But this time with a new way of looking which will follow three main lines:

 

The first one reaches to the fragility of the bond which can be tied between the reality of a 'spirit catcher' (photographer) coming from Europe, and the reality of a worker from the quarry. It is not easy for the workers to discern the intention of a foreigner showing up there with a camera. This uncertainty gives rise to their suspicion about my presence amongst them.

 

The second line that I will follow will bear upon the economical sphere created by the occupants of the quarry. The different roles of the participants in the chain of the granite's transformation, the evolution in its value as well as its trajectory from the quarry to its final use, and the living conditions that is generated from this activity.

 

The third axis will be focused on the sound, one of the rare elements which contributes to the beauty of this hell. The beat of the multiple blows into the rock creates a resonant enclosure which throws us into another space, immense and timeless.

 

 

Methodology

 

The same method that I used for my first trip will be used: find a person who will introduce me to ex-workers of the quarry. I will explain my intentions and ask the authorization to enter the quarry.

The first weeks will be focused on the creation of relationships and meet again the people who helped me last time. Then, the photographic work will follow the granite's stages in its journey from the quarry to the outside. This approach will allow me to go past the geographical limits. Indeed, the quarry's universe extends to its outside, particularly in the neighborhoods of the ''non-lotis'', areas of precarious habitations which aren't recognized by the state. Most of the families working in the quarry live in those neighborhoods.

 

 

This project will lead to an exhibition, and later to the creation of a photo book.

 

 

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Who am I ?

 

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Born in Liège, Belgium, Numa Kouassi studies and works in Brussels. After studying sculpture during four years at ENSAV La Cambre, he enters the ESA Le 75 school to study photography. This pathway allows him to use the sculptural language together with the photographic point of view in order to build a poetic language relating to the world.

À quoi servira la collecte ?

 

BUT : repartir 2 mois (mars - avril 2018) à Ouagadougou, Burkina Faso. 

 

Le montant espéré de la collecte s'élèvera à 2000 euros (frais liés à l'utilisation de la plateforme KissKissBankBank = 8%).

 

Cet argent sera dédié principalement à :

. l'achat des pellicules Ilford HP5 pour le Pentax 6x7 II + pellicules 110 lomography B&W : 1500 euros 

. Une partie du billet d'avion : +/- 800 euros

 

Autres frais :

. Hébergement au centre missionnaire "Les Lauriers" géré par les soeurs : 540 euros

. Boire et manger : 460 euros

. vélo : 65 euros

. passeport/visa : 50 euros

. Réserve de sécurité : 50 euros

 

=> Total : +/- 4000 euros

 

D'avance, un grand merci à tous!

 

 

                                              //  ENGLISH VERSION //

 

 

 

GOAL: A 2 MONTH JOURNEY (MARCH-APRIL 2018) IN OUAGADOUGOU, BURKINA FASO

 

The crowdfunding would rise up to 2000 euros (the costs linked to the use of KissKissBankBank are of 8%).

 

This amount of money will be mostly dedicated to:

 

- The purchase of the films : Ilford HP5 for the Pentax 6x7 + lomography B&W films : 1500€

- Part of the plane ticket : around 800€

 

Other costs:

- accommodation at 'Les lauriers', a missionary center managed by nuns: 540€

- food and beverages: 460€

- bike : 65€

- visa : 50€

- reserves, in case of emergency: 50€

Total : around 4000€

 

 

Thank you in advance!

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numa.kouassi@gmail.com

Né à Liège, Numa Kouassi vit, travaille et étudie à Bruxelles. Après quatre années d'étude à l'ENSAV La Cambre au sein de l'atelier sculpture, il intègre l'option photographie à l'ESA le 75. Ce parcours lui permet de piocher à la fois dans le vocabulaire sculptural et dans celui du champs photographique pour tenter d'articuler un langage poétique autour...

Derniers commentaires

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Tes photos me parlent. C'est un sujet prenant, il interpelle et émeut. J'ai hâte de voir l'aboutissement de ton travail et ses répercussions. Je te soutiendrai de toutes les manières possibles!
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future best photographer in the world ... kiss you baby
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C'est magnifique Numa! À fond avec toi là dessus!