Aller au contenu

Le 24 novembre, marchons contre les violences sexistes et sexuelles

Le 24 novembre, je marche pour dire STOP aux violences sexistes et sexuelles

Visuel du projet Le 24 novembre, marchons contre les violences sexistes et sexuelles
Checked circleRéussi
714
Contributeurs
03/11/2018
Date de fin
16 964 €
Sur 15 000 €
113 %
Qui est à l’origine du mouvement #NousToutes ?
#NousToutes est un mouvement citoyen, lancé début juillet par quelques militantes féministes. Elles ont contacté leurs réseaux et les principales associations françaises de lutte contre les violences et de défense des droits des femmes pour discuter du projet de marche. Le 3 juillet, 200 personnes se sont réunies à la Bourse du travail à Paris et ont décidé ensemble de lancer #NousToutes.

Quelle structure récoltera les fonds ?
C’est l’association loi 1901 #NousToutes qui a été créée pour la durée de la campagne. A l’issue de la marche du 24 novembre, les fonds éventuels qui n’auront pas été dépensés seront reversés à la Fondation des Femmes, qui finance des associations accueillant les femmes victimes.

Où iront les fonds au dessus de 200 000 euros ?
Si nous dépassons 200 000 euros, tout l’argent que vous nous verserez sera intégralement reversé à la Fondation des Femmes. La Fondation des Femmes gère et opère la redistribution de fonds issus de diverses collecte vers les associations, depuis bientôt 3 ans. Sous l’égide de la Fondation FACE, elle bénéficie des mêmes avantages fiscaux que la Fondation Reconnue d’Utilité Publique. Dans ce cadre, nous sommes convenues avec la Fondation des Femmes que l’argent sera spécifiquement redirigé vers des associations qui oeuvrent contre les violences sexistes et sexuelles, sur dossier.

Que va faire précisément la personne que vous allez recruter ?
Pour organiser une marche historique de cette ampleur, nous avons besoin au minimum d’une personne pour coordonner : les actions des 5000 volontaires ponctuelles et 100 bénévoles permanentes, le travail et la venue des comités locaux, la communication autour de la marche (impression de flyers, création de visuels, mailing), la préparation concrète de la marche (lieu, matériel, protection des marcheuses…). Cette personne sera également chargée de coordonner l’ensemble des actions, de répondre aux sollicitations des journalistes, d’organiser les #PointTel (points d’information hebdomadaire des volontaires).

Qu’entend-on précisément par frais de logistique ?
Les frais de logistique correspondent à l'ensemble des dépenses liées à la marche du 24 novembre : location de bus, design/impression de flyers, location de matériel vidéo, location d’une scène pour l’arrivée de la marche, organisation d’un service de l’ordre...

Qu’entend-on exactement par frais de transport ?
Afin de permettre à toutes les femmes qui le souhaitent de nous rejoindre depuis n’importe quelle ville de France métropolitaine, #NousToutes contribuera -avec l’argent levé lors du crowdfunding - à hauteur de 20 euros/personne aux frais de déplacement. L’argent sera réparti dans les comités locaux en fonction de la distance et du nombre d’inscription. Ils pourront louer des bus, organiser des covoiturages ou des déplacements de groupe en train.

Marcher c’est bien mais à quoi cela va servir?
D’abord, si cette marche réunit des centaines de milliers de personnes dans la rue, elle déclenchera un changement profond dans le pays. Cet événement historique peut créer un électrochoc, une prise de conscience massive et une mobilisation inédite de chacune et chacun pour en finir avec les violences sexistes et sexuelles. Pour atteindre cet objectif, nous avons besoin de vous !
Ensuite, avec cette marche, nous montrons qu’aucune femme victime n’est seule. Les violences isolent, la marche nous rassemble. Notre initiative va permettre à chacune d’entre nous de relever - un peu plus - la tête.
Enfin, la marche, à travers ses diffusions de flyers, ses campagnes de communication et ses temps de formation sur les violences sexuelles et sexistes donnera des outils pour détecter et stopper les violences sexistes et sexuelles autour de nous. Imaginez : si nous sommes 100 000 à être en mesure d’agir pour détecter et accompagner les victimes, pour faire cesser les violences, nous atteindrons des millions de personnes.

Quelles sont vos revendications ?
D’abord, que le pays nous entende ! Nous sommes ici, survivantes, vivantes, par millions. Ensuite, que des mesures ambitieuses soient prises pour en finir avec les violences. Les actions à mettre en place sont connues depuis longtemps, exigées par les associations féministes. Éducation dès le plus jeune âge, formation des forces de l’ordre et de la justice, campagnes de prévention de grande ampleur, financements suffisants pour les associations qui accueillent les victimes, obligations légales renforcées pour les entreprises afin de rendre automatique la lutte contre le harcèlement sexuel au travail, ...

Que se passera-t-il après le 24 novembre?
Nous espérons faire de cette marche historique un électrochoc. Pour l’instant, nous nous concentrons sur cet objectif car nous pensons qu’elle peut être un levier formidable pour engager des hommes et des femmes, sur le long terme, dans des actions concrètes, quotidienne, pour venir à bout des violences sexuelles et sexistes dans leur entourage. Si cette marche est une réussite, elle aura aussi des conséquences politiques : les responsables élu.e.s ne pourront passer à côté et devront prendre des mesures ambitieuses et débloquer des moyens pour répondre à nos exigences.
La suite ? Nous ne la connaissons pas. Nous l’écrirons ensemble !