Soutenez le Centre de Tri!

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Présentation détaillée du projet

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Le Centre de Tri est une entreprise à caractère social qui agit et lutte pour proposer une autre approche de la gestion du déchet, dont l'essence est de rapprocher et de reconnecter producteurs de déchets, qu'ils soient particuliers ou professionnels, et professionnels de la gestion du déchet.

Ce projet part de la conviction que la construction et l'entretien d'un environnement et d'une vie collective vertueuse, et de plus grande qualité, ne saurait être aujourd'hui confiée ou déléguée à quelqu'un d'autre, à des réseaux séparés de la société. 

 

Une société moderne accomplie, serait à nos yeux, affranchie de la poubelle et du déchet, dont l'usage serait très résiduel. Non seulement nous en sommes très loin, mais ceux qui en produisent le plus semblent être les plus dépendants en matière de gestion et transformation du contenu de leur poubelle.C'est un paradoxe, dont les conséquences pourraient selon nous s'avérer fort néfastes. Voici pourquoi:

 

Au début des années 80, Olivier Bonjean, alors jeune architecte, part travailler au Brésil, sur des projets de construction d'habitations en zones dites à risques. Au Brésil, cette appellation désigne en général le monde des favelas

 

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Là-bas, il constate la signification de cette réalité sociale: l'existence d'un univers en marge, rejeté, comme un déchet, par la bourgeoisie, la ville et le pouvoir, qui survit grâce au crime et aux poubelles. Hantant les rues de la ville, le personnage du catador, homme ou femme, et de tous les âges, incarne ce service de voirie informel, alternatif, mais toléré.

 

 

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Imprégné par le quotidien des favelas, Olivier décide de donner une nouvelle envergure au travail de ces nettoyeurs de l'ombre en ouvrant un centre de tri en plein coeur du Pirambu, célèbre favela de la ville de Fortaleza, dans lequel les catadores apportent bouteilles, canettes, cartons etc, sont rétribués à la quantité, et peuvent ainsi privilégier la collecte des déchets de leur environnement. Générant emplois, activités et autonomie, il apparaît ainsi également que la gestion du déchet sur un territoire est productrice de légitimité, pour ceux qui les ramassent, à le valoriser et décider de son sort.

Afin de partager son expérience, Olivier publie un livre, De l'Or dans nos Poubelles, qui sera préfacé par Danielle Mitterrand, et décide d'importer le projet en France, ce qu'il fait, début 2016.

Partout dans le monde, la gestion et la collecte du déchet représente un enjeu de pouvoir.

Ce n'est pas un hasard si la mafia ou la criminalité, comme en Italie du Sud, dans les Balkans et ailleurs, ou que l'attribution de marchés publics des services de voirie s'inscrivent dans des relations de parenté étroites entre certaines sphères politiques et certains groupes privés, qui règnent tous deux sans partage sur la collecte des déchets.

Le livre présente ces différents enjeux.

 

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Dans cette logique, Le Centre de Tri, basé à Montreuil, a pour mission de proposer à chacun, entreprises et particuliers, une solution permettant de minimiser le volume de ses déchets, en collectant leurs matériaux recyclables, cartons, métaux, papier, plastiques etc, pour les valoriser, en les réinjectant directement dans les réseaux de productions, et donc en minimisant le recours aux institutions et aux intermédiaires entre le déchet et sa valorisation. Cette action suppose donc une prise d'initiative de chacun. Du reste, une collecte est moins coûteuse que la mise en benne ou la déchetterie.

En effet, l'un et l'autre service sont relativement coûteux, notamment parce qu'ils donnent, d'une certaine manière, le droit d'économiser sur le temps et l'énergie du tri, pour un public souvent professionnel, qui ne peut bien souvent, et c'est compréhensible, pas se permettre de le prendre.  La benne et la déchetterie n'imposent en effet pas du tout les exigences de tri imposés aux particuliers, alors que ceux-cisont précisément les plus gros producteurs de déchets. 

C'est pourquoi le Centre de Tri propose aux professionnels un service de tri sur chantier, permettant à ceux-ci d'économiser sur  leur volume total  de déchets et leur temps de travail, donc de payer moins, pour offrir plus au reste des acteurs économiques et sociaux.

De ce point de vue, se réapproprier son déchet, est aujourd’hui un enjeu social vital, à nos yeux, parce que:

-Le déchet comporte une valeur, encore trop inexploitée

-Se réapproprier son déchet, c’est se réapproprier son territoire et son, environnement, en s’affranchissant des habitudes dirigistes et infantilisantes

-Dans un contexte de forte paupérisation de la population, de forts déplacements de population, nous estimons plus profitable d'encourager une activité économique du déchet pouvant bénéficier à tous, plutôt que de concentrer ses prérogatives entre quelques mains. Dans le cadre de nos activités, nous rencontrons nombre d'hommes et de femmes, désireux de s'affranchir de la dépendance au système assistanciel ou de la clandestinité, que nous ne pouvons embaucher, ou même intégrer à nos circuits de redistribution des matériaux par l'achat régulier de leurs matières, faute de moyens. Soutenir le Centre de Tri, c'est donc faire pression sur les pouvoirs publics. Là encore, soutenir le Centre de Tri, c'est dans une certaine mesure, faire pression pour une utilisation plus vertueuse de l'argent public  et des impôts de chacun.

 

Nous ne sommes pas une association, mais bien une entreprise à caractère social, dont l’action se veut à la fois productive, pédagogique et environnementale, mais surtout responsabilisante, en faisant appel à l’implication de tous, à une culture de la bonne habitude, et dans un premier temps, nous faisons appel à votre soutien financier, dans le cadre d’une action de financement participatif.

Aujourd'hui nous faisons appel à vous car nous avons encore un long chemin à parcourir.:

Le financement citoyen participatif a pour nous une valeur évidemment symbolique : notre action s’inscrit dans des enjeux politiques, et l’adhésion financière de citoyens a une portée doublement légitimante, capable d’exercer une forme de pression sur les pouvoirs publics, même si la somme que nous essayons de lever est modeste, notre objectif est en effet de réunir 5000 euros.  

 

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À quoi servira la collecte ?

Notre entreprise souhaite conserver son indépendance, pour sauvegarder son essence et son intégrité, c’est pourquoi elle est entièrement autofinancée à ce jour. Artisans du déchet, nous avons une taille humaine et encore modeste.  Après à peine un an et demi d’existence, qu’elle a consacré à s’insérer dans des filières de vente de matériaux et créer un réseau de partenaires, nous avons besoin de financer l’achat d’équipement :

-Possédant déjà une presse à matériaux  adaptée au carton, plastiques, polystirène etc, nous avons aujourd’hui besoin de faire l’acquisition d’une seconde, afin d’augmenter notre productivité, réduire nos stocks, etc.

De plus nous accueuillons très prochainement un apprenti des métiers du recyclage, qui nous a fait l’honneur de nous choisir afin de réaliser son alternance. En augmentant les postes et le matériel de valorisation des matériaux, nous nous assurons plus de fluidité et d’efficacité !

Les fonds réunis par la collecte servira donc à l’achat de cette seconde presse dont la valeur est de 4990,95€20171030_140923-1509440631

Ils seront versés à la Trésorerie de la société pour y être investis. Si les gains génerés par la collecte excèdent 5000 euros, les usages que l’on pourra en avoir ne manquent pas, nous pourrons les employer à :

-L’achat de nouveaux jeux d’équipements de sécurité (tenue de travail, chaussures, lunettes etc), car par mesure de sécurité, nous devons obligatoirement  les remplacer fréquemment

-L’achat de nouveaux outils à l’usage de l’apprenti

-L’achat d’un nouveau Gerbeur Électrique de type Fenwick

-Achat d’une camionnette de collecte à énergie renouvelable

-Etc.  

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Le Centre de Tri

CURRICULUM VITAE Olivier Bonjean Né le 05/12/1958 78 rue du Moulin Vert 75014 Paris 06 69 68 30 44 1985 : Diplôme d’architecte DPLG de l’Ecole d’Architecture de Bordeaux 1985 / 1986 : Dessinateur en agence d’architecture dans divers cabinets à Bordeaux – Stage CAUE des Landes - Réalisation d’une maison individuelle en nom propre 1986 :... Voir la suite

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Ravie de soutenir le Centre de Tri de Montreuil dont la méthode favorise l'emploi d'insertion, l'apprentissage auquel je crois, et j'ai bien compris que mes déchets seront cette fois directement réutilisés par l'industrie au lieu d'être enfouis sous les sols ! Qu'on ne s'étonne pas ensuite de manger chimique, toxique, cancérigène etc! Martine Abrous Sociologue-Lutte contre les exclusions