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Le Jardin thérapeutique des Autistes Adultes de Goanag

Solidarité, Santé & éducation, Solidarité

Visuel du projet Le Jardin thérapeutique des Autistes Adultes de Goanag
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jc-geay
Saint-Méen-le-Grand
110
Contributeurs
Monday, April 08, 2019
Date de fin
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FAQ 1 : Qu'est-ce que l'autisme?
L’autisme est un trouble neuro-développemental d’origine biologique qui se manifeste précocement chez l’enfant. L’autisme comprend un éventail de particularités cognitives d’intensité très variable, toutes regroupées sous le terme générique de Trouble du Spectre Autistique (TSA). L’autisme n’est pas un trouble du comportement, ni un trouble psychique, ni un trouble de la personnalité. On naît autiste de la même manière que l’on vient au monde avec des grandes ou des petites oreilles.
FAQ 2 : Autisme, Troubles envahissants du développement (TED), Troubles du spectre de l’autisme (TSA), quelles différences?
La variété des termes utilisés pour parler d'autisme est en lien avec les différents systèmes de classification des troubles et avec l'évolution de ces classifications au travers de différentes versions. Autisme, TED et TSA sont trois termes qui recouvrent actuellement un seul et même handicap. Etant donné la grande variabilité des symptômes existant parmi les personnes atteintes d’autisme, il a fallu introduire un terme couvrant tout le spectre ; c’est ainsi qu’est apparu le terme de TED (DSM-IV) regroupant des catégories comme l’autisme infantile (ou autisme de Kanner), le syndrome d'Asperger ou l’autisme atypique. Ceci a amené beaucoup de confusion, laissant croire que les personnes TED n’étaient pas autistes. Depuis 2010, le terme TED est de plus en plus remplacé par celui de TSA.
FAQ 3 : Comment s’exprime l’autisme ?
Les manifestations de l’autisme varient fortement non seulement d’une personne à l’autre mais aussi chez une même personne. Les difficultés des personnes autistes touchent de nombreux domaines, particulièrement ceux qui nécessitent ou engendrent un contact avec l’environnement. Toutes les personnes avec un TSA présentent une triade de symptômes à savoir : des particularités dans la communication sociale et les interactions sociales, des schémas comportementaux répétitifs (stéréotypies, écholalies, rituels...), un répertoire restreint d’intérêts et des particularités dans le traitement neurosensoriel. Le niveau d’intelligence des personnes avec un TSA va d’une intelligence supérieure à une déficience intellectuelle sévère.
FAQ 4 : Quelles sont les causes de l’autisme?
Les causes de l’autisme n’ont pas été clairement élucidées à ce jour mais la recherche s’enrichit chaque minute de connaissances nouvelles. On sait que l’autisme est dû à des anomalies neuro-développementales. Chez les personnes autistes, la croissance du cerveau et la manière dont s’organisent et se connectent les neurones (ou cellules nerveuses) n’est pas normale. Ce dysfonctionnement cérébral entraine des difficultés dans différents domaines. Les causes de cette désorganisation sont à rechercher dans le domaine de la génétique (on a trouvé de nombreux défauts sur de nombreux gènes) avec (ou non) une interaction de l’environnement. Cela voudrait dire qu’un (ou plusieurs) facteur(s) de l’environnement pourrai(en)t, en présence de certaines anomalies génétiques, influencer le développement du cerveau. Une cause très claire de l’autisme n’est détectable que pour environ 10% des cas : en effet, certaines personnes souffrant de maladies génétiques bien connues (comme par exemple l’X-fragile) sont souvent autistes. Des causes environnementales telles que la rubéole contractée par la mère durant la grossesse peuvent aussi être à l’origine de certains cas d’autisme.
FAQ 5 : Combien de personnes sont touchées?
Bien que des études américaines affirment qu’un enfant sur 88 est actuellement atteint de TSA, la HAS parle d'un enfant sur 150 et Autisme Europe avance le chiffre d'un enfant sur 100. Cette variabilité étant à mettre en lien avec les méthodologies utilisées pour mener ces recherches. La surreprésentation masculine (4 à 5 garçons pour 1 fille) est universellement confirmée, tout comme l’augmentation importante des diagnostics posés. En Suisse, depuis 10 ans , on compte 12% d’augmentation des diagnostics de TSA chaque année.
FAQ 6 : Comment diagnostique-t-on l’autisme?
Un test mettant en évidence des marqueurs biologiques de l’autisme n’existe pas. Ainsi le diagnostic d’autisme se base sur un faisceau d’arguments observés chez l’enfant par les parents et par différents professionnels. L’autisme doit donc être diagnostiqué par une équipe pluridisciplinaire spécialisée c'est-à-dire formée et expérimentée dans ce domaine en collaboration avec la famille. La procédure de diagnostic doit être supervisée par un pédopsychiatre ou un neuropédiaitre et devrait comprendre des tests spécifiquement validés tels que l’ADI-R, l’ADOS et le CARS. Le diagnostic doit non seulement confirmer l’existence d’un TSA mais aussi donner une évaluation de l’ampleur du trouble ainsi qu'une appréciation des capacités de l’enfant. En parallèle, des investigations complémentaires dans les domaines de l’ouïe, de la vision, de la neurologie et de la génétique doivent être proposées.
FAQ 7 : A quel âge peut-on diagnostiquer l’autisme?
Etant donné la variabilité de l’expression du trouble, il est parfois difficile de repérer précocement les premiers signes. Les toutes premières observations des signes précoces d’autisme peuvent se faire après la première année notamment grâce au test M-CHAT-R et M-CHAT-RF et un diagnostic fiable d’autisme peut-être posé dès l’âge de 2 ans.
FAQ 8 : Peut-on guérir l’autisme?
En l’état actuel de la science, on ne peut pas guérir l’autisme. Toutefois, beaucoup de progrès peuvent être atteints grâce à un accompagnement précoce et à une prise en charge spécifiquement adaptée de type "socio-éducatif et enseignement structuré", quel que soit l’âge et le niveau de la personne. A tout âge, toute personne autiste peut apprendre mais elle n’apprendra jamais de la même manière que les gens ordinaires. C’est pourquoi la méthode d’apprentissage doit être adaptée à chaque personne. Le niveau de compréhension, le rythme d’apprentissage et les besoins individuels variant considérablement, les stratégies d’apprentissage doivent s’adapter à chaque personne. Il faut en outre tenir compte des talents et des compétences. La personne doit pouvoir comprendre ce qu’on attend d’elle, ce qui, vu les difficultés de communication et de traitement de l’information, nécessite une bonne formation de la part des professionnels. A ce jour, il n’existe aucun remède pouvant soigner l’autisme. Toutefois des manifestations accompagnant fréquemment l’autisme (troubles du sommeil, troubles graves du comportement) peuvent, dans certains cas, être atténuées grâce au recours à des médicamentes.
FAQ 9 : Quelles sont les thérapies adaptées?
Soigner l’autisme veut dire éduquer. Au terme de « méthodes thérapeutiques » on préfèrera donc celui de « stratégies éducatives». Si l’on veut donner le maximum de chance à une personne autiste de se développer, il faut adapter les stratégies d’accompagnement et les critères méthodologiques et les faire coïncider avec des lignes de conduite internationalement reconnues. Pour cela, les parents et les professionnels doivent comprendre comment fonctionne la personne et adapter leur manière d’interagir avec lui, ce qui nécessite une solide formation. En parallèle, si l’enfant a été diagnostiqué avant l’âge scolaire, la mise en place d’un programme éducatif précoce est recommandée. Par la suite, un enseignement adapté à son autisme devrait être mis en place. Celui-ci pourra avoir lieu dans une école ordinaire (intégration) ou dans une école spécialisée, en fonction des capacités de l’enfant. Pour être efficace, un accompagnement doit toujours se baser sur un « projet éducatif individualisé » (PEI). L’enseignement doit être structuré et l’environnement doit être organisé. Le déroulement d’une journée ou d’une activité doit être rendu compréhensible et prévisible. Pour les personnes qui ne peuvent pas se faire comprendre par le biais du langage, les méthodes de la communication assistée/augmentative (p. ex. systèmes d’images (PECS) ou moyens auxiliaires électroniques) doivent être mises en place.
FAQ 10 : Quelles priorités pour les autistes?
La première priorité est le respect des différences individuelles. Les personnes autistes ne peuvent pas fonctionner comme les personnes ordinaires. C’est donc aux personnes ordinaires de s’adapter aux personnes autistes et non le contraire. Il faut ensuite tenter d’amener les personnes autistes à être le plus autonomes possible. Cela peut aller du simple habillage (pour des personnes lourdement touchées) à la pratique d’un métier et à la vie dans son propre appartement pour des personnes plus légèrement touchées. Enfin, le maintien du lien social par le biais de l’intégration dans la société doit être favorisé grâce à différents moyens, notamment par une inclusion scolaire et lors des loisirs.
FAQ 11 : Les jardins thérapeutiques sensoriels?
Le jardin thérapeutique est un espace de nature structuré, esthétique, paysager, au cœur d'un projet d’établissement : il constitue un espace de vie et de liberté reposant qui permet de sortir du cadre de l’institution. Il peut être également un espace d’animations et d'activités de jardinage adapté connues pour leurs effets de bien-être ou thérapeutiques. Adapté aux besoins spécifiques des personnes qu’il accueille l’aménagement du jardin thérapeutique suit quelques principes : - Une signalétique claire […] - L’accessibilité aux personnes à mobilité réduite - La proximité des toilettes - Des sentiers circulaires, sans impasse jouant ainsi un rôle rassurant - La clôture totale de l’espace - Le respect des normes - Un mobilier fixe et un mobilier déplaçable - La réduction au minimum d’allergènes. Le jardin thérapeutique n’est pas un simple aménagement paysager, dans la mesure où son action thérapeutique intervient également sur les modes passifs - comme la promenade, la station, la contemplation – et interactif, dans le partage autour des activités. C'est un jardin qui doit stimuler les sens et être convivial. Les jardins sensoriels stimulent tous les sens : la vue, le toucher, l’odorat, l’ouïe, et même le goût, à travers l’utilisation de plantes, de fleurs, de fruits et de multiples matières présentes dans le jardin. Ces jardins permettent aux personnes avec autisme d’explorer leurs sens dans un environnement sécuritaire et stimulant. On le sait, l’intervention précoce est importante, et le jardin sensoriel permet aux enfants avec autisme de solliciter leurs sens sans se sentir submergés par eux. Beaucoup d’autistes ont une hypersensibilité sensorielle. Le jardin sensoriel est donc organisé comme un espace apaisant, de sorte qu’ils puissent surmonter cette hypersensibilité à leur environnement. Les bienfaits de la nature sur notre santé ne sont plus à prouver. L’exploration d’espaces spécifiquement conçus, avec un choix d’activités et de zones à découvrir donnent aux enfants un sentiment d’autonomie et va leur permettre d’accroître leur confiance en soi.
FAQ 12 : Pour faire un jardin hypoallergénique.
De nos jours, la pollution de l’air prend plusieurs formes. Si on parle très souvent de la pollution liée aux substances chimiques provoquées par les activités industrielles, la pollution verte, due à une forte concentration de certaines variétés végétales, est davantage passée sous silence. Or chaque année, des millions de personnes souffrent d’allergies saisonnières. Alors pour ne pas reproduire les mêmes erreurs dans votre jardin et ne plus employer excessivement le même type d’espèce, on peut créer chez soi un jardin hypoallergénique, sans plantes irritantes ou allergisantes. Quel type de jardin ? Lors de la création de votre espace vert hypoallergénique, posez-vous la question du style que vous souhaitez lui donner. L’AFPRAL (l’Association Française pour la Prévention des Allergies) conseille d’adopter le jardin à la française, qui privilégie la forme taillée des arbres et arbustes. Entretenus régulièrement, ces derniers fleurissent moins et émettent ainsi peu de pollens. Les jardins zen ou à la japonaise, qui mettent en avant les éléments minéraux et les plantes de terre de bruyères, sont également idéaux pour les jardins hypoallergéniques. Vous pouvez également, si vous en avez la place, créer un bassin avec des plantes aquatiques très jolies comme les incontournables nénuphars et lotus. Ces deux plantes sont hydrogames, c’est à dire que le vecteur du pollen est l’eau. Aucun risque de l’inhaler. Les plantes à privilégier dans un jardin hypoallergénique Pour concevoir un espace vert hypoallergénique, il faut privilégier les plantes dites entomophiles. Le pollen de ces plantes est transporté par les insectes, et non par les vents. Aucun risque de contact avec les bronches. Vous pouvez donc planter sans risque du genêt, du grand muflier ou encore du delphinium. Les plantes à fleurs doubles, dont les étamines ont été transformées en pétales, ne produisent aucun pollen puisque la fleur est rendue stérile. Elles sont idéales pour un jardin de type hypoallergénique. Ainsi, les allergiques pourront embellir leur jardin avec des rosiers, orchidées, géraniums, narcisses ou encore chrysanthèmes. Les plantes aromatiques et potagères comme la sauge, le persil, la ciboulette, la menthe ou le basilic sont également non allergènes. Les plantes grasses sont également un excellent choix car elles ne disséminent aucun pollen dans l’air. En plus, elles ne demandent que peu d’entretien. Les plantes à éviter fortement allergisantes: Certaines plantes ou arbres doivent être bannis des jardins hypoallergéniques. Les jardiniers allergiques aux pollens doivent éviter dans leur jardin les plantes les plus allergisantes comme les anémophiles, les graminées ou les plantes sauvageonnes. Dites donc adieu aux allées de platanes ou aux haies de cyprès. Dans votre jardin, vous pouvez remplacer le gazon par des mousses ou des fougères. Si vous ne pouvez pas vous en passer, pensez à le tondre au moins deux fois par semaine, avec une tondeuse manuelle pour éviter la dispersion des pollens dans l’air et donc dans vos bronches. Enfin, si vous êtes allergique, évitez de jardiner le soir et les jours de grand vent. Avec ces conseils, vous voilà fin prêt à réduire les risques d’allergies dans votre petit coin de paradis ! * Source : Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA)
FAQ 13 : Différents types de jardin thérapeutique.
Pour avoir une fonction pleinement thérapeutique, le jardin doit être adapté à la pathologie de ses usagers. Il existe différents types de jardins thérapeutiques : Le jardin de rééducation, avec des parcours adaptés, pour stimuler les fonctions motrices et le déplacement. Le jardin occupationnel, pour mener une activité physique, avec une responsabilité, adéquat pour la réinsertion comme pour traiter l’addiction. Le jardin intergénérationnel, adapté à la collaboration de personnes d’âges divers – enfants et personnes âgées. Le jardin de méditation, pour s’asseoir, observer, écouter, ressentir… Le jardin atelier, élaboré comme un support pour des ateliers de mémoire, de création, de cuisine, d’exercice physique… Le jardin de mémoire, populaire aux États-Unis, avec un élément commémoratif comme une plaque, un végétal…
FAQ 14 : Qu'est ce qu'un FAM?
Un Foyer d'accueil médicalisé ou FAM est un établissement médico-social français. Il accueille des personnes adultes handicapées inaptes à toute activité professionnelle et qui ont besoin de l'assistance d'une tierce personne pour les actes essentiels ou d'un soutien et suivi médical régulier. En général, les personnes accueillies en FAM présentent un peu plus d'autonomie que les personnes accueillies dans les maisons d’accueil spécialisées (MAS).Pour intégrer un FAM, une personne handicapée doit obtenir une orientation de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Les FAM sont financées d'une part par l'assurance maladie pour les soins et le personnel médical, et d'autre part par les conseils généraux pour l'hébergement et l'animation. C'est la raison pour laquelle les FAM étaient également appelés "foyer à double tarification" Le respect des droits des résidents de FAM est particulièrement sensible dans la mesure où cet établissement constitue un lieu de vie au long cours, le séjour pouvant durer quarante années (de 20 ans à 60 ans). C’est pourquoi ces résidents bénéficient des mêmes dispositifs de protection que les publics des autres catégories d’ESSM avec, en sus, des dispositions spécifiques qui résultent d’un décret analogue à des conditions techniques minimales d’organisation et de fonctionnement au sens de l’article L. 312-1, II du Code de l’action sociale et des familles
FAQ 15 Qu'est-ce q'une salle Snoezelen?
Développé dans les années 1970, le terme Snoezelen est la contraction de Snuffelen (renifler, sentir) et de Doezelen (somnoler), qui évoque l’exploration sensorielle et le bien être de la détente Proposée depuis de nombreuses années dans le cadre du handicap et du polyhandicap, cette approche se développe maintenant dans les secteurs gérontologique et psychiatrique. Le Snoezelen est une activité vécue dans un espace spécialement aménagé, éclairé d'une lumière tamisée, bercé d'une musique douce, un espace dont le but est de recréer une ambiance agréable. On y fait appel aux cinq sens. Le Snoezelen est une expérience convenant très bien aux handicapés mentaux. Mouvements et sensations s'épanouissent dans une ambiance apaisante et réellement utile dans l'assistance aux personnes handicapées.
FAQ 16 Réduction fiscale, reçu fiscal
Les versements réalisés par des particuliers sous forme de dons au profit de l’association Goanag ouvrent droit à une réduction fiscale de 66% Les versements effectués par une entreprise peuvent également faire l’objet d’une réduction d’impôts, pour un montant de 60% du don et dans la limite de 5 pour mille du chiffres d’affaires de l’entreprise (voir article 238 bis du Code Général des Impôts). L’association recevra les coordonnées des donateurs dès la collecte réussie et terminée. L'association remettra à ses donateurs un reçu fiscal le plus rapidement possible Le  donateur devra joindre ce reçu fiscal à sa déclaration de revenus pour bénéficier d’une réduction d’impôts de 66% du montant du don, dans la limite de 20% de son revenu imposable.