Aidez à financer Nomade Imaginaire - un premier doc, qui montre les tactiques quotidiennes de Roms vivant aux interstices de Marseille.

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Présentation détaillée du projet

NOMADE IMAGINAIRE  une brèche dans la ville

 

 

UN PREMIER DOC

 

 

 

 

 

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Marseille : ville cosmopolite et vibrante, traversée d’antagonismes, où se côtoient les classes et les cultures, le soleil et la mer, les graffitis, les rats et les débris. Ce décor urbain méditerranéen sert d’arrière-plan au film, qui se veut porteur d’une réflexion générale sur les stéréotypes associés aux communautés roms. Ayant migré un peu partout en France, et plus largement en Europe de l’Ouest, les Roms font constamment face aux menaces d’expulsion de la part des municipalités et doivent jongler avec l’instabilité de leur milieu de vie. En allant à la rencontre d’une de ces familles, ayant quitté la Roumanie pour tenter de trouver une vie meilleure à Marseille, Nomade Imaginaire vient soulever des questions sur ce que signifie « habiter un lieu / habiter les marges ».

 

Ce film d'observation plonge dans l’expérience quotidienne de Maria et Vasile, un couple qui habite un squat au centre-ville (avec leurs fils, leurs petits-enfants et quatre autres familles). Parallèlement, il suit aussi de près le trio de musiciens de rue, formé de Gedu, Nicu et Radu. Ce documentaire nous permet ainsi de constater le décalage qui existe entre les identités assignées de l’extérieur avec mépris et la réalité, telle qu’elle est vécue par le sujet rom.

 

 

                                              

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La caméra suit les participants, leurs gestes et leur parcours dans la ville, guidés par la volonté de (sur)vivre. L’angle d’approche est tout sauf misérabiliste : il ne s’agit pas ici de décrier toutes les injustices administratives que ces gens subissent et de regarder la pauvreté avec pitié du haut de nos privilèges. Ce film veut plutôt montrer tout le système de débrouille qui est mis en place et se déploie dans les interstices de la ville, comment ces individus viennent satisfaire leurs besoins et existent pleinement dans ce monde : des économies alternatives, que sont la manche, la récupération, le « busking » et la collecte de ferraille, aux repas festifs concoctés malgré l’accès difficile à l’eau et l’électricité. Il s’agit d’une ode à la résilience.

 

Nomade imaginaire : un parcours dans la ville et ses espaces méconnus, à travers l’expérience quotidienne d’individus, perçus comme représentants d’une altérité ethnique dès l’origine de leurs pas. Rattaché statiquement à la rue, ou nomade (souvent) forcé, l’Étranger, comme figure essentielle à la construction dichotomique d’un « nous » imaginaire. La caméra veut se faire intermédiaire, afin d’ouvrir le regard et les cloisons qui trop souvent nous séparent les uns des autres.

 

 

 

 

 

 

 

Historique du projet et présentation de l'équipe

 

 

Ce projet a vu le jour à la suite d’une rencontre avec Roméo, l’un des organisateurs de Latcho Divano – festival des cultures tsiganes de Marseille. Ayant lui-même participé à la réalisation d’un documentaire dans le passé, dans lequel il était l’un des protagonistes, c’est lui qui m’a suggéré de raconter l’histoire de certains membres de sa famille. Il s’est dit que ce projet cinématographique pourrait être bénéfique pour ses proches comme cela avait pu l’être pour lui. Roméo m’a aussi bien conseillée quant à l’approche (narrative et relationnelle) à adopter et a été d’une grande aide pour la traduction Romani/Français.

 

Pour ma part, je m'intéressais déjà depuis quelques temps à la situation des Roms ayant migré au Canada dans le cadre d'un projet de maitrise, lequel intégrait le cinéma à la recherche sociologique. Une fois installée en France, j'ai voulu en apprendre davantage sur le sujet en m'impliquant dans le milieu associatif, notamment en filmant pour Latcho Divano. 

 

Cela fait maintenant trois mois que je côtoie Maria, Vasile, Gedu, Nicu, Radu et les autres familles du squat sur une base régulière. Nous avons progressivement tissé un lien de confiance par les échanges de services, de regards et de rires. La caméra s’insère alors tranquillement dans nos interactions, dans l’espoir que les sons et les images récoltées sauront rendre hommage à ces rencontres en mouvement.

 

                        

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L’équipe de tournage et de post-production est minimaliste, par le fait même flexible et réactive. Je (Mariane Béliveau), étudiante-chercheuse en sociologie, aussi formée en réalisation documentaire et en montage, m’occuperai à la fois de l’image, de la prise de son et du montage. Je ferai bien sûr appel aux conseils d’autres réalisateurs/réalisatrices et monteurs/monteuses tout au long du processus. Le tournage aura donc l’avantage d’être très économique et le terrain plus facilement accessible.   

 

https://www.facebook.com/mariane.beliveau.1/

 

À quoi servira la collecte ?

Le but premier de cette collecte :

 

Redonner aux participant.es roms.

 

 

Le budget idéal pour réaliser ce projet tournerait autour de 10 000$ / 7000 €, mais ce crowdfunding ne vise pas à collecter une telle somme. Il sert à donner un coup de pouce nécessaire. C'est pourquoi l'objectif se veut plus que réaliste afin d'optimiser les chances de réussite. Je, Mariane Béliveau, percevrai l'intégralité de cette collecte et distribuerai l'argent tel qu'indiqué dans cette section. Cette somme modique fera la plus grande des différences pour celles et ceux qui en bénéficieront. 

 

Je contribue depuis le début comme je peux, par exemple, en apportant des couches pour bébé au squat, en filmant le baptême de l'un des enfants pour donner un DVD à sa famille et en m'engageant à faire un videoclip pour les musiciens. Cependant, je n'ai pas de salaire, et je ne cherche pas à en avoir un, seulement, je dois couvrir les besoins techniques pour mener ce projet à terme. Et comme je ne crois pas avoir la notoriété nécessaire pour obtenir du financement de la SODEC ou de la CALC, je fais appel à votre générosité et à votre envie de soutenir une jeune cinéaste engagée.

 

Aidez-moi à co-produire ce documentaire  :) 

 

 

 

J'ai déjà investi dans le matériel vidéo et audio de base  (Canon T5i, lentille standard et lentille fixe 50 mm, zoomH6 et trépied) mais ce n'est pas suffisant. Il faudrait minimalement compléter le tout avec :

 

 

- RØDE VideoMic avec suspension intégrée Rycote Lyre = 80 €

- Disque dur = 90 € 

- Logiciel de montage (Suite Adobe CC ) =  80 €  ( 4 mois x 20 €)

 

Plus de la moitié de cette somme servira à :

 

- Payer un.e ou des membres de la famille pour faire la traduction Romani/Français pendant le tournage = 225 € (15 €/h x 15)

- Donner une contribution aux participant.es = 225 €

 

 

 

Dans l'ensemble, il nous faudrait encore quelques euros supplémentaires pour couvrir les dépenses engendrées par le film.

 

Si l'on dépasse l'objectif... Un grand MERCI !!! Les euros de plus pourront servir à :

 

- Payer les frais de traduction pour les sous-titres 

- Financer le matériel de montage (Logiciel Adobe CC, booster l'ordi)

- Redonner davantage aux participant.es

- Obtenir de l'aide de d'un monteur ou d'une monteuse

- Bénéficier du travail d'un.e graphiste

- Acheter un stabilisateur/steadycam pour DSLR

 

 

 

 

Calendrier provisoire

 

La phase recherche/scénarisation a débuté cet hiver et ce printemps.

 

L'argent de la collecte sera particulièrement utile au moment de la réalisation du film, qui est en cours et s'intensifiera jusqu'à la fin de septembre

 

Le montage se déroulera tout au long de l'automne et pourra se prolonger cet hiver. Le tournage pourra aussi continuer durant cette période, afin de compléter notre matériel et de ne pas rater une occasion qui permettrait d'enrichir le contenu narratif du film.

Précisons que ces étapes sont communicantes : il y a un va-et-vient entre la recherche, le tournage et le montage tout au long du processus documentaire. 

 

Par la suite, ce sera le moment de penser à la diffusion du documentaire, de débroussailler les festivals :)

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ce projet documentaire est celui de Mariane Béliveau. Étudiante-chercheuse en sociologie et à ses débuts comme réalisatrice, elle est originaire d'une petite ville du nord québécois et vit désormais à Marseille. Ayant navigué entre les études, le travail, les voyages et l'implication citoyenne, elle tente de mélanger création artistique et volonté de... Voir la suite

Derniers commentaires

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Que vivent la création et l'ouverture.
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J'ai déjà hâte de voir tes belles images et ton film !
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Très beau projet!