Soutenez le projet de résidence de création de quatre artistes à bord d'un voilier à la découverte des îles du Spitzberg, en territoire arctique.

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Présentation détaillée du projet

 

Résidence d'artistes au Spitzberg:

L'association Inlandsis embarque

 

 

Inlandsis

 

Inlandsis est une association née de la rencontre de quatre artistes plasticiens aux médiums et aux pratiques variés mais perméables. Chacun d'entre nous interroge dans sa pratique les notions de paysage et du vivant.

Notre démarche consiste à comparer le regard que nous portons sur les régions polaires en plein bouleversement, contribuant ainsi à documenter de façon sensible les changements climatiques de ces territoires.

 

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(photographie de Caroline Morel-Fontaine)

 

 

L'expédition de Juin 2017

 

Le 15 juin 2017 nous embarquerons à bord du Knut, un voilier de 15 mètres  initialement conçu pour résister aux conditions climatiques de la transat Québec/Saint-Malo et transmué par l'association Marémotrice en laboratoire de recherche et de création artistique pour des résidences en région Arctique. Nous passerons un mois à bord.

 

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(Photographie de Benjamin Ruffieux)

 

 

De 74° à 81° Nord

 

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Le cap de l'expédition est l'île du Spitzberg dans l'archipel norvégien du Svalbard, située en territoire polaire entre la mer du Groenland, la mer de Barents et l'océan Arctique. 60% de l’archipel est couvert de glace. Sa proximité avec le pôle, sa population humaine et animale, son histoire, sont des raisons qui ont poussé l’association Inlandsis à travailler sur place. Le Svalbard fait partie des régions polaires qui risquent de subir des mutations importantes, au niveau climatique et humain lors des prochaines décennies.

 

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(Photographie de Benjamin Ruffieux)

 

Nous partirons de Paris pour nous rendre à Oslo en avion. De là, nous rejoindrons Longyearbyen, "capitale" du Spitzberg, seule ville à être dotée d'un aéroport. C'est de ce port que nous embarquerons à bord du voilier et débuterons notre expédition. Durant un mois et selon les possibilités permises par les conditions climatiques de navigation, nous remonterons la côte ouest jusqu'à l'Est de l'île. Sillonnant ainsi tout d'abord l'Isfjord, nous ferons escale dans l'ancienne ville minière de Barentsburg puis dans le fjord Trygghamna. Ensuite nous poursuivrons le voyage par l'ouest, dont la côte est dessinée par les réseaux de glaciers, jusqu'au Nord où se dressent les points culminants de l'archipel, nous confrontant ainsi à de nombreux fronts de glaciers comme celui de Smeerenburgfjord et de Liefdefjord. Passant par la baie de La Madeleine, nous longerons la côte Nord de l'île pour atteindre l'Est et la réserve naturelle du Nord-Est approchant ainsi le territoire des ours blancs et des colonies de morses. 

 

 

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(Photographie de Benjamin Ruffieux)

 

 

Travail de recherche à bord du Knut

 

Étant donnée la nature de cette résidence et les conditions de travail à bord du Knut,  nous collecterons durant le voyage des photos, des dessins, des écrits et des impressions, qui nous serviront à développer par la suite un travail plus abouti en atelier.

 

Nous souhaitons également rendre compte de notre expérience par le biais d'un documentaire vidéo tourné et monté lors de notre voyage, depuis sa préparation jusqu'à son aboutissement. Ainsi nous pourrons témoigner de notre expérience à bord et de notre découverte de ce territoire.

 

Suite à cette résidence nous souhaitons organiser de nombreux évènements culturels : des expositions collectives accompagnées de publications, des conférences, des projections de notre documentaire dans le cadre de festivals de films, ainsi que des workshops dans les écoles afin de sensibiliser à la fragilité et donc à la préservation vitale de cet espace sauvage : l'Arctique.

 

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(Photographie de Benjamin Ruffieux)

 

 

Les artistes d'Inlandsis et leurs projets

 

 

Clarisse Griffon Du Bellay,

sculpteur

 

http://www.clarissegriffondubellay.com

 

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(photographie de Nicolas Aykaç)

 

Je construis une œuvre centrée sur le vivant, le corps, la chair. Et son rapport au temps, sa perméabilité aux éléments. Si j’ai choisi de travailler le bois c’est parce que c’est un matériau vivant. Je m’appuie sur sa présence forte.

 

La notion de paysage a toujours fait partie de l’imaginaire de ma sculpture. D’abord comme une dimension rêvée inscrite dans les substances des corps. Puis durant ma résidence en Espagne à la Casa de Velázquez j’ai traité le corps humain comme un paysage, comme une matière marquée elle aussi par les éléments. Je veux maintenant travailler le paysage pour lui-même, l’investir pleinement.

 

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(Être-paysage - bois : séquoia, chêne et orme - 1,40 x 2,50 x 2,5 m - 2014)

 

Mon projet de réalisation en atelier, au retour du Spitzberg, est d’assembler, d’imbriquer, des grands pans de bois taillés, billes fendues dans leur longueur ou entières, représentant des fragments de paysages à différentes échelles, parfois sortes de prises d’empreintes, parfois visions plus vastes. Ces pans s’édifieront en murs, comme des fronts de glacier, ou formeront au sol un plancher, avec des élévations pour les reliefs, roches ou glaces.

 

Chaque pièce de bois taillée sera un relevé restituant les processus de modification de la matière par les éléments. Dresser un inventaire de la diversité géologique, faire état des différentes formes que prend la glace, témoigner de l’impact du dégel sur la roche.

 

La période de l’année à laquelle la résidence aura lieu sera propice à observer les roches mises à nu, la fonte des neiges et le vêlage des glaciers. Ma sculpture rendra compte des différents stades de la métamorphose imposée à la glace par le dégel. Je veux imprimer à la matière les phénomènes d’érosion glaciaire, de soulèvement, de plissement, de fragmentation, de creusement. Une écriture de la transformation, recherche sur la forme, sa création, son évolution et sa dissolution.

 

 

Yann Lacroix,

peintre

 

http://www.yannlacroix.com

 

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(photographie de Caroline Morel-Fontaine)

 

« Sommes-nous inaccoutumés à l’ailleurs?     

 

Yann Lacroix interroge le doux flottement de situations insolites où l’objet et le détail l’emportent sur le caractère spectaculaire de l’image.

 

Ces œuvres énoncent l’étrange sensation d’être au seuil de la compréhension d’un instant, ce moment délicat où la conscience, chahutée par les signes, rassemble ses forces pour décrypter le message d’une situation. Pourquoi se perdre ainsi dans la traduction de nos émotions, de nos souvenirs, de notre environnement ? Ce n’est pas situé, ce n’est pas géographique, ce n’est pas cartographié.

 

Bousculé par l’accumulation des souvenirs, il rassemble des éléments pour construire une traduction de ses sensations. L’ailleurs existe en pensée, comme un paysage mental. Il existe surtout à la marge de sa vie. Il déploie un faisceau d’indices qui nous ramène à l’hors-champ, ce moment où la vision se perd dans le déchiffrage d’une image, c’est-à-dire sa traduction.

 

Les peintures de Yann Lacroix ne prétendent pas réduire l’instant par le format. Au contraire, ce sont des instantanés. Ces peintures désignent des moments d’entre-deux, à la marge de l’action elle-même. Yann Lacroix capte un détail, puis, en souvenir, à la façon de Proust, dessine l’environnement. La peinture de Lacroix marque l’écart entre le temps de l’observation, celui donc de l’instant, et le temps synthétique et volontairement lacunaire de l’atelier. Traduire le réel en peinture, c’est se perdre aussi. Se perdre, délibérément. Le détail est précis, le reste est volontairement flou, lointain et composite. Le choix prend le pas sur le cadrage. Les paysages sont recomposés, reconstitués. Des parcs, des jardins, des zoos qui forment ensemble un même univers. »

 

Théo-Mario Coppola     

 

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(Nice place for good value and the swimming pool was clean - huile sur toile - 230 x 200 cm - 2016)

 

Sur place, je récolterai des notes, croquis et photographies qui me serviront d’aide-mémoire et de pense-bêtes. Une fois de retour à l’atelier, mon projet est de réaliser une série de 3 grands formats de 300 x 200 cm et une série d’une dizaine de petits formats de 18 x 24 cm.

 

Je m’approcherai de l’idée du panorama, en plongeant le regardeur spécifiquement dans le climat de l’archipel, par les couleurs et la lumière que j’aurais vues et vécues là-bas. Les petits formats seront comme des instantanés permettant de retrouver de manière plus intime la forme du souvenir.

 

 

Cedric Le Corf,

sculpteur/graveur

 

http://cedriclecorf.brushd.com

 

 

Cedric_ateliercrowdfunding-1489773770(photographie d'Agnès Prévost)

 

Le paysage anatomique d’après les planches de Jacques Fabien Gautier d’Agoty s’est imposé au fil du temps comme le sujet de mon travail.

 

Peu à peu l’homme dépecé se métamorphose en homme paysage. L’homme, l’arbre et la terre ont en commun de posséder tous trois une écorce et donc de pouvoir être écorchés. Un corps disséqué n’est-il pas aussi une vaste étendue paysagée aux multiples accidents, de plissements, et de crevasses ? La moindre rugosité osseuse n’est pas sans rappeler les paysages rocheux de Patinir ou le vêlage des icebergs dérivant ; le réseau veineux, artériel ou nerveux irrigue tels des rivières et des fleuves les plaines et les estuaires ; les muscles, glaise de la Genèse, modèlent gorges et tertres.

 

Me servant de cette métaphore, j’emploie des racines végétales comme élément paysagé pour y imbriquer os, vertèbres ou rotules en porcelaine. La racine dans son sens étymologique est en effet une partie d’un élément implanté dans un autre, ne dit-on pas la racine d’une dent, d’un cheveu, la racine dorsale ? J’oppose ainsi l’élément brut du chaos à la maîtrise de la création, l’aspérité au poli, la décomposition à l’inaltérable, la pérennité de l’art à l’homme éphémère.

 

 

C.le_corf__radius-cubitus__2014__bois_et_porcelaine__85x60x15cm-1489774126(Radius-Cubitus - bois et porcelaine - 85 x 60 x 15 cm - 2014)

 

C’est donc avec des « songe-creux » que je me projette aujourd’hui vers cette expédition autour des îles du Svalbard, dans l’archipel du Spitzberg. Bien que la présence humaine soit très peu perceptible dans cette vaste étendue d’eau éclairée par le soleil du solstice d’été, que le corps humain, objet de mes études actuelles, semble apparemment si lointain des paysages primordiaux « archimédiens », il m’apparaît cependant évident de pouvoir relier ces étendues hostiles à l’homme-paysage, motif premier de mon travail. En effet la translucidité des glaces par un jeu habile de l’imagination peut aisément s’apparenter à la transparence de l’épiderme, laissant apparaître les réseaux sanguins, les nerfs et la pulsation du rythme cardiaque, à la fois cœur, poumon et esprit.

 

Enfin l’immersion dans ce milieu hors de l’espace-temps permet sans nul doute de naître pour renaître dans l’élément originel, tel l’homme qui sort de l’eau. Réminiscence platonicienne de l’homme, non pas « ange déchu qui se souvient des cieux », mais « poisson promu qui se souvient des eaux ».

 

Ces quelques réflexions seront les fondements de mes recherches. Afin de les cristalliser, «L’atelier flottant» étant équipé d’une petite presse taille douce, je réaliserai entre autres lors de cette résidence, des pointes sèches sur zinc, des xylogravures et une série de photos de ces paysages virginaux à l’aide de la technique optique du sténopé et à mon retour dans l’atelier de poser mon sac rempli d’images et de sensations, riche de cette expérience.  

 

 

Nelly Stetenfeld,

graveur

 

www.nellystetenfeld.com

 

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(photographie d'Agnès Prévost)

 

L’animal est au centre de mon travail. Par mes travaux, j’explore des mondes chimériques qui trouvent leur source dans les illustrations scientifiques et médicales ; je crée ainsi une mythologie onirique et personnelle. J’élabore ce travail de recherche et de création en gravure, en dessin  et en animation.

 

Sélectionné en fonction de critères aussi bien esthétiques, qu’affectifs ou symboliques, chaque animal est amené à traverser le prisme de l’idéel. Il est alors retranscrit dans une autre forme de réalité régie par des codes qui lui sont propres. Découpé, morcelé, fragmenté, l’animal est recomposé et retrouve une réalité matérielle par le biais des différents médiums que sont la gravure et le dessin. Par une méthode de description au dessin et de collection d’éléments naturels et d’images, je cherche à ajouter à la cartographie du monde réel celle des contrées du rêve, un monde de métamorphoses en perpétuel mouvement.    

 

Chacun de mes travaux me permet d’ajouter un nouveau paragraphe au récit artistique et personnel que j’entreprends d’écrire : un univers poétique et flottant, ancré dans notre réalité et explorant un ordre du monde différent, dans lequel je souhaite plonger le spectateur.

 

Parallèlement à mon travail d’atelier, mes recherches sont ponctuées et nourries de nombreux voyages et découvertes à travers le monde et plus particulièrement en Asie du Sud Est et en Chine. Ces expériences m’ont confortée dans l’idée que les résidences de découverte et de terrain, en nous exposant à la nature et donc au dépassement de soi, favorisent le développement de l’imagination et de la création. Elles témoignent d’une conception du voyage initiatique contemporain, et incarnent pour moi l’une des manières idéales de redécouvrir le monde et les enjeux qui se présentent à lui.

 

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(Cachalot - mine de plomb sur papier - 50 x 65 cm - 2016)

 

De par les conditions très singulières qui la caractérisent, la résidence artistique aux Îles Spitzberg m’offre le cadre rêvé pour la poursuite de mon travail. Elle me permettra de réaliser des carnets d’études au crayon et à l’aquarelle, mais aussi l’élaboration d’une série de gravures en taille directe. Les dessins récoltés durant ce mois à bord du Knut constitueront une banque d’images, genèse de la réalisation en atelier d’une série d’estampes plus abouties. De plus, forte de mon expérience dans l’édition d’artiste, je souhaiterais réaliser un “carnet de bord” : un ouvrage témoignant de mon expérience, fruit de l’hybridation de mes recherches, notes, dessins et photos.

À quoi servira la collecte ?

Votre participation nous permettra de couvrir une partie des frais de l'expédition, chacun d'entre nous prenant à sa charge les coûts de production de son projet en atelier.

 

 

Budget

 

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Les fonds récoltés sur cette plateforme seront reversés à l'association Inlandsis

 

Et si on dépasse notre objectif ?

 

Le coût réel de cette expédition dépasse le montant de notre crowdfunding. Aussi si votre participation dépasse les 12 000 euros cela nous permettra de couvrir nos frais de déplacement, d'habillement spécifique au milieu polaire, le défraiement des skippers et l'achat du matériel audiovisuel nécessaire au tournage du film documentaire.

 

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Et déjà un GRAND MERCI et notre reconnaissance éternelle pour votre soutien.

 

 

Nos partenaires

 

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Inlandsis

Inlandsis est une association crée en 2016 par quatre artistes se préparant à partir en résidence artistique en Arctique. Clarisse Griffon du Bellay, sculpteur ; Yann Lacroix, peintre ; Cedric Le Corf, sculpteur/graveur ; Nelly Stetenfeld, graveur

Derniers commentaires

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Courage pour la dernière ligne droite de la collecte. J'ai hâte de voir ce que vous nous rapporterez ^^.
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Super idée !
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Bon voyage ! <3