Participez à l'insertion de jeunes sans formation, à offrir des vacances à des enfants, à construire des logements pour des personnes âgées.


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Un voyage humanitaire est aussi l'occasion pour nous, qui partons, de prendre du recul sur notre vie, et de réévaluer ce qui est vraiment important, en comparant nos situations et celles des personnes que nous rencontrons sur place, en observant nos propres réactions... Voici quelques témoignages de participants à un précédent voyage.

 

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« J'ai pris conscience du privilège que j'ai de vivre en France, où les question d'eau, de nourriture, de confort, d'accès aux études ne se posent pas au quotidien. Dans notre pays, nous passons notre temps à souligner ce qui ne va pas. Pourquoi ne pas se réjouir de tout ce que l'on a (qui n'est pas un dû, comme on le pense ici, mais un privilège) ? Cela remet en cause notre manière de vivre : nous avons besoin de sagesse dans l'usage de nos biens, et que ce changement de vision soit durable dans nos vies. »

 

« Ma vision du travail a aussi été renouvelée. La fatigue et la chaleur augmentaient la pénibilité, mais ce qui m'encourageait c'était de réfléchir : « pour qui est-ce que je travaille ? » ; et cette notion de vraiment être au service, je ne la vis pas autant – voire pas du tout – dans mes études. Cela m'a aussi fait comprendre la notion de repos ; en France le dimanche est « juste » un jour sans aller en cours, mais là-bas c'était vraiment agréable de pouvoir se reposer. »

 

« La fréquence des situations familiales catastrophiques des jeunes Bosniens m'a montré que l'absence d'une autorité parentale a de graves conséquences, pour eux et pour le pays entier. Ces jeunes n'ont aucun repère. J'ai la chance de connaître mes parents, de vivre avec eux, et de pouvoir m'appuyer sur eux dans tous les domaines de ma vie. »

 

« Enfin, voir les personnes qui travaillent au long terme sur place, vivre au quotidien, m'a montré à quel point une vie peut avoir de l'impact dans ce monde, même si elle ne participe pas vraiment à la production de richesses marchandes. Sa générosité, son dévouement, sa patience, sa persévérance auprès des jeunes sont autant de preuves que le cœur de l'homme peut être transformé, s'il s'alimente à la bonne source. »

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Il n'y a plus d'enfants orphelins de guerre en Bosnie : la guerre s'est finie en 1995, les orphelins ont grandi depuis. Malgré tout, certains enfants sont dans une situation précaire.

 

Certaines familles sont dans des situations de grande pauvreté (le niveau de sécurité sociale n'est pas celui de la France, et ne pas avoir de travail est d'autant plus grave). En particulier, il y a des familles réfugiées, Rom pour beaucoup, qui ne sont pas du tout intégrées, à tel point qu'ils ne parlent même pas la langue !

 

Quand il y a beaucoup d'enfants, pas vraiment de maison, pas les moyens de payer les fournitures scolaires, le plus simple est souvent de laisser les enfants grandir dans la rue. Mais quel avenir pour ces enfants ?

 

Le centre d'accueil de jour est une initiative de l'association Pomirenje pour répondre à certaines de ces problématiques. Offrir un lieu autre que la rue pour passer la journée, avec la présence encadrante d'adultes disponibles, la possibilité de prendre un repas correct, se laver, faire son travail scolaire, en vue de se rescolariser...

 

Le dernier voyage a été l'occasion de rendre le local plus utilisable pour cette fin. Réparer les dégâts qui atteignent n'importe quel bâtiment par exemple.

 

Réparation des dégâts dus aux intempéries

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Mais aussi, améliorer les bâtiments. Mieux organiser le découpage en différents espaces, mettre en place des sanitaires plus pratiques...

 

Quelques changements bien utiles dans le bâtiment

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Pour des personnes qui n'ont pas forcément beaucoup d'expérience dans le bricolage, c'est une expérience formatrice. Mais nous parlerons plus du bénéfice pour ceux qui partent dans une prochaine actu...

 

Boîte à outils ???

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La Bosnie est un pays magnifique. Vallonné, avec des cours d'eau en fond de gorge... Il y a vraiment des paysages à couper le souffle.

 

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Mais voila, il faut parfois se déplacer pour les voir. Certains enfants de Zenica ne sont jamais monté en voiture... de là à aller voir un lac entouré de montagnes... C'est pour les changer de leur quotidien que nous les emmenons en vacances.

 

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Rien d'extraordinaire : changer de lieu, pouvoir se baigner, faire des jeux simples. Mais si des étrangers sont prêts à faire ça pour eux en venant de loin, ils sentiront peut-être qu'ils en valent la peine... même si certains d'entre eux sont des Roms dans un pays dont la Constitution précise qu'aucun Rom ne peut devenir Président...

 

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La vallée de l'espoir est appelée par les habitants de la région : Bari, un nom qui évoque l'endroit où des sources se rencontrent. Pourtant, l'eau se fait rare dans la vallée !
 
Le réservoir du potager (à sec) au début du voyage de 2013 :
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Ceci s'explique par des explorations minières qui ont eu lieu dans les dernières décennies, qui ont fortement fissuré le sous-sol. Il y a bien de l'eau, mais maintenant, au lieu de couler près de la surface et d'alimenter le sol, elle s'échappe en profondeur et coule directement dans la rivière Bosna qui coule en contrebas, sans être utile pour la vallée.

 

Pourtant, il y a de l'eau quand on creuse le puits :

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L'un des buts de notre voyage de 2013 avait donc été de relier un puits, où l'eau avait pu être collectée, aux différents points de collecte créés pour la culture : un réservoir proche du potager, on les jeunes de la ferme peuvent puiser, et un réservoir au sommet de la colline, pour une alimentation automatique du verger en terrasse aménagé sur les flancs de cette colline.

 

La tranchée creusée pour acheminer l'eau vers le sommet de la colline :

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Une première étape a été accomplie : l'eau a été apportée au réservoir du potager. L'association sur place n'avait plus qu'à installer une pompe pour alimenter le réservoir du sommet !

 

L'eau jaillit dans le réservoir du potager :

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