Soutenez le financement du tournage d'un film de Valentine Carette

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Présentation détaillée du projet

SYNOPSIS

 

Elli, la trentaine, vient de perdre sa mère.

Dans le huis clos de son appartement, elle se débat entre émotions inédites et rituels improvisés, hésitant entre le fétichisme et la table rase. 

Jusqu'à ce qu'un évènement vienne perturber cette fragile organisation.

 

avec : Dominique Reymond, Valentine Carette et Anne Baudoux

image : Michael Capron

musique : Babx

Premier Assistant : Léo Richard

Décors : Jenna Garnier

Productrice executive : Jasmina Sijercic / bocalupo films

Assistante caméra : Fanny Corcelle

Assistante Déco : Audrey Martin

 

 

 

DECORS 

 

 

ACTRICES

Dominique Reymond

Valentine Carette

Anne Baudoux

 

NOTE D'INTENTION

"Pour bien comprendre le silence, nous avons besoin de voir quelque chose qui se taise" Bachelard, Essai sur les images de l'intimité.

 

Ce que nous faisons d'ordinaire dans le cas d'une disparition ou d'une rupture, c'est de nous débrouiller avec notre peine et de continuer notre vie.

 

Le temps n’attend pas, le vertige guette : il vaut mieux alors faire taire les terrifiantes questions que soulèvent l'absence, la fin, la séparation.

On se tait. On avance.

Mais que se passerait-il si nous avions le temps ?

Si nous pouvions nous attarder un moment, vivre pleinement cette expérience ?

Juste prendre ce temps. Le temps de l'attente.

Si nous décidions que précisément, ce temps d'échange avec le vide et de dialogue muet avec la mort était en fait absolument nécessaire à notre propre survie ?

Peut être aurions nous alors le loisir de communiquer d'une façon inattendue avec nos disparus ?

On dit " faire son deuil" mais de quoi exactement le deuil est il fait ?

Il y a des ombres, de l'air, des empreintes, des souvenirs et des hantises.

Il y a le désir de se retirer dans ce silence, de l'observer, de l'appeler, le regarder dans les yeux. Espérer que de ce silence surgisse un signe ou une force nouvelle.

Comment alors traverser ce moment de vide encore trop plein de l'absent ?

C'est ce que je souhaite explorer avec l'écriture de film.

 

Il s'agira de restituer le temps, les couleurs, les sons, les mouvements, et bien sur les sentiments de cet instant précis du deuil, comme un présent absolu.

 

Il s'agira de porter l'attention sur ce silence, la place d'un corps dans ce silence, la place d'un corps qui ne sait plus comment être au monde tant "son" monde est bouleversé.

 

Le regard sera posé d'une façon quasi clinique sur la trajectoire du personnage principal qui se débat avec ces nouvelles et inédites émotions : il faudra sentir le froid de la solitude, la tendresse d'un rayon de soleil, le temps qui lui n'a plus de fin.

 

Un film important demeure une référence précieuse pour saisir cette déchirure de la séparation : Je, Tu, Il, elle de Chantal Akerman. Je pense à la persévérance et au courage de son personnage face à la rupture qu'elle traverse, et à la froideur douce, brute et vibrante, avec laquelle Akerman filme et incarne cette situation.

 

Quand un être disparait, il devient, dit -on "une ombre".

 

Au moment où il est porté en terre, il se rend capable d'être partout, d'envahir jusqu'à l'air que nous respirons : hantise.

 

Comment saisir cette absence, l'approcher, lui parler ? Puisque par définition elle n'est plus.

 

Le langage des corps aura ici son importance. Une attitude, un mouvement, pouvant remplacer les mots. L'image devra révéler alors toute la fragilité et l'intensité qui émanent des personnages.

Lenteur des plans, délicatesse des mouvements, fixité du regard de la caméra.

Il faudra toujours sentir cet espace qui respire, cet espace qui observe et qui est notre seul compagnon.

 

Une scène de danse viendra exploser par sa fantaisie la froideur de ce climat suspendu : une scène idyllique, où les deux personnages finalement se réapproprient le lieu en se jetant à son contact comme on se jetterait dans ses bras.

"Le travail du deuil n'est pas fatalement - sans doute jamais - noir sur noir ou gris sur gris.

La mémoire en souffrance accuse les contrastes. Le deuil nous ankylose, mais aussi, il met le monde en mouvement.

Grisailles du lieu des cendres, certes. Mais le rouge, le jaune - le feu, la lumière - n'y surgisse que plus intensément. " G.Didi-Huberman, Génie du non lieu.

Il faudra, oui, que la couleur vienne percer par surprise le voile de l'attente.

 

Le soleil revient et c'est comme si l'on découvrait la couleur d'un rayon de soleil pour la première fois. Le feu brûle et rougeoie sur le visage d'Elli et c'est comme un rite de passage, une transformation pour revenir à la vie. Magie des couleurs et des reliefs.

 

Ce qui se dit dans le silence, ce qui se dit entre les mots, dans un geste ou dans un regard, est ce qui m’a toujours fascinée.

Le cinéma a le pouvoir de révéler ces dialogues muets, ces émotions innommables, ces sentiments qui perdraient leur poésie s'ils avaient un nom.

 

C'est déjà ce qui m'intéressait quand j'ai découvert la réalisation en filmant mon père, quelque temps avant sa mort, alors qu'il était hospitalisé chez lui, et que nous ne nous étions pas parlé depuis des années. Il était littéralement entrain de disparaitre.

 

En le filmant, en plaçant un oeil à cet instant précis de notre histoire, j'ai pu écrire le récit de ce que je n'arrivais pas à dire, et même de ce que je ne pouvais encore voir. Le film est devenu l'histoire d'une fragile transmission, d'une filiation en creux et d'un amour contrarié.

 

C'est encore ce qui m'a poussée après sa mort à me confronter par l'écriture de cette fiction au sujet de l'absence et du deuil. Raconter par les images toute la violence et la sidération de l'absence en même temps que le champ nouveau, inattendu qu'elle ouvre.

 

On pourrait dire que ce projet s'apparente à l'expression d'une expérience unique : l'expérience de la perte. Il n'est pas pensé comme une dramaturgie réaliste, mais plutôt comme une réflexion sensible, esthétique et fantasmatique sur la disparition.

 

À quoi servira la collecte ?

La collecte servira au financement du logement, des trajets et des repas de l'équipe ( 8 personnes) pour une durée de 7 jours.

 

Le tournage aura lieu à Moulins ( Allier) dans le courant de l'été. Cet argent nous servira également a payer les frais de location du décors.

 

Dans le cas où nous dépasserions notre objectif ( 1500 €) :

Avec 2500€ nous pouvons envisager la location de supplément de matériel qui nous permettrait d'être au plus prêt de nos attentes esthétiques ( en termes de lumière et de son)

Avec 3500€ nous pouvons envisager de compléter les salaires de l'équipe, qui pour le moment reste symbolique.

Au delà de 5000 € nous pourrons envisager une enveloppe minimum qui servira au montage.

 

 

L'entreprise Bocalupo Films, qui gère la production exécutive du film, percevra l'intégralité de la collecte.

 

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VALENTINE CARETTE

VALENTINE CARETTE est comédienne et réalisatrice, son premier court métrage : Tête Brûlée a remporté le prix du Jury du Festival Silence On Court (Paris) . Elle est formée au Conservatoire d’Art Dramatique de Montpellier, sous la direction d’Ariel Garcia Valdes. dont elle sort en 2005. Au théâtre elle joue notamment dans les mises en scènes d' Alain... Voir la suite

Derniers commentaires

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Bravo! C'est un très bon début.
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Merciiii Laurent !!! Tu es un amour ! je t'embrasse très très fort !! à vite
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Merciiii Laurent !!! Tu es un amour ! je t'embrasse très très fort !! à vite