TOKYO BAR

Une révélation à la lecture de cette pépite volcanique et depuis, le désir confirmé de plonger dans l'univers de Tennessee Williams par cette pièce peu connue. Amour et création, pulsion de vie et de mort, spiritualité et matérialité... Nous avons basé notre travail sur une méthode organique et un parti-pris onirique pour restituer la chair et la densité poétique de ce texte.

Visuel du projet TOKYO BAR
Échoué
0
Contribution
12/12/2012
Date de fin
715 €
Sur 3 500 €
20 %

TOKYO BAR

<p> <em>Tokyo bar</em> est, au cœur de la pulsion humaine, un cri ou une ode à l'amour fauve, au désir indompté et au génie libre, fondus dans un crépuscule de violence et de folie.   </p> <p>  </p> <p> <img height="616" src="http://3.bp.blogspot.com/_0fenxVqIhKg/TEFDdby67_I/AAAAAAAAACQ/x3l1hW5gKmA/s1600/tennessee.jpg" width="498"><em>     Tennessee Williams</em></p> <p>  </p> <p> Dans le bar d’un hôtel de Tokyo, Miriam plonge dans la séduction éperdue du barman. Mark, son mari, peintre new-yorkais d'avant-garde sur le déclin, se cloître dans sa chambre avec son désir d’œuvre ultime. Pris de folie, il se perd dans la redécouverte et les circonvolutions de son art. Miriam, accablée et ulcérée par le comportement déliquescent de l’homme qu’elle a aimé et admiré, cherche à le renvoyer aux États-Unis pour le faire interner et recouvrer sa propre liberté.</p> <p>  </p> <p> Afin d’accomplir son dessein, elle fait venir Léonard, le galeriste qui a lancé Mark. Mais l'état de ce dernier empire et Léonard, s’il défend son protégé, n’est d’aucun secours. Le barman, témoin involontaire et - presque - imperturbable, est le miroir lisse dans lequel ces âmes occidentales donnent à voir leurs naufrages.</p> <p>  </p> <p> <img src="http://img15.hostingpics.net/pics/728179Tokyobar18aot2012052.jpg"></p> <p>   </p> <p> <strong>Tennessee Williams</strong>, l’auteur</p> <p> Thomas Lanier Williams est né à Columbus, Mississippi, le 26 mars 1911. Le premier contact de Tennessee Williams avec le monde de l’édition remonte à sa seizième année avec le troisième prix d’un concours pour un essai intitulé « Une bonne épouse peut-elle être une bonne amie ? » publié dans <em>Smart Set. </em>Un an plus tard, sa nouvelle « La Vengeance de Nitocris » parut dans <em>Weird Tales</em>. En 1937, sa première pièce, <em>Le Caire, Shanghaï, Bombay </em>est montée à Memphis, puis, à St. Louis, <em>Candles to the Sun</em> et <em>L’Homme à la peau de serpent </em>par<em> </em>la troupe des Mummers. Peu avant la fin de la guerre, en 1944, <em>La Ménagerie de verre </em>connaît un vif succès à Chicago, et triomphe à Broadway. Il y monte également <em>Un Tramway nommé Désir, Eté et fumées, La Rose tatouée, </em>et <em>Camino Real.</em></p> <p>  </p> <p> En 1950 et 1951, <em>La Ménagerie de verre </em>et <em>Un Tramway nommé Désir </em>sont respectivement portés à l’écran puis <em>La Chatte sur un toit brûlant</em>, <em>La Descente d’Orphée </em>et <em>La Nuit de l’iguane. </em>Le décès en 1963 de son amour le fragilise profondément. Il publie <strong><em>Tokyo Bar</em></strong> en 1969.Tennessee Williams meurt le 24 février 1983 à l’hôtel Elysée, à New York.</p> <p>  </p> <p> <strong>                                                        </strong></p> <p> <strong>                                                      Mise en scène</strong></p> <p>  </p> <p> <em>Tokyo bar, </em>lieu anonyme du pays du soleil levant, est le point de rupture, l'endroit où les vies se brisent et isolent l'individu. L’auteur y explore les failles et les angoisses de deux êtres de chair et de larmes qui s’affrontent dans l’immédiateté et le vertige de leurs ressentiments.</p> <p>  </p> <p> <strong>La langue</strong> est à la fois simple, fulgurante et fébrile, miroir des vies tourmentées des protagonistes. L’écriture, tantôt quotidienne, tantôt ébréchée, parfois presque muette, met en abîme la difficulté d’un homme et d’une femme à s’atteindre et marque également la distance qui sépare deux mondes, deux cultures opposées, celles de l’Extrême-Orient et de l’Amérique.    </p> <p>          </p> <p> <img src="http://img15.hostingpics.net/pics/984058Tokyobar180812203postde.jpg">     <em>Photos issues des répétitions à Gare au théâtre avec le réseau Raviv</em></p> <p>  </p> <p> <u>Pulsions de vie et de mort</u>    </p> <p> Miriam se débat face à la privation de sa liberté et l’effondrement de sa vie sensuelle et amoureuse.</p> <p>  </p> <p> Cette dévoreuse d'hommes masque sous ses airs conquérants un inguérissable mal de vivre, un manque d’amour que Mark ne veut pas voir pour n’avoir, au fond et malgré lui, jamais pu y répondre. Enlisé dans le tumulte des sens, lui sombre dans le <em>no man’s land </em>de l’œuvre impossible, avant de s’abandonner à ses propres pulsions de vie et de mort.    </p> <p>  </p> <p> <img src="http://img15.hostingpics.net/pics/487993Tokyobar180812186baout.jpg"></p> <p>  </p> <p> <u>Un théâtre du corps, Un parti pris poétique</u>    </p> <p> L’élan de créativité, l’énergie de l’espérance, l’animalité du désir, du renouveau… ces pulsions au cœur du langage humain sont autant d'axes de recherche du metteur en scène. Au-delà de toute prouesse ostentatoire, ses techniques de jeu d’acteur s’appuient sur un investissement physique de la sensation à l’émotion, de la fluidité à la dramaturgie du corps.</p> <p>  </p> <p> En se réappropriant les clés du langage corporel, l’interprétation s’intéresse à la mise en abîme des <strong>frontières du réel et de l’imaginaire</strong>, du visible et de l’invisible, de la mort et de la vie, et exprime l’humanité dans tous ses états.</p> <p>  </p> <p> <img src="http://img15.hostingpics.net/pics/414391Tokyobar18aot2012115.jpg"></p> <p>  </p> <p> Benoit Théberge a fait l’option d’un traitement singulier du personnage du barman qui évolue dans une réalité autre, riche de spiritualité. Les trois personnages occidentaux, eux, sont tous issus d’une civilisation où la matérialité est prégnante.</p> <p>  </p> <p> <u>L’espace scénographique</u>       </p> <p> Le parti pris de la représentation du bar est <strong>onirique</strong>. Elle est figurée par une simple estrade entourée d’orchidées dans des soliflores translucides d’où le barman orchestre l’espace et l’activité du bar par le mime qui suggère les frontières entre le réel et l’illusion, et le trouble de la perception.</p> <p>  </p> <p> Les fleurs, sujet d'opposition symbolique entre Myriam et le barman, jouent un rôle prépondérant. Au centre de ce jardin zen, un petit banc japonais, seul récif où Myriam peut trouver refuge.  </p> <p>  </p> <p> <img src="http://img15.hostingpics.net/pics/639568Tokyobar18aot2012040.jpg"></p> <p>  </p> <p> <u>Un projet et une équipe internationaux</u></p> <p> Pour cette pièce où <strong>l’ailleurs </strong>et l’étranger révèlent de façon saillante les contours du naufrage du couple et de leurs propres vies, nous avons souhaité réserver la finalisation du projet et la primeur de la création hors de l’hexagone.      </p> <p>  </p> <p> Le <strong>Sénégal</strong> nous a particulièrement intéressé par la part effective, parmi les diverses expressions artistiques, que la peinture y prend - cette autre thématique maîtresse de <em>Tokyo bar</em>.       </p> <p> De même avons-nous associé à la création de ce spectacle, en plus du comédien franco-sénégalais d’origine libanaise qui joue le personnage de Mark, un second comédien sénégalais – d’origine congolaise, pour jouer le rôle du galeriste Léonard. Les rôles de Miriam et du barman sont tenus par une française imprégnée d’Afrique et d’Orient et un français qui a fait sa carrière en Italie. Quant au metteur en scène, il est canadien.     </p> <p>  </p> <p>  </p> <p> <strong>                                                      Qui sommes-nous ?</strong></p> <p>  </p> <p> <strong>Benoit Théberge</strong>, le metteur en scène      </p> <p> <img src="http://img15.hostingpics.net/pics/876303Thberge.jpg"></p> <p> Né au Québec en 1956, comédien, metteur en scène, chorégraphe, auteur dramatique, je vis en France depuis 1980. J’ai étudié le théâtre à Montréal, ainsi qu’en France avec Étienne Decroux, Yves Lebreton et Philippe Gaulier de l’École Jacques Lecoq. En 1983, je fonde la compagnie <u>Zéro Théâtre</u> et réalise des spectacles physiques atypiques présentés dans des festivals internationaux européens.  </p> <p>  </p> <p> Au centre de ma démarche artistique consacrée à la <strong>dramaturgie du corps</strong>, un parcours d’une vingtaine de pièces, notamment de Pessoa, Koltès, Regnault, Cocteau, Kafka, Gustav Janouch, Clarice Lispector, Marivaux, Bauchau et De Luca.  </p> <p>  </p> <p> Je mets en scène également mes propres textes, notamment <em>L'Espèce</em> qui a reçu le Prix de Mise en scène de la jeune création. Je joue dans de nombreux lieux, dont en 1992 le Théâtre de l’Aquarium, invité par Didier Bezace dans le cadre d’une résidence pour la création de mon texte <em>Les dormeurs</em>. De 2004 à 2006, je travaille avec Daniel Danis, auteur dramatique québécois, dans le cadre d’ateliers d’écriture, et mets en espace <em>Milles anonymes</em> au Théâtre de la Colline. J’ai mis en scène une adaptation du roman <em>Au nom de la mère</em> d’Erri de Luca, au Vent se lève.  </p> <p>  </p> <p> J’ai consacré ces cinq dernières années à réaliser en collaboration avec l’écrivain Henry Bauchau une trilogie sur son œuvre : <em>Prométhée enchaîné</em>, créé au Théâtre du Lierre ; <em>Nous ne sommes pas séparés</em> créé à la Maison de la Poésie de Paris ; <em>Antigone</em>, adaptation théâtrale de son roman créée à Louveciennes où réside l’auteur. J’ai également présenté de lui <em>Le rêve de Freud ou La sourde oreille </em>à la Maison de la Poésie de St-Quentin-en-Yvelines et en Belgique dans le cadre du 100e anniversaire de l’auteur.</p> <p>  </p> <p> Je dirige un atelier sur l’entraînement physique et vocal de l’acteur à Paris au Théâtre de la Terre et anime des stages en conventionnement AFDAS depuis 1999 sur « La dramaturgie du corps et le jeu d’acteur ». </p> <p>  </p> <p>  </p> <p> <strong>Florence Carrique-Allaire</strong>, rôle de Miriam</p> <p>  </p> <p> <img src="http://img15.hostingpics.net/pics/819371DSC3096.jpg"></p> <p>  </p> <p> Au Gabon, en Algérie et en Égypte, je me nourris de théâtre et de danse pendant neuf ans et me forme aux techniques théâtrales en France auprès notamment de  Philippe Ferran, Jean-Claude Penchenat, Robin Renucci, René Loyon, Hervée de Lafond, Pascale Lyévin, René Jauneau, Patrick Palmero.. ; en danse auprès d’Hervé Diasnas (vol dansé), Leïla Haddad (danse orientale), José Luis Pussini (tango)...</p> <p>  </p> <p> Je joue avec Alain Batis dans<em> Incendies</em> de Wajdi Mouawad, avec Serge Lipszyc dans <em>Contre les bêtes </em>de Jacques Rebotier, avec Pierre Hoden dans <em>L’importance d’être d’accord</em>  et  <em>Vol au-dessus de l’océan</em> de Berthold Brecht au TGP de Saint-Denis ; avec ma Cie <u>Brick-à-flamme</u> dans des créations dont <em>Le 4e pouvoir, El filo de la rosa roja </em>avec Éponine Cuervo-Moll; avec Marie-Martine Cheveaux dans <em>L’homme assis dans le couloir</em> de Marguerite Duras (théâtre danse à base d’improvisations).</p> <p>  </p> <p> Je co-mets en scène<em> L’envol de Poucette</em> - adaptation musicale du conte d’Andersen, <em>Tout ce que vous serez sera retenu contre vous</em> - petite forme de polar blues d’après une nouvelle de Laurie Lynn Drumond et <em>Le Temps d’un Pacha</em> - pièce en alexandrins de Serge Saïd adaptée pour un acteur et un musicien.</p> <p>  </p> <p> Je donne des lectures musicales : <em>Jours tranquilles à Ramallah</em>, avec le oudiste Abdelhadi Elrharbi à la Maison des Métallos ; avec la <u>Cie Cyclone</u> <em>Le salon de madame Récamier </em>dans des musées et châteaux, et des concerts avec Denis Zaïdman au sein de mon groupe <u>Sylabémol </u>qui mêle poésie, théâtre et chant. Je collabore avec la Cie <u>Scène en Seine</u> à la reprise d’<em>Elles diront d’elles </em>en tournée.</p> <p>  </p> <p> Je participe à l’atelier René Loyon par des lectures scénographiées d’œuvres rares – dernière en date, <em>le Roi pêcheur </em>de Julien Gracq (rôle de Kundry) mis en scène par Dominique Verdier et <em>Dans la joie et la bonne humeur </em>de Sylvain Levey, par François Pick. Aux Rencontres des Côtes d’Armor, je joue avec 31 autres clowns <em>Consomme-moi ! </em> sous la direction d’Evelyne Fagnen. En projet: <em>Hibashima ou la navette atomythique </em>de Sylvie Lebrat.</p> <p>  </p> <p>  </p> <p> <strong>Renaud Farah</strong>, rôle de Mark    </p> <p>  </p> <p> <img src="http://img15.hostingpics.net/pics/956036PhotoRenaud.jpg"></p> <p>                                                    </p> <p> D’origine libanaise, je vivais au Sénégal où j’ai joué notamment dans <em>Les sept jours de Simon Labrosse </em>de Carole Fréchette, <em>Les aveugles</em>  de Maeterlinck, <em>Edgar et sa bonne</em> d’Eugène Labiche, <em>Le spectateur condamné à mort</em> de Matéi Visniec, <em>La ronde </em> d’Arthur Schnitzler, <em>Le suicidé </em> de Nicolaï Erdman, <em>La mort et l’écuyer du Roi </em>de Wole Soyinka.  </p> <p>  </p> <p> Pour la télévision : <em>Une famille ordinaire</em> de Chantal Djédjé-Lecoq et <em>Teuss Teuss</em> de Hubert Laba N’Dao. Au cinéma :<em> Les feux de Mansaré</em> de Mansour Sora Wade. Sur l’île de Gorée, je me suis essayé à un laboratoire sur le clown avec <em>La déambulation de Djambol</em>o et ai mené, en Monsieur Loyal, les interludes du spectacle de grande illusion <em>Magic London</em>, au Théâtre National Daniel Sorano.</p> <p>  </p> <p> J’ai programmé et organisé les évènements artistiques de l’hôtel Sokhamon à Dakar.</p> <p>  </p> <p> Puis je décide de venir à Paris suivre l’enseignement de l’école Claude Mathieu et suis plusieurs stages de clown avec Hervé Langlois et la <u>Royal Clown Compagnie</u>. Je joue notamment dans <em>Pandora</em> de Jean-Christophe Bailly mis en scène par Jean-Yves Lazennec, <em>Contre les bêtes</em> de Jacques Rebotier par Serge Lipszyc,<em> La matinée de Don Juan</em> d’Alfred de Musset par Christophe Boudé et <em>L’Homme assis dans le couloir</em> de Marguerite Duras par M.M. Cheveaux (théâtre danse à base d’improvisations).</p> <p>  </p> <p> Je termine ma formation à l'École Claude Mathieu en Juin 2012 et joue à Paris et en Avignon <em>Une Valse Algérienne</em> d'Elie-George Berreby.</p> <p> J’interprète également seul avec un musicien les sept personnages du <em>Temps d’un Pacha</em>, pièce en alexandrins de Serge Saïd.  </p> <p>  </p> <p>  </p> <p> <strong>Gilles Coullet</strong>, rôle du barman</p> <p>  </p> <p> <img src="http://img15.hostingpics.net/pics/315077gilles.jpg"></p> <p>  </p> <p> Après ma licence de philosophie, je me forme avec le danseur haïtien Hern Duplan. J’étudie l’Expression Primitive au centre Américain de Paris avant de devenir son assistant.
 J’étudie le langage corporel avec Yves Lebreton que je finis également par assister.
J’approfondis l’analyse de la relation corps-voix avec Lucienne Deschamps et le Roy Hart Theatre. J’étudie la percussion avec G. Guem, H. Samba, G. Versini. Je suis des stages avec le danseur japonais Ko Murobushi, les Africains Koffi Koko, Cissé et Lucky Zebila, avec Elsa Wolliaston, Suzanne Buirge et Malou Airaudo de la compagnie de Pina Bausch.</p> <p>  </p> <p> En 1983, je fonde ma compagnie, <u>Le corps sauvage</u>. Je collabore avec Maxi Hervé, danseur chorégraphe du Théâtre National de Port-au-Prince, avec lequel je fais une recherche sur le phénomène de possession dans les rituels vaudous en Haïti. En 1994, je crée <em>Cendres</em>, solo qui tourne en Allemagne, Italie, Suisse, Brésil...</p> <p>  </p> <p> En tant que mime, je participe à divers spectacles à la Scala de Milan sous la direction, entre autres, de Luca Ronconi et Giorgio Strehler. Je voyage beaucoup, jouant au Théâtre de Chaillot (La Nuit des Rois, mise en scène par Jérôme Savary), à l’Opéra National de Vienne, au Festival d’Automne de Rome. Je collabore comme chorégraphe et acteur avec Armando Pugliese pour sept spectacles créés en Italie.</p> <p>  </p> <p> Je joue au cinéma dans Ferdinand et Caroline de Lina Wertmüller.</p> <p>  </p> <p> J’enseigne dans plusieurs écoles internationales de théâtre ou de danse et délivre des stages.
</p> <p>  </p> <p> <strong>François Chicaïa</strong>, rôle de Leonard     </p> <p>  </p> <p> <img height="146" src="http://img15.hostingpics.net/pics/408821FranoisChicaia.jpg" width="131"></p> <p>  </p> <p> Je suis à Dakar un double cursus : à l’École Nationale des Arts (formation cinéma) et au Conservatoire National Douta Seck. Avec des collègues de promotion, je fais partie de la «bande des cinq » qui fondera la Cie <u>Les Gueules Tapées</u> créée à partir du spectacle de fin d’études, une création inspirée de Hergé et Tintin et qui donnera le ton de la future compagnie : humour et dérision. Nous obtenons une bourse de trois mois au Conservatoire Royal de Liège en Belgique et en revenons avec un spectacle intitulé <em>La carte d’identité</em> que nous présentons au centre culturel Blaise Senghor.         </p> <p>  </p> <p> Par ailleurs, je me forme à Commedia Dell'arte auprès de la Cie <u>The Right Size</u> en Grande-Bretagne, au jeu de masque avec Jozef Houben (Belgique) et au jeu du bouffon, avec Guy Lafrance (France). Aujourd’hui résidant à Bordeaux, j’y ai été animateur assistant sur un atelier d'écriture en langue Wolof et y interviens régulièrement dans des simulations d'audiences à l’École Nationale de la Magistrature.        </p> <p>  </p> <p> J’ai autant joué dans des œuvres de Karl Valentin, Ionesco, Molière, Racine et Corneille que de Koffi Kwahulé, Wole Soyinka, Madeleine Mukamabano ou Aimé Césaire ; effectué des tournées en Europe comme au Sénégal.</p> <p>  </p> <p> Au cinéma, je donne voix à un homme du village dans <em>Kirikou et la Sorcière</em> et joue notamment dans le documentaire sur la traite des noirs et l'esclavage à Bordeaux <em>Trous de mémoire</em> de Nicolas Guibert (rôle de l’esclave).                                                      <em><strong> </strong></em></p> <p> <strong>                                                   </strong></p>

À quoi servira la collecte

<p> Nous avons commencé nos répétitions depuis trois semaines entre le Théâtre de la terre (Paris 11e) et, grâce au réseau Raviv, à Gare au théâtre (Ivry-sur-Seine). Nous projetons de continuer à travailler pendant deux semaines à Paris puis une semaine à Dakar où nous jouerons au Théâtre National Sorano, à l’hôtel Sokhamon, au Terrou bi, au Centre culturel Blaise Senghor et au <em>Festival des formes et des rythmes du monde</em> de Toubab Dialaw avant de revenir à Paris présenter notre travail devant les professionnels et nos soutiens.    </p> <p>  </p> <p> <img src="http://img15.hostingpics.net/pics/817752baobabsenegal.jpg"></p> <p>  </p> <p> Les fonds collectés serviront à <strong>compléter notre budget</strong> : construction d’une estrade, suite de la location d’une salle de répétition, costumes, location de théâtre, communication, les défraiements. L’équipe est composée de quatre comédiens et du metteur en scène.              </p>

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