Une usine, un homme, un fils, un patron, une confrontation. Les années passent, une forêt, l'isolement, des intrus, une confrontation.


Disponible

Ci-dessous, la note technique du film accompagnant le scénario. Certains détails vont certainement vous paraître étrange, pour des personnes ne l'ayant pas lu, mais il vous donne une idée, une impression de ce à quoi le film va ressembler.

NOTE TECHNIQUE :

A. IMAGE :

Le prologue de l’usine, malgré son ancrage dans un réalisme social fixera des visages, ceux des ouvriers au milieu d’une étrangeté de papiers brûlés, de feu et de fumée. Une étrangeté, une perte de repère pour le spectateur, être immergé brutalement dans le drame du récit. La lumière bleue du matin, et l’intrusion dans le cadre d’un corps filmé de près, la caméra collée à L’HOMME. Une faible profondeur de champ, un découpage sec, un jeu sur les matières. (vêtement, béton, sang, huile, fumigène…)

La forêt, imposera un rapport à la temporalité en contrepoint du prologue. Laisser le temps, laisser le corps, l’image, vivre dans un plan-séquence d’introduction, de l’éveil à l’immersion dans l’eau. Le découpage, l’intensité, s’immisceront progressivement par le biais de la menace des bûcherons. L’attention naturaliste faisant place à la tension de l’action. Un travail en lumière naturelle, une douceur dans le travail des couleurs. L’espace de la grotte sera très sombre, de faibles sources, c’est le ventre du monde, la zone tourmentée de l’esprit de L’HOMME. Le lapin sera animé selon la méthode de la pixilation (image par image), ce sera un vrai crâne de lapin, son mouvement de mâchoire sera lent, volontairement artisanal et saccadé. La forêt devra être dense afin d’avoir visuellement un contrepoint avec l’aridité du terrain vague où les pick-up sont garés.

La fin fera fusionner les deux mondes, ce sont des retrouvailles, la dernière image qu’a vu L’HOMME dans l’usine fut l’enfant, enfant devenu adulte dans l’épilogue. Une plaine, un arbre abattu, L’HOMME à l’état sauvage, préhistorique, le retour de la fumée, épaisse, dense, les matières, des visages en gros-plan, la disparition des corps, le paysage.

Le scénario est un matériau, il faudra bien évidemment être attentif aux surprises que le tournage en pleine nature pourra provoquer, c’est pourquoi je veux tourner ce film en numérique. C’est aussi un souhait esthétique, le numérique permet un travail particulier sur la carnation, la peau, les matières.

 

B. SON :

Le scénario fait appel au visuel, aux images, mais le son sera tout aussi important. L’attention dans l’usine sera donnée à des bribes de conversation, à des détails surgissant pour amplifier cette fine frontière qui sépare la réalité, de l’étrangeté. Le plic-ploc de l’huile, l’amplification des coups de poings ensuite submergés par des bruits de pas, des échos, la sonorité de cette usine vidée sonne comme une grotte de béton. Le réel doit se déliter par le son dès le prologue.

Il n’y a pas de musique dans TRONC, mais un travail sonore très précis, la forêt devra vivre, les organismes la peuplant personnifiés par le son.

Le mixage sera très précis, travaillant la distance (tronçonneuse, respiration du cerf…) et faisant basculer le spectateur lors des séquences où le son s’évanouit.

La voix froide et métallique du lapin, mixée avec des craquements d’os, rendra la texture du son et la voix à la fois organique et froide, écho d’une matière sonore rappelant l’usine.

 

C.MONTAGE :

Ce scénario ne peut pas être minuté avec la théorie « une page est égal à une minute ».

Ce film ne durera pas 30 minutes non plus, c’est un film de cinéma, pas un film de musée. J’aime beaucoup le cinéma expérimental mais ce n’est pas le but de ce film, la forme doit coïncider avec la narration sans imposer un “exercice formel“ au spectateur. Je pense que le film durera 20 minutes, le montage sera l’électrocardiogramme du personnage principal, L’HOMME. Il s’adaptera au calme, à l’harmonie, puis au chaos, à l’intensité des scènes.

 

Disponible

Belle et heureuse année à tous, que l'imagination, la radicalité et la prise de risque soient vos mantras pour 2015.

 

À très vite !

Disponible

Miglen Mirtchev incarnera L'HOMME.

 

Formé au Conservatoire Supérieur d’Art Dramatique de Sofia (Bulgarie), Miglen Mirtchev vit et travaille en France depuis 1984.
Au théâtre, il a joué notamment sous la direction de : Norma Guevara dans L’Eloge de la Chose de Jean-Daniel Magnin, François Rancillac dans La Nuit au Cirque d’Olivier Py, Jérôme Savary dans La Périchole, Irma la Douce et Demain la Belle, Jean-Michel Bruyère dans Radix, Gilbert Tiberghien dans La mort véridique de Jeanne d’Arc, de St. Tsanev et American Buffalo, de David Mamet, Jacques Roux dans Oedipe, Oedipe et Le jardin des délices, Laurent Maklès dans Le Manteau d’après Gogol, Igor Futterer dans Une rose rouge pour un café noir de I. Futterer, Claire Benjamin dans La taverne du Diable, Michèle Harfaut dans AII Rh+, de Nicoleta Esinencu, Sandrinne Lano dans Mais n’te promène donc… de Feydeau, Eram Sobhani dans La tour du roi du grand horloge, de W.B. Yeats...
Au cinéma, il a tourné avec : Christian Carion dans L’Affaire Farewell, Arnaud Desplechin dans Rois et Reines et Un Conte de Noël,  Gilles Legrand dans La Jeune Fille et les Loups, Eric Véniard dans Thérapie Russe et Une Affaire qui Roule, Jacques Maillot dans Nos Vies Heureuses, Claire Devers dans Les Marins Perdus, Pavel Lounguine dans Familles à Vendre, Aurélia Georges dans L’Homme qui marche, Laurent de Bartillat dans Ce que Mes Yeux ont Vu, Marc Barbé dans La Serre de Glace... 

 

Photomig22-1418660399

 

http://www.artmedia.fr/fiche.cfm/222723-miglen-mirtchev.html
http://www.imdb.me/miglen.mirtchev