Barbara Sabaté Montoriol

Paris, France

Née à Épernay en 1965, Barbara Sabaté Montoriol, après un détour par une formation juridique décide de se tourner résolument vers les passions qui l’animent depuis l’enfance, l’écriture, l’art, la Chine. Elle étudie les lettres classiques dans le sud de la France où elle s’est installée avec son mari et ses trois enfants, suit des cours de dessin, modelage et peinture, se forme à la typographie et à l’infographie. Elle crée et donne un cours sur le thème de la créativité dans l’art et dans l’industrie à l’IAE de Perpignan, s’occupe de la communication graphique de festivals de théâtre et de photographie, réalise des catalogues d’exposition pour des artistes locaux, puis devient directeur artistique d’une agence de communication. De retour à Paris en 2006, elle reprend un cycle d’étude d’histoire de l’art à l’École du Louvre puis de chinois à Langues’O, et commence un travail personnel de réflexion sur les résonances de la création artistique d’aujourd’hui. Elle en rend compte dans son blog Fragments de sens dont le titre traduit en trois mots son désir de réfléchir sur l’art, d’ouvrir un espace de réflexivité au sens propre, une œuvre, une idée, une culture se réfléchissant dans l’autre. Elle nourrit et affute son regard au contact des écrits du sinilogue Jean-François Billeter, du philosophe Jean-Christophe Bailly, de Maurice Merleau-Ponty, de l’historien d’art Daniel Arasse, des poètes Christian Bobin, Charles Baudelaire, de Marcel Proust, Siri Husdvedt, des univers des peintres Fabienne Verdier, Patrick Loste, Pierre Soulages, Paul Klee, Fra angelico, des photographes Hiroshi Sugimoto, Pierre Corratgé et beaucoup d’autres. Elle s’engage en parallèle aux côtés d’une équipe de bénévoles de son quartier auprès des sans-abri et approfondit cette démarche dans les mots sur le blog Chroniques de moments partagés. Au fil de ces années, le désir d’écrire ne la quitte pas, il est et reste la toile de fond de son activité, la source de son énergie. En 2011 elle écrit Le journal de l’exposition Tumultes, récit d’un voyage immobile entouré des toiles de Cécile Donato Soupama exposées dans la Chapelle du Guerric à l’île-aux-moines, dans le golfe du morbihan, réflexion sur le regard porté sur ces peintures. C’est alors qu’elle rencontre l’artiste et qu’une solide amitié se noue. Elle partage aujourd'hui sont temps entre Paris et l’île-aux-moines, entre l’effervescence citadine et le calme insulaire, indissociablement nécessaires à son travail.