Cie du petit côté

LA COMPAGNIE DU PETIT COTE Créée en 2002, la compagnie du petit côté est une compagnie de danse contemporaine dont Laurence Pagès assure la direction artistique. Influencée par l’expérience du butô, elle cherche à faire naître la danse de l’exploration de matières sensorielles, du souffle et de l’énergie. Depuis le projet "Cadrage-débordement" (2003), jusqu’à "A un fil" (2007) puis "Corps de luttes" (2008-2009), une même préoccupation traverse en effet l’ensemble de ses pièces : la recherche du bruissement de la danse, du souffle et du son, produits par le mouvement. En 2008, la rencontre avec Christina Towle au sein du programme Transforme, initié par Myriam Gourfink à Royaumont, ouvre un nouveau champ de recherche et de création avec l’élaboration d’un système partitionnel du souffle dans la danse. La collaboration avec Christina Towle se poursuit avec le projet Trois souffles et à travers la proposition d’une soirée thématique commune autour du souffle réunissant deux solos : "Corps de luttes" et "Airtight". La compagnie du petit côté est également marquée par son engagement citoyen dans des actions de sensibilisation artistique pour des publics exclus des dispositifs culturels traditionnels : interventions en milieu carcéral, au sein d’associations d’insertion pour des personnes précarisées. Depuis plusieurs années, elle développe également un projet d’ateliers artistiques en milieu scolaire, en collaboration avec la conseillère pédagogique Pascale Tardif, autour du thème « Danse et littérature de jeunesse : les lectures chorégraphiques d’albums ». LAURENCE PAGES, CHOREGRAPHE ET DANSEUSE Marquée par l’influence du butô et la pratique improvisatrice, elle crée plusieurs pièces où la respiration occupe une place fondamentale : "Cadrage-débordement" (2003), "Brigitte" (2005). En 2007, en résidence à Mains d’œuvres, elle crée le solo "À un fil #1" puis "A un fil #2", quatuor pour trois danseuses et une chanteuse. Parallèlement à ses créations, elle participe en tant qu’interprète à des projets de Julie Nioche, Thierry Laffont, Brigitte Dumez, Christine Gérard, et en butô avec Gyohei Zaitsu. Depuis plusieurs années, elle mène des ateliers de création avec des personnes en situation de précarité et des détenus. Ces expériences ont été le support d’une réflexion sur les enjeux de la danse contemporaine en prison, menée dans le cadre d’un DEA en esthétique chorégraphique et prolongeant des questionnements sur les rapports de pouvoir, initiés durant ses études à Sciences-po. En 2008, elle participe au programme Transforme proposé par Myriam Gourfink à l’abbaye de Royaumont. En 2009, à partir d’une collecte de gestes et d’états de corps en lutte, elle crée le solo "Corps de luttes". Durant trois ans, elle a également été chargée de mission en médiation culturelle au Centre National de la Danse. CHRISTINA TOWLE, CHOREGRAPHE ET DANSEUSE Née à New York, elle se forme à l’école de Merce Cunningham. En 2000, après des études de Littérature anglaise et de Danse au Barnard Collège, Univ. de Columbia, poursuit sa formation en danse contemporaine en France. Elle rencontre Jean-Claude Gallotta pour lequel elle collabore d’abord en tant qu’interprète. À partir de 2005, elle travaille principalement en tant que répétitrice et enseignante pour le CCN de Grenoble et mène des actions culturelles dans toute la France autour de l’œuvre de Gallotta. En 2003, elle s’engage dans la pratique du yoga, elle y découvre une virtuosité physique qu’elle ne soupçonnait pas, une physicalité qui se construit au fil des sensations intérieures. Cette pratique imprègne son travail de danseuse-chorégraphe et de formatrice en danse. Elle enseigne dans plusieurs ville de France et à l’étranger (Allemagne, Sénégal). En tant que chorégraphe, elle explore depuis longtemps l’interaction entre danse et musique. Dans Suite, vidéo-danse créée en 2006, elle explore comment l’incorporation de la musique peut mettre en mouvement des postures quotidiennes. Elle conçoit des dispositifs multimédia et scénique pour permettre au corps d’agir en tant qu’instrument. D’abord, par le biais d’un dispositif multimédia interactif entre la musique et la danse dans "Reflet" (2004). Ensuite, dans "Head2Head" (2007) par la création d’un espace scénique insonorisé, permettant d’amplifier la musicalité du geste. Cette préoccupation des relations entre la musique et la danse, née pendant sa formation chez Cunningham, évolue progressivement à travers ses projets chorégraphiques, notamment sous l’influence de nouvelles techniques corporelles et de sa participation au programme TRANSFORME à la Fondation Royaumont en 2008. Depuis 2010, elle explore la musicalité interne et le souffle en collaboration avec la chorégraphe Laurence Pagès, autour du projet de recherche et de création Trois Souffles. Ce cheminement chorégraphique se concrétise avec la création de "Airtight" - solo pour souffle et ballon.