Compagnie Cadol

Françoise Cadol AUTEUR & COMÉDIENNE « Il y a quelques années, j’ai visité l’ancien hôtel des Roches Noires à Trouville. Le hall était vide et magnifique. Quelques fauteuils, des grandes fenêtres sur la mer, un vieux téléphone à fiches, un ascenseur de la même époque, et de chaque côté, une porte battante... Malgré l’espace vide, l’endroit était “chargé” ! Chargé du souvenir de tous ses “clients”, de leurs espoirs, leurs rires, leurs douleurs, leur vie... Pendant tout le temps où je suis restée dans le hall, j’ai senti les portes sur le point de s’ouvrir pour laisser passer leurs fantômes. Je n’avais encore jamais écrit sur de la musique et c’est en écoutant les propositions de Stéphane que les émotions des personnages m’arrivaient et s’imposaient. Bien sûr, on en parlait ensemble, on voyait des ombres, on entendait des murmures, des souffles, des rires, mais grâce à la musique, j’ai entendu des mots, des bouts de dialogues comme des bouts d’étoffes pour les habiller... » n On a vu Françoise Cadol dans Rodin, tout le temps que dure le jour, dont elle est l’auteur et pour lequel elle a eu l’aide à la production et à la diffusion du Fonds SACD (M.E.S. C. Luthringer), dans Mir Mir de P. Edouard d’après Vittime de M. Nava, dans Les passantes (M.E.S. J.-P. André), dans Les petites haines de C. Delbo (M.E.S. C. Cadol), dans Chop Suey, qu’elle a également écrit (M.E.S. J. Connort), dans Britannicus de Racine (M.E.S. J.-P. André), Port Royal de Montherlant (M.E.S. R. Gérôme), Bobosse de Roussin (M.E.S. S. Hillel), Cinq pas dans la tendresse de et M.E.S. par X. Jaillard... Elle a tourné avec A. Isserman, D. Tabuteau, G. Espinasse, A. Moracchini, R. Kahane, D. Roussel... Elle prête sa voix à A. Jolie, S. Bullock, P. Arquette, G. Li... Les deux pièces de théâtre qu’elle a écrites sont éditées aux Éditions Fabert. --------------------------------------- Stéphane Corbin COMPOSITEUR & MUSICIEN « Françoise a trouvé les mots qui se cachaient sous les notes et qu’elle seule pouvait entendre et réveiller. Nos imaginaires n’ont fait qu’un, les personnages sont nés et leur histoire, leur caractère et leur folie nous ont sauté aux yeux. Ils se sont mis à vivre avec nous, à nous réveiller, à nous parler la nuit. Nous les avons modelés, comme des sculptures d’argile ; quelquefois, ils se sont refusés à nous pour suivre leur propre route... Je voulais une musique qui tourbillonne en un bal fantôme, une folie aérienne... Il y a des morceaux où les notes sont parfois comme des gouttes d’eau, parfois comme des rires. D’autres où les valses incitent plus à voler qu’à danser... Il y a des musiques vibrantes, à fleur de peau, nourries de peur, d’espoir, de vie. Il y a surtout de la poésie... » n Auteur-compositeur-interprète, Stéphane Corbin sort en 2011 l’album Les murmures du temps (Sony Music). Il a chanté en première partie de Juliette, T. Fersen et D. Annegarn, reçu le Prix du Public au Trophée Radio France (2005), le Prix Clermont Carrefour de la Chanson (2007), et participé aux Rencontres d’Astaffort de F. Cabrel. Il a pris part à de nombreux spectacles musicaux en tant que compositeur, pianiste ou comédien, dont Dorian Gray d’après O. Wilde (M.E.S T. Le Douarec, Festival d’Avignon 2011 et Vingtième Théâtre), Tout Offenbach ou presque d’A. Sachs et La vie parisienne d’Offenbach (M.E.S. A. Sachs), Chance et Babel d’H. Devolder, L’oiseau bleu d’après M. Maeterlinck, Le plus heureux des trois d’E. Labiche, L’histoire de Sally Mc Laureen de C. Kandel (M.E.S N. Grujic). Il a composé pour des émissions de télévision (dont Talents aiguilles sur Pink TV) et des courts-métrages (dont Ça fait mal à mon cœur de S. Noël, Grand Prix du festival d’Angers 2004). --------------------------------------- Christophe Luthringer METTEUR EN SCÈNE « Tout commence par des sons déformés, des objets qui tremblent, des voiles qui flottent dans l’espace. Le hall de l’hôtel a été clos par de vieilles planches qui laissent passer d’étranges rais de lumières matérialisés par la poussière. Çà et là, quelques vestiges sous des toiles d’araignées, rescapés comme dans une calle d’un bateau fantôme à la dérive. Au loin, faisant partie des murs, un pianiste, ignoré de tous, joue inlassablement. La date de mort des fantômes datera leur costume. Une robe bourgeoise 1870 brûlée par le sel de la mer (Caroline) ; un tweed Anglais 1930 en bon état à quelques trous près (Hopking) ; un costume 1950 (Willy) ; un fuseau panthère, années 1980, style pop-­‐star sur le retour (Gloria) ; une robe intemporelle, légère, aérienne (Louise) ; un costume sobre 2012 (Jules). Les voiles de différentes largeurs donneront une sensation de légèreté, mais feront aussi penser aux fils d’une immense toile d’araignée sur lesquels seront projetées des images d’un film super-­‐8 en noir et blanc : La nostalgie d’un autre temps. Mais sommes-­‐nous réellement dans le hall de l’hôtel ? Ou dans la chambre d’hôpital d’un homme dans le coma ? Les pistes seront volontairement brouillées. Je veux conjuguer le visuel et l’émotion, me servir de technologies nouvelles, type hologramme, mais au service de l’essentiel. Non pour paraphraser l’immatérialité des fantômes, mais pour signifier la dématérialisation du vivant quand il “part”. La chorégraphie, comme une seconde forme narrative, pas forcément dansée, mais qui raconte cette caisse de résonance qu’est le corps, avec ses émotions, ses perceptions. J’aimerais donner envie aux spectateurs de monter sur scène, pour “toucher” ce qu’ils voient, savoir si tout cela est bien réel ! Qu’ils sortent du théâtre avec un cœur gonflé à bloc, emplis d’une envie de vivre explosive, “désanesthésiés”, connecté à cette force irrationnelle... Entrer, avec ce spectacle, dans la conscience d’un cœur qui bat. La précieuse existence humaine. » n Christophe Luthringer passe d’un univers à l’autre, du théâtre à l’opéra, du seul en scène au collectif. Il a monté plus d’une vingtaine de spectacles. En 2011 : Ex-voto de Xavier Durringer (créé à Paris en 2009 et repris à Avignon) ; La danse du fumiste de Paul Emond (Bruxelles) ; Family Dream : écriture collective d’une pièce de théâtre visuel (spectacle prévu à Tahiti, Saint-Petersbourg et Avignon 2012). En 2010 : La flûte enchantée de Mozart (Herblay) ; Le miroir de Trinidad (Avignon et Paris 2011). En 2009 : Coup de griff’ de Momoko et Bernard Fructus (Paris) ; Faust de Gounod (Herblay) ; Je t’avais dit, tu m’avais dit de Jean Tardieu (créé à Paris en 2005 et tournée jusqu’en 2009). En 2008 : Les Sax’s, quatuor musical dont il est l’auteur (Avignon) ; Mir, Mir de Pamella Edouard d’après Massimo Nava (tournée). En 2007 : Vol de nuit de Saint-Exupéry (Tournée). En 2006 : Rodin, tout le temps que dure le jour de Françoise Cadol (Paris et tournée) ; Pélagos de Jean Lavinal (Jouy le Moutier) ; Je m’appelle Yass et je viens de loin de Yasser Achem (Paris) ; Houria, la femme que j’étais de Gaspare Dori (Paris et Île Maurice). Et aussi, entre 1997 et 2005 : Ta gueule, je t’aime de Thierry Samitier (Paris et Avignon); Paul et Virginie de Bernardin de Saint-Pierre (Île de la Réunion, Madagascar, Île Maurice) ; Oui de Gabriel Arout (Paris, Avignon, tournée) ; Pierre et papillon de Murielle Magellan (Paris, Avignon, tournée) ; Au fond des bois de Jean-Louis Bourdon (Avignon) ; Textes bouddhiques (Darma ling de Paris) ; La surprise de l’amour de Marivaux (Paris, Avignon, tournée Afrique). --------------------------------------- Olivier Breitman COMÉDIEN n Avant de créer le personnage de Scar dans le musical de Broadway Le roi lion (M.E.S. J. Taymor) au Théâtre Mogador, il travaille de nombreuses fois avec M. Maréchal (La très mirifique épopée de Rabelais, Les trois mousquetaires d’A. Dumas, Ruy Blas de V. Hugo, La Puce à l'oreille de Feydeau), avec J.-L. Revol (La nuit d’Elliot Fall de V. Daenen), et joue de nombreuses pièces de Lesage, Molière ou Labiche. Il a également travaillé avec F. Berthier dans des pièces de F. Melquiot, Tchekhov, Goldoni, Shakespeare. On l’a vu aussi dans l’univers de G. Bourdet, de F. Muhl, de X. Lemaire. Demandez la chanson du film (M.E.S. R. Kahane), Et la belette joue de la trompette (M.E.S. N. Bataille), À l'aube de la liberté (M.E.S. D. Bailly). Pendant plus de vingt ans, Olivier Breitman a collaboré avec J. Fuseya, metteur en scène japonais installé à Paris au Théâtre du Temps. Il y a interprété notamment des grandes figures féminines (Andromaque, Iphigénie, Cassandre, Hécube, la Belle Hélène) aussi bien à Paris qu'à Tokyo, et il est considéré comme étant le premier « onnagata français ». --------------------------------------- Arnaud Denissel COMÉDIEN PHOTO : BRUNO PERROUD. n Côté comédie musicale, il a joué et chanté dans Spamelot - Sacré Graal des Monty Pythons (M.E.S. Pef) ; Le soldat rose (M.E.S. C. et G. Benizio) ; Aimé et la planète des signes (M.E.S. J.-L. Grinda) ; Au devant de la vie (M.E.S. C. Rosmini) ; Mille et une plumes (M.E.S. J. Hodges) ; Quel temps fait-il à Paris ? (M.E.S. S. Hureau) ; Parce que je vous aime (M.E.S. N. Lormeau) ; La cage aux folles (M.E.S. A. Marcel) ; La fièvre des années 1980, Les années zazous, La vie parisienne et Les années twist (M.E.S. R. Louret). Côté théâtre, on a pu le voir dans La pitié dangereuse de S. Zweig ; Embrasser les ombres de L. Norén ; Long voyage vers la nuit d’E. O’Neil (M.E.S. J.-C. Seguin) ; Les larmes de l’aveugle de R. de Obaldia (M.E.S. G. Shelley) ; Autour de ma pierre de F. Melquiot (M.E.S. F. Berthier)... Il a tourné pour la télévision avec C. et G. Boustani, C. De la Rochefoucaud, G. Amado, G. Rivière, G. Espinasse, E. Dubergey... --------------------------------------- Christian Erickson COMÉDIEN n Au théâtre, il a joué dans Comédie sur un quai de gare de S. Benchetritt (M.E.S. B. Buffoli), The Dinner Game / Le dîner de con de F. Weber (M.E.S. T. Kessler), Art de Yasmina Reza (M.E.S. T. Kessler), Hot House d’H. Pinter (M.E.S. J. Sheridan), Endgame de S. Beckett (M.E.S. P. Hudson), Les Précieuses ridicules de Molière (M.E.S. P. Valiant), The Comedy of Errors (M.E.S. A. Wilson), Twelfth Night (M.E.S. G. Bushnell), The Rocky Horror Show (M.E.S. L. Dobell). Il a travaillé avec le metteur en scène B. Meyer dans What ever happened to Baby Jane, Banana for a Boy King, Marie et Bruce de W. Shaw. Au cinéma, on l’a vu dans Brando et Brando de R. Behi ; Adèle Blanc-Sec, Arthur, et Jeanne d’Arc de L. Besson ; La rafle de R. Bosch ; 8 fois début de X. Molia ; Hitman de X. Gens ; Cash d’E. Besnard, Remake / Désaccord parfait d’A. de Caunes ; 8th Wonderland de N. Alberny et J. Mach ; Touriste ? Oh Yes ! de J.-P. Mocky ; The Statement de N. Jewison ; The Divorce de J. Ivory ; Kennedy et moi de S. Karmann ; The Man and the Iron Mask de R. Wallace ; La neige et le feu de C. Pinoteau ; Les aventures de Catherine C. de P. Beuchot ; Americonga de H. Soto ; Le 4e pouvoir de S. Leroy ; Les liaisons dangereuses de S. Frears... --------------------------------------- Gaëlle Pinheiro COMÉDIENNE n Côté théâtre musical, elle a joué et chanté dans Frankenstein junior de M. Brooks (M.E.S. N. Grujic), Spamelot de E. Idle (M.E.S. Pef), Kid manoir de D. Rozen et F. Colas ; Les bavards d’Offenbach (M.E.S. N Grujic) ; Phiphi de Christiné (M.E.S. P. Albaladejo) ; La petite boutique des horreurs d’A. Menken... Au théâtre, on l’a vue dans Robin des bois : la légende ...ou presque ! de et M.E.S. par F. Colas et G. Beaujolais, Noël magique de et M.E.S. par W. Korso, Casting de et M.E.S. par G. Nozach et V.G. Vovan ; Silenzio ! de F. Dubois... À l’opéra, elle était dans Monsieur Choufleri d’Offenbach (M.E.S. G. Nozach); Le mariage secret de Cimarosa (M.E.S. A.-M. Lazarini) ; Le barbier de Séville de Rossini, La flûte enchantée de Mozart, La belle Hélène d’Offenbach ; Orphée aux enfers d’Offenbach (M.E.S. R. Santon) ; Rigoletto de Verdi (M.E.S. M. Fau) ; Les noces de Figaro de Mozart et Beaumarchais (M.E.S. E. Perez)... Et à la télévisison, on l’a vue dans Le grand restaurant 2 de P. Palmade et G. Pullicino. --------------------------------------- Ariane Pirie COMÉDIENNE n Elle était dans Mozart, l’opéra rock de D. Attia, A. Cohen et F. Chouquet. On l’a vue aussi dans Je t’aime, tu es parfait, change de J. di Pietro et J. Roberts, Non, je ne danse pas de Lydie Agaesse (M.E.S. J.-L. Revol), La nuit de l’iguane de T. Williams (M.E.S. G. Lavaudant), Zazou et La périchole de J. Savary, Peines de cœur d’une chatte française d’A. Arias, Créatures et Les hors-la-loi d’A. Bonstein, Panique à bord de S. Laporte. Sol en cirque de Zazie, V. Baguian et J.-M. Leau, La Revue de P. Naftule. Au cinéma, elle a travaillé avec X. Giannoli (Talk show), B. Podalydès (Versailles rive-gauche, Dieu seul me voit et Bancs publics), P. de Chauveron (Les parasites) et I. Mergault (Un homme très recherché).