Diane.Zarzoso.Lacoste

Ayant grandi entourée d'animaux et dans le respect de l'environnement, j'ai très tôt décidé de m'investir dans la conservation des espèces menacées. Grande voyageuse passionnée de faune et flore sauvage, j'accorde une grande importance aux questionnements liées à l'évaluation de l'impact de l'homme sur la biodiversité mais également à la sensibilisation du public et au transfert de connaissances et compétences qui pourraient aider les populations locales à mieux protéger leur patrimoine naturel. Après un Bac S à Hyères les palmiers (Var), j'ai effectué tout mon cursus universitaire à Marseille en Ecologie et Biologie des Populations et Écosystèmes. Dès la première année de Licence, j'ai réalisé chaque été des stages de terrain visant à étudier l'impact des prédateurs introduits sur des populations d'oiseaux insulaires endémiques et menacés (par ex, le Puffin yelkouan et le Puffin cendré au sein du parc national de Port-Cros). Passionnée par ces questionnements scientifiques portant sur les interactions directes et indirectes entre prédateurs invasifs et espèces natives et menacées sur les îles, j'ai fini par élargir mon terrain de jeu à la Polynésie Française, tout d'abord par le biais d'un stage dans les montagnes de Tahiti en vue du classement su site du Mont Marau en parc, puis grâce à l'obtention d'une bourse de thèse du Ministère de l’Éducation Nationale, de la Recherche et de la Technologie (MENRT, major de promotion) qui m'a permis de réaliser ma thèse dans cette région du monde. Après pas mal de galères, j'ai pu soutenir ma thèse de Doctorat l'an dernier en juin et je suis depuis recrutée en tant qu'Attachée Temporaire d'Enseignement et de Recherche à l'université de Rennes 1 (ATER, CDD d'un an renouvelable un fois). Durant ma thèse j'ai développé des techniques innovantes (Ecologie Moléculaire basée sur l'amplification et l'identification de l'ADN de proies dans le régime alimentaire de prédateurs) permettant de quantifier la prédation exercée par les chats et rats invasifs sur une espèce d'oiseau terrestre en danger critique d'extinction, le martin-chasseur des Gambier sur l'atoll de Niau (archipel des Tuamotu, Polynésie Française). Il s'est avéré que l'impact de la prédation sur la population de cet oiseau était faible mais qu'il existait une importante compétition pour la ressource alimentaire entre cet oiseau et les 2 espèces de rats, pouvant affecter sa survie en particulier pendant sa saison de reproduction. De plus l'impact de l'homme (destruction de l'habitat, pratiques agricoles) semble bien supérieur à celui de ces prédateurs invasifs. Heureusement, la sensibilisation des habitants depuis plusieurs année par la SOP Manu (ONG locale de protection de la nature) a permis le développement par la plupart d'entre eux d'une agriculture raisonnée prenant en considération la survie à long terme de l'oiseau emblématique de leur île. Enfin, un projet de réintroduction du Martin-chasseur sur une île voisine dont il a aujourd'hui disparu est actuellement à l'étude (étude de faisabilité) et permettrait de réduire la probabilité d'extinction de cette espèce d'oiseau suite à un évènement climatique catastrophique de type cyclone en créant une population de secours sur une seconde île. Des hypothèses ont don été testées, des solutions proposées il ne reste plus qu'a parler de ce projet afin d'obtenir les fonds permettant de le réaliser... c'est là que vous intervenez...donnez moi l'occasion d'y arriver, donnez moi l'occasion de tenter de sauver cette espèce menacée. le "Koteuteu" (Martin-chasseur en dialecte local) vous remercie!