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Lille, France

Le narateur (Ibrahima) est confronté à un secret de famille qu'il apréhende en rêve. Tout commence aprés son premier séjour au village de Jusqu'à la corne. On suit la famille Traoré sur trois génération d'abord en Afrique aprés la guerre de 1945 et les secousses qui transforment les sociétés coloniales. Puis en France avec le parcour d'un jeune immigré dans les années 60-70 en région parisienne et dans le Nord. Le texte parle aussi de l'histoire d'amour entre ce migrant et une jeune française. Ce livre est un parcour initiatique ou le narateur aborde ses cultures dans un réçit littéraire parfois surnaturel (magie Africaine). Il est aussi confronté aux religions chrétienne et musulmane de ses parents où il y ouvre un dialogue. Mon texte s'inscrit dans une démarche universaliste de dialogue entre les peuples, en montrant des drames et des tragédies qui séparent des humains pourtant aux émotions si communes. C'est pourquoi, avec votre soutient, je voudrai publier 700 exemplaires en format poche suivit d'une distribution dans 50 librairies partenaires et une distribution internet de format pdf adapté. Je vous présente çi-dessous un court extrait de Jusqu'à la corne. A l'aide d'une flamme mon père m'indiqua ma couche. Elle se trouvait devant la porte de la case de ma grand mère, au claire de lune. Une moustiquaire enveloppait un matelas posé sur des bâtons ingénieusement assemblées. Je trouvai mon lit confortable et je ne mis pas longtemps à m'endormir. Au cœur de la nuit, je me réveillai en pleine forme. Sous un champs d'étoiles et les yeux ouverts, j'écoutai le tapage inquiétant des animaux. Subitement, deux ombres filiformes firent leur apparition à trois pas de moi. Je restai immobile curieux. C'étaient de grands noirs sans visage. Pareils aux homme qui marche, ils étaient déterminés. J'étais pétrifié. Mon instinct me dictait de rester calme et de ne pas paniquer. Les deux spectres se placèrent à chaque extrémité de ma couche. Je santais leur long doigts m’enserraient les poignets et les chevilles. Je ne parvenais pas à dire un mot, ni à bouger. Ils me levèrent subitement, je ne fus plus qu'une sensibilité flottante et paradoxalement rigide. Ils m'avaient sorti de mon corps. Je fus pris d'horreur et me débattis témérairement. Je sentais leurs mains fermes me manipuler. Désespéré, je me tordais dans tous les sens impuissant. Mais je ne pouvais rien contre leur emprise. Puis, ils me dirigèrent vers le sol. A ma grande surprise, je pénétrai la terre et ma bouche s'ouvrit. Aussitôt, les lémures me relevèrent et me reposèrent dans mon corps avant de disparaître. J'avais cru mourir et emporté en enfer. Mais je me touchai et compris que j'étais toujours vivant. Soudainement, la voix d'un muezzin déchira l'obscurité. Les exhortations à la prière amplifié par un mégaphone résonnaient dans tout l'endroit Elles furent aussitôt rejoins par les autres minarets du village. Je me levai en toute hâte et allai rejoindre Mamadou. Il faisait ses ablutions dans la salle de bain. J'avais envi de prier et je le suivi à la mosquée. Sur le chemin du retour, je le questionnai. - «  Une chose étrange m'est arrivé cette nuit... ». J'expliquai en détail le rapt extraordinaire des deux lémures et lui demandai ce que cela voulait dire. Mamadou me répondit que j'avais fait un rêve macabre. Il me proposa de prendre un bain de plante médicinale. Je me levai vers onze heure l'esprit encore embrumé par la nuit dernière. Après mon petit déjeuner, je sortis pour me poser sur la petite place devant la maison. Un petit promontoire à l'ombre d'un arbre était prévu à cette effet. Un vent frais passer entre les habitations. Au loin entre quelques murs de banco, je voyais le fleuve passer. Je ne pouvais m'empêcher de me questionner. De multiples théorie se bousculaient dans ma tête. On voulait m'initier à une magie; On voulait me faire comprendre que j'étais ici chez moi; on voulait me faire peur. Ces pensés passaient les unes au-dessus des autres se mélangeant. Plus je tirai sur l'une d'elle plus elles s’entre maillaient. Lorsque un vieil homme à la démarche décidée se dirigea vers moi. Vêtu d'un boubou bon marché et le regard persan il m'interpella dans un français où résonne l'africain : - »C'est toi qui a dormi là cette nuit ?! »..."