Dugudus

Depuis ces dernières années, j’expérimente et tente de redonner un nouveau souffle à l’image sociale issue de la culture de notre pays. Je me suis resservi des codes de la communication visuelle acquis durant mes années d’études à l’école Estienne et à l’école des Gobelins pour mettre en image les luttes et les besoins des gens qui m’entouraient. À 20 ans, une rencontre fut déterminante pour ma carrière, celle du graphiste François Miehe, membre fondateur du collectif Grapus, avec qui j’ai collaboré durant plusieurs mois à la création d’un nouveau vocabulaire d’images sociales. En 2010, je décide de partir étudier à La Havane et monter un projet sur l’histoire, encore peu connue, de l’affiche cubaine. Je découvre une nouvelle approche de l’image et le travail de la sérigraphie. à partir de cette formidable expérience, est née l’ouvrage Cuba Grafica que sera publié aux éditions l’Echappée en octobre prochain. Depuis trois ans, je suis graphiste free-lance. Alternant travail de commande et projets personnels, ma production s’est rapprochée du street-art. Je tiens à entretenir un lien avec la rue en interpellant les passants sur le monde qui les entourent. Début 2012, suite à une rencontre avec Diego Posadas à Buenos Aires, je découvre « El taller popular de serigrafia » ayant fonctionné de 2001 à 2007 durant la profonde crise économique et sociale traversée par l’Argentine. Je décide de mener le projet jusqu’en France et d’installer le long des manifestations des ateliers de sérigraphie ou de distribution d’affiches diffusant le plus largement possible mes images.