FERGESSEN

France

Deux voix qui se marient idéalement sur des mots inspirés… « FERGESSEN ne ressemble à personne. » [20MINUTES] David et Michaëla sont auteurs-compositeurs-interprètes et auto-producteurs. Bref, ils sont passionnés, débordés, et ils ne lâchent pas l’affaire. Ceux qui les connaissent disent qu’ils sont magnétiques, honnêtes et généreux. Ceux qui les ont observés, de loin, ont parfois dit qu’ils n’avaient pas l’air « cool ». Et ça leur a nui. Alors, ils sont devenus « zen ». Encore mieux que « cool »… Bien avant, ils avaient tout quitté : Paris, leur appart’, leurs proches, leur label (MVS Records, « Les accords tacites » - 2011). Et ils avaient tout recommencé, à l’Est. Le Grand Est, c’était une « région », avec tous les avantages que cela comporte : des petites salles à la programmation régulière, des gens chaleureux qui sortent avec l’envie de se laisser surprendre, des SMAC qui ouvrent leurs portes aux artistes locaux, des médias impliqués, qui réservent de la place dans leurs colonnes et invitent sur leurs plateaux des artistes inconnus du grand public. Alors, ils ont joué, joué, joué, joué… tourné, tourné, tourné. Et c’est devenu tout un métier. Le nom a circulé, le bruit a couru : « Deux bêtes de scène, pour le prix d’une ! », « De leurs concerts, on sort détrempé, comme eux, et exsangue, plus qu’eux. Parce qu’ils ont cette énergie démentielle, qui fait qu’ils se régénèrent, quand nous, on s’épuise… ». « Dealers d’une émotion communicative », « en quête permanente d’intensité, dans ce qu’ils ont à dire et ce qu’ils donnent à entendre », David et Michaëla surprennent et marquent par leur énergie, leur générosité, et l’identité singulière d’un rock « électro-pop » exigeant, tribal et envoûtant, servi à deux voix et à quatre mains. De concert en concert, de région en région, ici en première partie (Yodelice, Da Silva, Féfé, Renan Luce, Daran, Jehro, CharlElie Couture, Francis Cabrel), là en « Découverte », puis en tête d’affiche, ils parviennent à s’entourer professionnellement, et touchent un public qui ne leur a plus jamais fait faux bond. C’est avec son aide, justement, qu’ils autoproduisent leur second album, « FAR EST » (2013, Echoïd Prod). Dix titres gorgés de cette fougue qui s’empare de quiconque, à un moment de sa vie, envoie tout valser. Ils obtiennent parallèlement le soutien de la SACEM (Aide à l’Autoproduction), de Francophonie Diffusion et de l’Europe, dans le cadre du dispositif d’accompagnement transfrontalier « Multipistes en Grande Région ». Un an après, et une cinquantaine de concerts plus loin, ils convoquent leurs adeptes, qui affluent des quatre coins de l’Hexagone, à une grande messe live, dans une « Souris Verte » pleine à craquer, au cœur d’Epinal. Ils immortalisent 2 h 40 de ce concert sulfureux, sur un DVD très « indé » : « Made in FAR EST » (2015, Echoïd Prod). La même année, ils sont repérés par Bruno BERBERES et la production de SHINE France. Début 2015, des millions de téléspectateurs les découvrent en prime-time aux côtés de ZAZIE, qui les accueille dans son équipe, sur le plateau du célèbre concours de chant diffusé sur TF1. Parfaits outsiders, ils n’ont rien à y faire, mais pourtant tout à y gagner. Instantanément, leur site Internet sature. Les messages affluent, les stocks d’albums s’épuisent, les concerts se multiplient hors région, les médias lorrains renforcent leur soutien, les salles se remplissent encore, et à l’occasion du concert parisien d’avril 2015, au théâtre « Les Etoiles », ils rencontrent Antoine ESSERTIER, réalisateur. Le chapitre suivant, c’est « Apocalypse now », les hélicos en moins. Celles et ceux qui ont travaillé, écrit, enregistré aux côtés d’Antoine ESSERTIER (Vianney, Boulevard des Airs, Daran, June The Girl…) le confirmeront sans doute : c’est un tyran, génial. Film de référence : « Whiplash », devise : « La vérité est dans le play ! », idole : Prince. Au studio d’Antoine, on boit de la Ricoré, de la Poire locale, et on cravache. Texte, mélodie, riff, structure, aucun détail d’une chanson n’est laissé au hasard. On n’appuie pas sur « Rec » à la légère, chaque chanson tient la route dans son plus simple appareil. Le soir, on parle d’astrophysique, de l’Espace-Temps, du Cosmos, mais aussi du business, des radios et de l’industrie du disque. On entend qu’on n’a « rien compris », qu’on doit bosser davantage, progresser, quitter sa zone de confort, fermer sa gueule, observer, faire confiance et laisser faire, aussi. La remise en question peut être violente, brutale... Essuyer des critiques sans complaisance, à tour de rôle, toujours sous le regard l’un de l’autre, c’est une épreuve. Mais qu’on tienne ou non le choc, elle est constructive. Et une seule chose est sûre alors, le travail ne sera jamais perdu. Au début de l’été 2015, FERGESSEN s’isole, lève le pied, cesse de tourner, et travaille en profondeur : les mélodies s’affinent, les textes s’éclaircissent, le ton s’allège, le son se modernise. David et Michaëla consacrent 12 mois exclusivement à l’écriture de leur nouvel album, expérimentent, se redécouvrent, se réinventent, tandis que le capitaine donne le cap. Le premier single extrait de cette collaboration avec Antoine Essertier, « Le Temps », rentre en « Coup de Cœur » sur les ondes de RTL 2, en mars 2016, et y sera diffusé pendant six mois. Toujours indépendant, mais plus seul à ce jour, le tandem finalise l’enregistrement de ce troisième album, dont la sortie est prévue pour l’automne 2017. A l’issue d’une première résidence de création, clôturée par un concert de présentation donné à guichet fermé, au mois de septembre dernier, le duo a repris la route et présente actuellement sur scène certains des titres qui figureront sur l’album à venir, dans un spectacle minutieusement mis en lumières, où se côtoient : un stroboscopique « Tu veux la guerre ? », une « Mélancolie » spectrale, un « Tangerine » à la fragilité assumée, mais aussi « Le Temps » ou encore « Old is beautiful », hymne décomplexé au goût de blues, dont le message, s’il est en anglais, n’en est pas moins clair : « Il faut aimer vieillir, car tous les âges sont beaux ». L’accueil est d’ores et déjà extrêmement chaleureux. L’album est attendu. FERGESSEN a osé faire peau neuve, pari tenu. Pari gagnant ? Ils l’espèrent. Pour finir l’année 2016 en beauté, FERGESSEN s’est envolé début octobre pour la Chine où, après deux prestations remarquées, en mai 2016, au « Shililianjiang Music Festival » de Zhuhaï, ils revenaient à l’affiche du gigantesque « Western China Music Festival » de Chengdu. « Du très haut vol […] Future révélation probable ! », titrait à leur sujet un article de COSMOPOLITAN, en octobre 2013. 2017, cap vers les strates supérieures. SITE OFFICIEL : WWW.FERGESSEN.FR Extraits citations : Laurent CACHARD (http://laurentcachard.hautetfort.com)