Gaylord.B

Paris, France

Je suis maître de conférences en Histoire de l’art. J'ai été diplômé docteur de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en 2017, après avoir soutenu ma thèse intitulé « Le portrait du costume : une esthétique du pouvoir médicéen (1537-1609) ». J'enseigne l'histoire de l'art de la Renaissance, de même que l’histoire de la mode et des métiers d’art. Mon intérêt pour ces disciplines s'articule autour d'un souci de décryptage des stratégies visuelles qui se cachent derrière le choix de confectionner, endosser et représenter tel vêtement d’apparat, telle étoffe somptueusement brodée, telle parure de joaillerie. Depuis octobre 2008, j’ai donné des cours sur le corps et le costume dans la peinture de la Renaissance italienne et néerlandaise, sur la création de mode contemporaine et ses liens avec l’histoire du costume depuis l’Antiquité, ou sur les artisanats d’exception et les grandes maisons françaises du luxe de Colbert à nos jours. Autant de portes d’accès vers le sujet qui me captive et me fascine : la création de luxe au service de l’exercice du pouvoir. Enseigner, je l’ai appris au contact des étudiants. Aussi, grâce à des projets en faveur de l’éducation à l’histoire des arts à l’heure du numérique que j’ai piloté, à partir de 2010, au sein du Haut conseil de l’éducation artistique et culturelle, au Ministère de la culture et de la communication, notamment le projet européen Innovative Teaching for European Museum Strategies et le colloque international Schools, museums and new technologies en 2012. Avec le soutien de mon université de formation, m’a aussi été offerte la possibilité d’organiser deux colloques internationaux, le premier en 2013 intitulé Penser la sculpture. Échanges artistiques et culturels dans le nord de l’Europe du XVIe au XVIIIe siècle, le second en 2014 Autour du corps. De l’idée à l’invention (XVIe-XVIIe siècles). Ce fut l’occasion de mettre en lumière la mobilité des artisans du luxe entre nord et sud et l’impact de leurs somptueuses créations sur les portraitistes de toute l’Europe. La thèse. Ce fut un long cheminement, avec des phases de recherches compliquées mais excitantes. Cela a exigé pas mal de déplacements pour aller à la rencontre de tableaux dont la majorité se trouve dans les réserves des musées ou en possession de particuliers. Il a fallu aussi éplucher les milliers de pièces d’archives en italien manuscrit du XVIe siècle. Pour ces étapes, j’ai eu le privilège de bénéficier de plusieurs bourses pour des séjours à Rome, à la Villa Médicis et à l’École Française, et à Florence, à la Chancellerie des universités de Paris et au Nederlands interuniversitair kunsthistorisch instituut. Le résultat : une thèse en 4 volumes où la thèse en tant que telle s'associe à un catalogue de 1047 notices de portraits de la famille Medici au XVI et XVII siècles. Et encore tant d'autres notices à venir pour leurs successeurs au XVII et XVIII siècles...