Greg C

Paysages, portraits, concerts, scènes de vie… les sujets illustrés à foison par Greg C, photographe protée, s’avèrent des thèmes traditionnels du médium. Cette prodigalité gourmande se couple avec une volonté de se projeter au plus près du sujet, renouant avec d’anciennes « règles de l’art », loin de postulats conceptuels. Très indépendamment des équipements (argentique, numérique… noir et blanc, couleur… boîtiers en acier, en plastique, en bois, en bakélite !?) et des supports, Greg C fonce ; pas de complexe de Gradiva - pas de complexe du tout manifestement ! - à l’instant d’appuyer sur le déclencheur… et c’est tant mieux ! Il est vrai que depuis que la thèse de l’indicialité a été désavouée par l’envahissement sans souffrance du pixel, on ne théorise plus guère sur d’éventuelles ruptures - quant à la représentation - entre les modes opératoire. La numérisation n’a pas nuit à la mimesis pas plus que photoshop n’a jeté dans l’oubli certaines techniques ! On constate ainsi avec plaisir que le jeu des temps de pose n’est pas frappé d’obsolescence, autorisant la fine captation de confins de lueurs… Une boite, un trou, de la lumière… et des écrans d’ordinateur – éclairés « du dedans » - qui permettent d’admirer partout ses instantanés. Greg C, on l’a à l’œil… Eugène Bacquole