Hôpes

Fanny, 36 ans, une artiste plasticienne et animatrice culturelle d'origine... Passionnée de voyage, de rencontres, de cultures, d'art, d'expression, d'"humain" et de nouveaux horizons...:et c'est un peu cette recette de mots qui guident ses pas et fait l'essence de ses divers projets artistiques. Bercée dans le voyage durant son adolescence par ses parents, partis sur leur voilier (construit par eux même) à destination des Antilles et de l'Amérique du sud; Toujours un crayon à la main, le dessin et l'écriture accompagne alors son voyage, au fil des pays et des rencontres. Installée par la suite avec eux au Vénézuéla, elle entre dans une ecole d'arts appliqués de Caracas où elle restera durant durant 3 ans. Des parents également passionnée de musique qui la fond baignée dans une ambiance de jazz, rock et musique classique, en passant par tous les grands de la chanson française, Fanny Commence à s'intéresser à la guitare vers l'age de 17 ans; grandement influencée par les univers et textes de U2, Noir Désir, Ben Harper, Zazie, Tracy Chapman, Cabrel ou Goldman, c'est vers l'âge de 25 ans et suite à plusieurs épreuves de vie difficile (perte de ses deux parents et rupture sentimentale très difficile) qu'elle se met à écrire et composer ses propres morceaux. Restée anonyme depuis son salon, la rencontre avec Centala, Iain Dunnet et son studio langonnais, ainsi que les encouragements de leur entourage, va changer les choses et donner naissance à "Hôpes". Centala, « l’héritier » en Bambara, est un artiste multi-facettes. Mélange de France et de Mali, il grandi en Bretagne, où il comprend très vite que sa vie sera pavée de créations multiples et variées. C’est d’abord par le dessin que Centala apprends à développer sa créativité, à capter cette « matière » dont il se nourri. Très jeune, ce sont des heures passées à griffonner, gommer, à chercher la perfection du trait, de la forme, du volume… Dessins de silhouettes, d’animaux d’Afrique, comme pour poser la question de son métissage à un père muet sur ses origines. Les réponses allaient être plus subtiles, distillées sous forme musicale. Incarnées par Salif Keïta, Ismaël Lo, Mory Kanté et bien d’autres encore… « L’Afrique, c’est Ça mon fils…. » C’est peut-être de ces questions sans réponses que naissent son envie d’imaginaire, son besoin d’évasion et de sortir de la norme établie. Et puis un jour, à 17 ans, Centala tombe littéralement dans la musique, à la faveur d’une guitare prêtée par un cousin. C’est la découverte d’une autre façon de s’exprimer, encore plus puissante, à ses yeux, que le dessin, que la parole. C’est en autodidacte que Centala apprends alors la guitare et le chant. Avec le groupe Morenn, au début des années 2000, il se familiarise avec d’autres instruments, d’autres sonorités. A ce moment se mêlent déjà dans sa tête le grunge de Nirvana, les Koras Africaines, et les bombardes et autres violons celtiques. Rennes. C’est dans cette ville que Centala laisse pousser les graines de créativité, d’énergie brute semées dans sa jeunesse. Là, il monte plusieurs groupes, plusieurs projets, tantôt « chanson française/jazzy » avec le groupe Mademoiselle Marteau, tantôt « Hip hop/ Electro’roll » avec Naïm, voire même du groove poussé à son maximum avec le trio Funk’U. L’énergie créatrice est à son paroxysme mais l’organisation et la prospection ne suivent pas, et ne permettront pas à Centala une professionnalisation dans la musique à ce moment là. Aujourd'hui, Centala est pleinement investi dans Hôpes, en plus de son projet solo ("one man band" comme il le dit) et de son travail de composition et d'arrangements pour Alvy Zamé, Sur ces trois projets, les influences musicales sont puisées dans tout son parcours : on voyage au gré des mélanges, dans des univers profonds et personnels, portés par des textes sincères et souvent engagés, plaçant l’Humain au premier plan. C'est sur ces bases que Fanny et Centala créent et enregistrent aujourd'hui les morceaux qui font l'âme de Hôpes souhaitant rendre ces idées, et mélodies concrètes et accessibles à un plus large public.