J-P

Ce qui suit, c'est ma bio sur Wikipedia... Je n'aime pas trop la nostalgie... Je n'ai donc pas relu ce texte, je vous le livre tel que vous pourrez les retrouver sur le net ;-) Avant d'être chanteur, Jean-Patrick Capdevielle a été journaliste à SuperHebdo, Salut les copains (le magazine), Mademoiselle Age Tendre, Actuel, puis directeur artistique (Publicis) et photographe. Dans les années 1960, il voyage aux États-Unis, puis vit à Londres, où il côtoie le Swinging London (notamment au Speakeasy et au Blaise's; des clubs où il rencontre les Beatles, les Rolling Stones, Jimi Hendrix); il devient un ami proche d'Eric Clapton. En 1970, il part s'établir aux Baléares, à Ibiza, où il peint et compose ses premières chansons. En 1978, il adresse à une maison de disques ses premières maquettes. Le 45 tours Solitude, qualifié de « reggae en français » et produit par Ketchup Music (label appartenant à William Sheller), rencontre un succès certain. Capdevielle signe dans la foulée un contrat chez CBS. En août 1979 sort son premier album, "Les Enfants des ténèbres et les Anges de la rue", dont est extrait un 45 tour avec la chanson "Tout au bout de la ville" en face A. De façon totalement imprévue, c'est la chanson de la face B, intitulée "Quand t'es dans le Désert", qui est préférée par les programmateurs des radios, au point de devenir un gigantesque succès. D'ailleurs, plus de 30 ans après, Capdevielle est toujours « poursuivi » par "Quand t'es dans le Désert", qu'on lui réclame systématiquement alors qu'il a publié douze autres albums depuis. "Quand t'es dans le Désert" a été considérée comme une critique au vitriol du giscardisme; les paroles « Tous les rapaces du pouvoir menés par un gros clown sinistre plongent vers moi sur la musique d'un piètre accordéoniste » semblent désigner le premier ministre et le président de la République Valéry Giscard d'Estaing, connu pour sa pratique peu convaincante de l'accordéon. Autre thématique: la "femme fatale" - qui allait s'avérer omniprésente dans toute l’œuvre de Capdevielle - avec les titres "Elle est comme personne "( Quand j'ai mal j'me plains pas d'la brûlure / J'suis venu seul à g'noux devant sa serrure / Quand mes derniers espoirs plafonnent / Elle est comme personne ) et "Salomé" (Elle est v'nue vers moi pour m'apprendre mon rôle / Quand ma solitude n'était vraiment pas drôle / J'ai senti l'orage quand ma voix s'est cassée / Mais déjà je dansais comme un clown sur la trace de Salomé). Les deux premiers albums, "Les Enfants des ténèbres et les Anges de la rue" (sacré album de platine et vendu à 450 000 exemplaires en peu de temps), et "Deux" (1980), régénèrent le paysage rock français et sont toujours classés parmi les « 100 disques essentiels du rock français » (respectivement 27e et 55e place du classement du mensuel Rolling Stone, en février 2010). Extraite de l'album Deux, la chanson "C'est dur d'être un héros" est un véritable succès, mais plus encore la chanson "Oh, Chiquita" : le 45 tours se vend encore mieux que celui de "Quand t'es dans le désert". Les titres "La cité fantôme", "Ton monde est vieux", "Crachez la monnaie" ou "Les sables mouvants" sont particulièrement percutants, et la chanson "Barcelone" est considérée par de nombreux admirateurs comme un véritable "bijou". Pourtant, sans que l'on sache très bien pourquoi, les critiques sont bien moins enthousiastes concernant Deux et encore moins à la sortie du troisième album, "Le long de la jetée", en 1981. C'est le début d'une longue défiance entre le chanteur et le monde de la critique. Le premier album (réédité depuis en CD fac-similé en novembre 2009 par Culture Factory) est suivi d'une tournée de concerts au printemps 1980, avec un passage à l'Olympia. Capdevielle enchaîne deux autres tournées : début 1981, avec un passage au Palais des sports de Paris, puis à l'automne 1982, de nouveau avec plusieurs passages à l'Olympia. Capdevielle défie les critiques en 1982 avec un album au titre explicite : L'ennemi public. Les paroles de la première chanson, tout aussi explicitement titrée "T'es pas fait pour ça", décrivent bien la situation : « Ils t' jugent au nom des lois qu'ils inventent, Pour eux, t'es toujours sur la sale pente, Faut quitter ton manège Si personne te protège, Ils pèsent ta rage au poids d' leurs combines Paraît qu'on doit tout vendre en vitrine, Faut savoir ramper par terre Pour dev'nir un vrai chanteur populaire. » L'album, inégal, propose toutefois deux vivifiants « morceaux de bravoure » ("L'homme de paille" et "La vie passe comme une rivière") et un bel hymne à la gloire du rock, titré "Qu'est-ce qui va rester quand le rock'n'roll aura cessé d'exister", qui connaît un certain succès. Après la publication en 1983 de l'album live Dernier rappel, Jean-Patrick Capdevielle surprend, et désoriente même une partie de son public, avec des albums très différents des trois premiers. Mauvaises fréquentations, sorti en 1984 : propose une série de chansons très personnelles, sombres, sobres voire minimalistes, comme "Pas bien rose", "Sous trop d'étoiles", "Les ghettos dansent", "Drôle de guerre", ou comme l'introspectif et nostalgique "Dimanche treize". En 1985 sortie du surprenant album Planète X. Après un renversant "Limbo", Capdevielle s'inspire de la destinée humaine avec "Monkey man" et "Planète X", puis avec le décalé "Dance on the map (Remix Gorbatchev)" et le glaçant "Hiver" ("après les bombes, il y a eu l'hiver...") et les étranges "Sirène, sirène" et "Pièges", et l'incontournable chanson pour unefemme fatale : "Miss Miranda". Après une pause de trois ans (il avait publié un album par an de 1979 à 1985), Capdevielle revient en 1988 avec le superbe "Nouvel âge..." resté pourtant l'un de ses albums les plus méconnus, malgré quelques passages en radio du titre "Celle qui t’aimait". Une fois de plus, les introspections ("Les heures noires", "Face au mur au petit jour") alternent avec les destins de simples humains ("Celle qui t'aimait", "Deux étrangers", "Double aller simple pour Pékin", "Gueule d'ange"), et celui de l'humanité entière avec la chanson éponyme "Nouvel âge" (« Des chambres à gaz aux satellites, des famines aux cours de Wall Street Des puits secs aux jours de colère, des dieux barbares aux mercenaires Cent mille ans pour casser les barreaux des cages Cent mille ans pour trouver la clé du nouvel âge ») qui semble faire écho à l'Hiver de l'album précédent. L'album "Vue sur cour", sorti en 1990, puis l'opus de blues-rock "Vertigo" (1992; enregistré à Nashville), restent trop peu connus faute d'avoir pu dégager une chanson phare. Parallèlement à sa carrière d'auteur-compositeur-interprète, il anime en 1985-1986 sur FR3 une émission de variétés, "Les Totems du Bataclan". En 1986 toujours, il tourne, en tant que comédien, aux côtés de Marie-Christine Barrault dans un téléfilm, de Philippe Vallois, "L'Énigme des Sables". Puis il devient co-fondateur de la société de production, « Cadrages », qui produit notamment le long-métrage de la réalisatrice indienne Mira Nair Salaam Bombay (Caméra d'Or au 41e Festival de Cannes en 1988). Il est également l'auteur du tube de Linda William' : Traces (1988), et la même année il participe à la chanson collective Liban. En 1993, et pour deux ans, il part vivre aux États-Unis, où il étudie le cinéma à UCLA (Californie) ; quand il revient, il réalise plusieurs clips, dont celui de Renaud Hantson (Si tu te bats, 1995). En 1995 sort également la compilation Politiquement correct signée sur le label Sony Music, avec quatre titres nouveaux (en cours de réédition en 2010). En 1997, il écrit, compose et produit l'album "Carmine Meo", dans lequel il donne sa chance à une soprano débutante Emma Shapplin Cet album de "néo-opéra" qu'il écrit en italien du xive siècle (!) devient un succès international vendu à deux millions et demi d'exemplaires et obtenant pas moins de 39 disques d'or et 17 de platine. Les musiques sont composées par Capdevielle sur le modèle des grands compositeurs italiens du xixe siècle, de Donizetti à Vincenzo Bellini. Poursuivant dans cette voie, Jean-Patrick Capdevielle écrit et compose en 2001 un opéra néo-romantique, toujours en italien du xive siècle : Atylantos... une légende de l'Atlantide, avec Chiara Zeffirelli (soprano), Elena Cojocaru (soprano), Jade Laura d'Angelis (soprano) et Nikola Todorovitch (ténor). Un projet scénique semble toujours en cours, réunissant les chansons de "Carmine Meo" et d'"Atylantos" Mais, revenant à ses premières amours et au pop-rock, il produit l'album "Pop Tasty "du groupe Montparnasse (2005), puis en 2007, écrit six textes sur les onze chansons de l'album 2007 de David Hallyday. L'année 2006 voit entre temps son retour dans les studios, où il enregistre l'album Hérétique #13, sorti en mars 2007 L'album remporte un succès critique réel : chacun en dit du bien, mais personne ne peut l'écouter. Jugeant le thème du single (Miss Démocratie" trop polémique, les radios le boycottent. Il écrit et compose depuis plusieurs années mes chansons qui composeront son 14ième album et qu'il souhaite financer par crowdfunding. Discographie 1978 Solitude (premier 45 tours) Ketchup Music 1979 Les Enfants des ténèbres et les Anges de la rue CBS 1980 /2 CBS 1981 Le Long de la jetée CBS 1982 L'Ennemi public CBS 1983 Dernier Rappel (double Live) CBS 1984 Mauvaises Fréquentations CBS 1985 Planète X CBS 1986 D'où viennent les danseuses (45 tours inédit) CBS 1987 Nouvel Âge WEA 1990 Vue sur cour WEA 1992 Vertigo Virgin France 1995 Politiquement correct (compilation avec inédits) TriStar 2007 Hérétique 13 O+