JACH ERNEST

Début 2011, Stéphane Jach, chanteur-guitariste du feu groupe bordelais Lafoxsébastopol décide de se lancer dans un nouveau projet dont la première ambition est de réaliser un album. Pour enregistrer ses nouveaux titres, il fait appel à ses anciens acolytes de Lafox. D'autres musiciens : violoniste, accordéoniste et trompettiste viendront lui prêter main forte. Le 1er album voit le jour l’été 2012, il est produit, enregistré et mixé par deux bordelais : Stéphane Gillet (Artifacts, All Cannibals, Bengale….) et Loic Lachaize. C'est un premier disque foisonnant et décomplexé : des claviers s’y amusent avec des restes de pop eighties, des guitares bancales et revêches tissent une atmosphère électrique et sombre, violons et cuivres amènent une touche plus folk. On pense à du Deus ou du Zita Swoon première mouture, mais aussi à Sufjan Stevens. L’année 2013 est marquée par une série de concerts initiée par le festival d’hiver Bordeaux Rock et par une nouvelle collaboration avec Stéphane Gillet. Un vinyle 4 titres sort à l’occasion du disquaire day et le deuxième album « Black water dogs » est enregistré. Sa sortie est prévue courant 2014. Stéphane chante en anglais car c'est vers cette langue que ses influences musicales l’ont porté. Les textes, souvent tendres et naïfs se font plus âpres quand il s'agit de raconter des amitiés qui foirent méchamment. Les morceaux sont intimistes mais jamais complaisants car quand il se raconte ce serait plutôt en loser aux prises avec ses désirs et ses envies de liberté jamais totalement assumés. Sur scène, Stéphane est accompagné par Florence Besse, ex Lafox et complice de presque toujours. Le duo prend un malin plaisir à déconstruire les morceaux et à brouiller les pistes : le chant est partagé, les instruments changent (guitares, basse, mandoline, percus, claviers…). Ça reste de la pop, mais une pop qui garde ses distances avec les évidences et les lignes droites, car pour eux, les détours sont bien plus séduisants.