Joyce TAPE

Née le 17 janvier 1975 à Tiassalé (Côte d'Ivoire). Père, ancien combattant français, Robert Tape. Mère, Gbaho Hélène, chanteuse de blues. A l'âge de 12 ans, Hélène décide de présenter sa fille au public en la faisant monter sur scène à ses côtés. Depuis l'âge de 5 ans, Joyce répondait déjà aux refrains quand sa mère chantait à la maison. Auprès de l'orchestre de la Marine Nationale de Côte d'Ivoire à Abobodoumé, elle apprend à jouer de la guitare basse à partir de l'âge de 13 ans. En 1995, Joyce Tape participe à l'album du groupe « Yang System » et fait avec eux la tournée en Afrique de l'ouest. Joyce Tape a souvent chanté dans des chorales et des groupes musicaux jouant dans les églises. De 1995 à 1999, Joyce Tape fait des études pour être photographe. Elle exerce ce métier pendant 5 ans et est correspondante pour plusieurs journaux en Côte-d'Ivoire. En 1998-1999, Joyce Tape réalise un documentaire de 50 photos sur la culture du Cacao en parcourant toute la Côte-d'Ivoire et fait des expositions en Europe. A partir de 2000, elle retourne à la musique, compose et enchaîne les expositions et les concerts. En 2004-2005, Joyce Tape retourne en Afrique pour enregistrer son premier album, « Mogobé » (tout le monde), entre la Côte-d'Ivoire et le Sénégal. L'album sort en France en 2006, suivi de concerts et d'une tournée jeune public. En 2010, elle réalise son deuxième album, « Hélène », pour rendre hommage à sa mère, enregistré à Besançon et qui sort en 2012, suivi d'une tournée. Durant cette tournée, Joyce Tape rencontre Boubacar Traoré à l'opéra-théâtre de Besançon dont elle fait la première partie. Cette rencontre marque un tournant dans la carrière de l'artiste. Voyant les populations du nord du Mali et de Côte d'Ivoire dévastées par les guerres, les famines, la pauvreté, c'est avec le cœur meurtri que les deux artistes disent aux politiques : « Mettez l'humain au centre de notre monde. A tous les peuples, nous voulons dire que nous devons avancer et vivre ensemble quelles que soient les difficultés. On ne peut vivre en reculant. » Boubacar Traoré adhère à l'engagement de Joyce et lui accorde son soutien. En 2013, Il vient à Besançon pour une semaine de résidence. De ce séjour, naît le projet Dongri-Niman et le troisième album de Joyce Tape, « Niman, la musique va plus loin que les mots », enregistré entre la France et le Mali. Sur cet album, interviennent des musiciens Français, Maliens et Ivoiriens. Elle se produit désormais avec deux grands musiciens, l'harmoniciste Vincent Bucher et le guitariste Christopher Peyrafort En 2015, l'album « Niman » sort. Joyce Tape part alors en Côte d'Ivoire pour une tournée de concerts et médiatique d'un mois, accompagnée de l'association Benkadi – Joie Production dont l'objectif est de promouvoir cette musique et de créer des échanges entre les deux pays. Joyce Tape reçoit à cette occasion une distinction de la part du maire de la Commune d'Adjamé (3 millions d'habitants en journée) à Abidjan pour son engagement auprès du peuple. Ce séjour est suivi d'une tournée en France d'une dizaine de dates durant le printemps et l'été 2015. Le public est toujours ému par sa musique et son engagement. Pour l'année scolaire 2015-1016, l'auteur-compositeur est sélectionnée par la SACEM et l'Education Nationale en France pour la « Fabrique à Chanson », projet dont l'objectif est d'initier le jeune public à la création musicale. En Février 2017, Joyce Tape et ses musiciens se sont rendus à Tanger, au Maroc afin de mettre naissance à son nouveau spectacle en duo avec Abdellah El gourd et sa troupe de musiciens. Le spectacle Gnawa'n Blues a vécu ses premières présentation au Maroc devant un public très chaleureux et enthousiaste. http://www.joycetape.com