Laetitia Carton

Je suis née en 1974, à Vichy. A 17 ans, je voulais déjà faire du cinéma mais on m'a dit qu'il n'y avait pas de débouché, alors j'ai fait une fac de psycho où je me suis bien ennuyée. J'ai finalement passé 5 années à l'école d'arts de Clermont ferrand, où j'ai été bien dé-formée par une super équipe pédagogique. Un passage par le post-diplôme de l'école d'art de Lyon, avec Jean-Pierre Rehm m'a finalement enfin amené sur le chemin du cinéma, du documentaire. Après un début de vie dans le monde de l'art contemporain, et des expos personnelles qui m'ont rendue bien triste, j'ai donc bifurqué pour l'école du documentaire de Lussas. Où j'ai commencé à écrire un film sur les Sourds, une lettre en cinéma à mon ami Sourd, mort quelques mois avant. Mon Master 2 en poche, j'ai voyagé jusqu'à Cuba pour accompagner mon film de fin d'étude D'un chagrin j'ai fait un repos. Puis en 2009, j'ai réalisé pour la télévision, mon premier long-métrage, "La pieuvre". Il racontait l'histoire de ma famille et d'une maladie génétique neuro-dégénerative qui la décime, la maladie de Huntington. Il a été sélectionné au FIPA, à Leipzig, à Tubingen, a remporté le grand prix à Oullins. En 2012, je travaille toujours sur le film sur la communauté Sourde, qui peine a trouver sa voie et des financements, alors j'ai besoin de me changer les idées et on a envie avec Baudoin, mon ami auteur de bandes dessinées, de faire un film ensemble. En 2011 je commence un film sur Vichy ma ville natale. "Edmond, un portrait de Baudoin" est sorti en salle en septembre 2015, et a commencé sa vie en recevant le Grand Prix du festival « Traces de Vies » à Clermont-Ferrand. Et enfin en janvier 2016, fruit de plus de 10 ans de travail, mon film « J'avancerai vers toi avec les yeux d'un Sourd » est aussi sorti en salle. Il a été vu par plus de 23000 personnes, et j'en suis bien heureuse. Je fabrique aujourd'hui ce film sur le Grand Bal, et ne désespère pas d'avoir enfin du temps pour finir mon film sur Vichy.