Lippie

Laura Peinetti aka Lippie est une chanteuse et musicienne autodidacte née en France dans les années 80. Toujours prête à faire les quatre cents coups, à rire et à s'amuser, Lippie déploie une énergie communicative. Se tournant très vite vers la musique pour exprimer le mal-être inhérent aux 90's, elle écrit ses premières compositions au piano à l'âge de dix ans (ce qui est moins bien que Mozart, mais quand même pas mal pour une fille). À la fois auteure, compositrice, pianiste, guitariste (pilote de rally, plombière, soudeuse à l'arc), Lippie fait des concerts en solo dès 2004, accompagnée par ses seules guitares et pédales-samples. Elle rencontre le collectif des Black & White Skins en 2006 (Cocorosie, Spleen, Hindi Zhara, Hugh Coltman, Twin Twin...) et devient active sur la scène parisienne de cette belle époque folk-expe-electro-pop. En 2008, Lippie est lauréate du Concours Paris Jeune Talents. Lippie publie alors un premier EP de quatre titres A first grâce à la bourse qu'elle remporte (un EP qui ne sera malheureusement jamais proposé à la vente). Lippie est signée aux éditions Because (éditions seulement) en France. Sa guitare en bandoulière, Lippie traverse l’Europe, découvre Berlin et ses environs, va se produire dans des bars de Londres, puis ceux de Manchester, avant de partir pour les États-Unis : New-York, Los Angeles, Santa Fe (Nouveau Mexique), voyages à l'occasion desquels elle rencontre une foule de gens formidables (parce quand on voyage, on rencontre toujours des gens formidables). Ainsi des membres du groupe Norvégien "Du". Ils collaborent pendant deux ans, et font quelques concerts ensemble, elle apparaît sur l’album Risk and Investment. Suite à cela, Lippie est embarquée pour réaliser les premières parties de Mademoiselle K pendant l’année qui suit et traverse ainsi la France. On la retrouve sur l'album Cheesecake de Séverin sorti en 2009, et l'année suivante sur « Il n'est point de sot métier », titre du collectif La Maison Tellier publié sur L'Art de la Fugue. Ainsi qu’une belle rencontre musicale qui se traduit par trois titres sur l’album du producteur de House-Music Ark aka Guillaume Berroyer sorti en 2010. La même année, Acid Washed, anciennement connu sous le nom de Sex in Dallas, lui propose de faire 2 morceaux sur l’album intitulé Acid Washed, sur le label Record Makers et donnent naissance à « Apply » et « Snows Melt » (voir à ce propos Clash Music review). En 2012 il est vraiment temps pour elle d’enregistrer un album solo, et Lippie fait la connaissance de John Forté (bien connu pour son travail sur The Score de The Fugees) : ensemble, ils produisent un titre intitulé « The Little Things », font le clip dans la foulée ; avec John, tout devient évident, son expérience musicale permet au disque de voir le jour. Il s’appelle An Imaginary Truth, et sortira chez Wagram, 3ème bureau le 14 Juin 2012. Le style de ce premier opus ? Un disque low-fi par essence où la démesure et la frime sont ici corps étrangers. « John a commencé par créer les fondations rythmiques de l’album », raconte Lippie. « En un mois, on s’est retrouvé avec une base solide. Entre-temps j’avais laissé tombé mes réflexes de control freak ». L'album, écrit en anglais, est le fruit d'une collaboration à quatre mains avec Forté sur le bluesy « Little things » ou l'inquiet « Killing world », également concernant le choix des rares instruments additionnels : les cuivres sobres sur le post-Motown « Little world » ; le piano sur l’aérien « First wave of underground » ; la basse samplée pour seule architecture de « We fall » ; clavier, batterie et beat box portant le funk monacal de « Can you ». Sur « Flowers », une guitare et rien d’autre. A peine plus sur « Confessions ». An Imaginary Truth a été publié le 4 juin 2012 sur le label 3ème Bureau (Wagram). Toujours sur la route, toujours habitée par son envie de donner le meilleur aux êtres humains que nous sommes, et de faire sortir le meilleur de nous-mêmes, Lippie se charge de nous donner du courage et de l’amour.