MorganeImbeaud

« Je me souviens encore de ce début d’hiver lorsque mes pensées côtoyaient cette noirceur, au loin cachée dans ma tête. La lumière diminuait chaque jour et je sentais m’éteindre lentement. Je me souviens de m’être remise à jouer sur mon piano, sans peur, sans réfléchir, et d’oser mélanger ces quelques notes qui m’avaient manquées. C’est ainsi qu’est né le premier thème musical, c’est ainsi qu’est né ce personnage mi-homme mi-félin, Léo. Il représente cet autre « moi », ce double que nous avons tous au fond de nous. Il représente le courage, la force, il rassure et nous aide à dépasser les moindres soucis que chacun d’entre nous doit affronter au cours de notre vie. Léo est donc présent depuis notre plus jeune âge, lors de nos premiers pas, nos premiers pleurs, nos premiers amours, nos premières déceptions. En observant les gens qui m’entourent, les amis, les connaissances, les inconnus croisés, je me suis rendue compte qu’une sorte de tristesse ou qu’un découragement permanent émanaient d’eux. J’ai voulu créer cette histoire des « Songes de Léo » pour que tous ces gens puissent s’apercevoir qu’ils ne sont pas seuls, que le dialogue est important et qu’il ne faut jamais avoir peur d’exprimer ses émotions. Il faut avoir conscience de ce que l’on est, de ce que l’on est capable de faire. Il faut accepter ce que l’on est pour avancer. Léo s’adresse a chacun d’entre nous, petits et grands, et nous devons le faire voyager dans tous les lieux prêts à l’accueillir sous toutes les formes. Nous devons aller à la rencontre des enfants et leur dire combien il est normal de souffrir parfois, d’être triste, que les amitiés et les amours ne sont parfois pas réciproque mais qu’une route ne se termine jamais seul. Il faut aller voir les adolescents qui se sentent trop souvent abandonnés, incompris parce que cet âge précieux et souvent désagréable, lorsqu’on le comprend, peut s’avérer être l’une des plus belle période de notre vie. Et enfin, aller à la rencontre des parents, des adultes qui restent les plus fragiles parce qu’ils restent enfermés dans leur certitudes. Léo m’a rassurée, Léo m’a rendue forte. »