Neibulon

A l’âge de 7 ans, mon grand frère Adel a eu la bonne idée de m’amener au cinéma, voir le voleur de Bagdad avec Steve reeves. Ce fut pour moi une expérience inoubliable, mais surtout une révélation. Quand à la fin du film, les lumières de la salle se sont rallumées, c’était une évidence « que quand je serai grand, je travaillerai dans le cinéma ». Plus tard, avec la caméra super 8 de mon père et une visionneuse achetée d’occasion, je réalisais avec mes potes de quartier des petits courts-métrages pas très aboutis, mais le temps aidant, en regardant des films, je me perfectionnais et m’améliorais dans l’écriture de mes scénarios et de mes réalisations. Après avoir fait mes premières armes, je réalise un premier vrai court-métrage intitulé « Arrête la B.D » qui me vaudra le premier prix du clap d’or à Paris. Cette première récompense m’encouragera à ne pas baisser les bras et à redoubler d’efforts pour en réaliser d’autres « La troisième victime », « Photo voilée », et « Les 11 coups de minuit ». Fort de ces réalisations, je vais alors me lancer dans l’écriture de mon premier scénario de long métrage et je vais très vite me rendre compte que le projet est trop ambitieux, trop coûteux et qu’aucun producteur ne me fera confiance pour porter cette histoire à l’écran. J’écris alors un tout nouveau scénario intitulé « L’envol du Massaïa »